Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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mercredi 30 juin 2010

Halte au populisme

Le pays est pris d’une sorte de folie collective qui consiste à tout critiquer, à tailler les institutions en pièces et à clouer au pilori celles et ceux qui ont été élus pour en être les responsables. Je ne sais pas qui se cache derrière cette entreprise de démolition mais je recommande un peu de mesure. Dire n’importe quoi, sans fondement, sans preuve, est devenu une forme d’information. Les journaux, les radios, les télévisions et internet se régalent à diffuser et soutenir ces pseudos informations car au fond seul le sensationnel compte aujourd’hui. On encense un jour et on démolit le lendemain. On dit que faire et défaire c’est toujours travailler…Je dirais que dans le contexte actuel c’est toujours démolir.

Aujourd’hui c’est au tour de la majorité d’être dans le collimateur. Certains à gauche s’en frottent les mains voire soufflent sur les braises pensant que le « malheur des uns fait le bonheur des autres ». D’autres à gauche sont plus prudents estimant qu’au final il n’y aura que des perdants parmi les Républicains. Car n’en doutons pas un instant, cette charge généralisée contre les politiques nuit à la politique, en tout cas à ceux qui en font dans le respect des principes Républicains. Et ceux qui récolteront les dividendes de cette campagne de dénigrement ce sont les extrêmes, les populistes de tout poil, d’extrême gauche comme d’extrême droite.

Alors que la situation internationale n’a jamais été aussi dangereuse, alors que les intérêts majeurs de notre pays sont en jeu, certains s’amusent à miner les fondements de notre société et donc à fragiliser nos chances de sortir de la crise. Il est temps de revenir à un peu de sérénité et de réalisme et de nous concentrer sur l’essentiel. La classe politique Française est plutôt dans la norme qualitative supérieure des grandes démocraties. Les élus sont, dans leur immense majorité, honnêtes et travailleurs, intègres et dévoués. Il peut y avoir, comme dans toutes les corporations, des gens moins bien que d’autres : c’est vrai dans toutes les professions y compris parmi les journalistes. Mais de grâce cessons ces amalgames qui salissent des femmes et des hommes qui, en aucun cas, ne le méritent, qui en aucun cas ne profitent de leur situation à des fins personnelles. Cessons ces amalgames qui ternissent l’image de notre pays et amenuisent ses chances pour l’avenir.

mardi 29 juin 2010

Coupe du Monde de football: quelques réflexions

N'yant plus à commenter les résultats de l'équipe de France, nous avons tout le loisir de nous intéresser à la Coupe du Monde de façon objective. Le Mondial m'a inspiré deux réflexions ce week-end. La première concerne l'arbitrage. Par deux fois, l'une dans le match Allemagne-Angleterre et l'autre dans la rencontre Argentine-Mexique on a pu constater deux fautes manifestes d'arbitrage. Ceci aurait pu avoir des conséquences regrettables si les scores avaient été serrés. Ce qui est inacceptable c'est que l'arbitre se trompe, affirme n'avoir rien vu alors que des millions de téléspectateurs eux ont vu et très bien vu la réalité du jeu. L'arbitre pris en défaut par des millions de spectateurs: peut-on encore accepter une telle situation? Il y a longtemps que j'affirme qu'il faut non pas remplacer les arbitres par des caméras de télévision mais les assister par des caméras en cas de doute. Je ne comprends pas qu'il puisse y avoir encore des résistances sur ce point alors que le public est massivement d'accord avec cette proposition. Peut-être acceptera-t-on enfin de respecter le public?

D'autre part je suis un peu choqué par la toute puissance d'un organisme comme la FIFA qui se conduit comme un Etat dans l'Etat. Ainsi le pays hôte est-il là pour payer les infrastructures et la FIFA pour encaisser les dividendes. Tout est ainsi "trusté" par la Fédération Internationale pendant toute la durée de la Coupe du Monde. On a pu voir des reportages à la télévision où le moindre bistrot de Johanesbourg était obligé de se conformer aux demandes de la FIFA pour accueillir du public devant un écran de télévision et verser des royalties à la puissante organisation. Au total, l'Afrique du Sud ne percevra que 10% des recettes des billetteries. La FIFA avait communiqué sur le fait que c'était la première fois qu'un pays Africain organisait une Coupe du Monde. Et bien je pense qu'on était en droit d'attendre que les retombées financières pour ce pays eurent été plus grandes. Je n'accable pas la FIFA car elle n'est pas la seule. On pourrait en dire autant du Comité International Olympique. On est bien loin de l'esprit du sport et de l'idéal de Coubertin. En cette période de "remises en questions" tous azimuts, une autocritique de certaines pratiques dans ce domaine serait la bienvenue.

lundi 28 juin 2010

Sommets internationaux: Nice en pole position

Je vous l'annonçais hier mais cette fois c'est confirmé, Nice accueillera en juin 2011 le G8, c'est à dire le sommet des huit pays les plus riches du Monde. Ainsi les Présidents Américain, Chinois, Russe, Français mais aussi les Premiers Ministres Britannique, Italien et Canadien ou la Chancelière Allemande prendront la direction de Nice pour traiter des grands problèmes de la planète. La décision de Nicolas Sarkozy de proposer Nice pour accueillir ce sommet est une marque de reconnaissance pour tous les Niçois dont nous avons tout lieu d'être fiers.

Notons que l'organisation de cette rencontre internationale va susciter une intense activité dans notre ville. Les retombées économiques seront importantes. Importantes également seront les retombées médiatiques: Nice sera, l'espace de ce sommet, la capitale du Monde. En ma qualité d'Adjoint au Tourisme de la ville de Nice je suis heureux que le Maire Christian Estrosi -qui n'a pas ménagé ses efforts auprès du Président de la République- ait pu l'emporter. Ce sont là de bonnes nouvelles qu'il nous est agréable de partager.

dimanche 27 juin 2010

Une politique de congrès ambitieuse

Nice est la deuxième ville de congrès de France après Paris. Ceci est du à la superbe destination qu'est Nice, capitale de la Côte d'Azur, à nos infrastructures comme le Palais des Congrès Acropolis et les nombreux hôtels et restaurants répondant à toutes les demandes, à la qualité de nos équipes mais aussi à la volonté politique d'accueillir nos visiteurs qui se manifeste depuis l'élection de Christian Estrosi et de sa municipalité. Avant notre arrivée, les congrès étaient assez peu considérés par l'ancienne équipe municiplae. Or quels que soient nos atouts, il faut savoir recevoir nos visiteurs, leur faciliter leur séjour, leur donner envie de revenir.

Il y a quelques jours nous recevions un très grand congrès de cardiologie qui réunissait plus de 6.000 participants. C'est une manifestation qui vient à Nice depuis plus de dix ans et qui a trouvé ses marques dans notre cité. Ce week-end se terminait le congrès de médecine générale, un jeune congrès qui a été créé il y a quatre ans mais qui rassemble déjà plus de 2.000 médecins venus de France mais aussi de plusieurs pays francophones. Notre mission est d'accompagner les organisateurs, ce que nous faisons ainsi tout au long de l'année. C'est ainsi que Nice s'affirme comme une grande destination internationale pour des congrès de plus en plus nombreux et de plus en plus exigeants.

Dans le domaine de la compétence et du savoir faire, Nice a désormais une solide réputation. Outre les congrès classiques, Nice est devenue le lieu privilégié des rencontres institutionnelles: le Sommet Européen, le Sommet de l'OTAN, le Sommet Afrique France il y a quelques semaines et l'on parle déjà d'un probable G8 l'an prochain. Nice en pole position: c'est là notre mission et nous ne ménagerons pas nos efforts pour renforcer encore cette situation. Pour nous, le tourisme est un sujet essentiel. Dans une ville où le tourisme représente plus de 50% de l'activité économique de la ville, comment pourrait-il en être autrement?

samedi 26 juin 2010

Une opposition stérile

Chaque réunion du Conseil Municipal de Nice est édifiante sur la médiocrité de l'opposition qui caractérise cette assemblée. J'ai pour l'opposition le respect que l'on doit à tout représentant élu par le peuple. Je suis dans la majorité mais j'ai déjà siégé dans l'opposition moi même à l'Assemblée Nationale ou encore au Conseil Régional de Provence Alpes Côte d'Azur. La gauche faisait alors preuve d'arrogance à notre égard. Je me souviens encore de ses délires lorsqu'elle déclarait dans les années 80, qu'avec son arrivée au pouvoir, la France était passée de l'ombre à la lumière!

Depuis 1981 notre pays a connu plusieurs alternances entrées dans les moeurs démocratiques. C'est pourquoi j'estime qu'il est normal que des désaccords s'expriment dès lors que ceux-ci se traduisent arguments contre arguments. Malheureusement ce à quoi nous assistons au Conseil Municipal de Nice ne ressemble en rien à ce type d'échange. Il suffit que la municipalité présente un projet pour que l'oppostion exprime une critique systématique. J'en veux pour preuve le prolongement de la ligne 1 du tramway jusqu'à l'Hôpital Pasteur tant attendu par les médecins, les personnels hospitaliers, les étudiants, les malades et leurs familles mais aussi par tous les habitants de ce quartier très peuplé de la ville. Tout le monde considère que c'est un excellent projet qui aurait du d'ailleurs être fait dès la construction de la ligne. Et bien cela ne décourage pas l'opposition qui mobilise la parole pendant de longues minutes pour dire tout et son contraire.

L'opposition Niçoise, non seulement perd son temps et le fait perdre aux autres par des discours aussi creux qu'inintéressants, mais en outre est dans l'incapacité d'émettre la moindre idée constructive. Il faut dire en outre que le fossé qui existe entre les socialistes, les verts et les communistes ne leur permet pas d'afficher une grande cohérence. Pauvre opposition! Avec un tel handicap, je crois qu'elle restera l'opposition encore longtemps...

mardi 22 juin 2010

Une fête de la musique planétaire

L'idée fut lancée en France il y a près de trente ans. Le concept est simple: permettre à chacun de s'exprimer musicalement à l'occasion de la nuit la plus courte de l'année. Cette fête devint très vite populaire et trouva sa place dans chaque ville, dans chaque quartier, dans chaque village. Tous les styles de musiques, tous les rythmes, tous les instruments mais aussi toutes les voix s'unissent ainsi pour annoncer l'arrivée de l'été. Ce symbole de paix et de fraternité fut assez rapidement remarqué par d'autres pays qui nous imitèrent et mirent en place, à leur tour, des fêtes de la musique le 21 juin.

Cette année c'est au tour de la Chine d'instaurer cette nouvelle coutume. Elle n'était pourtant pas familière dans cet immense pays de 1.300.000.000 habitants peu habitué jusque là à laisser libre cours à l'expression musicale ainsi dans les rues et places. Et pourtant cette première édition fut un succès attendu par nombre de mélomanes ou par celles et ceux qui aiment simplement partager un moment de convivialité sur un air de musique. En pleine Expo Universelle, Shanghai aura remporté la palme de la première fête de la musique. La France a joué un rôle important dans son organisation. Ainsi cette fête a-t-elle eu un impact très populaire et a en même temps rappelé un certain "art de vivre" à la Française.

La contamination par la musique d'un pays à un autre ne peut être que bénéfique. C'est pourquoi je suis heureux que ce virus ait contaminé cette année un grand pays comme la Chine qui s'ajoute désormais à la grande chaine des pays organisateurs de la fête de la musique.

lundi 21 juin 2010

Equipe de France de football: il est temps que ça se termine!

Dieu sait combien j'aurais aimé dire, avec la plupart d'entre vous, "cocorico, allez les bleus" à l'occasion du Mondial de Football qui se déroule en Afrique du Sud. Mais le coeur n'y est plus. Les Français ont encouragé leur équipe tant qu'ils ont pu même si, au fond d'eux mêmes, ils ne croyaient pas en leurs réelles chances de succès. Mais on ne sait jamais, le football est un jeu et aucune vérité n'est écrite à l'avance dans ce domaine. Pourtant le réalisme nous contraignait de rester prudent.

Il y a deux ans déjà, lors de la Coupe d'Europe, les Français avaient déchanté devant une équipe qui aurait presque fait oublier les beaux souvenirs de 1998. Raymond Domenech était alors conspué mais aucune remise en question n'intervint. Il fut reconduit dans sa mission et on continua comme si de rien n'était. La suite nous la connaissons. La qualification "in extrémis" contre l'Irlande grâce à un tir -un peu manuel- de Thierry Henri...Puis des matchs amicaux d'échauffement peu glorieux, notamment celui perdu contre la Chine. Enfin le Mondial lui même avec un pénible match nul dès la première rencontre et un désastre face au Mexique pour continuer. Dès lors la presse unanime accable le 11 tricolore. Les joueurs avouent même que face à l'équipe du Mexique, il n'y avait pas d'équipe de France mais onze joueurs, onze individualités. Ajoutez à cela les révélations faites par l'Equipe des critiques formulées par Anelka contre Domenceh, le renvoi du joueur et les déclarations embarrassées des dirigeants et vous comprendrez que la crise est grave et profonde.

Elle révèle un malaise ressenti depuis très longtemps par les supporters et dont personne n'a voulu tenir compte. Pour ma part je pense que le moment est venu de remettre tout à plat pour reconstruire une équipe de France digne de ce nom et qui redonne à nouveau du bonheur aux amateurs de foot. Vivement que tout cela se termine afin que le football Français écrive une nouvelle page, le public n'attend que ça!

dimanche 20 juin 2010

Les rappels de la nature

Les catastrophes naturelles se suivent et se ressemblent. Celle de Draguignan vient rappeler notre vulnérabilité face à la nature. De tous temps les caprices du temps ou de la terre se sont fait sentir et l’on ne compte plus le nombre de victimes de ces catastrophes, cataclysmes, inondations, tempêtes, tsunamis, etc. Et pourtant à chaque fois on peut percevoir la main de l’homme derrière les pertes humaines subies. En effet, dans un tremblement de terre, par exemple, ce qui tue ce n’est pas le cataclysme en lui-même mais ce sont les constructions humaines qui n’ont pas su tenir compte de ce type de danger. Dans les inondations provenant de précipitations anormalement abondantes, ce sont souvent aussi les développements d’un urbanisme mal maitrisé et ne tenant pas compte de ces dangers potentiels qui causent les dégâts les plus lourds.

Cela veut-il dire qu’il ne faut plus construire, qu’il ne faut plus répondre aux besoins de la population qui a besoin d’infrastructures pour vivre ou se déplacer ? Bien sur que non. Les réponses aux attentes légitimes de la population sont le devoir de ceux qui dirigent nos collectivités locales, régionales ou locales. Et je ne jette la pierre à personne parce que les villes se sont construites au fil de nombreuses générations qui, pour chacune, ont cru bien faire. Mais ces diverses et tristes expériences nous obligent à être encore plus prudents et de tenir compte des exigences de la nature. Les constructions humaines doivent s’adapter aux contingences naturelles car le contraire est tout simplement impossible. L’exemple de Draguignan comme ceux des catastrophes précédentes nous rappellent à ce devoir.

vendredi 18 juin 2010

France-Allemagne : une alliance solide

Les observateurs aiment scruter les événements, les comportements, les gestes jusque dans les moindres détails. C’est normal et personne ne peut le leur reprocher. Mais parfois, leurs interprétations vont un peu loin et s’éloignent de la vérité. C’est ainsi par exemple qu’on prête volontiers et rapidement des sentiments distendus entre Le Président Français et la Chancelière Allemande.

Un diner prévu il y a une dizaine de jours et reporté pour cause de calendrier intérieur d’une semaine, il n’en fallait pas d’avantage pour gloser sur des difficultés au niveau de la relation Franco-Allemande. La rencontre ayant enfin eu lieu, les mêmes observateurs parlent de rapprochement et d’identité de vues.

Ainsi vont les commentaires, changeants au gré des humeurs. Pourtant l’affaire des relations entre deux Etats aussi importants que la France et l’Allemagne n’est pas d’ordre sentimental seulement même si l’affection entre deux peuples peut exister. Elle est à la confluence d’intérêts partagés qui structurent les rapports entre les Etats et qui ne sont pas aussi fluctuants que certains voudraient bien le dire. Ceci n’interdit pas des différences d’appréciations ou des divergences de vues mais il n’est pas question pour autant de remettre en cause l’essentiel. Et l’essentiel c’est que la France et l’Allemagne constituent le socle sur lequel se construit l’Europe depuis plus de cinquante ans et rien n’annonce de changement notable dans ce domaine.

jeudi 17 juin 2010

Service public de la radio : savoir respecter les auditeurs

Je ne veux viser personne mais je constate que le service public de la radio, je veux parler de Radio France, est attaqué de l’intérieur par certains de ses chroniqueurs. Je suis viscéralement attaché à la liberté de la presse. En effet, dans une grande démocratie, la presse écrite, radio ou télévisuelle ainsi que la presse internet doivent pouvoir permettre une libre expression où les pressions politiques ne doivent pas exister. C’est ce qui fait toute la différence entre une démocratie et un pays totalitaire.

Néanmoins il y a un certain nombre de barrières déontologiques qui doivent protéger les auditeurs contre des agressions qu’on n’a pas le droit de leur infliger. Cela doit être vrai dans toutes les rédactions. Cela est encore plus vrai dans le service public. Rappelons que la radio publique est financée par l’ensemble des Français qui s’acquittent de la redevance audiovisuelle.

C’est pourquoi les provocations, la vulgarité, les attaque personnelles doivent être proscrites. Et pourtant il semble que certains chroniqueurs, grassement payés pour « parler dans le poste » laissent libre cours à leurs fantasmes et se permettent de dire n’importe quoi au nom de la liberté d’expression. On n’est pourtant plus dans ce cadre mais dans celui de la provocation gratuite destinée à mesurer le degré de résistance des dirigeants de la chaine qui s’interrogent pour mettre un terme à leur contrat. D’ailleurs, n’étant pas été recrutés pour ce type de prestation, on peut en déduire que le contrat a été rompu depuis longtemps. Mais ils poursuivent leur entreprise de démolition radiophonique quotidienne en attendant que des sanctions soient prises à leur encontre et se poser en martyrs politiques.

N’exagérons pas ! Leur remplacement à l’antenne susciterait quelques remous habituels sur le moment mais on oublierait très vite leur départ comme d’autres avant eux ont disparu sans laisser de souvenir. Heureusement la vulgarité ne fait pas école comme leurs auteurs le souhaiteraient.

mercredi 16 juin 2010

150 ans : une fête populaire

La commémoration des 150 ans du rattachement de Nice à la France s’est déroulée dans une ambiance bon enfant à l’occasion de fêtes populaires organisées autour de la date anniversaire du 14 juin. Concerts, expositions, théâtre, ainsi que de nombreuses autres manifestations festives ont permis aux Niçoises et aux Niçois de se rassembler et de rendre hommage à leur ville.

Le point d’orgue fut ce lundi 14 juin. En effet, sur fond bleu azur, 40 parachutistes se sont donnés la main pour écrire dans le ciel « 150 ». Une fois arrivés sur la plage avec une précision d’horlogers Suisses, ils laissèrent le ciel à la disposition de la « patrouille de France » qui effectua une démonstration de plus de trente minutes au dessus de la baie des Anges. Une foule compacte et ravie acclama les pilotes revenus sur terre qui se prêtèrent au jeu des autographes.

L’après midi, furent inaugurés les embellissements du pont Napoléon III qui sert de trait d’union entre l’ancien Comté et la France. Enfin, c’est par un feu d’artifice scintillant que se terminèrent les festivités de cet anniversaire. Cette commémoration restera dans les cœurs des Niçois mais aussi des nombreux visiteurs venus pour cette occasion historique comme un moment de convivialité propre à Nice et à nos rivages Méditerranéens. Ainsi, Nice, petite bourgade rattachée à la France en 1860 est devenue, 150 ans plus tard, la cinquième ville de France, l’une des plus connues dans le monde. Belle réussite que celle de notre cité qui entend se projeter dans l’avenir pour faire honneur à la France qu’elle a rejoint dans l’enthousiasme et dont elle est devenue aujourd’hui un acteur majeur et respecté.

mardi 15 juin 2010

Drapeau Français brulé et drapeau Algérien hissé sur la Mairie de Villeneuve Saint Georges: une honte!

Qu'un match de football donne lieu à décrocher le drapeau Français flottant au fronton d'une Mairie, puis à le brûler pour le remplacer par un drapeau Algérien, il y a là une provocation qui ne saurait rester impunie. J'avais, en son temps, fait adopter un amendement pour protéger les signes Républicains comme le drapeau tricolore ou la Marseillaise. Cette loi a permis d'endiguer, depuis quelques années, ce genre de débordement. Mais voilà que soudain, certains individus décident de s'en prendre à nos symboles Républicains pour tester, sans doute, notre capacité de résistance.

J'ai immédiatement réagi auprès du Ministre de l'Intérieur ainsi qu'auprès du Garde des Sceaux afin que les auteurs de ces actes soient poursuivis et condamnés avec la plus grande fermeté. On ne saurait faire preuve de la moindre faiblesse vis à vis de tels voyous qui bafouent ainsi les valeurs de la République qui ont en outre un rayonnement universel.

Le "vivre ensemble" Républicain passe par un respect sans faille de ces valeurs et de ces symboles. Que les contrevenants fassent attention à leurs actes car on ne saurait salir la République sans être systématiquement punis. Ce sont des questions d'éthique et de justice à propos desquelles nous ne nous laisserons pas faire.

Je regrette que la sécrétaire Nationale des Verts Cécile Duflot ait considéré que ces événements n'étaient pas si graves et qu'il fallait les replacer dans leur contexte d'un match de football... Nous n'avons décidément pas la même notion du respect de nos institutions!

samedi 12 juin 2010

On n’a pas tous les jours…150 ans !

Après la venue du Président de la République la semaine dernière, après l’hommage rendu par le Parlement, cette fois ce sont les Niçois qui vont pouvoir fêter pendant trois jours le 150ème anniversaire du rattachement de Nice à la France. Après un grand déjeuner offert par le Maire aux comités et aux conseils de quartiers du haut de la tour Bellanda, après un concert de l’orchestre de l’Opéra dans le jardin Albert 1er, d’autres festivités vont se dérouler aujourd’hui, demain et lundi, point d’orgue et jour anniversaire du rattachement officiel.

Aujourd’hui, par exemple, on démoulera les cloches de la basilique notre Dame sur le Forum Jacques Médecin. Dans l’après-midi sera inaugurée une exposition à la villa Masséna sur « Nice au temps des crinolines ». Ce soir enfin, une pièce de théâtre sera donnée en plein air sur l’histoire de ce rattachement devant la façade du Palais des Rois Sardes.

Demain, une procession avec bénédiction par l’Evêque de Nice prendra place sur le Forum Jacques Médecin tandis que l’après-midi ce sera au tour du Père Giordan et du Père Florini de bénir les cloches démoulées la veille. Le soir un film relatant cet anniversaire sera projeté dans le théâtre de Verdure.

Enfin lundi, à 11h15 un lâcher de parachutistes se déroulera sur la Baie des Anges suivi d’un meeting aérien tout à fait exceptionnel de la patrouille de France. Après ces cérémonies, le Préfet des Alpes Maritimes accueillera les délégations au Palais Sarde puis un feu d’artifice viendra clôturer cet anniversaire.

A noter également la présence d’une délégation menée par le Maire de Bodrum, célèbre ville touristique Turque, qui souhaite établir un partenariat avec Nice et qui profitera de cette visite pour établir les premiers contacts. Pour ma part, en ma qualité de Président du Groupe Parlementaire d’Amitié France Italie de l’assemblée Nationale, j’accueillerai une délégation de Députés et Sénateurs Italiens. Ils participeront à l’ensemble de ces festivités. C’est là un témoignage d’amitié auquel nous sommes très sensibles. Ce sera aussi pour eux un pèlerinage dans la ville de Garibaldi, champion de l’unité Italienne, unité qui fêtera ses 150 ans l’an prochain. Nous rendrons alors la politesse à nos amis Italiens et leur démontrerons que l’amitié est sincère et réciproque. En attendant, bon anniversaire Nice et profitez pleinement de cet événement historique, ce qui vous permettra, dans quelques années, de dire à vos enfants et petits enfants : « j’y étais ! ».

vendredi 11 juin 2010

Sanctions contre l’Iran : beau succès diplomatique Européen

L’adoption par l’ONU de sanctions contre l’Iran, est le fruit d’une intense collaboration diplomatique entre la France, l’Allemagne et le Royaume Uni. En effet, les trois pays leaders de l’Union Européenne se battent depuis de longs mois pour faire aboutir une telle position qui puisse accroitre la pression à l’encontre du Président Iranien Ahmadinejad et qui puisse apparaitre, en même temps, comme un soutien au peuple de ce pays qui marque une opposition de plus en plus marquée contre ce régime politique.

Ces sanctions ne pouvaient valablement être approuvées si les grandes puissances du monde ne les soutenaient pas. Or, chacun sait que la Russie et la Chine avaient, jusque là, une position différente. C’est donc sur ce point que les sanctions apparaissent comme une victoire pour la diplomatie Européenne puisque, pour la première fois, la Chine et la Russie ont voté comme les trois autres membres permanents du Conseil de Sécurité que sont la France, le Royaume Uni et les Etats-Unis.

Reste une note discordante : le vote CONTRE du Brésil et de la Turquie. Ces deux pays, à vouloir apparaitre sur la scène internationale comme des Nations de premier plan, sont prêts à jouer cavalier seul. Si je considère que ces deux Etats ont en effet une dimension leur permettant de jouer un rôle diplomatique majeur, je ne pense pas qu’en se distinguant sur un tel sujet ils soient devenus plus crédibles…au contraire !

mercredi 9 juin 2010

150ème anniversaire du rattachement de Nice à la France: l'hommage du Parlement

Demain le Parlement Français fêtera le 150ème anniversaire du rattachement du Comté de Nice et de la Savoie à la France. Le matin, cet hommage se déroulera à l'Assemblée Nationale en présence de son Président Bernard Accoyer qui est lui-même élu Savoyard. L'après midi ce sera au tour du Sénat de fêter Nice et la Savoie à l'occasion de cérémonies festives qui feront découvrir nos deux régions aux Parisiens.

Après l'inauguration du monument dédié au 150ème anniversaire par le Président de la République la semaine dernière, et au delà des ces manifestations officielles, il faut y voir l'attachement des autorités de la République à nos territoires, Français depuis seulement 150 ans mais qui depuis lors ont su donner à la France autant que ce que la France leur a apporté. Nice est devenue l'une des plus grandes métropoles Françaises, l'une de celles qui disposent du plus grand rayonnement international après Paris. Nice n'a jamais revendiqué son indépendance à l'égard du pouvoir central mais milite plutôt depuis très longtemps pour être reconnue parmi les grandes villes qui comptent dans notre pays. Ce fut un combat difficile car nous nous trouvons loin de la capitale et que Nice fut longtemps jalousée. Ceci n'entama jamais la volonté de Nice d'honorer notre pays en se montrant digne de ses valeurs. Sur le monument aux morts, par exemple, est inscrit le nom de tous les Niçois qui sont tombés au champ d'honneur pour que la France demeure un pays libre, fidèle à ses valeurs. C'est, par ailleurs, une ville innovante, une ville qui attire vers elle des femmes et des hommes qui entreprennent en scrutant sans cesse l'avenir.

L'hommage qui sera rendu par le Parlement demain touche le coeur des Niçois qui sont sensibles à cette reconnaissance. 150 ans après le rattachement, Nice est fière d'appartenir à la République Française de même que la France peut être légitimement fière de compter Nice sur son territoire. Une histoire d'amour qui n'a que 150 ans, c'est à dire peu de choses au regard de l'histoire de France ou encore de l'histoire du Comté mais une histoire solide qui scelle une relation devenue définitive.

mardi 8 juin 2010

Niches fiscales: attention ne pas confondre

Certains sont à la recherche de niches fiscales pour permettre au budget de l'Etat de faire des économies et ainsi de lutter contre les déficits. J'encourage cette démarche car je suis convaincu que des marges de progressions existent dans ce domaine. En revanche je demande de faire attention à ne pas mélanger les véritables niches fiscales qui permettent d'échapper à l'impôt et certaines mesures qui sont un soutien à l'économie ou à l'emploi.

J'en veux pour preuve deux sujets particulièrement éloquents. Le premier est le taux de TVA à 5,5% sur les travaux. Cette mesure a été prise pour lutter contre le "travail au noir" et a donné des résultats encourageants. En effet, avec un taux de TVA faible, le consommateur ne se laisse plus tenter par une proposition à bon marché qui serait clandestine. Il va directement vers les entreprises spécialisées et passe commande de ses travaux en toute légalité. Le résultat de cette mesure: des carnets de commandes dans les entreprises qui se remplissent et qui soutiennent ainsi l'emploi. De fait les entreprises paient des charges sociales et des impôts ce qui permet d'alimenter les caisses de l'Etat et des services sociaux de façon positive.

Deuxième mesure que je soutiens: la possibilité de déduire de ses impôts la moitié des salaires et des charges sociales des employés de maison. Avant cette mesure, le nombre d'employés à domicile travaillant "au noir" était très important. Cette mesure a permis de légaliser l'emploi à domicile, d'alimenter là encore les caisses de l'Etat par les impôts payés par les salariés concernés ainsi que les caisses sociales du fait des charges payées pour ces activités.

Ce sont là deux exemples concrets qu'il convient de citer afin de défendre ces mesures qui on apporté des résultats positifs en terme d'emploi mais aussi comme soutien de l'activité économique. En revanche certaines niches fiscales ne répondent pas à ces critères. Alors là il faudra les débusquer afin d'y mettre un terme. Il ne faut donc pas faire d'amalgame entre les bonnes mesures et les mauvaises.

lundi 7 juin 2010

Parlement: sessions extraordinaires

L'ordre du jour du Parlement est particulièrement chargé. Les grandes réformes du pays ne peuvent pas attendre. Une fois examinées par le Gouvernement, elles doivent cheminer dans les méandres Parlementaires entre l'Assemblée Nationale et le Sénat, passant par une, deux voire parfois trois lectures. Ajoutez à cela les longs débats réclamés par les Groupes Parlementaires, et vous comprendrez que l'élaboration prend souvent du temps.

Donc, pour avancer, le Parlement siège de plus en plus longtemps. D'une part les séances de nuit sont désormais quotidiennes. Les Députés siègent chaque jour au moins jusqu'à 1h du matin quand ce n'est pas plus tard. Par ailleurs les sessions Parlementaires ont eu tendance à s'allonger au fil des ans. Lorsque j'ai été élu pour la première fois, il y avait deux sessions: la session d'automne qui sommençait début octobre pour se terminer fin décembre puis la session de printemps qui commençait début avril pour s'achever fin juin. Les sessions duraient en tout et pour tout six mois. Ce système fut réformé pour établir la session unique qui dure désormais neuf mois, débutant début octobre pour se terminer fin juin. Mais ce temps ne suffit toujours pas pour faire face à un ordre du jour de plus en plus chargé. C'est pourquoi, le Président de la République convoque désormais chaque année le Parlement en session extraordinaire. Cette année, une session extraordinaire aura lieu pendant la première quinzaine de juillet tandis qu'une autre aura lieu dès le 8 septembre. Ainsi va la vie du Parlement qui doit répondre à des impératifs majeurs pour faire avancer les réformes de la France. Il est important que les citoyens connaissent cet aspect de l'activité de leurs Députés et Sénateurs.

dimanche 6 juin 2010

Non aux beuveries géantes

On a parlé, il y a quelques jours, d'apéritifs géants pour lesquels les invitations partaient anonymement depuis le site Facebook. Les apparences de ces rencontres peuvent apparaitre sympathiques, l'apéritif n'est-il pas synonyme de convivialité. Sauf que dans dans le cas de ces apéritifs "géants" on sort allègrement des critères de l'apéritif traditionnel. En fait, il s'agit de faire des rassemblements de masse qui se transforment en beuveries géantes et incontrôlées.

Il y a donc deux problèmes majeurs dans ce type de rencontres. D'une part, des rassemblements de foules nécessitent un minimum d'organisation afin d'anticiper les problèmes qui peuvent se poser et assurer la sécurité tant des participants que de ceux qui ne participent pas mais qui ont droit à évoluer en ville en toute liberté. D'autre part il y a un problème relativement à la consommation d'alcool. Ceci est strictement encadré par les lois et règlements afin d'assurer notamment la protection des mineurs. Or dans le cadre de ces rasemblements, les textes régissant la consommation d'alcool sont tout simplement bafoués ce qui expose notamment les mineurs à l'alcoolisme le plus débridé. Ceci est parfaitement inacceptable!

C'est pourquoi ces rassemblements doivent être combattus et interdits. Ils ne doivent pas être le prétexte à contourner nos lois surtout quand il s'agit de la protection sanitaire de la jeunesse.

samedi 5 juin 2010

Marine Le Pen: dérapages de père en fille!

A quelques jours de la Coupe du Monde de Football, il est de bon ton de s'exprimer sur les chances de succès de notre équipe et généralement de terminer pour dire qu'on soutient les "bleus". Et bien Marine le Pen qui affirme ne pas connaitre grand chose au football -ce qui est son droit le plus absolu- lance quelques piques contre l'équipe de France, pas assez Française à ses yeux. Pour elle, une équipe de France devrait probablement être composée de joueurs blonds aux yeux bleus...La mixité du 11 de France déplait à la prétendante pour la présidence du Front National.

Ces propos sont tout simplement inacceptables et soulignent à nouveau le fond raciste de la pensée de cette élue qui rejoint, en cela, celle de son père. En même temps, pour la patriote qu'elle prétend être, tirer contre son camp avant le début du Mondial de football, est scandaleux et contraire à l'éthique que je me fais de quelqu'un qui aime son pays et entend exercer des responsabilités politiques de premier plan.

vendredi 4 juin 2010

Florence Cassez: la réouverture du procès doit être exigée

Je ne suis pas qualifié pour juger la Justice Mexicaine. Je comprends que ce pays ait à faire face à des situations très difficiles au regard d'une criminalité importante basée sur le trafic de drogue, les enlèvements et les assassinats en tous genres. La population de ce pays est en droit d'exiger que des sanctions sévères soient prononcées et que les criminels purgent leurs peines de prison.

Seulement nous sommes aussi en droit d'exiger une Justice qui permette l'accès aux droits de la défense et qui tiennent compte de la réalité des faits mais ne condamne pas, au bénéfice du doute. Nous sommes sensibilisés au fonctionnement de la Justice de ce pays depuis quelques mois où une jeune ressortissante Française a été condamnée, sur dénonciation, à 60 ans de prison pour participation à une association de malfaiteurs. Cependant un élément nouveau vient d'intervenir depuis quelques jours: en effet, celui qui a accusé Florence Cassez et qui se trouve être à l'origine de sa condamnation, vient de revenir sur ses déclarations en affirmant qu'il ne connaissait pas la jeune Française et que ses déclarations étaient tout simplement fausses, nulles et non avenues.

Ce revirement devrait permettre de rouvrir le dossier de Florence Cassez et d'amener peut-être à sa libération. C'est en tout cas le souhait que je formule en espérant que la Justice Mexicaine accèdera à cette demande légitime de la part de la France mais aussi au regard des droits les plus élémentaires attachés à la personne humaine.

jeudi 3 juin 2010

Des primaires arrangées

Le PS est en train de vouloir faire croire aux Français qu'il a trouvé un moyen démocratique, transparent, révolutionnaire pour désigner son futur candidat pour les prochaines présidentielles. Arnaud Montebourg, avec l'emphase qui le caractérise, vient expliquer devant les caméras de télévision, que les Français vont pouvoir participer à un moment d'histoire de notre pays en participant aux primaires du Parti Socialiste! On aura vraiment tout entendu...

En fait, il s'agit d'un simulacre de démocratie puisqu'il semble que Martine Aubry, Ségolène Royal et même Laurent Fabius auraient passé un accord pour une répartition des postes avant même d'ouvrir la bataille des "primaires": à Aubry la présidence de la République, à Royal la présidence de l'Assemblée Nationale, à Fabius la présidence du Sénat, etc...DSK se décidra-t-il à quitter le FMI et Washington? Si oui, alors on s'arrangera avec lui pour redistribuer les cartes. Les dindons de la farce s'appelleraient François Hollande, Manuel Valls et quelques autres. Ainsi, les procédures "démocratiques" de désignation du candidat, ou de la candidate, seraient un simple affichage médiatique, rien de plus...

mercredi 2 juin 2010

Proche Orient: une tension de tous les dangers

Je ne commenterai pas à mon tour l'interception d'une flottille par l'armée Israélienne au large des cotes de Gaza. Ceci l'a été largement par l'ensemble de la presse ainsi que par les représentants de la communauté internationale. Je veux simplement souligner la situation gravissime du Proche Orient où les tensions entre Israël et les pays Arabes de la région n'ont jamais été aussi vives. L'émergence du pouvoir Hamas à Gaza a contribué fortement à une dégradation des relations, déjà difficiles, entre Israël et ses voisins Palestiniens. En effet, le Hamas refusant l'abandon de la violence, refusant l'existence même d'Israël, refusant également la mise en application des accords signés par l'Autorité Palestinienne amène Israël à une radicalisation. Le peuple Israélien, cible des roquettes provenant de Gaza, victime de nombreux attentats terroristes réagit de façon souvent disproportionnée en raison d'un sentiment de peur qui touche le pays. Et en l'absence d'une véritable prise en main de cette situation par la communauté internationale, la situation continue à se dégrader et l'espoir d'une piste pour la paix s'éloigne.

On peut toujours discuter de la légitimité du blocus de Gaza. Pour être allé dans la bande de Gaza, je considère que le blocus est une erreur qui produit de la révolte dans ce territoire et même du terrorisme. Mais on omet de dire que le blocus n'est pas simplement le fruit de la volonté d'Israël mais il est aussi la volonté de l'Egypte. Car les mouvement fondamentalistes menacent certes Israël mais aussi l'Egypte et les gouvernements Arabes modérés. Si Israël construit un mur pour créer une isolation physique avec les territoires Palestiniens, l'Egypte en fait de même vis à vis de Gaza en tentant de rendre les frontières parfaitement étanches pour démanteler les trafics d'armes.

Profondément attaché au dialogue, à la compréhension, à l'établissement d'une paix durable entre les peuples, je suis opposé à la violence qui engendre la violence et ne résout pas les problèmes. Les Gouvernements ont dans ce domaine une grande responsabilité. Il faut savoir apprécier les situations, mesurer les risques mais aussi savoir prendre des initiatives audacieuses quand il s'agit de bâtir la paix. Au lendemain de la seconde guerre mondiale, les Européens en ont été capables et cette audace a permis de construire une paix durable entre des peuples qui se déchiraient depuis des siècles. De même, Israël a su prendre des initiatives pour établir des relations avec l'OLP, les ennemis d'hier, pour en faire des interlocuteurs. Les représentants Palestiniens ont, eux aussi, fait un bout de chemin en reconnaissant leurs voisins et en décidant d'engager le dialogue. Hélas l'émergence du Hamas a anéanti tout progrès. Les fondamentalistes qui dirigent ce mouvement mènent la région au chaos. Le peuple de Gaza souffre de cette situation et s'en retrouve prisonnier. La communauté internationale regarde, impuissante, ce qui se passe et condamne régulièrement la violence sans agir pour autant. Il faut qu'à nouveau la raison l'emporte et que les hommes et les femmes de bonne volonté viennent en aide aux peuples et aux Gouvernements du Proche Orient pour trouver, dans les plus brefs délais, la voie de la sagesse. Tous les peuples du Proche Orient ont droit de vivre en paix et en sécurité. Il est grand temps que ce moment arrive enfin!

mardi 1 juin 2010

1960: le Général de Gaulle; 2010: le Président Sarkozy

Il y a 50 ans, à l'occasion du centenaire du rattachement de Nice à la France, le Président de la République de l'époque, le Général de Gaulle, était venu dans notre ville pour célébrer cet anniversaire de l'union entre le Comté de Nice et la France. 50 ans plus tard, on fête le 150ème anniversaire. Cette fois c'est le Président Sarkozy qui est venu dire sa reconnaissance aux Niçoises et aux Niçois qui depuis un siècle et demi sont venus renforcer la communauté nationale. Participant à toutes les guerres pour défendre le drapeau tricolore et les valeurs universelles de la République, les Niçois se sont montrés des citoyens exemplaires. Avec la beauté de ses sites, notre région s'est révélée d'une très grande attractivité: deuxième ville touristique de France après Paris, deuxième destination notamment pour le tourisme d'affaires, Nice apporte prestige et devises à notre pays.

Nicolas Sarkozy aime Nice. Il y vient toujours avec plaisir et depuis longtemps. Hier il est venu rendre hommage à Nice à travers cet anniversaire. En dévoilant le monument de Bernard Venet érigé face à la baie des Anges, appelé "9 lignes obliques" et représentant les 9 vallées du Comté de Nice, le Président de la République s'inscrit dans la lignée de son auguste prédécesseur Charles de Gaulle présent 50 ans plus tôt.

Nice aujourd'hui est une des plus grandes villes Françaises, fière de son passé et confiante dans son avenir. Au coeur d'une région particulièrement dynamique et enviée, dotée du second aéroport Français, s'engageant dans les domaines les plus innovants comme le développement durable avec le projet "Eco Vallée", Nice se veut la vitrine de la France du XXIème siècle. C'est ce que le Président de la République est venu souligner à Nice à l'occasion de ce 150ème anniversaire. Les trois coups des célébrations du 150ème anniversaire du rattachement de Nice à la France sont ainsi donnés. Les festivités vont désormais se dérouler pendant les deux semaines qui viennent.