Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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mercredi 17 mars 2010

Que vaut la parole des socialistes

Il y avait les grandes envolées lyriques pour défendre leurs programmes et leurs équipes au premier tour. Tout cela a volé en éclat pour laisser la place à un travail beaucoup moins glorieux: la répartition des parts du gâteaux. Je n'épiloguerai pas sur ces comportements qui ont, une fois encore, trompé les électeurs du premier tour qui leur ont fait confiance. En revanche je veux revenir suir l'affaire Frêche. En effet, et je l'avais dit ici même il y a quelques semaines, le Président sortant de la région, arrivé largement en tête au premier tour, est en passe d'être réintégré. François Hommande est venu dire à la télévision que Georges Frêche était désormais le candidat qu'il fallait soutenir face à la droite. C'est clair!

Quelle valeur avait le discours haineux du PS avant le premier tour envers son ancien camarade Frêche lorsqu'il fallait soutenir le Maire de Montpellier Hélène Mandroux? Une tromperie de plus...paroles, paroles, paroles! Une fois réélu, Frêche sera même comptabilisé dans les régions "gagnées" par la gauche et par le PS. François Hollande en étant le premier à soutenir Frêche, entend ainsi s'attirer les grâces du Président de la Région Languedoc Roussillon, l'une des puissantes fédérations socialistes. Il y a là du calcul dans l'air. Pour Hollande l'élection régionale est déjà terminée. Pour lui la campagne interne au PS en vue des Présidentielles est ouverte. Il espère ainsi récupérer le soutien des militants socialistes de cette région dans la lutte fraticide à laquelle les leaders socialistes vont se livrer dans les mois qui viennent. Et comme Martine Aubry est dans le collimateur de Frêche, alors Hollande s'engouffre dans la brèche. Calcul?