Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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samedi 20 décembre 2008

Suppression de la publicité sur France Télévision: j'ai voté POUR

Je réclamais depuis plus de 20 ans la suppression de la publicité sur les chaines de télévision publique. Pourquoi cette position? Parce que je considère que le meilleur moyen d'avoir une télévision différente de la télévision privée est de ne plus obliger le service public à courir après l'audimat. Et en cela la publicité est très contraignante. Pourquoi donc les émissions culturelles ou encore les débats politiques sont programmés après minuit? Tout simplement parce que la publicité oblige à cette programmation. Et donc s'il y a un film sur TF1 et un autre sur M6, France 2 voire France 3 en programment un également. L'intérêt pour le télespectateur est donc minoré au profit des recettes publicitaires. Les anciens se souviennent pourtant des émission littéraires de Bernard Pivot diffusées à 20h30 qui ont fait découvrir et aimer la lecture à des millions de Français. On se rappelle également des grands débats politiques sur Antenne 2 et le fameux "taisez-vous Elkabach" de Georges Marchais. Et puis, progressivement, la publicité a entrainé la suppression des programmes de la télévision publique ces émissions cataloguées "non rentables".

Ainsi la suppression de la publicité sur le service public de la télévision va-t-il changer les choses et proposer un choix de programmes élargi. Cette mesure va dans le sens de la recherche de la qualité des programmes à l'instar de la BBC en Grande Bretagne qui est une télévision de référence. Bien sur le calendrier de cette réforme a fait débat, de même que le financement a suscité des critiques. Ceci a entrainé l'opposition d'une partie des Députés du Nouveau Centre. Je respecte leur position qui a été très bien défendue, et avec conviction, par Jean Dionis du Séjour. Pour autant je ne partage pas ce point de vue car je préfère que l'on supprime la publicité sur le service public le plus vite possible. J'aurais préféré que l'on en profite pour effectuer une réforme plus ambitieuse encore de l'audiovisuel en réduisant le nombre de chaines de France Télévision. En effet, si le maintien de France 2 et de France 3 est indiscutable, en revanche celui de France 4 ou de France 5 est beaucoup plus critiquable. Ce service public est devenu pléthorique. En supprimant ces deux dernières chaines, on aurait trouvé de l'argent frais pour financer la suppression de la publicité. Cette idée n'a pas été retenue. Peut-être y reviendra-t-on? En attendant j'ai voté ce texte car cette réforme répondra à l'attente qui était la mienne depuis très longtemps de voir inslaurer une différence très nette entre le public et le privé comme cela existe en radio entre Radio France et les chaines de radio privées. Et puis enfin la suppression de la publicité va avancer le rendez-vous des programmes de la soirée de 21h à 20h30 comme c'était le cas auparavant. Tous ceux qui travaillent le matin et qui entendent néanmoins se distraire devant la télévision n'y verront, me semble-t-il, que des avantages.

vendredi 19 décembre 2008

Nice-Dubaï en ligne directe

L'inauguration d'une ligne aérienne au départ de l'aéroport de Nice Côte d'Azur est toujours un événement heureux. Cela l'est d'autant plus pour l'adjoint au tourisme qui se réjouit de l'attractivité de Nice et de sa région. C'est ainsi qu'une ligne directe entre Nice et Dubaï vient d'être mise en service il y a quelques jours. Les services du tourisme de Nice mais aussi de Cannes et de Monaco se sont rendus dans ce haut lieu des Emirats. En prenant l'avion à Nice j'ai constaté, "bonne surprise", que le vol était plein. En ces temps de crise on pouvait s'attendre à un remplissage plus modeste. Après quelques sept heures de vol, notre Airbus 330 se posait sur l'aéroport de Dubaï devenu, en peu d'années, la plaque tournante aérienne du Moyen Orient.

Notre délégation représentant les professionnels du tourisme Azuréen, la chambre de commerce, la société aéroportuaire, etc, a rencontré tout ce que Dubaï compte de professionnels et de journalistes spécialisés dans ce secteur d'activité. Cette opération de promotion de Nice et de la Côte d'Azur a eu un retentissement très important. Nous avons vanté à loisir les charmes de nos rivages Méditerranéens mais aussi de nos montagnes "très" enneigées. J'avoue que l'impact de la "French Riviera", la magie qui colle à cette appellation et à ce quelle cache joue toujours autant. Mais pour autant il faut aller chercher les clients là où ils se trouvent car dans un contexte de concurrence internationale, le charme naturel de la Côte ne suffit plus, il faut de temps en temps aller le décliner auprès des tours opérators, auprès de la presse étrangère et de tous les décideurs du tourisme.

Cette opération a été très positive et enrichissante. La ligne aérienne directe entre Nice et le Moyen Orient doit devenir un vecteur majeur pour attirer vers notre région de nouveaux visiteurs. C'était l'objet de notre déplacement qui s'est conclu, aux dires des professionnels Niçois et Azuréens, de façon très positive.

jeudi 18 décembre 2008

Menaces terroristes: ne pas céder à la psychose

Il y a une grande différence entre la prudence et la psychose qui peuvent résulter d'une menace terroriste. La découverte au magasin "le Printemps" à Paris d'explosifs à l'endroit précis qui avait été indiqué par une annonce anonyme est une mise en garde nous rappelant que notre pays, pas plus qu'un autre, n'est à l'abri d'un attentat terroriste. Et cela n'est pas nouveau. Certaines attaques de ce type ont touché la France dans le passé. Chacun s'en souvient. Et pourtant les terroristes n'ont pas réussi à faire plier la France. Comme l'a indiqué le Premier Ministre, notre pays ne doit pas céder aux intimidations. En revanche il doit être vigilant afin de ne pas laisser d'espace aux poseurs de bombes.

Depuis toutes ces années, notre la France a su mettre en applications des mesures préventives que d'aucuns ont pu trouver contraignantes. En effet, les fouilles dans les aéroports, les contrôles dans les lieux publics sont autant de mesures de protection de la population. Elles doivent s'accompagner de l'aide de tout citoyen pouvant constater un acte ou un comportement suspect. Ca n'est pas de la délation, c'est se comporter en bon citoyen. Car le terrorisme se manifeste toujours là où on ne l'attend pas, au moment où on ne l'attend pas avec des moyens que l'on n'a pas imaginés. Les pouvoirs publics tous seuls se trouvent impuissants pour faire face à un phénomène aussi impalpable. En revanche, avec l'aide des citoyens, avec les renseignements nécessaires que ceux-ci peuvent recueillir, la police et la justice peuvent arriver à déjouer les plans les plus audacieux qui ont pour but de semer la terreur. C'est pourquoi, nous devons tous faire bloc pour faire face à une situation qui ne doit pas prendre le dessus sur la société Française. Cette alerte du "Printemps" est là pour nous rappeler le danger. Elle est aussi là pour nous rappeler à nos devoirs de citoyens!

mercredi 17 décembre 2008

Le Pen inaugure son nouveau et dernier siège…

Après les déconvenues électorales du Front National, le parti de Jean Marie Le Pen doit restreindre la voilure. Le premier signe apparent de cette régression est le déménagement du siège depuis son adresse historique de Saint Cloud que son vieux capitaine appelait « le Paquebot ». Depuis ce vaste édifice qui dominait Paris depuis la colline de Saint Cloud, l’extrême droite a depuis vingt ans préparé ses combats politiques. Le Pen et son parti ont connu des succès électoraux sans jamais concrétiser quoi que ce soit. Parti d’un mouvement de mauvaise humeur, les électeurs ont souvent voté pour le FN par dépit pour manifester leurs désaccords avec des politiques de droite ou de gauche qu’ils considéraient comme inefficaces. Pour autant, si les scores étaient importants, ils ne permettaient pas, ou très exceptionnellement, aux candidats frontistes d’être élus. Et quand ce fut le cas, comme à Toulon par exemple, ce fut catastrophique. La gestion municipale par le Front fut calamiteuse et en outre elle fut menée dans un climat haineux qui consistait à monter les populations entre elles.

Le vent a tourné. Les sujets comme l’immigration par exemple sont désormais sérieusement pris en compte par les dirigeants Français. Nicolas Sarkozy a eu le courage de dire clairement comment il voyait la situation et quelles solutions il proposait. Et ce discours, qui a séduit les électeurs, est désormais entré en application. C’est vrai dans ce domaine comme dans bien d’autres sur lesquels Jean Marie Le Pen avait pris l’habitude de crier plus fort que les autres.

Alors le temps des désillusions a sonné au Front National. L’âge de son capitaine vient s’ajouter à la dégringolade du mouvement. Désormais les succès électoraux ne sont plus à l’ordre du jour. Ils ont été remplacés par les revers, les échecs. La claque prise par Le Pen aux dernières Présidentielles suivies par celle des candidats du Front aux élections législatives ont tari les sources de financement du Parti. Les déchirements internes et les dissidences qui agitent cette formation ajoutent au climat délétère de fin de règne. Alors le vieux capitaine ramené à plus de modestie dans son nouveau siège de Nanterre ne peut plus faire la moindre illusion. Je dirais même que le « tour du propriétaire » avait quelque chose de pathétique. Il a appelé ce nouveau siège le « carré ». Je crois qu’il s’agit du « dernier carré », celui de ses ultimes fidèles et de quelques membres de sa famille qui le suivent encore.

Politiquement, cette situation n’est pas pour me déplaire. Je suis et je resterai le dernier Député à l’avoir battu à des élections législatives. C’était en 1993 dans la troisième circonscription des Alpes Maritimes. Le combat fut rude, je dirai même violent. Il m’appelait « le candidat résiduel ». Je faisais celui qui ne l’entendait pas. J’ai résisté et l’ai poussé vers la sortie. Il a enfin quitté nos rivages à qui il donnait une si mauvaise image de la politique. Alors je me félicite de la débandade du Front National. Je l’attendais depuis si longtemps…

mardi 16 décembre 2008

Tombe la neige !

Depuis quelques semaines déjà, les intempéries touchent les Alpes Maritimes. Il y a ceux qui s’en plaignent, et ils ont raison. En effet, notre région est identifiée comme un lieu où le soleil et les couleurs l’emportent sur la grisaille. Mais il y a aussi ceux qui s’en réjouissent car nous approchons de l’hiver et que le cycle des saisons doit être respecté. Pour ma part j’en suis très heureux car la pluie sur la côte avec une température à 10° c’est la neige assurée dans nos montagnes. Et là c’est le cas ! En effet, je n’ai pas le souvenir d’avoir connu, et ce depuis très longtemps, un enneigement d’une aussi exceptionnelle qualité et abondance pour Noël.

Alors, et le raccourci est facile, ceux qui raillaient la candidature de Nice pour les JO d’hiver, -car ils voulaient ne retenir que le bord de mer et les palmiers en oubliant la hauteur et aussi la proximité de nos montagnes-, en sont pour leurs frais. En effet, nos stations de sport d’hiver ont été les premières de France à ouvrir leurs pistes aux skieurs. Alors, dans la compétition qui nous oppose à Annecy et Grenoble et qui se conclura en mars prochain par le choix du Comité Olympique Français, tout cela comptera. Et ceux qui voudraient dénier à Nice ses qualités Alpines manqueront d’arguments.

A toute chose malheur est bon comme le dit l’adage, et si le mauvais temps peut chagriner légitimement quelques personnes, il peut représenter aussi un atout non négligeable en ces temps de compétition. Et que ceux qui regrettent la plus pluie se rassurent : après la pluie vient le beau temps. Et je tiens à rappeler que l’été dernier, alors que le mauvais temps sévissait dans toute le France, la seule région qui pouvait garantir le soleil c’était la nôtre. Comme quoi, la Côte d’Azur tient toujours ses promesses. Au risque de décevoir nos concurrents…

lundi 15 décembre 2008

Sondages

La SOFRES vient de publier un sondage sur l’état de l’opinion Niçoise à l’égard e la municipalité. Neuf mois après l’élection municipale, la population manifeste sa satisfaction à l’égard de la politique engagée par notre équipe. Ainsi en matière se sécurité, de propreté mais également concernant les grandes orientations prises dans tous les domaines, les Niçois se disent satisfaits. Il est aussi un point très important dans l’appréciation portée sur la nouvelle municipalité : la volonté d’écoute et de proximité à l’égard des questions touchant à la vie quotidienne des gens.

Il faut dire que dans ce domaine, nous sommes tous mobilisés. Pour nous aucune question ne doit rester sans réponse et tout doit être mis en œuvre pour que les demandes de la population soient satisfaites. Nous ne sommes pas élus pour nous-mêmes mais pour les Niçois. C’est là un grand changement avec l’ancienne municipalité qui prenait des décisions autoritaires et voulait les imposer à la population sans que celle-ci n’ait pu formuler quelque observation que ce soit.

Et pourtant nous sommes confrontés à une situation difficile. En effet, l’ancien Maire nous a légué une gestion calamiteuse que laisse apparaitre l’audit réalisé par un organisme indépendant. Les caisses de la ville sont vides et l’endettement est lourd. Les dépenses de fonctionnement s’étaient envolées ces dernières années. Ainsi faut-il désormais redresser la barre, investir pour redonner à Nice la crédibilité qu’elle avait perdu de façon à doper l’emploi et donc l’avenir de nos jeunes. C’est dans ces conditions que malheureusement, comme Christian Estrosi l’a laissé entendre, nous risquons d’être amenés à augmenter les impôts locaux l’an prochain. Cela n’est pas de gaieté de cœur car nous ne souhaitions pas avoir à le faire. Mais hélas, ce que nous pressentions de la mauvaise gestion précédente, s’est révélé vrai et même largement supérieur à nos craintes. Songez que pour la simple remise en état des équipements publics, afin de les mettre aux normes de sécurité (écoles, tunnels, etc), il faudra débourser 450 millions d’euros, c'est-à-dire 3 milliards de francs. Une somme considérable qui ne correspond pas à l’engagement de notre programme mais qui consiste à solder l’héritage laissé par nos prédécesseurs. Ceci ajouté à la crise fait que les temps sont durs. Pour autant nous ne devons pas baisser les bras. Nous avons donc la volonté de poursuivre une politique ambitieuse pour notre ville car il s’agit d’assurer les succès de demain, c'est-à-dire de préparer l’avenir de nos enfants.

samedi 13 décembre 2008

Le sectarisme Régional

Chaque réunion du Conseil Régional est l'occasion pour le Président Socialiste d'étaler au grand jour son sectarisme. Cette Assemblée devrait être le lieu du débat Régional, une enceinte où seule la recherche et la défense de l'intérêt Régional devraient trouver droit de cité. Ainsi, à l'occasion du Débat d'Orientation Budgétaire, prenant la parole au nom du groupe de l'opposition UMP-Nouveau Centre, j'ai voulu centrer mon propos sur les carrences du budget Régional, une Région qui saupoudre les crédits à des fins électoralistes plutôt que de soutenir les grands projets d'intérêt Régional. Mes déclarations ont fait "mouche" et le Président Vauzelle n'a pas manqué de me répondre avec véhémence. On dit qu'il n'y a que "la vérité qui blesse"...Il faut croire que mon discours a visé juste!

Dès lors le Président du Conseil Régional s'est livré à une attaque en règle contre le Gouvernement et sa majorité. Son propos était une succession de contre vérités qui lui enlevait toute crédibilité. Tout y passa: "le Gouvernement Ulta Libéral qui soutiendrait le grand capital", "le Gouvernement qui distribuerait l'argent des Français aux banques", etc. Dans une envolée lyrique à laquelle nous n'avions d'ailleurs pas le droit de répondre, le Président de la Région s'est livré à un exercice digne des arrières salles de bistrot pour une réunion de sections socialiste de quartier mais ne fut pas à la hauteur du discours d'un Président d'une collectivité aussi importante, qui plus est, Député de la République.

Le fond comme la forme traduisaient une attitude sectaire, refusant tout dialogue, repoussant de reconnaitre toute erreur. L'aveuglement n'est pas une bonne politique. Le Président de la Région donne des gages à sa majorité et notamment à ses élus les plus à gauche. Nous sommes loin du réalisme qui devrait guider les pas des élus pour donner la priorité à l'idéologie même quand celle-ci est totalement dépassée. C'est triste pour notre Région car les 5 millions d'habitants de Provence Alpes Côte d'Azur n'ont que faire de ces postures et attendent de leurs élus des attitudes responsables, surtout quand la situation nationale et internationale est difficile. C'est dommage que ces préoccupations ne parviennent pas jusqu'aux oreilles du Président du Conseil Régional. Parfois la politique rend sourd!

jeudi 11 décembre 2008

René Cassin: l'hommage des Niçois

En ce soixantième anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme, une délégation Niçoise menée par Christian Estrosi, s'est rendue au Panthéon pour déposer une gerbe sur la tombe de cet illustre Niçois que fut René Cassin. Les quatre Députés de la ville entourant d'autres célèbres Niçois comme Simone Veil ou Serge Klarsfeld se sont retrouvés pour célébrer la mémoire de l'un des leurs qui fut l'auteur de ce texte fondateur qui fait autorité sur l'ensemble de la planète. Ce fut un temps fort à la fois par sa portée symbolique mais aussi par sa simplicité. En effet, cet hommage se voulait dépouillé mais aussi d'une grande dignité. Cet humanisme dont René Cassin était inspiré, la force de ses convictions, son immense générosité doivent être des exemples pour l'humanité mais aussi, et avant tout, pour la ville qui l'a vu grandir. Nice ne s'était pas toujours montrée à la hauteur de cet héritage ces dernières années par certains de ses choix politiques. Le Maire de Nice a voulu le rappeler en insistant sur le fait que désormais notre belle cité doit respecter l'esprit de René Cassin et en appliquer les grands principes.

Dans le froid hivernal Parisien particulièrement vif, y compris dans la crypte du Panthéon, la mémoire de René Cassin réchauffait les coeurs et illuminait les regards. J'étais fier de la présence de notre délégation au Panthéon en mesurant l'immense chance qui est celle de notre cité de compter, parmi ses fils, une personnalité aussi illustre que René Cassin dont le nom rayonne sur l'ensemble du Monde.

mercredi 10 décembre 2008

Union Européenne: Une présidence exceptionnelle

A la veille du dernier Conseil Européen sous présidence Française, l'heure est au bilan. Il est des présidences qui marquent plus ou moins les esprits. On peut dire que la Présidence Française de ce second semestre 2008 restera comme l'une de celles qui auront été les plus importantes. En effet, les évènements internationaux n'auront pas manqué pendant ce dernier semestre. Ce fut d'abord la crise en Géorgie dans laquelle Nicolas Sarkozy a su faire en sorte que l'Europe agisse efficacement afin de faire taire les canons. Cette action fut particulièrement remarquée car elle permit non seulement de sauver des vies mais elle contribua de façon décisive à garantir la souveraineté de la Géorgie.

D'autre part, le Pacte Européen pour l'Immigration et l'asile fut conclu permettant de mettre désormais en cohérence l'ensemble des politiques nationales des 27. Dans le domaine de la Défense, des décisions importantes ont été prises concernant notamment le lancement d'une flotte commune d'avions de transports polyvalents, la création d'un Erasmus pour les officiers Européens en formation ou encore le développement de satellites militaires de la nouvelle génération. Il faut noter également les avancées très importantes dans le domaine du Développement Durable qui va dans le prolongement du Grenelle de l'Environnement. On pourrait aussi évoquer le travail important qui a été réalisé pour ce qui relève de la politique agricole commune.

Mais les points les plus importants auront été les initiatives prises par Nicolas Sarkozy pour faire face à la crise financière dont le Monde a été frappé de plein fouet en ce début d'automne. Aucun Etat Européen n'ayant la capacité de parer seul aux effets de la crise, nous avons vu s'élaborer, par le biais d'une méthode inédite, une réponse commune à l'ensemble des Etats membres. la crise a permis à l'Europe de retrouver le coeur de ses citoyens. Face à la crise, chacun se rend bien compte que sans l'Europe nous aurions été beaucoup plus vulnérables. C'est le volontarisme politique de Nicolas Sarkozy qui a réussi à entrainer l'ensemble des Européens dans cette démarche salvatrice et dont le monde entier souligne l'efficacité.

C'est pourquoi, à l'heure du bilan, on peut tirer un grand coup de chapeau au Président de la République pour la maestria avec laquelle il s'est acquitté de cette mission Européenne pendant les six mois qui viennent de s'écouler. Ceci met en lumière la nécessité d'adopter, dans les meilleurs délais, le Traité de Lisbonne, afin que l'Europe puisse disposer d'une Présidence stable et forte pendant deux ans et demi et non pendant seulement six mois. Il se trouve que ces derniers mois ont été déterminants et que la Présidence Française a été à la hauteur de l'enjeu. Mais si la Présidence avait été plus faible, l'ensemble de l'Europe en aurait souffert. Alors inspirons-nous de la méthode mise en oeuvre par Nicolas Sarkozy pour donner à l'Europe le nouvel élan qu'elle mérite.

mardi 9 décembre 2008

Tempête dans un verre d'eau

Le Président de la République a rencontré le Dalaï Lama à l'occasion d'une réunion de prix Nobel en Pologne. Dès lors le Gouvernement Chinois a vivement réagi, récusant le choix de Nicolas Sarkozy et insinuant que des conséquences négatives pour la France découleraient de ce rendez-vous. Je trouve cette réaction déplacée et même contre productive. Déplacée, parce que le Président Français rencontre qui il veut, quand il veut, sans être obligé de demander l'avis d'un chef d'Etat étranger. C'est là un principe de base qui ne saurait connaitre d'exception. Déplacée également car la Chine n'a pas réagi de la sorte à l'égard des autres Présidents ou Premiers Ministres Européens ayant rencontré le Dalaï Lama. Je pense notamment à Angela Merkel qui a reçu le moine Tibétain à Berlin sans que cela ne soulève la moindre remarque de la part des dirigeants Chinois. Je pense aussi aux dirigeants Américains qui reçoivent le Dalaï Lama à Washington régulièrement sans que Pékin ne réagisse. Cette réaction anti Française est certainement consécutive au passage chaotique de la flamme olympique à Paris au printemps dernier qui avait soulevé une vive polémique dans notre pays et qui avait profondément vexé les autorités Chinoises. Mais dans une démocratie le Gouvernement ne peut réprimer des manifestations de rues. C'est la liberté qui domine, n'en déplaise aux autorités Chinoises.

Je trouve également ces réactions contre productives car l'entretien de trente minutes entre Nicolas Sarkozy et le Dalaï Lama n'a pas été une rencontre anti Chinoise. Le Président Français a voulu écouter les arguments du religieux qui a la réputation d'être un non violent. D'autre part, Nicolas Sarkozy n'a jamais exprimé la moindre idée en faveur du séparatisme du Tibet. Il a cherché, par des propos apaisants, à encourager l'instauration d'un dialogue entre les dirigeants Chinois et les Tibétains. Il n'y a rien de subversif dans ce type de démarche, bien au contraire. Les dirigeants Chinois devraient se féliciter de l'attitude de la France qui se veut positive et conciliatrice.

Alors les relations entre la Chine et la France vont-elles se tendre et se dégrader? Je ne le souhaite pas. Je pense que cette tension est simplement conjoncturelle et qu'elle est motivée par des contingences de communication intérieure. Mais il faudra bien que ce climat "électrique" cède la place à des relations confiantes car la France et la Chine sont deux pays qui n'ont aucune raison objective de se tourner le dos. Alors un peu de diplomatie dans les rouages, de la bonne volonté partagée et les choses rentreront dans l'ordre.

lundi 8 décembre 2008

Saint Martin Vésubie: 78,5%

Les élections partielles se suivent mais ne se ressemblent pas. La semaine dernière, la majorité perdait une circonscription en Gironde au profit du Parti Socialiste. Ce dimanche, les électeurs de Saint Martin Vésubie, dans les Alpes Maritimes, étaient appelés à élire leur nouveau Conseiller Général. Ils se sont massivement mobilisés puisque plus de 70% des inscrits ont voté. Ils ont élu, dès le premier tour, le candidat de la Majorité Eric Ciotti avec un score sans appel de 78,5% des voix! Qui dit mieux? Le candidat Socialiste arrivé second ne totalise que 9% des suffrages...

La qualité du candidat de la Majorité a pesé dans le choix des électeurs. Le soutien du Président du Conseil Général Christian Estrosi également. L'union de la Majorité n'aura pas été négligeable. Mais ce qui, à mon sens, aura eu le plus d'impact, est la réussite spectaculaire des Alpes Maritimes et des Communes de ce Département. En effet, dans bien des domaines, ce Département est à citer en exemple: des infrastructures routières à la politique sociale en passant par les collèges, les Alpes Maritimes sont souvent au top 10 des Départements Français. La droite Républicaine a su faire des Alpes Maritimes un véritable laboratoire, un pôle d'excellence. C'est ce qui explique les résultats électoraux exceptionnels enregistrés hier soir comme le furent aussi ceux des législatives l'an dernier.

Décidément la gauche voit dans ce Département son horizon s'assombrir. Elle avait commencé à croire en son avenir pendant la période où l'ancien Maire de Nice Jacques Peyrat sévissait. En effet, par réaction à un positionnement d'extrême droite, les électeurs sanctionnaient la droite Républicaine en votant socialiste. Mais ces temps sont fort heureusement révolus. Désormais le pragmatisme et l'humanisme de la droite majoritaire l'emportant sur le dogmatisme ou le sectarisme, les électeurs se retrouvent à l'aise avec une classe politique de droite modérée qui les respecte tandis que le spectacle désordonné de la gauche les rebute. Alors bravo à la droite et au centre qui savent faire gagner ce beau Département des Alpes Maritimes et bonne chance pour les candidats arrivés très largement en tête dans les deux autres cantons renouvelables à Cagnes et à Grasse qui seront élus la semaine prochaine.

samedi 6 décembre 2008

Royal-Aubry: la trêve est finie

Les rencontres entre les deux concurrentes socialistes au poste de Premier Secrétaire ont débouché sur une impasse. Certains croyaient qu'un accord pourrait avoir lieu et qu'ainsi le bureau national du PS intègrerait les ennemis d'hier. Il n'en a rien été. En effet, la haine des clans l'a emporté à la nécessité de rassemblement qu'appelaient de leurs voeux les militants. Ainsi Ségolène et son équipe ont décidé d'incarner l'opposition de l'intérieur. Ainsi, après le congrès de Reims les déchirures vont en s'amplifiant et rien ne se règlera de sitôt.

Le groupe réuni autour de Martine Aubry n'aura désormais de cesse de chercher à marginaliser et à éliminer l'ancienne candidate à la présidentielle qui se verrait bien la candidate de 2012. Cette attitude contribut très fortement à souder ses ennemis que souvent tout divise également. Ainsi va l'union du Parti Socialiste. Les mois qui viennent s'annoncent donc difficiles. Les épreuves, les pièges ne manqueront pas, bien au contraire. Le PS aura du mal à se relever de cette crise qui vient se surajouter à celles qui existaient déjà sur le fond comme, par exemple, celle relative aux alliances ou encore au positionnement sur l'Europe. Il est difficile, dans de telles conditions, d'incarner l'avenir et encore moins de faire rêver les Français avec ça! Mais n'étant pas socialiste, je concluerai en disant que "ça ne nous regarde pas"!

vendredi 5 décembre 2008

Vers l'apaisement Chine-Taïwan

En déplacement à Taïwan dans le cadre des activités du groupe d'étude à vocation internationale de l'Assemblée Nationale, j'ai découvert ce pays. De loin, c'est un pays dont on a souvent entendu parlé, notamment en lisant "made in Taïwan", sur nombre de matériels électroniques. Certes ce pays est très avancé dans le domaine des technologies de pointe mais au delà de ce sujet, c'est une île qui mérite d'être découverte, couverte de montagnes culminant à 4.000 mètres d'altitude. Bien entendu, dans le cadre de nos missions il n'y a pas de place pour le tourisme puisque nous allons pour y étudier les problèmes géopolitiques de la région et nou consacrons notre temps à rencontrer les personnalités qui y jouent un rôle important.

Nous avons eu la chance d'être reçus par le Président du Parlement, le "Yuan Législatif", pour inaugurer le groupe d'amitié Taïwan France qui rassemble plus de 50 députés sur un total de 113 parlementaires. La moitié des députés Taïwanais se déclarent officiellement "amis de la France" ce qui est un fait unique que je n'avais encore vu dans aucun autre Parlement dans le Monde. Nous avons ensuite été reçus par le Président de la République pendant plus d'une heure. Cette rencontre fut très intéressante car la démarche entreprise par ce Président est unique dans l'histoire de Taïwan. En effet, cepuis sa création, ce pays connait des relations très tendues avec la République Populaire de Chine qui refuse de le reconnaitre. Dès lors on peut parler de "guerre froide" entre les deux rives du détroit de Taïwan. Sauf que depuis l'élection du Président MA, des rencontres ont lieu entre les dirigeants de Chine et de Taïwan. Ce dialogue commence à porter ses fruits puisque des liaisons aériennes entre Taïwan et la Chine vont être autorisées à compter de l'an prochain. Cette amorce de dialogue et de travail en commun va dans le bon sens car il est toujours préférable d'engager des pourparlers que de se combattre, même par des mots.

C'est pourquoi je reviens de cette mission satisfait de constater que dans cette importante région du Monde, des hommes de bonne volonté essaient la réconciliation plutôt que l'affrontement. Gageons que ce mouvement sera durable et débouchera une cohabitation entre deux pays dont la culture et l'histoire veulent qu'ils se respectent.

jeudi 4 décembre 2008

30.611

Vous avez été 30.611 à consulter mon blog et mon site internet pendant le mois de novembre. Je vous remercie de votre confiance et de votre fidélité. En effet, je m'applique à vous tenir informé de mes activités, à vous donner mon point de vue quotidien sur l'actualité, bref à communiquer avec vous de façon à ce que le rapport avec votre Député soit facile. Je suis heureux de voir l'intérêt que vous portez à ces échanges. Sachez que je partage avec vous ce sentiment.

Internet permet ce rapprochement qui était totalement impossible naguère. Pour communiquer il était nécessaire de réaliser des journaux que l'on ne pouvait sortir qu'une fois par an faute de moyens. Il fallait ensuite le distribuer ce qui mobilisait une foule d'amis. Mais cela ne suffisait pas à établir un contact durable et quotidien avec vous. Ceci est devenu possible et, le temps passant, je me rends compte que cet outil est totalement entré dans nos moeurs. Alors ces 30.000 connections et plus sont la récompense de ce travail que j'effectue avec vous et pour vous. J'en suis très heureux. Je vous dis donc: à demain.

mercredi 3 décembre 2008

Martine ne veut voir qu'une tête!

La toute nouvelle Première Secrétaire du Parti Socialiste veut imposer son autorité. Elle s'est donc invitée à la réunion du Groupe Socialiste de l'Assemblée Nationale en demandant que désormais les socialistes ne parlent que d'une seule voix. Sans rire! Telle la maitresse d'école, madame Aubry est allée siffler la fin de la récréation. Il semble que les Députés socialistes qui viennent de vivre cette campagne interne dans la douleur, aient moyennement apprécié. On dit que Manuel Valls regardaient ses chaussures pendant que la dame faisait ses recommandations. D'autres jetaient des oeillades entendues laissant entendre que la dame pouvait toujours parler...

Cette scène se déroulait dans les sous-sols de l'Assemblée Nationale, dans une salle sans fenêtre située sous la cour du Palais Bourbon. Les Députés étaient là mais les "Ségolénistes" étaient bien seuls. En effet, leur "championne", battue la semaine dernière, n'a pas accès à ce type de réunion puisqu'elle n'est plus Députée. Désormais ce cénacle lui est fermé alors que Martine Aubry, es qualité, est partout chez elle. Ainsi cette première rencontre, où Martine a tenu à donner des "consignes claires", sera amenée à se reproduire. La dame des 35 heures ne plaindra pas son temps pour reprendre le PS en main. Mais peut-il l'être encore? L'avenir nous le dira. Mais je présume que ce premier contact n'a pas du faire que des heureux!

mardi 2 décembre 2008

Clearstream: laissons faire la Justice

Je trouve le débat ouvert par Dominique de Villepin, qui consiste à se victimiser et à accuser le Président de la République de manipuler la Justice, indécent. En effet, je ne connais pas le fond du dossier mais j'ai été témoin, comme l'ensemble des Français, par presse interposée, des développements de l'affaire Clearstream. La publication, quelques mois avant l'élection de l'élection Présidentielle d'un fichier de personnalités politiques comme Nicolas Sarkozy ou même Dominique Straus-Kahn mêlés à une carambouille financière alors que les faits démontreront très vite qu'il n'y avait rien à leur reprocher, ne peut pas laisser penser que cette démarche était fortuite. C'est bien ce que tentera de démontrer la Justice.

Alors aujourd'hui Dominique de Villepin, après une longue enquête, se retrouve renvoyé en correctionnelle. Qu'il ne soit pas content, tout le monde peut le comprendre. Que ces suites judiciaires viennent contrarier ses plans de carrière politique, on peut le comprendre aussi. Pour ma part je ne veux porter aucun jugement rappelant que tout mis en examen est présumé innocent. Si Dominique de Villepin est convaincu de son innocence, il pourra se défendre. Mais je trouve que vouloir mélanger la politique et la Justice comme il le fait est très imprudent. Ca n'est pas parce qu'il est un ancien Premier Ministre que sa mise en examen n'aurait pas du intervenir. Qu'il tente aujourd'hui de laisser croire que c'est justement parce qu'il est un ancien Premier Ministre, qui plus est en désaccord avec Nicolas Sarkozy, qu'il est mis en examen, est déplacé. Rappelons tout de même que l'affaire Clearstream portait des accusations très graves contre Nicolas Sarkozy et que cette campagne aurait pu, injustement, lui être fatale au moment de l'élection Présidentielle. Il ne faudrait tout de même pas que désormais les victimes fassent figure de coupables!

Alors laissons faire la Justice. Que Dominique de Villepin communique sur des éléments de son innocence est de bonne guerre. Mais qu'il ne se trompe pas de combat car il risquerait de trébucher sur ce mélange des genres auquel il est en train de se prêter.

lundi 1 décembre 2008

Le Nouveau Centre réuni en Conseil National

Après seulement un an et demi d'existence, le Nouveau Centre a tenu son Conseil National au Palais des Congrès d'Issy les Moulinaux. Devant près de 2.000 personnes, cette réunion a confirmé, s'il en était encore nécessaire, la réalité du deuxième parti de la majorité. En effet, avec près de 9.000 adhérents, 23 Députés, 11 Sénateurs, un Député Européen, près de 2.000 élus locaux, ce parti fait mieux qu'exister, il prospère. Certes sa taille est modeste comparée à l'UMP ou au PS mais sa cohésion en fait une composante importante de la majorité. D'ailleurs, dans nombre d'élections locales ou nationales, la position du Nouveau Centre a pu faire pencher la balance du bon côté.

Car nous revendiquons notre ancrage dans la majorité de droite et de centre droit. Cela a toujours été la position de l'UDF dont nous sommes les héritiers. Il n'est pas question pour nous d'errer dans les zones marécageuses d'une opposition disparate qui n'a qu'un seul dénominateur commun: "tous contre Sarkozy". Pour nous ce qui compte c'est l'intérêt de la France et dans la situation actuelle je ne vois réellement pas qui pourrait faire mieux que le Président de la République. Ceci est non seulement confirmé par tous les sondages nationaux mais aussi par l'opinion publique internationale.

Pour autant le Nouveau Centre n'est pas un parti de godillots. Nous avons notre touche à apporter sociale et européenne, défenseurs des libertés. Rappelez vous notre prise de position contre le fichier "Edwige" qui avait fait grand bruit et qui menaçait de finir en une polémique non maitrisée. C'est le Nouveau Centre qui a soulevé ce "lièvre" et a demandé que cette mesure soit arrêtée. Le Président de la République nous a entendu. Notre rôle est d'être indépendant et complémentaire de l'UMP dans un climat d'alliance franche et sincère. C'est une union assumée et que nous entendons poursuivre. D'ailleurs les électeurs nous suivent dans cette démarche puisqu'au fil des élections ils nous confirment leur confiance. Alors je laisse les grincheux à leurs gérémiades. Le Nouveau Centre est désormais sur la bonne voie, n'en déplaise à ceux qui auraient souhaité notre disparition...