Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

vendredi 31 octobre 2008

06 for ever !

La bataille des plaques minéralogiques vient de s’achever par un heureux compromis. La Ministre de l’Intérieur a en effet accepté que l’on puisse conserver une référence départementale comme le souhaitaient la plupart des Français. Chacun comprend qu’une certaine standardisation des plaques minéralogiques des voitures soit nécessaire en Europe. Désormais, à l’instar de ce qui se passe déjà à peu près dans tous les autres pays de l’Union, les véhicules conserveront le même numéro du jour de leur vente jusqu’au moment où elles partiront à la casse. Ceci permettra de mieux suivre les véhicules et d’empêcher les fausses identifications. En outre il ne sera plus nécessaire de changer de numérotation en cas de vente dans son département ou dans un autre. Donc le système s’en trouvera amélioré.

En revanche, il n’était pas nécessaire, comme en avait décidé la technostructure, de supprimer toute référence départementale. En effet, la dépersonnalisation était inutile et frustrante pour beaucoup de Français. Chacun s’identifie à travers un numéro qui rappelle un terroir, une région, une façon de vivre. Je me souviens, étant enfant, dans les longs parcours en voiture, recenser les départements à travers la numérotation des voitures que l’on croisait. C’était un excellent exercice de mémorisation mais aussi un moment agréable pour les parents qui n’entendaient plus « la marmaille » se plaindre de n’être pas encore arrivée ! Pour que ce jeu puisse avoir encore quelque avenir, fallait-il qu’après les propositions de l’administration le bon sens réussisse à s’imposer. Or le risque était de vouloir nous entrainer vers une uniformisation à l’Espagnole par exemple. En effet, il y a quelques années les plaques minéralogiques de ce pays indiquaient si les voitures venaient de Barcelone, de Madrid ou de Séville. Aujourd’hui toute référence locale a disparu ce qui est bien dommage. En revanche, les Italiens ont décidé de maintenir une référence locale sur le côté droit des plaques ce qui nous permet de distinguer un Romain d’un Milanais croisé sur la route. Et bien la sagesse du Gouvernement Français aura su donner raison à cette demande de nos concitoyens et donc la référence locale demeurera, comme pour les Italiens, à droite de la plaque, écrite en blanc sur fond bleu.

Je serai heureux, quant à moi, d’arborer avec fierté mon 06, toujours très remarqué quand on sillonne les routes de France. Et puis quand on croise un autre 06, un appel de phare ou un coup de klaxon permet une reconnaissance, un geste de sympathie. Après tout si un simple numéro sur une plaque minéralogique fixée sur nos voitures permet de rendre les gens plus heureux, surtout ne nous en privons pas !

jeudi 30 octobre 2008

Le PS en déroute

C'est très drôle de parler avec des Députés socialistes de leur futur congrès du 15 novemblre à Reims. Il y a presque autant de courants que de Députés. En tout cas on sent bien que personne n'y croit vraiment. Ils vont aller à leur congrès en trainant les pieds. Il est même difficile d'en parler avec plusieurs Députés socialistes en même temps car ils n'osent plus vraiment dire ce qu'ils pensent. Ce sujet n'est qu'un thème parmi d'autres qui démontre les divisions internes profondes qui existent au sein de ce parti. Ainsi dès que vous abordez un sujet de l'actualité parlementaire comme la loi sur le sauvetage des banques, il y a plusieurs versions. Si vous leur demandez pourquoi le PS s'est abstenu sur ce texte, la réponse officielle est la suivante: "Nous ne voulions pas nous opposer à ces mesures car il fallait les prendre. Evidemment si nous avions été au pouvoir, nous aurions fait autrement! Mais comme le Gouvernement n'avait pas besoin de nos voix pour faire voter cette loi, alors nous pouvions nous abstenir". Mais la vraie version est tout autre. Nos collègues socialistes nous disent qu'en réalité sur ce point le PS était très divisé, les uns pensaient qu'il fallait voter POUR, les autres qu'il fallait voter CONTRE. Et donc pour éviter que ces divisions ne s'affichent au grand jour, on a masqué tout cela en décidant de s'abstenir.

Ce parti est donc dans une situation pire que ce qu'on peut l'imaginer. Et dire qu'il voudrait nous convaincre qu'il peut représenter l'alternance. Il lui faudrait des positions un peu plus nettes et des propositions audibles. Mais au lieu de cela ça n'est que "zizanie à tous les étages". Alors sur quoi débouchera le congrès de Reims? Sur pas grand chose si ce n'est des bisbilles pendant le congrès et du rabibochage après pour tenter de sauver les apparences. Et, pas de chance, ce même jour se tiendra le sommet des Chefs d'Etats à Washington pour parler des mesures à prendre pour sauver l'économie mondiale. Et cette date n'a pas été choisie au hasard, c'est le 15 novembre, jour du congrès du PS. Et c'est Nicolas Sarkozy qui a proposé cette date! Comment la presse pourra-t-elle encore s'intéresser à ce qui se passera à Reims ce jour là alors que tous les regards de la planète seront tournés vers Washington? CQFD.

mercredi 29 octobre 2008

Israël: la proportionnelle qui paralyse

Je ne suis pas un opposant systématique au scrutin proportionnel. En effet, une dose de proportionnelle permet la représentativité politique. C'est le cas, par exemple, dans les Conseils Municipaux où l'ensemble des courants présents ayant obtenu plus de 5% des voix au second tour sont présents dans les Assemblées Communales. Je ne connais personne qui conteste aujourd'hui ce mode de scrutin. En revanche, la proportionnelle intégrale est certes un système qui permet la représentation de tous les courants de pensées mais qui peut paralyser gravement l'action politique. Le meilleurs exemple en la matière est le système Israélien. En effet, dans ce pays, le Parlement "la Knesset" est élu à la représentation proportionnelle intégrale. Des listes nationales sont présentées aux suffrages des électeurs et il suffit d'obtenir 2% des voix pour obtenir un Parlementaire. Ainsi ce système amène à une dispersion des voix et empêche la formation de majorités absolues cohérentes.

Dès lors, à chaque scrutin, le parti arrivé en tête doit parvenir à former une coalition avec d'autres partis qui étaient, pendant la campagne électorale, ses adversaires. Ceci donne des majorités fragiles et dont le programme repose sur un tout petit dénominateur commun. Cela ne donne qu'un poids très relatif au Gouvernement qui peut être mis en minorité à tout moment. Pire, il est des moments où le Premier Ministre nommé par le Président ne peut même pas constituer de Gouvernement, faute de majorité. C'est le cas actuellement. En effet Tsipi Livni qui a été chargée par le Président Israélien de former le futur Gouvernement ne trouve pas suffisamment d'alliés pour former sa majorité. Certes un accord a été engagé avec les travaillistes mais cela n'est pas suffisant. Le parti religieux reffuse d'entrer dans la coalition et bloque le système. Dès lors Tsipi Livni est contrainte de "jeter l'éponge" et de réclamer des élections générales. Il faut souhaiter que celles-ci seront en mesure de clarifier la situation mais rien n'est moins sur. Car si les électeurs éparpillent leurs voix comme ils le font traditionnellement alors la formation d'un Gouvernement sera toujours aussi difficile.

Ceci est un problème d'autant plus contraignant que la politique en Israël est un élément déterminant. Dans une région en guerre où les décisions ne peuvent attendre et où le Gouvernement doit être fort pour pouvoir être respecté de l'extérieur, on voit combien un tel système peut poser de problèmes. Les Israéliens en ont bien conscience. Une délégation de la Knesset était venue, il y a quelques années, à l'Assemblée Nationale pour étudier notre mode de scrutin. J'avais bien senti, à l'époque, l'opposition à tout changement dans ce domaine de la part des partis religieux. Et comme il faut un consensus pour changer le mode de scrutin, cette question n'est pas à l'ordre du jour. On comprendra mieux la politique Israélienne qui consiste en permanence à rechercher le compromis improbable. Tout un art!

mardi 28 octobre 2008

Un village pas comme les autres

Nous avons inauguré vendredi après-midi le centre social de l'Ariane. Dans ce centre "flambant neuf", des locaux accueillants sont à la disposition des habitants du quartier, jeunes et moins jeunes, pour permettre la rencontre avec un personnel qualifié. Ici tout est étudié pour permettre à ceux qui ont besoin d'un soutien ou d'un conseil de se retrouver immédiatement épaulés. L'appellation "centre social" n'était pas forcément le meilleur nom pour qualifier ce service où d'emblée, la convivialité se manifeste. C'est ainsi que le nom de ce centre est "le Village". Le bâtiment, de couleur ocre-jaune orné d'une manifique fresque en mosaïque, situé au coeur du quartier, invite à la visite.

Ce "Village" sera très rapidement le coeur battant de l'Ariane. La foule venue en nombre pour cette inauguration, voulait témoigner de son soutien à ce centre et aussi à son quartier. Moi-même, étant Député de cette circonscription depuis 20 ans, j'éprouve un vrai attachement à l'Ariane et à sa population. On trouve dans ce quartier la vraie vie, les vrais gens, ceux qui ont des problèmes, qui rencontrent des difficultés mais qui vous témoignent une chaleur humaine formidable. En tant que Député j'ai tissé dans ce quartier des liens très forts avec la population. Ce n'est pas le rapport classique que l'on retrouve ailleurs. Il y a là un supplément d'âme qui fait chaud au coeur. C'est pourquoi j'ai toujours ressenti comme un devoir le fait d'être très à l'écoute des besoins et des aspirations des habitants de l'Ariane. Les perspectives de transformation du quartier se précisent et je suis heureux que la population puisse bientôt le vérifier. Alors le "Village" est né, c'est à dire le centre social du quartier. Mais l'Ariane est déjà un quartier-village où tout le monde se connait. Je souhaite pleine réussite à cette nouvelle réalisation qui doit développer un lien de solidarité supplémentaire dans le quartier de l'Ariane.

lundi 27 octobre 2008

Nul ne peut s'opposer au TGV

Le prolongement de la ligne TGV jusqu'à Nice est un sujet qui, depuis le premier jour, a entrainé l'unanimité dans les Alpes Maritimes. En effet, la ligne à grande vitesse est une nécessité absolue pour notre région. Les Alpes Maritimes situées "au bout de la France" a besoin d'être reliée au reste du pays. Seul l'avion le permet aujourd'hui. L'aéroport de Nice, deuxième de France après Paris, démontre les besoins de communications et de déplacements dans notre Région. Mais ce moyen de transport trouve ses limites. D'une part le trafic arrive à saturation, d'autre part, la prise de conscience générale relativement au développement durable et les nouvelles lois issues du "Grenelle de l'Environnement" militent pour ce projet.

C'est pourquoi, depuis quelques années, les élus de notre Département, toutes tendances confondues, se battent dans une belle unanimité pour obtenir le prolongement de la ligne ferroviaire à grande vitesse. Le temps a permis de faire prendre conscience aux pouvoirs publics de la nécessité de réaliser un tel équipement. Désormais la ligne est inscrite dans les projets du Gouvernements et donc la ligne devra se faire. Bien sur il y a le problème du futur tracé. Il y a ceux qui militent pour un tracé au nord d'Aix en Provence, d'autres qui souhaitent que la future ligne passe passe par le centre du Var, d'autres enfin qui demandent à ce que le TGV trraverse Marseille et Toulon. Pour ce qui nous concerne, nous n'avons pas pris position pour un tracé plutôt que pour un autre de façon à ne pas bloquer le dossier. Qu'il passe d'un côté ou de l'autre, l'essentiel est qu'il arrive et le plus vite possible.

C'est pourquoi nous ne prendrons pas position dans les polémiques qui tentent de se développer afin de ne pas compromettre nos chances d'aboutir. La seule chose que nous pensons est que ce projet est indispensable et que nul ne peut valablement s'y opposer. L'histoire retiendra que ce projet était nécessaire et qu'il y a eu des acteurs éclairés pour le soutenir. Si toutefois il ne réussissait pas, alors l'histoire serait sévère à l'égard de ceux qui auraient été à l'origine de cet échec et les tiendrait responsables de s'être opposés au progrès. Mais je fais confiance au bon sens et j'attends que ce projet avance le plus vite possible dans l'intérêt général de toute une région.

dimanche 26 octobre 2008

Avions: le bruit s'éloigne

Le Ministre des Transports, Dominique Bussereau est venu le dire à l'aéroport Nice Côte d'Azur, la procédure de décolage des avions sera modifiée dans le courant du mois de novembre permettant de gêner le moins possible la population Niçoise. En effet, l'aéroport de Nice, le second de France, présente la caractéristique de disposer de pistes entièrement construites sur la mer. Ainsi, alors que la plupart des aéroports sont contraints de faire décoler et atterrir leur avions en survolant les habitations, ces contraintes n'existent pas chez nous. Ceci est du au fait que les aéronefs mettent immédiatement le cap vers le large permettant d'éviter tout survol terrestre. C'était en tout cas ce qui existait dans les anciennes procédures de vol qui furent modifiées dans le courant de l'année 2008, sans aucune concertation. Pour des raisons qui ne paraissent pas convaincantes relatives à la séparation des trafics avions/hélicoptères, les avions étaient contraints de décoler en ligne droite et donc de se rapprocher d'avantage de la Promenade des Anglais et de la ville de Nice.

J'étais immédiatement intervenu auprès du Ministre des Transports, le Maire également, pour demander le retour aux procédures antérieures qui donnaient toute satisfaction. La réponse ne se fit pas attendre. Le Ministre de l'Environnement puis le Secrétaire d'Etat aux Transports ont immédiatement répondu favorablement à notre préoccupation et à l'attente des riverains. Le nouvel itinéraire aérien au départ de l'aéroport de Nice reprendra les criètres de l'ancienne procédure afin de mettre un terme aux nuisances survenues depuis quelques mois. C'est ce que le Secrétaire d'Etat aux transports est venu dire à Nice pour clore un débat dont on se serait bien passé. En tout cas, je me félicite que l'action des politiques ait porté ses fruits afin de faire entendre aux techniciens la voix des riverains. Nous devons soutenir notre aéroport qui constitue le coeur battant de l'activité économique de notre région. Mais son intégration dans la vie de la cité est tout aussi importante. C'est ce compromis indispensable qui est ainsi établi. Nous restons néanmoins vigilants.

samedi 25 octobre 2008

Région: la politique politicienne y est reine!

A chaque réunion du Conseil Régional je suis attristé par la perte de temps, voulue par le Président, qui consiste à ouvrir la séance par un grand discours fleuve pour fustiger la politique gouvernementale. Cette intervention à la tribune qui dure très longtemps, suscite ensuite des réactions des différents groupes politiques. Et ainsi pendant près de deux heures, chacun y va de sa position à l'égard du Président de la République, du Gouvernement, de la majorité. Nous sommes alors complètement hors sujet car la Région est totalement absente du débat. C'est ainsi et c'est une volonté clairement affichée par le Président de la Région et par son équipe qui ne peuvent s'empêcher de faire de la "politique policienne" en tout occasion.

Dans ce débat la droite et le centre qui siègent dans l'opposition supportent dans le silence les discours "à charge" de la majorité socialiste-communiste-vert au nom de la démocratie qui veut que tous les points de vues s'expriment. Mais quand vient notre tour pour répondre à ces attaques, alors la gauche ne le supporte pas et se met à vociférer à chaque expression. Décidément chacun se gargarise du mot "démocratie" mais nous n'en avons pas toujours la même acception. En effet, dans un système démocratique moderne et responsable, il doit y avoir du respect. C'est notre attitude. Ca n'est pas celle de la majorité Régionale. Pourtant, faut-il rappeler que nous représentons une partie non négligeable de la population de Provence Alpes Côte d'Azur et que ces attaques, quand elles s'adressent à nous dans l'émicycle, elles s'adressent indirectement à toutes celles et à tous ceux qui nous ont accordé leur confiance. Alors je ne saurais trop conseiller à la gauche régionale de faire preuve d'un peu plus de modération et de tolérance. La démocratie s'en retrouvera renforcée même si chacun restera sur ses positions!

vendredi 24 octobre 2008

Un Grenelle unanime

Il est loin le temps où les seuls qui parlaient de défense de l'environnement étaient quelques "écolos" intégristes qui n'avaient aucune crédibilité. Ils contestaient sans cesse et ne proposaient jamais aucune solution viable et acceptable pour la société. Le temps a réussi à faire prendre conscience à chacun de l'importance de défendre la planète et d'arrêter les gaspillages en tous sens auxquels la société s'était hélas habituée. Depuis la création du premier Gouvernement de Valéry Giscard d'Estaing comptant un Ministre de l'Environnement jusqu'à ce jour les choses ont bien évolué. Nicolas Sarkozy a décidé, quant à lui, de faire de l'écologie une grande cause nationale. Le numéro 2 du Gouvernement, en charge de ce domaine, a rang de Ministre d'Etat. C'est dire que cette question occupe une place importante dans l'action gouvernementale.

C'est ainsi que le Gouvernement a décidé de lancer le "Grenelle de l'Environnement". Il s'est agit d'une véritable démarche participative, mettant autour de la table tous les acteurs afin de leur permettre de s'exprimer largement et librement. Les projets furent ensuite élaborés. C'est pourquoi ce sujet, arrivé devant l'Assemblée Nationale, a finalement recueilli un très large consensus. Les socialistes ont longtemps hésité entre l'abstention et le vote positif. S'abstenir, c'était encore une fois, s'effacer devant un sujet majeur. Ils l'ont bien fait sur d'autres questions très importantes, notamment les mesures récentes concernant le sauvetage des institutions financières de notre pays. Mais sur l'environnement ils ont finalement voté POUR. Je salue cette attitude responsable car franchement je ne vois pas de raison d'introduire la politique politicienne dans un tel débat. Le Gouvernement est allé le plus loin possible, plaçant désormais la France dans le peloton de tête des grands pays qui agissent réellement pour protéger la planète. Toutes les actions gouvernementales devront désormais s'inscrire dans cette politique. C'est un sujet majeur derrière lequel bien des question paraissent dérisoires. Cette grande ambition partagée par l'ensemble des Députés est une belle victoire du Gouvernement qui a su proposer et tenir bon jusqu'au bout dans une démarche ambitieuse, courageuse et en même temps réaliste. En votant ce texte j'ai été fier en pensant à nos successeurs qui se rappelleront qu'en 2008 la classe politique Française a su prendre un tournant heureux.

jeudi 23 octobre 2008

Dans deux semaines les USA auront un nouveau Président

La campagne électorale trouvera son épilogue dans deux semaines au cours d’une élection qui aura tenu en haleine l’Amérique mais aussi le Monde pendant près de deux ans. Le système Américain, -comme le système Français désormais-, limite à deux mandats la durée d’exercice du Président. Dès lors, chacun pense à l’avenir et à la question de savoir qui sera le prochain locataire de la Maison Blanche puisque le sortant sera conduit inéluctablement vers la sortie.

A la différence de notre système électoral, les Partis Américains désignent au cours de longues primaires, leur candidat respectif. Et ce qui a rendu cette compétition intéressante pour l’élection de 2008, c’est que les candidats investis n’étaient pas forcément ceux qui étaient attendus au départ. En effet, Hilary Clinton était largement en tête dans les sondages il y a deux ans : c’est Barrak Obama qui l’a finalement emporté. Chez les Républicains on n’entendait pas parler d’un certain John Mac Kain, il est pourtant aujourd’hui leur champion. Ainsi dans ce jeu ouvert, tout a pu se faire et se défaire à la vitesse de la société de la communication dans laquelle nous vivons.

Nous sommes désormais dans la dernière ligne droite. Tout a été dit ou presque. Chacun sait tout des candidats, de leurs programmes, de leurs équipes. Ce qui reste aujourd’hui, ce sont les événements produits par l’actualité et les réactions des candidats par rapport à cela. Et dans cette période ils ont « été servis » avec l’explosion d’une des crises financières les plus graves que le Monde ait connues depuis 1929. Chacun scrute la capacité des hommes à savoir se maîtriser, à anticiper, à se projeter dans l’avenir pour éviter le pire. Et tout cela en direct à la télévision. Les Américains regardent ce combat, analysent chacun des faits et gestes des candidats susceptibles de recueillir leur confiance ou au contraire de les inquiéter. Mais grâce à la mondialisation des images, l’Amérique étant un pays majeur pour l’équilibre de la planète, nous sommes tous attirés par ce qui se passera aux Etats-Unis dans quelques jours.

Ce choix appartient aux citoyens Américains et à eux seuls. Mais je souhaite sincèrement que, quel que soit ce choix, les USA cessent d’apparaitre dans la presse mondiale, comme un épouvantail. Il s’agit d’une grande démocratie attachée à des valeurs universelles que nous partageons. Les Américains n’ont pas hésité en 1944 à venir se faire tuer sur les plages de Normandie pour nous libérer du Nazisme et rendre à notre pays sa liberté et son indépendance. C’est pourquoi je souhaite très sincèrement qu’à l’issue de ce scrutin les Etats-Unis redeviennent une Nation de référence sur l’essentiel. On peut toujours se plaindre de l’Amérique comme on peut se plaindre d’un ami cher. On est là pour l’aider à ne pas se tromper d’attitude et pour établir des relations de confiance qui nous permettent de nous parler franchement. Mais on ne peut pas imaginer la vie sans elle. Alors, quel que soit le Président que les Américains choisiront, j’aspire au renforcement de ces liens et au retour d’une Amérique à nouveau respectée.

mercredi 22 octobre 2008

Marseillaise sifflée : appliquer la Loi

On n’avait pas entendu siffler la Marseillaise dans un stade depuis le match de football France Algérie de 2001. La France entière s’était alors émue de cette situation et avait réagi, à l’instar de Jacques Chirac présent dans les tribunes du Stade de France. Alors chacun s’interrogea pour savoir comment prévenir ce type d’incident regrettable. C’est ainsi que les journalistes s’intéressèrent à une proposition de Loi que j’avais déposée bien avant cet événement pour protéger les symboles de la République que sont le drapeau tricolore et la Marseillaise. J’avais imaginé ce texte à la suite de la demande de nombreux anciens combattants qui se plaignaient des attaques répétées contre ces symboles qui incarnent la France de toutes les générations, de tous les progrès mais aussi de toutes les guerres et de toutes les victimes. Cette proposition était passée totalement inaperçue jusqu’à ce match qui en a souligné le bien fondé. Je rappelle que, jusque là, les symboles de la République n’étaient nullement protégés sauf dans le cas où l’insulte serait venue d’un militaire.

Bien entendu le Gouvernement de Lionel Jospin n’entendit pas donner suite à mon initiative. Mais, à la faveur de la réélection de Jacques Chirac à la Présidence de la République et surtout à la nomination de Nicolas Sarkozy au Ministère de l’Intérieur, mon projet put prendre forme. Ainsi, lors de la discussion du projet de loi sur la sécurité intérieure, le Gouvernement accepta le principe de ma proposition de Loi sous forme d’amendement. Ainsi, depuis le vote de la loi, insulter le drapeau ou la Marseillaise peut couter 7.500 euros d’amende voire 6 mois de prison sir le délit est commis en réunion. Depuis lors, on n’avait plus enregistré de manquement grave dans ce domaine jusqu’au match France Tunisie de ces derniers jours.

J’ai entendu dire qu’il fallait faire annuler une partie quand de tels faits se produiraient. Je suis très réservé et même totalement opposé à ce type d’initiative car elle risque de susciter un activisme particulier de ceux qui, voulant se rendre intéressants, feront tout pour faire interrompre un match. En revanche, je demande simplement à ce que la loi soit appliquée de façon systématique et exemplaire. Ainsi, dans les stades où les caméras, les appareils photos et les forces de l’ordre sont omniprésents, il ne doit pas être difficile d’identifier les fauteurs de troubles. Ainsi il suffit de les repérer et de les traduire en justice. Vu le montant des peines encourues, je suis convaincu que tout rentrera rapidement dans l’ordre.

mardi 21 octobre 2008

Quand l’idéologie et l’ambition partisane l’emportent sur l’intérêt général

Le Gouvernement a décidé d’instaurer un service minimum d’accueil dans les écoles afin de pouvoir répondre à la demande des nombreux parents qui se trouvent très pénalisés les jours de grève. Après un essai de la part des Mairies volontaires –dont Nice-, il a été décidé de généraliser ce système en le rendant désormais obligatoire par la Loi. Les socialistes, opposés à cette initiative par idéologie, et aussi pour céder aux pressions de certains syndicats, ont refusé d’assurer le service minimum volontaire. Mais une fois la loi votée, ne pas répondre à l’injonction légale serait se mettre en infraction.

Certains Maires socialistes ont bravé l’interdiction, d’autres ont décidé de se soumettre à la loi comme le Maire de Paris. Nombreux de ses « camarades » ont critiqué son attitude en lui demandant de ne pas mettre en application une telle mesure. Ainsi, lors de la dernière grève des enseignants, Paris figura parmi les villes accueillant les enfants conformément à la loi. Mais cela ne dura que « ce que durent les roses, l’espace d’un instant ». En effet, sous la pression des militants socialistes et des différents courants, Bertrand Delanoë vient de battre en retraite et d’abandonner le service minimum d’accueil dans les écoles. Ainsi se met-il avant tout au service de l’idéologie et des pressions des militants socialistes, élection au poste de Premier Secrétaire oblige.

Mais dans le même temps il se met hors la loi. Est-il acceptable qu’un candidat à un poste de responsabilité politique de ce niveau puisse ainsi enfreindre la loi ? Cela me parait peu compatible avec la fonction. En attendant, ce sont les Parisiens qui vont « trinquer » et qui trouveront, lors des prochaines grèves dans les écoles de la capitale, porte close. Ils ne viendront pas remercier leur Maire et je suis même convaincu que cette volte-face fera date. Car au fond, Bertrand Delanoë est certainement convaincu du bien fondé de cette mesure, sa première réaction de l’appliquer en témoigne. Mais au PS l’intime conviction compte peu. Il est en effet plus important de placer l’intérêt du parti avant celui de nos concitoyens. Entre les socialistes et nous il peut y avoir des similitudes ou des différences, c’est selon la nature des sujets. Mais sur ce point précis, il y a une profonde divergence de fond quant au respect que les élus doivent à l’intérêt général. Que je sache nous ne sommes pas simplement les représentants d’un parti politique, nous sommes avant tout les élus du peuple. Le moins que l’on puisse faire pour marquer ce respect c’est d’appliquer la loi votée par le Parlement issu du suffrage universel !

lundi 20 octobre 2008

Changement de Préfet

C'est aujourd'hui que le Préfet des Alpes Maritimes Dominique Vian fera ses "adieux" lors d'une réception au Palais Préfectoral. C'est toujours une manifestation émouvante car même si les Préfets ne sont pas là pour rester, au bout de quelques années passées dans le Département à représenter l'Etat, on s'habitue, on tisse des liens. Monsieur Vian est un homme affable, aux allures de Capitaine Haddock. Il aura eu, comme ses prédécesseurs, la lourde tâche de représenter l'Etat dans l'un des plus importants Départements Français. Il est vrai que les Alpes Maritimes ne sont pas simplement importantes du fait que sa population dépasse le million d'habitants. C'est aussi un Département très sensible qui accueille les plus grandes manifestations mondiales et qui doit veiller sur la sécurité des personnalités les plus importantes. Ici les rencontres de Chefs d'Etats, les visites de Présidents ou Rois étrangers, la présence quasi permanente de Ministres sans compter tous les "people" du Monde entier, animent la vie d'un Département, et donc des services de l'Etat, et donc d'un Préfet et de toute son équipe. En cela il faut saluer la façon dont le Préfet Vian a su maitriser toutes ces situations. Sands compter tous les autres sujets...

Un Préfet s'en va, un autre arrive. Certains me disaient récemment, avec un brin d'humour, qu'un Préfet a un CDD d'une semaine renouvelable à chaque Conseil des Ministres! C'est ainsi que le nouveau Préfet des Alpes Maritimes, Monsieur Lamy, sera bientôt présent au bord de la Baie des Anges. Il vient de Vesoul. Ce sera pour lui, sans aucun doute, un très grand changement. C'est en tout cas une très belle promotion. A 48 ans, nous aurons un Préfet jeune qui aura à coeur de démontrer que la "valeur n'attend pas le nombre des années". Souhaitons lui la bienvenue et bonne chance dans la tâche qui l'attend, pour lui, pour l'Etat, pour le Département c'est à dire un peu aussi pour nous!

dimanche 19 octobre 2008

Hanghzou et Nice: atouts et intérêts partagés

Depuis mon arrivée dans notre ville jumelle d'Hanghzou, je n'ai pas eu le temps de découvrir la ville. En effet, le programme officiel a commencé tôt le matin pour se terminer tard le soir. Mon travail a consisté à faire découvrir notre ville aux autorités Chinoises, à leur parler notamment des efforts que nous déployons en matière de développement durable et de tourisme responsable. Développant la qualité des eaux de baignades grâce à une station d'épuration très performante, mes interlocuteurs étaient très intéressés d'apprendre que nous effectuions des analyses hebdomadaires nous indiquant un indice très satisfaisant. D'autre part j'expliquais nos efforts en matière d'espaces verts puisque nous allons mettre à la disposition du public le parc de l'Observatoire qui sera relié par un téléphérique ou encore créer Eco-Vallée avec son parc ainsi que ses entreprises tournées vers le développement durable. J'expliquais en outre le souci de notre municipalité de rendre la ville moins bruyante, moins polluée, plus agréable et propice à la promenade tant pour les touristes que pour les Niçois avec la création d'un réseau de transports en site propre et notamment la ligne 2 du tramway puis l'augmentation du nombre de voies piétones. Enfin la candidature de Nice au JO d'hiver de 2018 a enthousiasmé notre auditoire et notamment la presse Chinoise dont le sujet est encore d'actualité dans ce pays.

Mais la ville de Hanghzou ne manque pas d'atouts non plus. Notre ville jumelle compte 6 millions d'habitants ce qui, à la proportion de la Chine, correspond un peu à la population de Nice par rapport à la taille des villes Françaises! Cette ville est l'une des plus belles de Chine. Lovée au fond du Lac de l'Ouest, elle marie à la fois des quartiers traditionnels et des secteurs très modernes tournés vers les affaires, la recherche, etc. C'est une ville très dynamique et dont le niveau de vie est l'un des plus élevés de Chine. Par ailleurs, sur le plan touristique, c'est l'une des destinations préférées des Chinois. Cette ville propose, comme animation nocturne, un spectacle sur le lac, mis en scène par le concepteur des cérémonies des Jeux Olympiques de Pékin, époustouflant! On connait l'art des Chinois en la matière qui savent toucher au spectaculaire. Mais à Hanghzou le spectacle atteint la perfection. Cela donne des idées pour ce que nous pourrons faire à Nice dans le futur dans le domaine événementiel.

On voit tout l'intérêt d'entretenir des jumelages avec des villes étrangères. Cela nous permet d'échanger sur des problèmes que nous avons en commun, de mélanger nos expériences et de rapporter des idées pour ce que nous-mêmes avons à faire. Je peux vous garantir que je saurai mettre à profit ces pactes de jumelages qui ne resteront pas simplement une signature sur un parchemin mais qui, sur un plan dynamique, doivent servir et serviront l'intérêt de nos populations.

samedi 18 octobre 2008

Nice remarquée en Chine

Nice et Hanghzou sont jumelées. Dans ce cadre j'ai participé au premier sommet des villes jumelées qui se tenait dans cette grande métropole Chinoise. Hanghzou, 6 millions d'habitants, est la plus grande ville touristique du pays. Au bord du lac de l'Ouest, elle allie la douceur du climat, la beauté des sites mais aussi un dynamisme tout à fait remarquable. Dans ce sommet placé sur le thème du tourisme, des destinations importantes étaient représentées comme Agadir, Cancun, Le Cap, Pise, Saporo, San José, etc. Mais Nice a été traitée avec des égards particuliers. En effet, le Maire d'Hanghzou a souhaité me placer à sa droite et a insisté pour que nos deux villes puissent renforcer les liens qui les unissent.

Au delà de l'aspect protocolaire, il faut savoir anticiper sur ce qui est en train de se passer sous nos yeux. La Chine, avec 1,3 milliard d'habitants, représente 20% de l'humanité. Le niveau de vie augmente de façon vertigineuse. Dès lors les touristes Chinois vont, d'ici quelques années, constituer une nouvelle et très importante composante de nos visiteurs. Nous devons donc nous y préparer afin que Nice soit, dans l'itinéraire des Chinois en Europe, une destination privilégiée. Nice bénéficie déjà d'une notoriété mondiale qui nous évite d'avoir à préciser où est localisée notre ville. Et même si l'image de la Côte d'Azur fait rêver, cela ne suffit pas. Il faut donc assurer la promotion de Nice, de ses atouts, de son histoire, de la douceur de la vie mais aussi de son engagement pour construire un futur respectueux de l'environnement afin de séduire nos clients étrangers potentiels. J'ai senti les Chinois très intéressés par Nice et par notre démarche. "Cerise sur le gâteau": les Jeux Olypiques d'Hiver de 2018 pour lesquels nous sommes candidats. Cette candidature, dans un pays qui vient d'organiser les Jeux d'Eté, a suscité l'enthousiasme. C'est là un nouvel argument qui démontre le haut niveau d'équipements de notre région et sa capacité à organiser les plus grands événements. Décidément Nice ne manque pas d'arguments, encore fallait-il pouvoir les faire valoir. Mes interlocuteurs me faisaient remarquer que la municipalité précédente avait laissé un souvenir mitigé...et encore je suis charitable! Ils ont salué le changement à la tête de notre municipalité et ont manifesté leur souhait d'une coopération renforcée avec Nice. C'est aussi notre souhait car une ville aussi internationale que Nice se doit d'entretenir des relations étroites avec les grands pays et les grandes villes du monde avec lesquels des échanges utiles peuvent être établis dans l'intérêt de nos populations respectives, nos expériences croisées étant de nature à nous faire avancer dans la voie du progrès. Mais aussi, dans une ville touristique comme la nôtre, nous ne devons pas "attendre le client" nous devons aller le chercher là où il se trouve et être les meilleurs dans une compétition internationale extrêmement soutenue. C'est bien là l'objet de ce genre de participation à un tel sommet.

vendredi 17 octobre 2008

Le site propre dans la vallée du Paillon

La ligne 1 du tramway trouve son terminus au "Pont Michel", c'est à dire dans le quartier Saint Charles. Sa prolongation la plus immédiate concernera la desserte du futur Hôpital Pasteur. Dans le même temps, nous avons décidé de construire la ligne 2 est-ouest qui reliera la place Masséna à l'aéroport, aux quartiers de la plaine du Var et au delà à Saint Laurent et Cagnes sur Mer. Cette ligne est très importante car le flux de circulation sur cet axe est le plus chargé de la métropole Niçoise. Elle permettra aux automobilistes d'abandonner leurs véhicules à l'entrée de la ville et de circuler en tramway. C'est là que les transports en site propre trouvent toute leur signification.

Avec la création de la ligne 2, la desserte de l'Ariane et de la Trinité est-elle menacée? Certainement pas. Il y a néanmoins une réflexion pour voir comment réaliser cette desserte en tenant compte des infrastructures existantes. En effet, l'extension du réseau de transports en commun en site propre doit tenir compte de ce qui existe afin de pouvoir optimiser ces équipements. Or il existe une ligne de chemins de fer SNCF entre la gare centrale Thiers et l'Ariane, la Trinité et Drap. On peut donc très bien imaginer que cette ligne soit aménagée en transport urbain, connectée à la ligne 1 du tram et ainsi parvenir à créer un véritable réseau. Ainsi, l'aménagement de la ligne SNCF permettrait la desserte du quartier de Pasteur sud, du lycée Apolinaire, du quartier Saint Roch, de Bon Voyage, de l'Ariane et de la Trinité. D'autre part, cette ligne serait en correspondance avec la ligne 1 du tramway à la gare centrale Thiers mais aussi à la station Pont Michel. Ainsi, à moindre frais, pourrait-on desservir le secteur est de la métropole Niçoise et ces travaux pourraient être réalisés beaucoup plus rapidement qu'en créant une nouvelle ligne.

Il faudrait pour cela que le Conseil Régional se décide enfin à "jouer le jeu" et à considérer que pour l'utilisateur la complémentarité SNCF/Tramway s'impose. Au lieu de cela les élus socialistes préfèrent aller manifester à l'Ariane pour faire croire à la population que l'on serait hostile à la desserte de ce quartier par le transport en site propre. C'est une fois de plus de l'agitation politicienne. Je regrette cette façon de critiquer systématique sans jamais vouloir construire. J'en appelle à l'esprit de responsabilité qui devrait animer l'opposition municipale pour leur dire qu'il vaudrait mieux engager une réflexion pour la modernisation de la ligne SNCF et livrer rapidement aux habitants une ligne de RER rapide plutôt que de se livrer à ces démonstrations stériles. En tout cas je tiens à rassurer la population de l'est de la métropole Niçoise qui s'inquiète de la desserte de ce secteur: la vallée du Paillon ne sera pas oubliée. Nous souhaitons proposer des solutions réalistes qui puissent voir le jour dans les meilleurs délais. Peut-être que la population pourrait faire pression sur la Région afin qu'elle s'engage enfin dans ce domaine plus qu'elle ne l'a fait jusqu'à présent.

jeudi 16 octobre 2008

Au service du public

L'appellation "service public" ne doit pas être une notion abstraite. Chacun doit comprendre qu'ils s'agit d'une fonction très noble et essentielle, celle d'être au service du public. Certaines administrations avaient eu tendance à l'oublier. Chacun se souvient de files d'attentes interminables pour demander un renseignements et pour finalement s'entendre dire que ce n'était pas le bon guichet. Au XXIème siècle les choses doivent nécessairement évoluer. Ca n'est pas le public qui doit se mettre à la disposition du service public mais c'est à ce dernier d'être attentif aux citoyens.

Cette notion a beaucoup évolué depuis quelques années. Les administrations ont publié les signes pour rendre leurs services plus accueillants. D'autre part les services téléphoniques ou internet ont permis aussi un rapprochement entre les administrations et la population. J'étais heureux, par exemple, dans un article de presse récent, de constater que les services de renseignements téléphoniques de la ville et de ses services donnaient satisfaction aux gens qui appelaient. Non seulement il faut renseigner mais en outre il faut le faire avec amabilité ce qui, évidemment ne coûte pas plus cher! Mais au delà il faudra progresser pour permettre aux usagers de rencontrer leurs administrations sans être obligés de prendre un demi-journée de congés. Chacun a la hantise de recevoir une lettre recommandée et d'être obligé de faire la queue à la Poste pour la retirer. Et que dire du service des permis de conduire, des cartes grises ou des passeports à la Préfecture. Je n'ose parler du service des étrangers où la file s'étend chaque jour jusqu'à l'extérieur du bâtiment et où il est nécessaire de rester debout pendant des heures jusqu'à la fermeture des bureaux.

Rapprocher les administrations des administrés est une impérative nécessité. Je suis convaincu des marges de progrès dans ce domaine. Nous y travaillons activement à la Mairie de Nice et les premières mesures commencent à prendre effet. Le service des mariages ouvert le samedi après-midi, l'instauration d'un service "allo Mairie" ou encore l'ouverture de la bibliothèque le dimanche après-midi participent de cette vision. Nous avons le souhait que la population renoue avec son administration et se félicite de la qualité du service public.

mardi 14 octobre 2008

Sarkozy: un Président de l'Europe très actif

La crise mondiale a frappé l'Europe comme elle a touché l'ensemble des économies mondiales. Nicolas Sarkozy, en tant que Président de la République, a su immédiatement prendre la mesure de la situation et initier des mesures nationales afin d'éviter la faillite des institutions financières Françaises. Mais au delà il a souhaité donner à cette action une dimension Européenne car les économies, au sein de l'Union, ne sont pas étrangères les unes par rapport aux autres. Il lui aura fallu beaucoup de détermination et de force de conviction pour mettre d'accord les Etats Européens entre eux. Chacun avait pu percevoir les différences d'appréciations entre l'Allemagne et la France ou d'autres pays. Le climat de confiance que Nicolas Sarkozy a su installer a permis aux positions Européennes de se rapprocher et aux décisions de s'harmoniser.

Le sommet de Paris le week-end dernier rassemblant les pays de l'Euro-Groupe a permis de définir une ligne de conduite commune. C'est un succès incontestable pour le Président Français dans sa fonction de Président du Conseil Européen qui aura su "prendre les choses en mains" et se démener sans compter afin d'amener les uns et les autres à se retrouver sur des solutions communes. Les Français sont en train de découvrir leur Président dont ils sous estimaient, sans doute, les capacités à affronter les temps difficiles. La crise sans précédent et les mesures qu'elle mérite a permis à Nicolas Sarkozy de démontrer ses capacités dans ce domaine. Ca n'est pas pour rien que les sondages démontrent le soutien majoritaire des Français à l'action du Président. L'épreuve des faits est plus révélatrice de l'étoffe d'un Président que les commentaires quotidiens émis par ses détracteurs. Souhaitons que ces actions portent leurs fruits et que les Français puissent bientôt relever la tête. L'action du Président aura, sans nul doute, été déterminante pour y parvenir.

lundi 13 octobre 2008

Bibliothèque ouverte le dimanche

L'ouverture de la bibliothèque Louis Nucéra le dimanche avait été l'une de nos promesses électorales, c'est désormais une réalité. En effet, depuis hier, cette bibliothèque est ouverte le dimanche après-midi pour le plus plus grand bonheur de ses utilisateurs. Pour cette première ouverture dominicale, nous avons accompagné le Maire de Nice afin de nous rendre compte de l'impact de cette mesure sur la population. Première remarque, le représentant de la CGT qui tentait de faire signer une pétition pour protester contre cette ouverture eut beaucoup de mal à trouver des "clients". En effet, les gens se pressaient pour entrer dans les lieux et profiter de cette nouvelle formule. Une fois à l'intérieur, nous avions le plaisir de découvrir un public nombreux et majoritairement jeune venu pour lire et travailler. En effet, les jeunes éutdiants étaient heureux de pouvoir se retrouver pour mettre à profit leur dimanche au service de leurs études. Chacun nous saluait et nous félicitait de cette initiative.

Bien sur le changement dérange toujours quelques conservateurs qui ne souhaitent pas que les choses bougent. Mais notre point de vue est que le service public doit être réellement au service du public. Et ce service ne peut être absent le dimanche alors que le besoin existe. Il fallait donc évoluer, c'est ce que nous avons fait. Nice se met à l'heure des grandes villes qui savent répondre à l'attente et aux besoins des gens. Il était temps! Après les quelques protestations corporatistes, je suis convaincu que tout le monde comprendra qu'on ne peut s'opposer à une mesure quand elle est juste et qu'elle répond à une demande impérative. La demande de culture et de lecture à Nice le dimanche est une priorité, elle est aujourd'hui satisfaite. Je m'en réjouis pour toutes celles et tous ceux qui désormais vont pouvoir en profiter.

dimanche 12 octobre 2008

Le geste qui sauve

Je suis allé accueillir le "train du coeur" qui stationnait hier à la gare SNCF de Nice Thiers. Il s'agit d'un train qui parcourt toutes les régions Françaises afin de sensibiliser la population sur le fait que l'on peut sauver des vies grâce à la mise à disposition de défibrilateurs de proximité et à l'apprentissage de quelques gestes qui sauvent. Car il faut savoir que la personne victime d'un arrêt cardiaque sur la voie publique peut être sauvée avec une intervention effectuée dans moins de cinq minutes. Ensuite, chaque minute qui passe compromet ses chances de survie. Or, les secours d'urgences arrivent, en moyenne, six minutes après que l'arrêt cardiaque soit survenu, c'est à dire souvent trop tard.

C'est pourquoi la ville de Nice a décidé de s'équiper de défibrillateurs. Ils seront installés dans différents points de la ville et reconnaissables de loin afin que chacun puisse l'utiliser, le plus rapidement possible, en cas de nécessité. Dans le "train du coeur" j'ai été mis à contribution pour agir sur un mannequin censé représenter une victime. Dès le malaise de la personne, vous devez vérifier qu'elle ne respire plus ou bien que la respiration est devenue anormale. Ensuite vous prenez le défibrillateur que vous actionnez. L'appareil vous guide vocalement afin que vous puissiez placer les électrodes au bon endroit sur la poitrine de la victime et vous enseigne les premiers gestes de secours comme le massage cardiaque ou le "bouche à bouche". Dans ces conditions, la victime a toutes les chances d'être sauvée.

Ce produit et ces procédures méritent qu'on leur accorde la plus grande publicité. Hier, les entreprises des Alpes Maritimes étaient présentes et engagées pour installer des défibrillateurs sur les lieux de travail. La mobilisation est forte, elle doit s'amplifier. En effet, il faut savoir que près de 500 personnes meurent chaque année dans les Alpes Maritimes sur la voie publique d'un arrêt cardiaques et que seulement 9 sont sauvées. Aux Etats-Unis, compte tenu du développement du défibrilateur, le taux de personnes sauvées atteint 25%. Notre marge de progression est énorme. C'est pourquoi nous devons nous impliquer fortement dans ce domaine car chacun d'entre nous est en mesure de sauver des vies. Y a-t-il une plus belle action?

samedi 11 octobre 2008

JO: la gauche divisée

Le débat qui s'est ouvert sur la candidature de Nice aux Jeux Olympiques de 2018 a été éclairant sur la capacité des uns et des autres à projeter une ambition pour notre ville. Le Maire a présenté le dossier en insistant sur les équipements performants de notre département en ce domaine. Désormais les Alpes Maritimes sont devenues un département exemplaire cité en exemple sur le plan international. Face à un enjeu aussi important pour l'avenir et qui permettrait à notre région de faire un bond qualitatif formidable, il y a ceux qui ont décidé de prendre leurs responsabilités et ceux qui entendent se distinguer par des attitudes passéistes, politiciennes et négatives afin d'instiller le doute. Mais il se trouve que ceux là sont des gens ultraminoritaires qui ne représentent pas grand monde. Ils esssaient par leur dissonance dans une belle unanimité d'exister encore un peu...

Ainsi, sur le dossier de candidature de Nice aux JO la gauche nous a donné l'image d'un groupe totalement divisé. Le Parti Socialiste, par la voix de son leader local qui est en même temps vice-Président de la Région, a tenu à apporter son soutien total à la candidature de Nice. Le PS local sait très bien que tous les Niçois soutiennent ce dossier et que s'en désolidariser c'est aller à l'encontre de la volonté populaire, alors que le PC ainsi que les Verts ont choisi de s'abstenir. Or nous sommes élus pour soutenir des projets qu'attendent nos populations et non pour nous opposer à leurs aspirations. Je salue donc l'attitude du PS sur cette affaire et je souligne l'absence de cohérence d'un groupe de gauche en situation de désintégration sur des dossiers de plus en plus nombreux. Il y a quelques semaines, au moment de voter sur le passage en Communauté Urbaine, le clivage s'était déjà manifesté puisque Sophie Duez avait voté "pour" tandis que le groupe socialiste s'abstenait. Nous constatons, jour après jour, la cacophonie de notre opposition qui a du mal à s'organiser face à une politique municipale aussi ambitieuse et empreinte de bon sens. Et bien je leur souhaite bien du plaisir car nous ne faisons que commencer!

vendredi 10 octobre 2008

Une journée chargée de symboles

La journée aura commencé avec le Conseil Municipal. Une matinée riche en débats mais surtout un ordre du jour traduisant une grande ambition pour la ville. En effet, les Jeux Olypiques d'hiver seront à l'honneur. L'idée lancée il y a quelques semaines par Christian Estrosi a d'ores et déjà fait le tour de la planète. La candidature de Nice est immédiatement entrée dans la cour des grandes, de celles avec qui il va falloir compter. Mais cela ne se fera pas tout seul. Il va falloir beaucoup travailler, se donner toutes les chances pour que Nice arrive sur la plus haute marche du podium. C'est l'un des sujets sur lesquels le Conseil Municipal aura à s'exprimer et j'espère que cela se fera au delà des clivages politiques afin que "l'équipe de Nice" tire totalement dans la même direction. Ce challenge est formidable et doit nous mobiliser car un tel projet aurait des retombées extraordinaires sur notre ville en accélérant la réalisation de la plupart des projets envisagés comme le TGV par exemple mais aussi en mettant les projecteurs de la plus médiatique des rencontres sportives au Monde sur notre ville.

Pour cela Nice doit aussi se doter des moyens de son action et la création de la Communauté Urbaine Nice Côte d'Azur en est un incontournable. C'est pourquoi les Maires de la CANCA qui partagent cette volonté de gagner les défis du XXIème siècle ont accepté la mutation de la Communauté d'Agglomération en Communauté Urbaine. Dans ce domaine il y a ceux qui ont une vision pour l'avenir et ceux qui la refusent et préfèrent, comme le PS local, mettre des obstacles et se complaisent dans des facéties politiciennes stériles. Ils perdront ce combat contre le bons sens et contre la raison comme ils ont perdu les élections, sans panache.

Enfin, nous aurons le plaisir d'accueillir dans notre Ville la Secrétaire d'Etat Fadela Amara. Elle est atypique dans le Gouvernement. Issue de la diversité, venue des banlieues, ancienne Présidente de "ni putes ni soumises", c'est avant tout une femme aux combats authentiques et sincères. Nicolas Sarkozy a eu raison de faire appel à son talent et à son expérience. J'apprécie Fadela qui a su rester elle-même et, discrètement mais avec détermination, se bat pour sortir les banlieues de l'ornière et ne se sert pas des quartiers en difficultés pour sa gloire personnelle comme ce fut si souvent le cas dans des Gouvernements de gauche. Le temps du grand "show" dans les banlieues est terminé, désormais on travaille sérieusement.

Ces trois symboles auront marqué notre journée Niçoise et ça n'est déjà pas si mal. Nos concitoyens peuvent être fiers de ce travail entrepris avec enthousiasme même si les temps sont difficiles. Et c'est justement parce que les temps sont durs qu'il ne faut pas baisser les bras mais au contraire tout mettre en oeuvre pour bâtir un avenir prometteur. C'est ce que, jour après jours, notre municipalité est en train de mettre en oeuvre.

jeudi 9 octobre 2008

Le RSA sans les socialistes

La discussion du projet de loi sur le RSA (Revenu de Solidarité Active) vient de s'achever. Ce texte aurait du rassembler tous les Députés, de gauche, du centre et de droite. En effet, cette loi va permettre aux personnes qui se trouvent en grande difficulté et qui souhaitent pouvoir reprendre une activité, aussi modeste soit-elle, de le faire sans perdre leurs avantages sociaux et financiers. Car jusque là le système l'empêchait et contraignait les RMIstes à rester à l'écart du marché du travail.

C'est d'ailleurs une des raisons qui m'avaient amené à ne pas voter pour le RMI. Celui était une revenu minimum mais l'insertion avait été le grand échec de cette réforme. Il était grand temps de revoir ce dispositif afin de permettre l'insertion qui est certainement le point le plus important et celui vers lequel doivent tendre tous nos efforts.

La discussion du projet de loi a été très intéressante. Pour avoir présidé plusieurs séances j'ai apprécié la qualité des débats et surtout la volonté d'écoute et de dialogue du Gouvernement. Le Haut Commissaire à l'Intégration Martin Hirsh a su prendre en compte les préoccupations des Députés afin que le texte soit le plus consensuel possible. On n'est pas là pour faire de la politique politicienne sur la misère des gens.

Je regrette la position du PS qui "in fine" a décidé de s'abstenir sur le vote de cette loi. C'est une posture de plus pour s'affirmer en "opposition". C'est malheureux car, sur le terrain, les personnes concernées, qui souvent votaient à gauche, ne comprennent pas ce message négatif. Les Socialistes accusent à tort le Gouvernement de ne pas avoir prévu le financement de cette mesure alors que toutes les assurances ont été données dans ce sens. On pourrait, sur ce point, rappeler toutes les politiques lancées en leur temps par la gauche, non financées, et que la droite, revenue au pouvoir, a du assurer. Mais ceci n'a pas d'importance.

Ce qui compte c'est que le RSA soit voté et qu'enfin nos compatriotes les plus faibles puissent à nouveau relever la tête.

mercredi 8 octobre 2008

Une Charte pour la Méditerranée

L'Assemblée Parlementaire de la Méditerranée disposait de statuts régissant sont fonctionnement. Nous sommes en train de travailler pour la doter d'une Charte. Ce sera un texte fondateur donnant du souffle à cette institution qui a l'immense mérite d'être la seule Assemblée Parlementaire réunissant tous les représentants des Parlements de la Méditerranée. Pendant 36 heures nous avons travaillé au sein du Bureau de l'Assemblée pour exposer le projet de texte que nous avons écrit et qui a été discuté par l'ensemble des délégations Méditerranéennes. Cette Charte ne sous estime pas les problèmes qui existent entre les Gouvernements du pourtour Méditerranéen. Ces problèmes sont réels et ils émaillent l'histoire tumultueuse de cette région, mère des civilisations. Pour autant il faut savoir les surmonter et donner des réponses d'espoir aux peuples qui souffrent et qui attendent de nous des initiatives positives.

D'ailleurs, pendant nos débats, nous avons eu une discussion très intéressante et utile sur la nécessité de dialoguer ensemble. Les pays Arabes eux-mêmes sont demandeurs d'une telle démarche à l'égard d'Israël. C'est parce que les relations sont difficiles que ce dialogue est indispensable. Chacun devra mettre un peu "d'eau dans son vin", faire un pas vers l'autre. Ce n'est pas se renier que de le faire mais c'est oeuvrer positivement en faveur d'une paix jusque là introuvable. La discussion dans le calme où chacun écoutait l'autre en essayant de le comprendre était une avancée encourageante.

J'ai toujours cru à l'utilité d'une assemblée comme le Parlement de la Méditerranée. J'en suis de plus en plus convaincu. Notre détermination doit être totale afin de rapprocher les points de vues qui apparaissent aujourd'hui si éloignés et qui sont pourtant plus proches que ce qu'on peut en penser. J'attends avec espoir les prochaines réunions de cette Assemblée, et notamment la pleinière de novembre qui aura lieu à Monaco et où nous devrons adopter la Charte de la Méditerranée. A travers Monaco, la Côte d'Azur, terre de rencontres de la Méditerranée sera mise à l'honneur. Elle sera le lieu de naissance de ce texte fondateur

mardi 7 octobre 2008

Seulement six mois et déjà les dossiers avancent

La nouvelle équipe municipale autour de Christian Estrosi est en place depuis seulement six mois et déjà les dossiers avancent rapidement. Bien entendu il était important et urgent de s'occuper immédiatement de la propreté et de la sécurité de la ville. C'était une priorité et aussi une très grande attente de la part de nos concitoyens. Il faut dire qu'en ce domaine comme dans beaucoup d'autres la situation était catastrophique car nos prédécesseurs n'avaient pas fait grand chose. On pourrait en dire autant au niveau de l'entretien des écoles, de l'état des crèches ou encore de la situation du tourisme où on vivotait sur nos acquis alors que nos principaux concurrents engagaient des politiques ambitieuses.

La municipalité a donc non seulement fait face à ces situations urgentes mais a également décidé d'investir dans l'avenir avec le lancement d'une ligne 2 pour le tramway, la réorganisation des lignes d'autobus, la création de la Communauté Urbaine ou encore la candidature de Nice aux Jeux Olympiques d'Hiver de 2018.

Parallèlement je lisais dans le journal l'exaspération des riverains du boulevard Gambetta qui souhaitent la démolition de l'îlot appartenant au Centre Hospitalier et qui est en ruine depuis plus de 20 ans. Les municipalités qui se sont succédées n'ont rien fait pour régler ce problème alors que la demande était aussi forte qu'aujourd'hui. Et bien, en seulement six mois, nous avons réussi à réunir les conditions pour obtenir la démolition de ces bâtiments et les remplacer par un parking provisoire. Il faut nous laisser encore un peu de temps et cette verrue ne sera bientôt plus qu'un mauvais souvenir.

C'est ce qu'on appelle l'efficacité ou encore le respect de la parole donnée. Et pourtant, croyez-moi c'est difficile tant la situation de la Mairie était préoccupante. Mais la détermination de notre équipe municipale est totale et nous ferons donc consciencieusement ce que nous avons promis.

lundi 6 octobre 2008

Relater les faits avec objectivité

C'est ce que devraient faire certains journalistes qui n'ont qu'un objectif, exploiter le moindre détail pour le monter en épingle et tenter d'en faire l'événement. J'en veux pour preuve le déplacement du Président de la République à New York à l'occasion de la session des Nations Unies. Sa présence a été très remarquée, non seulement sur le plan diplomatique dans un contexte de crise mondiale, mais aussi aux Etats-Unis. Ainsi la fondation Elie Wiesel a tenu à organiser en son honneur une grande soirée de prestige au cours de laquelle une distinction lui a été remise pour son action en faveur de la paix au Proche Orient et en Georgie. Cet honneur a été salué par l'ensemble de la société Américaine et relaté par la presse internationale. Les faits ont été également relayés par la presse Française mais j'ai été choqué voire outré par le comportement de certains journalistes qui ont eu des comportements indignes de leur carte de presse.

Ainsi, par exemple, a-t-on pu entendre certains commentaires sur le fait que le Président Français était vétu d'un "smoking" ou encore qu'il avait été à New York faire du "shopping" avec son épouse. Quand la mesquinerie va jusque là on peut s'interroger sur le professionalisme de ceux qui perdent leur temps à écrire de tels papiers. En effet, faut-il leur rappeler que dans la valise d'un Chef d'Etat il y a toujours un "smoking" et qu'au nom de la représentation de la France il ne manquerait plus que le Président Français ne respecte pas le code vestimentaire d'une soirée à laquelle il est invité. Ensuite, que le Président puisse prendre quelques heures pour se "ballader" avec son épouse dans les rues New York dans un emploi du temps aussi chargé que le sien est une liberté que chacun s'accorderait et qu'il est stupide de refuser à Nicolas Sarkozy, fut-il Chef d'Etat.

Alors je demande à ces journalistes dont je respecte l'indépendance de faire leur travail en conscience et dans le respect des règles élémentaires de la déontologie car leurs lecteurs, auditeurs et télespectateurs demandent à être informés simplement mais hônnetement.

dimanche 5 octobre 2008

TGV: l'intérêt général doit l'emporter

Voilà le débat sur le TGV Côte d'Azur relancé à travers un grand article de Nice Matin. Cette ligne prioritaire doit entrainer la mobilisation générale. D'autant qu'il ne suffit pas de faire des discours sur le développement durable et dans le même temps de faire obstacle à un projet majeur dans ce domaine. Il n'est qu'à voir les analyses de l'air dans notre région pour comprendre qu'il n'y a pas une minute à perdre pour lancer un tel projet.

Au départ, les Maires de Marseille et de Toulon souhaitaient que cette ligne passe par leurs villes. Cette demande était légitime même si, à l'évidence, elle allait se révéler beaucoup plus chère. En outre, un tel projet aurait entrainé un temps plus long pour desservir Nice. Mais nous avons accepté ce débat afin de ne froisser personne et surtout de ne pas compromettre ce projet. Aujourd'hui, alors que l'itinéraire proposé doit bientôt être dévoilé, certains élus commencent à exprimer des oppositions comme le Président du Conseil Général des Bouches du Rhône, du Var ou encore le Maire d'Aix en Provence, au nom de petits intérêts locaux faisant fi de l'intérêt général. Je crois qu'il faut que tout le monde se ressaisissent et ne cherche pas à faire des effets de manches politiques sur une affaire qui mérite mieux, beaucoup mieux. Au regard de ce que cette ligne représente en terme d'aménagement du territoire, j'espère que la raison saura l'emporter et que le projet se concrètisera bientôt. Dans le cas contraire l'histoire de notre région retiendrait l'irresponsabilité et le peu de vision de ceux qui s'y seraient opposés.

samedi 4 octobre 2008

Union de la majorité, zizanie à gauche

En début de semaine nous tenions les journées Parlementaires du Nouveau Centre en Bourgogne. Nos débats portaient bien évidemment sur la crise financière internationale et notre famille politique se réjouissait de la volonté du Gouvernement et du Président de la République de tenir un discours de vérité qui devra se traduire dans les jours qui viennent par des actes forts. Nos collègues de l'UMP ainsi que bon nombre de Ministres nous avaient rejoints afin de nous témoigner leur amitié. En cette fin de semaine c'est l'UMP qui tient ses journées Parlementaires à Antibes, tout près de chez moi. Les ministres et mes collègues UMP se sont succédés à Nice pour venir nous saluer à la mairie de Nice mais aussi pour participer à un grand meeting de l'union.

L'ambiance est confiante et amicale. En effet, après les quelques tiraillements qui s'étaient manifesté l'an dernier alors que le Nouveau Centre venait à peine de se créer, tout le monde comprend bien aujourd'hui la nécessité qui est la nôtre de travailler ensemble et de nous respecter. Je dois dire très sincèrement que cette semaine, dans les deux rencontres que je viens de citer, l'ambiance était positive et laissait augurer de relations fécondes au sein d'une majorité unie. Ceci tranche singulièrement avec l'ambiance au Parti Socialiste ou la seule perception que l'on puisse avoir traduit des haines entre les courants et une absence totale de propostions.

Tant pis pour eux. Nous avons mieux à faire que de nous occuper de ces zizanies. Compte tenu de l'ampleur de la tâche qui nous attend, nous préférons travailler au sein de la majorité et ne pas regarder ce spectacle décadent.

vendredi 3 octobre 2008

Rentrée Parlementaire

Sitôt la session Parlementaire reprise, l'Assemblée Nationale a élu son bureau. Me voici à nouveau Vice Président de l'Assemblée pour une année. Cette rentrée promet d'être chargée. Nous allons immédiatement examiner le budget de la France puis celui de la sécurité sociale. Le RSA dont nous avons commencé à débattre en session extraordinaire va revenir en séance. Et puis il y aura la suite du Grenelle de l'Environnement. Sans compter les conséquences de la réforme Constitutionnelle votée en juillet dernier qui va amener l'examen de nombreuses lois mais aussi qui va entrainer une réforme profonde du règlement de l'Assemblée.

Tout ça sur fond de crise économique et sociale qui est venue s'inviter dans notre ordre du jour. Car au delà de l'ensemble des sujets évoqués, celui de la crise financière et bancaire qui fait râge occupe tous les esprits et mobilise toutes les énergies. Et ce sujet, à la différence de ceux que j'évoquais au début, n'est pas franco-Français. Il s'agit d'un sujet mondial dont les conséquences touchent tous les pays. Dans cette affaire, l'action de notre seul Gouvernement ne saurait suffire à enrayer le problème. Et pourtant nous devons nous mobiliser afin de protéger la France le plus possible des effets négatifs d'une telle crise.

C'est donc une session importante qui s'ouvre au Parlement. Chacun de nous se sent concerné et déterminé à oeuvrer pour permettre à notre pays de faire face à cette situation le mieux possible. Je suis un peu triste de voir l'opposition tourner le dos à ces problèmes et user de la critique systématique au lieu d'apporter une contribution positive. C'est pourtant ce qui se passe dans d'autres grandes démocraties où majorité et opposition essaient de collaborer pour tenter d'éviter le pire pour leur pays. Mais ce serait trop demander au parti Socialiste Français plus préoccupé par ses petits calculs que par la défense réelle des intérêts de nos concitoyens!

jeudi 2 octobre 2008

Le sectarisme en embuscade

Décidément les socialistes sont sectaires et le resteront. Et pourtant il y a dans leurs rangs des femmes et des hommes responsables et éclairés qui veulent dépasser ce type de comportement estimant, à juste titre, qu’il y a des sujets sur lesquels ont peut jeter des passerelles entre la droite et la gauche. Il a suffit à Michel Rocard de dire que Nicolas Sarkozy était un homme ouvert avec lequel on pouvait discuter pour qu’aussitôt il soit voué aux gémonies. Son procès en déviance socialiste fut instruit dans l’instant et il fut immédiatement condamné par la « hiérarchie ».

Ce type de comportement est d’un autre âge, il rappelle le bon vieux temps du mur de Berlin où la gauche et la droite n’avaient qu’un droit, celui de se combattre. Depuis bien des choses ont évolué sous la Vème République et encore plus dans la présente législature. La présence d’un Bernard Kouchner, d’un Martin Hirsh ou d’un Jean Marie Bocquel en est le témoignage le plus éclatant. C’est peut-être aussi le bât qui blesse dans un PS en lambeaux qui n’arrive plus à retenir les siens.

Je trouve l’attitude de Rocard intelligente et courageuse car il sait faire passer l’intérêt général avant les intérêts partisans. Dans un contexte économique et social très difficile où personne n’est en mesure de dire ce qui se passera en 2009, les socialistes préfèrent mener une guéguerre de tous les instants contre le Gouvernement plutôt que d’apparaitre comme un acteur responsable. Quelle différence avec les Etats-Unis d’Amérique qui, en pleine campagne présidentielle, réussit à mettre les adversaires autour d’une même table pour tenter de sauver l’essentiel, c'est-à-dire l’intérêt de la Nation. Sur ce point notre démocratie a encore bien des progrès à faire. Michel Rocard est de ceux qui au PS souhaitent apporter leur contribution pour aider le pays à s’en sortir tandis que les autres espèrent secrètement que des catastrophes se produisent afin de pouvoir ensuite « ramasser » le Pouvoir. Sincèrement il faudrait un peu plus de Rocard au PS et un peu moins de politiciens opportunistes, mais c’est là une autre histoire.

mercredi 1 octobre 2008

Tourmente

La crise économique et financière dans laquelle le Monde se trouve plongé, tombe au plus mauvais moment. En effet le fait que les Etats-Unis soient en pleine campagne électorale paralyse l’action du Gouvernement Américain ce qui place le Monde en situation d’attente, une attente dont on mesure chaque jour le coût. Les bourses montent et descendent dans un mouvement de « yoyo » inquiétant. En effet, après les déclarations du Président Bush proposant d’injecter massivement des capitaux publics pour pouvoir sauver les grandes institutions financières des Etats-Unis, Wall Street et l’ensemble des grandes places financières réagissaient favorablement et laissaient entendre que ce plan allait pouvoir calmer le jeu. Mais le vote négatif du Parlement Américain sur le plan Polson a eu immédiatement pour conséquences de faire « dévisser » les bourses et laisse augurer des lendemains qui déchantent.

Ce qui est difficile à comprendre dans le vote du Parlement Américain c’est qu’il s’agit de la majorité Républicaine, favorable à Georges Bush qui vote contre la proposition du Président des Etats-Unis. Ainsi donc, la droite Américaine s’oppose-t-elle à des mesures interventionnistes, ce qui dans l’absolu peut se comprendre puisqu’il s’agit de ponctionner près de 3.000 dollars dans la poche du contribuable Américain. En revanche dans le contexte actuel où, même un Président des USA Républicain, dans une circonstance exceptionnelle, propose une intervention massive de l’Etat, on voit la difficulté d’avoir une visibilité. Or chacun sait bien que si le plan Paulson soutenu par Georges Bush n’est pas adopté, la bourse continuera de s’effondrer et avec elle nombre de grandes institutions financières ce qui aura des conséquences dramatiques sur les grandes économies mondiales.

Ainsi la campagne électorale Américaine est-elle un frein à la solution des problèmes que nous rencontrons et le vote à la Présidence n’interviendra que dans cinq semaines. C’est court et c’est long à la fois. A la vitesse où les problèmes évoluent, il se pourrait bien que d’ici un mois la dégradation n’ait fait des ravages. Gageons que les politiques Américains sauront prendre la mesure de leurs responsabilités car c’est de l’essentiel dont il s’agit.