Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

Aller au contenu | Aller au menu | Aller à la recherche

jeudi 31 juillet 2008

Radovan Karadzic: enfin devant ses juges!

Peu à peu la Serbie sort de cette période sombre de son histoire pour s'orienter vers l'Europe et la démocratie. Le peuple Serbe en avait ainsi décidé lors des dernières élections en choisissant un Gouvernement pro Européen contre les vieux démons nationalistes. Je m'en félicite car la Serbie est un pays ami de la France qui devra trouver toute sa place dans l'Union Européenne. Cette évolution sera positive pour l'Europe, pour la Serbie mais aussi pour cette région des Balkans qui a connu tant de drames dans son histoire. D'ailleurs l'Europe n'est-il pas le meilleur moyen de réconciler des peuples qui étaient en guerre? La France et l'Allemagne en sont le plus bel exemple.

Chassés les vieux démons mais aussi chassés les responsables de ces guerres fraticides qui ont endeuillé toute la région et ont fait souffrir tant de peuples. Après Milosevic qui fut traduit devant la cour de La Haye c'est au tour de Radovan Karadzic. Le "boucher" des Balkans qui se cacha pendant des années sous un faux nom et sous un accoutrement qui le rendit méconnaissable a été arrêté et transféré à La Haye pour être traduit devant ses juges. Il devra rendre compte de ses crimes. Ses supporters annonçaient une manifestation rassemblant 1,5 million de personnes dans les rues de Belgrade, elles ne furent que quelques milliers. Quelques milliers de trop mais un nombre bien modeste au regard des chiffres qui étaient annoncés. Les nostalgiques ont perdu la partie. La Serbie a tourné la page et s'oriente désormais vers le progrès et la démocratie. Désormais Karadzic n'apparait plus dans la liste des personnalités politiques ou militaires mais dans celle des criminels. Ce changement de régime est une victoire pour le peuple Serbe.

mercredi 30 juillet 2008

Pétition en faveur des vacances de Ségolène Royal

C'est dur de ne pas vouloir s'arrêter, on en vient à dire des bêtises. En effet, Madame Royal continue de fustiger Jack Lang et de dénoncer de pré-supposées pressions de Nicolas sarkozy en faveur du vote de la réforme constitutionnelle. Ces propos diffusés dans des médias en manque d'acutalité politique sont ainsi diffusés dans les rédactions ou sur internet. Mais il faudrait que la candidate au poste de premier secrétaire du Parti Socialiste se rende compte de l'impact nul de ses propos dans l'opinion publique. Personne ne s'en émeut, personne ne m'en parle, tout le monde s'en moque!

Que d'énergie dépensée pour rien, que d'agitation inutile. Je ne cesse de le répéter à longeur de billets sur ce blog pour m'en désespérer et pour dire que la politique c'est autre chose que ces effets de langage. Mais décidément, nous n'avons pas, de la politique, la même approche, et c'est tant mieux...pour moi!

Alors je ne commenterai pas ces déclaration dérisoires, ce serait une perte de temps. Chacun mène sa barque comme il l'entend et si Madame Royal veut perdre son été, ça la regarde.

mardi 29 juillet 2008

Bravo Obama

En tant que Français je n'ai pas spécialement à prendre position pour un candidat contre un autre relativement à l'élection présidentielle Américaine. Le choix appartient aux Américains et à eux seuls. En revanche je veux dire que je suis sensible au voyage que Barak Obama vient d'effectuer en Europe en s'arrêtant à Berlin, à Paris et à Londres. Et au delà de ce déplacement, j'ai également été séduit par le discours d'ouverture vers les alliés naturels des Etats Unis que nous sommes et cela n'allait pas de soi. En effet, pendant des années le climat a été tendu entre nos deux pays au point que lors de la dernière campagne électorale Américaine il y a quatre ans aucun candidat n'aurait osé venir se faire photographier sur le perron de l'Elysée. Ce changement d'ambiance est le signe encourageant d'une amitié retrouvée et d'un respect mutuel.

J'ai également été heureux d'entendre le candidat démocrate encourager la construction Européenne et même pousser à la mise en place d'une Europe de la Défense. C'est une grande première dans la bouche d'un haut responsable politique Américain et cela traduit ce que pourrait être demain la nouvelle relation Europe-USA basée sur une collaboration confiante au lieu d'être dans le rapport de force, dans le rapport de dominant à dominé comme nous l'avons connu par le passé.

C'est pourquoi je trouve ce voyage Européen du candidat Américain très encourageant. Alors, sans prendre position pour un candidat contre un autre, je souhaite souligner ce nouvel état d'esprit qui augure d'un futur meilleur entre les deux continents.

lundi 28 juillet 2008

Vive la pause!

Avec les derniers sondages indiquant que Bertrand Delanoë devancerait Ségolène royal pour prendre le contrôle du Parti Socialiste, on est au bord de l'overdose. Après une année riche en événements politiques, on aspire à une pause. Nos concitoyens semblent demander à ce que la politique fasse "relâche". Surtout cette politique là, politicienne s'il en est, qui n'a pour but que de mettre en exergue les nombrils de tel ou tel semblant se désintéresser réellement du sort des Français. Je sais bien que certains se complaisent dans cet exercice, largement encouragé par certains médias. Mais en cette veille de vacances, au coeur de l'été, on a envie de dire STOP.

De toutes façons tout cela n'a plus aucune importance car les Françaises et les Français ont désormais la tête ailleurs et aspirent aux vacances. Et qu'ils en prennent ou non, là n'est pas le problème: Ils n'écoutent plus, ils ne regardent plus, il ne s'intéressent plus à ces informations sans intérêt et ils ont bien raison. Je sens que je vais faire comme eux. Encore quelques jours et je partirai moi aussi pour quelques jours de congés et la rentrée viendra où l'on reprendra le collier. La politique politicienne reprendra ses droits et même se déchainera pour la préparation du congrés socialiste. Ca promet...Alors je conseille aux militants de ce parti de prendre des forces car ils en auront besoin. Et donc je leur suggère de se mettre un peu vacances pour être tranquilles quelques temps et par la même occasion pour nous laisser tranquilles!

samedi 26 juillet 2008

Bienvenue sur la Promenade Jean Médecin

Le souhait de notre municipalité est de rendre la ville agréable, que les Niçois et les touristes éprouvent à nouveau le plaisir de pouvoir y flaner et s'y promener. C'est pourquoi, du haut des fenêtres de ma permanence située avenue Jean Médecin j'avais constaté, depuis la mise en service du tramway, le nombre extrêmement réduit de véhicules montant ou descendant l'avenue. Celle-ci étant devenue piétone dans sa partie basse entre la rue Pastorelli et la place Masséna, je me disais qu'ils serait certainement possible de la rendre piétone depuis l'avenue Thiers.

J'en parlais à Christian Estrosi qui s'enthousiasma pour l'idée et souhaita la mettre en oeuvre dès que possible. Dès lors les services municipaux se sont mis au travail pour pouvoir rendre ce projet opérationnel. Et ainsi, dès aujourd'hui, l'avenue Jean Médecin devient piétone tous les samedis après-midi de 13h30 à 19h30. C'est en effet le jour où le nombre de piétons est le plus nombreux. C'est donc une expérimentation qui aura lieu tous les samedis. Et ensuite, si l'essai est concluant et si la satisfaction est générale, alors il se pourrait bien que cette mesure soit généralisée tous les jours et qu'ainsi l'avenue Jean Médecin devienne piétone sur toute sa longueur. C'est ainsi que Nice disposerait de 800 mètres de voie piétone supplémentaires et pas des moindres s'agissant de l'artère la plus commerçante de la ville et aussi la plus importante.

Bien entendu, rien n'empêchera néanmoins les automobilistes de traverser l'avenue pour aller d'est en ouest. L'interdiction ne touche que la montée ou la descente de l'avenue Jean Médecin. Je vois déjà les avantages d'une telle mesure et notamment la possibilité, pour les piétons, de profiter pleinement de cette belle avenue qui doit retrouver son lustre et bénéficier d'une nouvelle quiétude.

Je vous remercie de bien vouloir me donner votre avis sur cette mesure et me dire si OUI ou NON vous êtes favorable à la piétonisation de l'avenue Jean Médecin et si vous souhaitez que celle-ci devienne définitive. Bonne promenade!

vendredi 25 juillet 2008

Ils n'ont pas mieux à faire!

Le Parti Socialiste me surprendra toujours. Il y a quelques jours à l'Assemblée Nationale, nous discutions et nous votions un projet de loi instaurant un service d'accueil garanti des élèves en cas de grève. J'avais déjà du mal à comprendre la position des Députés PS puisqu'ils étaient opposés à cette réforme pourtant réclamée très majoritairement par les parents d'élèves, de droite comme de gauche. Mais pour les Députés présents sortis d'un autre temps et qui se raccrochent à une idéologie totalement décalée, il fallait s'opposer et encore s'opposer, par principe sans s'interroger sur ce qu'est l'intérêt des familles. Soit! De ces comportements, nous avons l'habitude.

La gauche s'est donc retrouvée minoritaire et le projet de loi a été adopté. Mais malgré ce vote et malgré la satisfaction des parents, les voilà qu'ils récidivent en décidant de faire un recours contre cette loi devant le Conseil Constitutionnel. Ils ont donc décidé, une fois encore, d'adopter une attitude sectaire et idéologique quand les Françaises et les Français attendent un comportement responsable. Nos concitoyens jugeront! En attendant, je conseille aux socialistes de partir en vacances et de retourner sur le terrain écouter un peu le bon sens populaire car cette notion leur semble de plus en plus étrangère et leurs esprits me paraissent de plus en plus fatigués!

mercredi 23 juillet 2008

Jack Lang: un homme libre

On peut penser ce qu'on veut de Jack Lang mais au moins faut-il lui reconnaitre sa liberté de penser et d'agir ce qui en a fait un personnage politique atypique de ces vingt-cinq dernières années. Ce fut l'une des trouvailles de François Mitterrand qui le nomma Ministre de la Culture et qui aura laissé dans cette fonction une très forte empreinte. J'en veux pour preuve deux exemples de natures très différentes: la Fête de la Musique ou encore le classement de la façade du Palais de la Méditerranée. Dans le premier cas cette idée fut tellement populaire qu'elle fut reprise dans de nombreux pays du monde. Dans la seconde, la façade à laquelle les Niçois étaient très attachés fut sauvée grâce à son intervention expresse. Et de cela je tiens à le remercier. Et même si je n'ai pas toujours partagé ses points de vue, je respecte Jack Lang pour ses initiatives souvent novatrices et pour son indépendance d'esprit.

Et sur ce dernier point il vient d'apporter une nouvelle démonstration. En effet, Jack Lang ainsi que nombre de socialistes, ont souvent appelé à la réforme de la Constitution de la Vème République. Ainsi, quand il lui fut proposé de participer à la commission de réflexion présidée par Edouard Balladur sur ce sujet, il accepta d'apporter sa contribution. Cette attitude fut dès lors condamnée par un PS sectaire et qui se complait dans la critique systématique sans jamais faire de proposition. Le projet de Loi Constitutionnelle arrivant au terme de son examen au Parlement réuni en Congrès, c'est tout naturellement que Jack Lang vota favorablement rappelant qu'il en était l'un des co-auteurs. Le projet ayant été adopté à une voix de majorité, les regards se sont tournés vers lui mais surtout la vindicte de ses collègues socialistes ne se fit pas attendre. Il est au bord de l'exclusion mais compte tenu de son aura dans le parti le PS préfèrerait qu'il démissionne.

Ces attitudes sont lamentables et indignes. S'acharner contre un homme libre est vil. Ca n'est certainement pas comme cela qu'ils lui feront changer d'avis. Ca n'est pas non plus ainsi qu'ils ressortiront grandis d'une mauvaise passe politique dans laquelle ils se sont fourvoyés. Alors le Président de la République a dit, au sortir du vote, qu'il n'y avait ni gagnant ni perdant. Mais j'apporterai une correction pour dire que l'état major du Parti Socialiste est tout de même le grand perdant de cette affaire en mettant au placard ceux qui ont encore la volonté de donner leur opinion en dépit de toutes les menaces.

mardi 22 juillet 2008

La réforme au forceps

Le Congrès du Parlement réuni à Versailles a tranché, la Constitution de la Vème République sera profondément remaniée. En effet, ce sont près de la moitié des articles qui seront ainsi modifiés. C'est une révolution tranquille, l'avènement d'une VIème République par le vote des Parlementaires. Il aura fallu vaincre les conservatismes de tous bords, de gauche comme de droite. Il aura aussi fallu vaincre la politique politicienne omniprésente qui a empoisonné le débat et failli empêcher la réforme. Il ne s'agissait pas de s'opposer au projet de loi constitutionnel qu'au fond tout de monde appelle de ses voeux depuis très longtemps et qui profitera globalement à la démocratie Française. Et sur ce point chacun devrait avoir l'honnêteté de le reconnaitre. Mais il s'agissait en réalité de faire trébucher le Président de la République et sa majorité pour tenter de les désavouer -alors que le peuple est majoritairement en faveur de cette réforme.

Le Congrès a décidé d'adopter cette réforme. Certains commentateurs politiques ont voulu faire croire qu'il s'agissait d'un demi échec pour le Pouvoir car la loi a été approuvée à une voix de majorité. Et alors, c'est bien à une voix de majorité que la République a été votée et personne ne songerait aujourd'hui à la remettre en cause. Mais dans le même temps ceux qui s'expriment ainsi oublient tout simplement de dire que la loi constitutionnelle a été adoptée en réalité par 60% des Parlementaires ce qui n'est pas mince: la majorité requise pour une telle réforme est de 3/5ème ou 60%, justement le score obtenu.

Alors ne boudons pas notre plaisir de voir la Vème République ainsi rénovée pour mieux répondre aux problèmes contemporains. Je suis heureux que les Députés et les Sénateurs aient ainsi pris leurs responsabilités et permis la rénovation institutionnelle dont le pays avait besoin. Les oppositions opportunistes ont perdu une occasion d'être constructives. Mais hélas, de cela nous avons l'habitude...

lundi 21 juillet 2008

Une fête nationale Belge sur fond de crise

C'est aujourd'hui la fête nationale Belge. Comme chaque année, la ville de Nice s'associera à cet événement en participant à la cérémonie et au dépôt de gerbes devant la statue du roi Albert 1er. Cet hommage c'est aussi la reconnaissance de liens forts entre notre ville et la Belgique qui se concrétisent aujourd'hui par la présence parmi nous de nombreux ressortissants Belges qui aiment la Côte d'Azur et lui sont particulièrement fidèles.

Malheureusement cette fête tombe dans des temps difficiles pour le Royaume de Belgique qui connait depuis plusieurs années une période d'instabilité politique. Malgré l'établissement d'un régime fédéral permettant aux Flamands et aux Wallons de disposer d'une autonomie très large, des tensions subsistent pour gérer ensemble les affaires communes de l'Etat. Et ceci est un drame national qui amène certains observateurs à s'interroger sur la pérénité de l'Etat Belge. Depuis de nombreux mois la Belgique n'arrive pas à se doter d'un Gouvernement durable qui puisse assumer les destinées du pays. Toutes les coalitions tentées ont eu une durée de vie extrêmement limitée. Et ainsi va la Belgique...

Tout cela se déroule dans une assez grande tension politique mais comme chacun peut le constater sans violence. Et ceci s'explique notamment grâce à l'existence de l'Union Européenne. En effet, la Belgique n'a plus de frontières. Les Français et les Wallons qui partagent la culture Française ne sont plus séparés pas plus d'ailleurs que les Flamands et et les Néerlandais. Et puis la capitale Belge est en même temps la capitale de l'Europe. Ceci contribut certainement à faire en sorte que le débat politique ait lieu librement mais qu'il n'y ait pas de débordement. En cette fête nationale je souhaite bonne chance à la Belgique pour régler ses problèmes institutionnels. Quoi qu'il arrive, les Belges Wallons ou Flamands sont des Européens, leur avenir est au coeur de la construction Européenne dont ils sont des membres fondateurs. Il y aura bien un moment où ces problèmes institutionnels se règleront permettant aux uns et aux autres de vivre en harmonie. C'est en tout cas le voeu que je formule en ce jour de fête nationale.

dimanche 20 juillet 2008

Nice se souvient

En ce dimanche de juillet, comme chaque année, nous nous retrouvons sur le quai numéro 1 de la gare centrale de Nice pour rappeler la mémoire de centaines de juifs femmes, hommes, enfants, déportés par la gestapo dans les années sombres de la dernière guerre mondiale. Ce quai fut pour nombre d'entre eux, le terme d'une vie normale voire heureuse à laquelle tout un chacun doit pouvoir rêver. En effet, dans ces trains à bestiaux, ils furent jetés et envoyés vers les camps d'extermination qu'ils atteignaient après de longues heures de voyage. Dans le froid ou dans la chaleur, aussi intenables dans un cas comme dans l'autre, dans une promiscuité qui les faisait passer de la condition d'homme à celle de néant -car même les animaux sont mieux traités- il atteignaient la destination "finale" sans savoir exactement quel sort allait leur être réservé et sans comprendre ce qui était en train de se passer. Chacun d'entre nous connait la suite de ce voyage en enfer pour des gens qui n'avaient commis aucun crime, qui s'étaient conduit comme d'honnêtes citoyens mais qui étaient nés juifs et qui, pour les nazis, ne devaient pas vivre.

L'évocation de ce souvenir me bouleverse à chaque fois et me révoltera à jamais. En effet, l'humanité a touché là le fond de l'horreur. L'homme a montré l'image la plus noire qu'il peut recéler en lui. Cette page de notre histoire aura noirci le XXème siècle et aura endeuillé l'humanité pour l'éternité. C'est pourquoi nous voulons, par ce dépôt de gerbe symbolique, non seulement rappeler la mémoire de ces martyrs innocents et leur offrir cette sépulture qu'ils n'ont pas eu, mais nous voulons aussi transmettre cette mémoire afin que plus jamais ne se reproduisent de tels faits. Car on n'est pas à l'abri du retour de telles atrocités. Nous savons qu'elles exsitent toujours dans certains pays. Mais nous savons aussi que chez nous certains continuent de nier ces faits pourtant indélébiles dans notre histoire et à véhiculer des thèses antisémites. Alors à ceux qui trouvent qu'on ne devrait pas autant parler de cette histoire, je dis qu'on n'en parle jamais assez. Sachons donner une forte valeur pédagogique à nos actes mémoriels car prévenir vaut mieux que guérir.

samedi 19 juillet 2008

Vive le Jazz

A compter de ce soir commence le festival du jazz de Nice. Ce festival, l'un des plus anciens d'Europe se veut une fête totale autour du Jazz et des musiques qui en sont dérivées. Il y a d'ailleurs débat sur ce qu'est le Jazz: traditionnel, bossa, rock, etc. Chacun y va de son interprétation et de ses goûts personnels. Nous ne trancherons pas le débat sur ce blog et laisserons la liberté à chacun de l'interpréter à sa manière. Mais ce que je puis en dire est, qu'au delà de la musique elle-même, le Jazz est un état d'esprit, une musique qui rassemble et qui laisse libre cours à l'interprétation, à une certaine improvisation mais qui donne aussi au public une grande liberté et une décontraction totale.

C'est bien pourquoi cette musique a tant de succès l'été au moment où tout un chacun aspire à l'insouciance et à la détente. C'est pourquoi aussi les festivals de Jazz fleurissent un peu partout. Mais le rendez-vous de Nice est particulier. Il y a le cadre de Nice qui, par lui même, crée déjà l'ambiance. Mais cette année, outre une programmation tout à fait exceptionnelle, le festival sort des clôtures du parc des Arènes de Cimiez. En effet, le "Festival Off" s'invite et propose un programme lui aussi très séduisant en mettant le public dans l'ambiance "Jazz" avant même de venir au Festival officiel. Des "apéro jazz" dans les plages, des parades dans les rues, dans les centres commerciaux de la ville, des concerts sur les places Niçoises, des expos photos jusqu'à des animations à l'hôpital, il y en aura pour tout le monde et pour tous les goûts.

Alors je vous invite à vous rendre au Festival du Jazz de Nice qui, à partir de ce soir et jusqu'au 26 juillet n'a pas fini de charmer vos oreilles et de vous inciter à swinguer. C'est beau, ça sent les vacances...

vendredi 18 juillet 2008

Postures!

Le vote relatif à la réforme constitutionnelle alimente un débat politicien plus qu'un débat de fond et on ne peut que le regretter. En effet, tout le monde est d'accord pour dire qu'il faut "dépoussiérer" la Constitution de la Vème République. Le candidat Sarkozy l'avait dit pendant sa campagne mais il n'avait pas été le seul. Tous les candidats en lice disaient à peu près la même chose: il faut redonner du pouvoir au Parlement. Et donc, une fois élu, le Président de la République a tenu à mettre cette mesure à exécution. Il a immédiatement mis en place une commission de travail présidée par Edouard Balladur comprenant des personnalités d'horizons très différents afin de lui faire des propositions. A la suite de ces travaux le processus législatif a été engagé devant l'Assemblée Nationale et le Sénat et se terminera devant le Congrès du Parlement à Versailles lundi prochain.

L'opposition de gauche, plus préoccupée de sa petite stratégie d'influence, a décidé de s'opposer au projet. Bien que dans ses rangs des voix éminentes et autorisées demandent à ce que la réforme soit votée, François Hollande s'obstine à voter contre en rejetant d'un revers de la main toutes les avancées démocratiques contenues dans le texte, alors que la plupart d'entre elles étaient demandées par le PS depuis très longtemps. François Bayrou s'oppose également à la réforme par principe puisqu'elle émane de Nicolas Sarkozy. Je croyais l'avoir entendu dire, si souvent, qu'il fallait savoir dépasser les clivages traditionnels pour réformer la France...Mais ça n'était qu'au cas où il aurait élé élu Président de la République, c'est à dire qu'il pratique l'ouverture en sens unique. Je regrette naturellement cette attitude qui, une fois de plus, le place devant ses contradictions. Même si cela ne changera pas grand chose compte tenu du poids très faible qu'il représente au Parlement, cette position donne de lui cette image systématiquement négative d'un homme qui a pourtant du talent mais qui se gache dans ces postures politiciennes qu'il dit condamner mais dont il est devenu un spécialiste.

jeudi 17 juillet 2008

Accueil des enfants dans les écoles les jours de grèves garanti

J'ai présidé hier après-midi la séance de l'Asssemblée Nationale qui avait à l'ordre du jour le projet de loi qui permettra l'accueil des enfants en cas de grève. Le Ministre Xavier Darcos a présenté un texte équilibré basé sur le sens des responsabilités que nous devons aux enfants mais aussi au maintien du service public de l'Education qui est du également aux familles. Combien d'enfants en effet sont laissés dans la rue les jours de grève? Combien de parents sont obligés de ne pas aller travailler et donc de perdre un jour de salaire pour pouvoir garder leurs enfants? Combien de femmes seules sont confrontées à ce type de difficultés sans réponse de la part des pouvoirs publics jusqu'alors? Et sur ce point, la gauche a une posture politicienne, idéologique et feint ignorer ces problèmes. Les intérêts politiques semblent l'emporter très largement sur l'intérêt général.

La gauche se trompe de combat. La Société évolue et le rôle des politiques est d'en tenir compte pour adapter nos lois en conséquence. L'attitude de la gauche socialiste, communiste et verts n'est pas comprise par les Françaises et les Français qui soutiennent massivement l'idée d'un service garanti et qui condamnent ses détracteurs. Y compris dans les rangs des électeurs de gauche il y a une totale incompréhension devant cette posture. Lors des dernières grèves les Mairies de droite et du centre ont tout fait pour accueillir les enfants dans de bonnes conditions, notamment à Nice où les centres de loisirs ont été réquisitionnés. Dans les Mairies de gauche, on boycota la mesure sans tenir compte des familles. C'est ce genre d'opposition stérile que les Français condamnent désormais et veulent voir disparaitre. Quand une mesure est bonne et va dans le sens de l'intérêt général, alors il faut l'adopter. C'est ce que nous avons fait et je suis fier que cette loi ait pu aboutir aussi rapidement.

mercredi 16 juillet 2008

La mauvaise foi des socialistes

La mauvaise foi des socialistes se caractérise souvent sur le plan de la politique nationale. En effet, à court d'arguments, ils affirment des contre vérités et tentent de faire croire que ce qu'ils disent est vrai. Mais le problème est que pour pouvoir convaincre il être soi-même convaincu, ce qui n'est pas évident quand on les écoute. Mais ce sont là des postures d'opposition qui manquent de panache et surtout de propositions alternatives. Et ceci est vrai non seulement sur le plan national que sur le plan local. Jugez plutôt.

Au dernier Conseil Municipal de Nice, le Premier Vice Président du Conseil Régional qui est aussi le chef de file de l'opposition s'en est pris à la majorité en l'accusant de ne pas vouloir prolonger la ligne 1 du tramway jusqu'à la Trinité afin de commencer la construction de la ligne 2 est-ouest. Si l'on avait décidé de prolonger la ligne 1 sans lancer le projet de ligne 2 ils auraient évidemment fustigé ce projet de la même façon, uniquement pour tenter de se faire entendre. Cette entreprise de démolition n'apporte décidément rien au débat, je le regrette...

En tout cas, pour ce qui concerne la desserte de la vallée du Paillon et notamment de La Trinité, l'Ariane et Bon Voyage il y a une solution facile, rapide et beaucoup moins onéreuse qui consisterait à rénover la ligne SNCF existante Nice-Drap. La ligne existe, il suffit de la moderniser, de réaménager les stations, de prolonger l'electrification sur trois kilomètres et surtout de mettre sur les rails du matériels roulant neuf. Mais voilà, là où le bât blesse, c'est que cette responsabilité incombe au Conseil Régional. Et donc les premiers détracteurs de la municipalité sont pris en flagrant délit de ne pas assurer leurs responsabilités. Ils demandent des transports en commun en site propre et là où ils devraient être compétents, il n'assument pas. Alors ils peuvent toujours vociférer, critiquer, mais ils pourraient d'abord balayer devant leur porte et faire en sorte que la Région agisse au service des Niçois mieux qu'ils ne le font jusqu'à présent. Au lieu de combattre les projets municipaux, ils feraient mieux de les accompagner. Il y a bien des sujets pour s'affronter politiquement. La plus mauvaise des façons est de vouloir le faire sur le dos des Niçois.

mardi 15 juillet 2008

Impressions personnelles

J'ai passé ce week-end du 14 juillet à Paris pour participer à l'ensemble des manifestations programmées à l'occasion du lancement du projet d'Union pour la Méditerranée. Le dimanche tout d'abord, me trouvant au milieu d'un aréopage aussi important composé de plus de quarante Chefs d'Etats et de Gouvernements allant du Président Egyptien au Premier Ministre Espagnol, de la Chancelière Allemande au Premier Ministre Isréalien ou au Président Syrien, du Président de l'Autorité Palestinienne au Premier Ministre Italien, du Prince de Monaco au Premier Ministre Britannique, le tout dans une ambiance assez décontractée, sauf pour les services de sécurité qui étaient "sur les dents", j'avoue avoir été fier de voir que mon pays ait été à l'origine d'une telle rencontre. Le soir venu nous nous retrouvions au diner officiel où le Président Syrien et le Président Libanais, ennemis d'hier, discutaient dans une ambiance très conviviale et détendue, laissant augurer des perspectives positives entre leurs deux pays.

Le 14 juillet, la parade des Champs Elysées était à la hauteur de l'événement. Outre le défilé lui-même qui fut, à son habitude, grandiose, le spectacle était aussi dans la tribune officielle. Autant de Présidents ou de Premiers Ministres sous le même velum avait de quoi surprendre les plus blasés. La France était au rendez-vous des grands de ce monde. Les Champs Elysées avaient revêtu leurs habits de fête en tricolore et bleu frappé des étoiles Européennes. Les deux drapeaux flottaient sous l'Arc de Triomphe. Les meilleures musiques militaires de notre pays rythmaient cette manifestation que des millions de Français regardaient en direct sur leurs télévisions et que des millions d'autres regardaient de par le Monde.

Enfin, le déjeuner devant conclure ce sommet se tint à l'Hôtel Marigny, réservé d'habitude aux hôtes étrangers de la France, version "libre service", où j'attendais de me faire servir mon plat aux côtés du Secrétaire Général de l'ONU. Il y a des moments qu'on n'oublie pas. En tout cas j'étais fier de mon pays qui est apparu aux yeux du Monde comme une Nation mobilisée pour la paix. Car le but de ce sommet de la Méditerranée était avant tout d'établir le dialogue entre certains pays qui ne se parlent pas et parfois même se combattent et d'encourager ainsi les efforts de paix. Ce fut une réussite reconnue de tous y compris de la part des plus sceptiques. Pour ma part j'étais heureux, en tant que représentant du Parlement de la Méditerranée, de participer à ce sommet. Je me disais qu'au fond, il y a quelques années, quand je proposais la création d'un Parlement de la Méditerranée, j'étais bien inspiré. Je ne regrette pas cette initiative qui restera comme des plus belles de ma vie politique.

lundi 14 juillet 2008

Paris centre du Monde

Ce 14 juillet 2008 restera dans les annales comme une date importante dans la diplomatie Française. En effet une quarantaine de chefs d'Etats et de Gouvernements sont venus à Paris pour travailler à l'avenir des relations entre l'Europe et la Méditerranée! Ce projet un peu fou est devenu une réalité grâce à la détermination de Nicolas Sarkozy qui en avait fait une priorité pendant sa campagne électorale et qui n'a pas perdu de temps à la mettre en oeuvre une fois élu Président de la République. Et pourtant les embuches n'ont pas manqué. En effet, tous les Européens n'ont pas la "fibre" Méditerranéenne du Président Français et ne voient pas avec les mêmes yeux l'avenir de la Région. Et dans le même temps chacun comprend qu'il s'agit d'un sujet important et ne veut donc pas en être absent. C'est pourquoi le périmètre prévu au départ comprenant uniquement les pays Méditerranéens s'est élargi à l'ensemble de l'Union Européenne. On peut à la fois s'en réjouir et le regretter. S'en réjouir car la prise de conscience Méditerranéenne de la part de l'Europe est une chose positive qui va contribuer à relancer le processus de Barcelone qui avait eu tendance à s'enliser. En revanche on peut le regretter car l'Union Euro-Méditerranéenne ne doit pas se substituer à l'Union Méditerranéenne qui était l'idée d'origine du Président Français. Nous devrons donc rester vigilants sur ce point.

Et puis on a critiqué Nicolas Sarkozy pour avoir invité le Président Syrien ou encore le Chef de l'Etat Libyen, qui finalement ne viendra pas. Mais il faut sortir de l'isolement ces Etats afin de ne pas les pousser vers l'extrémisme. C'est là où la relation diplomatique prend tout son sens. Voir à Paris le Premier Ministre Israélien en même temps que le Président Syrien ou Libanais, assis à la même table, est un signe fort. Et même si cela ne règlera pas les problèmes que nous connaissons en quelques jours, cela contribuera à créer un climat favorable à un début de dialogue voire à des négociations puis, il faut y croire, à un processus de paix.

En tout cas, grâce à cette initiative de Nicolas Sarkozy, la France est redevenue un acteur politique majeur au sein de l'espace Euro-Méditerranéen. Notre pays qui n'était plus entendu au Proche Orient revient à nouveau dans le jeu et pourra devenir, dans le futur, un pays sur lequel le Monde comptera grâce à une vision équilibrée. Cette équidistance assumée entre les différents bélligérants du Proche Orient, qui ne laisse pas de place à l'ambiguité, est la garantie, est l'assurance pour la France d'être respectée de tous et de pouvoir apporter une contribution positive en Méditerranée. Ce sommet de Paris doit être salué car il représente l'aboutissement d'un pari difficile: la participation d'un si grand nombre de Chefs d'Etat est la preuve que ce rendez-vous était très attendu.

dimanche 13 juillet 2008

Sauver le patrimoine

On dit qu'avec l'élection de la nouvelle municipalité Niçoise, un vent de modernité souffle enfin sur la Mairie de Nice. Ceci est parfaitement vrai et c'est une excellente nouvelle car une ville doit vivre avec son temps et même anticiper. Celles qui ne le font pas sont très rapidement distancées. C'est donc l'option qui a été retenue par la nouvelle équipe municipale qui en 100 jours a lancé des projets très innovants comme la nouvelle ligne de tramway qui roulera sur la Promenade des Anglais par exemple ou encore le lancement de l'Eco Vallée dans la plaine du Var. Beaucoup d'autres initiatives de ce type viendront démontrer cette volonté d'inscrire Nice dans la modernité.

Mais modernité ne doit pas vouloir dire de tourner la page avec son histoire et son passé, au contraire. Quel dommage que le Ruhl ait disparu de l'horizon Niçois avec ses deux superbes dômes qui saluaient celui du Négresco. Combien de villas, de demeures, de Palais ont disparu ces dernières années sous les coups des pelles mécaniques. Et combien ont été sauvés in extrémis comme le Palais de la Méditerranée ou la gare du sud. Et bien avec notre municipalité modernité et protection du patrimoine vont de pair. Et les premières mesures qui ont été initiées se sont inscrites dans cette direction. Ainsi la réhabilitation des Ponchettes, la mise en valeur du Port Lympia, la rénovation du Palais de l'Agriculture en sont quelques exemples. La démolition de ces oeuvres architecturales qui ont fait la gloire de Nice, c'est terminé. J'en suis très heureux non seulement pour les Niçois mais aussi pour les touristes. En effet, nous sommes attachés à ce passé glorieux qui a façonné notre présent et qui nous donne des repères dans une ville qui s'est forgée dans le temps. Mais les touristes aussi y sont sensibles. Quand on vient visiter Nice on cherche ce qui la caractérise et non ce qui la banalise. La banalisation serait de retrouver à Nice ce que l'on peut retrouver dans toutes les autres villes. La clef du succès de notre cité réside donc dans la réussite de ce ce mariage entre patrimoine et modernité. C'est en tout cas une notion inscrite dans notre programme municipal qui désormais se traduit en décisions concrètes. La ville va donc se transformer et en même temps se retrouver.

vendredi 11 juillet 2008

Belle leçon de courage et de dignité

J'ai eu le privilège et le bonheur de recevoir, à l'Assemblée Nationale, Ingrid Betancourt. Cette femme est tout simplement incroyable. Après avoir enduré une détention inhumaine pendant plus de six ans, la voilà à Paris souriante mais combattante, déterminée à sauver ses compagnons d'infortune et à se mobiliser pour la liberté. Arrivée dans les salons de l'Hôtel de Lassay, l'ensemble des Députés présents se sont levés et l'ont applaudi de longues minutes dans une "standing ovation" émouvante et sincère. Au premier rang se trouvaient sa mère, ses enfants, sa soeur, son premier mari, ces personnes auxquelles on s'était habitué en regardant la télévision et qu'on admirait pour leur courage et leur force. Au fond, Ingrid est de la famille, du même sang. Le courage et la dignité sont des qualités qu'ils portent en eux et qu'ils savent transmettre aux autres. Car, sans cette force et cette détermination, le soulèvement populaire qui s'est manifesté dans notre pays pour demander la libération d'Ingrid Betancourt, rien ne ce serait peut-être passé.

Ingrid au Palais Bourbon a aussi voulu rappeler ce qu'incarnait la France, pays où les mots de "Liberté, Egalité, franternité" ne sont pas vides de sens. Elle, plus que quiconque, peut louer les valeurs Républicaines, auxquelles elle s'est accrochée pendant toutes ces années de détention pour lui permettre de tenir et de se battre. Le soleil n'arrivait pas à transpercer le plafond de la forêt Colombienne, mais la lueur d'espoir résidait dans ces valeurs qui triompheraient bien un jour et dans les messages radiophoniques de sa famille qu'elle arrivait à capter. Merveilleuse leçon de courage.

Ingrid est belle, rayonnante. Il y en a même pour se demander comment cela est possible après une si longue et douloureuse détention. Et bien la réponse est toute simple. Ce qui est difficile est de quitter la civilisation pour aller vers une telle captivité et non le contraire. Et alors la liberté redonne à ceux qui en ont été privés une force extraordinaire qui ressemble à une seconde naissance. A l'instar du nouveau-né qui pousse un cri pour manifester son entrée dans la vie, l'ex otage montre le visage de la vie face aux ténèbres qu'elle vient de quitter. Bravo et merci à Ingrid Betancourt pour cette belle leçon de vie.

jeudi 10 juillet 2008

Pauvre Madame Royal...

Il est toujours désagréable de se faire cambrioler et elle l'a été deux fois en un an. Mais c'est hélas le cas de beaucoup de gens surtout quand ils habitent les "beaux quartiers". On ne peut que le déplorer et s'insurger contre cela. Mais c'est avant tout une question relevant de la police. Il faut donc porter plainte et espérer que les contrevenants seront démasqués et condamnés. Mais ça n'est pas parce que l'on est une femme (ou un homme) politique, qu'il faut tenter de transformer un tel fait en évènement politique. Or c'est justement ce que vient de faire, à la stupeur générale, Ségolène Royal. En effet, invitée sur le plateau du journal de France 2, l'ex candidate socialiste à la présidentielle a tout bonnement lié ce cambriolage à son opposition au Président de la République.

Trop c'est trop Madame Royal! Ces insinuations sont scandaleuses et indignes d'une responsable politique de ce niveau. Bien sur la gestion de sa carrière "bat de l'aile" et son accession au premier secrétariat du parti socialiste semble de plus en plus contestée et donc compromise par ses propres amis. De là à se poser en victime, d'accuser injustement, sans aucune preuve, des adversaires politiques d'être derrière le cambriolage de son appartement, il y a un pas qu'il n'aurait pas fallu franchir et qui disqualifie la présidente du conseil régional de Poitou Charente. Elle semble favoriser l'amalgame, l'approximation, la dénonciation calomnieuse à la Justice. C'est son affaire mais elle n'en ressort pas grandie. N'était-elle pas, l'année dernière, admirative de la célérité de la justice Chinoise? Et puis en matière de dérapage, Madame Royal est très en forme actuellement. La semaine dernière elle regrettait que le Président de la République accueille avec emphase Ingrid Betancourt! A la veille des vacances je ne saurais trop recommander à Madame Royal de prendre un peu de repos et de retrouver un minimum de sérénité indispensable à toute personne aspirant à exercer des responsabilités.

mercredi 9 juillet 2008

Montebourg recalé

Arnaud Montebourg, toujours à l'affut de ce qui pourrait faire parler de lui, a tenté une nouvelle opération de communication en se présentant à la présidence du groupe socialiste à l'Assemblée Nationale. Hélàs pour lui l'opération a tourné à son désavantage puisqu'il a été battu à plates coutures par le sortant Jean Marc Ayrault. Ainsi ses camarades socialistes lui ont-ils signifié qu'ils n'adhéraient pas à sa façon de faire de la politique. Et en l'occurence je ne suis pas sur qu'il faille voir dans ce vote un message politique de fond mais plutôt une réaction à un candidat un peu particulier qui roule pour lui et qui entendait se servir du groupe parlementaire à des fins très personnelles.

Ainsi le pourfendeur de la majorité, celui qui, du haut de sa superbe, se prend pour un procureur, aura fait un flop auprès de ceux qui le connaissent le mieux, je veux parler de ses collègues députés socialistes. Cela suffira-t-il à le calmer? Je n'en crois pas un mot. Il continuera à gérer ses contradictions et ses postures politiciennes au gré des circonstances. Et même cet épisode aura été l'occasion d'attirer l'attention de la presse à un moment où personne ne s'intéressait à lui. Le débat politique n'aura donc pas avancé d'un centimètre mais sur ce point Monsieur Montebourg nous en a donné l'habitude. Alors tournons la page de ce non événement.

mardi 8 juillet 2008

Surprises

Un anniversaire c'est toujours mieux avec des surprises. Et pour mes 20 ans de mandat, les surprises n'ont pas manqué. Arrivé vers 18h30 à la mairie de Saint André de la Roche, plusieurs centaines d'amis m'attendaient sous les platanes centenaires. L'ambiance était à la fête et à l'amitié. Mais la surprise la plus spectaculaire ce fut la présence de mon ami Hervé Morin, Ministre de la Défense, venu tout spécialement pour cette circonstance. Belle preuve d'amitié à laquelle j'ai été très sensible. Après avoir prononcé quelques paroles pour m'adresser ses meilleurs voeux, il devait rapidement nous quitter pour rentrer à Paris où ses charges ministérielles l'attendaient.

A la suite de quoi la fête continua, mes amis se succédant au micro pour me souhaiter un bon anniversaire. La soirée su conclut par la dégustation d'une bonne socca et de quelques autres spécialités Niçoises. Les anniversaires c'est bien entendu émouvant mais c'est aussi agréable de se retrouver entre amis. La fête fut particulièrement réussie. J'en garderai un excellent souvenir et suis prêt à recommencer...au prochain anniversaire. Je remercie tous mes amis qui m'ont organisé cette belle soirée et m'ont témoigné un attachement aussi sympathique. La politique c'est parfois difficile mais c'est également un lieu de rencontre et de partage qu'il faut savoir apprécier.

lundi 7 juillet 2008

On n'a pas tous les jours 20 ans

Ce soir mes amis organisent une petite fête pour le vingtième anniversaire de ma vie Parlemantaire. Celle-ci se déroulera sur la place de la Mairie de Saint André de la Roche, sous les platanes, où l'on partagera quelques spécialités Niçoises -socca et tourte de blettes- mais aussi et surtout beaucoup d'amitié. En réalité cet anniversaire est un peu décalé dans le temps en raison de contraintes d'emploi du temps puisque la date officielle est le 12 juin. Mais peu importe, ce qui compte c'est de ne pas laisser passer cet anniversaire sans rappeler cette tranche de vie au service de la représentation de les concitoyens, au service de la défense d'idées et d'une certaine conception de la société, au service de la troisième circonscription des Alpes Maritimes.

Il y a 20 ans, à 33 ans, j'étais l'un des plus jeunes Députés de France. Et pour y parvenir il fallait se battre et surtout battre des concurrents qui n'avaient pas l'intention de se laisser faire. Parmi eux, un certain Jacques Peyrat, président départemental du Front National! C'était l'affrontement le plus emblématique de cette époque...Je devenais donc Député de la troisième circonscription. Cinq ans plus tard, j'affrontais le chef de file du Front National, Jean Marie le Pen. Après une campagne dure où tous les coups de mes adversaires furent permis, j'étais réélu. Et ainsi de suite jusqu'à l'an dernier où je l'emportais dès le premier tour!

Elu la première fois Député d'opposition en 1988, j'entrais dans la majorité en 93, puis dans l'opposition à nouveau en 97 pour revenir dans la majorité en 2002 et 2007. Régulièrement reconduit pas les électeurs de la troisième circonscription, j'affrontais également la dissolution de 1997 sans céder là où la droite et le centre enregistraient de mauvais résultats nationaux.

20 ans de mandat, c'est une aventure formidable mais aussi, quand on se retourne, un travail incroyable. Des milliers d'heures passées dans des réunions de toutes sortes tant à l'Assemblée que sur le terrain. Ce sont aussi des dizaines de milliers que lettres reçues ou écrites, des centaines de questions écrites, des milliers de rendez-vous à l'Assemblée, à ma parmanence ou dans mon car-permanence, des dizaines de milliers de personnes rencontrées, des centaines d'heures passées dans l'hémicycle mais aussi dans les avions entre Nice et Paris, dans les aéroports, dans les embouteillages, etc. Et aussi combien de centaines de discours prononcés devant des auditoires allant de quelques personnes à plusieurs milliers. Comment ne pas rappeler aussi les centaines d'heures passées au "perchoir" du Palais Bourbon à présider l'Assemblée...

20 ans de mandat c'est aussi pour moi une intense activité sur la plan international. Membre du Conseil de l'Europe et de l'Union de l'Europe Occidentale mais aussi de l'Union Interparlementaire, je n'ai eu de cesse d'oeuvrer pour le rapprochement des peuples qui concourt à l'établissement d'un climat de paix. C'est ainsi que j'ai proposé et fondé le Parlement de la Méditerranée, qui est pour moi un projet fabuleux mettant autour de la même table des pays aussi différents qu'Israël, la Syrie, la Lybie, les Palestiniens, etc. Je suis fier de cette réalisation qui a vu le jour à Nice puisque les statuts de cette Assemblée ont été écrit dans notre ville.

20 ans de mandat c'est aussi une aventure humaine formidable. En effet, on ne fait pas de la politique tout seul. La réussite passe par une équipe motivée qui vous soutient et vous accompagne dans vos actions. Je songe à mes suppléants. Honoré Colomas, Maire de Saint André de la Roche fut le premier d'entre eux. C'était son entrée dans la "politique" car en tant que Maire il n'avait jamais franchi le pas de l'engagement politicien. Avec lui nous allions à la conquête de la circonscription. Puis ce fut le tour d'André Bonny avec qui je fis équipe pendant 13 ans. Homme de combat, infatigable, toujours sur le terrain, André était un homme courageux. Hélas il fut emporté par la maladie et nous quitta l'an dernier. En cet anniversaire je pense très fort à lui qui fut un merveilleux compagnon de route et qui m'épaula fortement lors du combat contre Le Pen. C'est aujourd'hui Philippe Soussi, brillant ténor du barreau Niçois et désormais Adjoint au Maire de Nice et Conseiller Communautaire. C'est un garçon aux convictions fortes, passionné, épris de justice et disposant d'une vision Méditerranéenne affirmé.

L'aventure humaine c'est aussi une équipe de militants déterminés qui vous apportent leur amitiés et leur travail sans compter. Claude est devenu le plus ancien de l'équipe, l'organisateur des événements, celui qui répond toujours présent quand on fait appel à lui. Mais il y a aussi Jean Louis l'homme du Parti (UDF d'abord puis Nouveau Centre), Frédéric le spécialiste de l'affichage, Roger le fidèle chauffeur du car permanence, toutes les petites mains qui à longueur d'années viennent mettre sous pli les milliers de lettres et coller les milliers d'enveloppes, Jean Louis, Jean jacques, Michel, Eliane, Annie, Yvette, Patrick, Franck, Roland, l'équipe de l'Ariane, etc.

L'aventure humaine c'est aussi une équipe de collaborateurs formidables qui forme autour de moi une vraie famille. Je pense à Lauriano, remarquable Directeur de Cabinet devenu depuis mars dernier Adjoint au Maire de Nice délégué à l'Education et à la Jeunesse, à Lola mon assistante, arrivée toute jeune à mon cabinet et devenue depuis une "pro" souriante mais ferme, à Elodie venue pour un stage et restée depuis dans notre équipe avec sa bonne humeur et son activité débordante, à Patricia, Anne, Pascal, Robert, Thierry, etc, qui sont ou ont été des collaborateurs de qualité sur qui j'ai toujours pu m'appuyer. Je pense enfin à Annie mon épouse qui me seconde, me conseille et m'apporte en toutes circonstances le soutien dont j'ai besoin.

C'est tout cela que l'on va fêter aujourd'hui et bien d'autres choses encore mais il n'est pas possible de résumer ici 20 ans de vie parlementaire. Alors merci à tous ceux que j'ai cités, merci aussi à tous ceux que je n'ai pas cités, merci aussi et surtout à tous les électeurs de la troisième circonscription des Alpes Maritimes qui depuis 20 ans m'accordent leur confiance. Sans eux cette aventure n'aurait tout simplement pas eu lieu. C'est avec eux et pour eux que je mène cette mission avec l'enthousiasme des premiers jours. Je veux leur exprimer ma gratitude et ma fidélité.

dimanche 6 juillet 2008

Soleil, chaleur et douceur de vivre

Telle est la Côte d'Azur en ce début juillet. A regarder la carte météorologique de France, on voit bien que la seule valeur sûre dans ce domaine demeure notre belle région. Ca n'est pas pour rien que les touristes affluent. Hier il était difficile de voir sur l'autoroute A8 des voitures immatriculées 06. Les véhicules arboraient des numéros de tous les départements Français et même de tous les coins d'Europe. Pendant ce temps, sur les plages, les uns prenaient des couleurs et du repos allongés sur leurs matelas, les autres goûtaient une eau à 25 degrés.

Pardonnez-moi cette parenthèse publicitaire pour ma ville et ma région, mais je suis ainsi fait que j'aime rappeler la douceur de la vie dont nous bénéficions et la faire partager à d'autres. Et désormais, en tant qu'adjoint au Maire délégué au Tourisme, je suis dans mon rôle pour le faire. Alors je ne m'en prive pas!

Je souhaite donc la bienvenue aux touristes qui nous font l'honneur et le plaisir de venir passer leurs vacances chez nous et j'invite celles et ceux qui n'ont pas encore décidé de leur destination pour leurs prochains congés, à nous rejoindre car ici tout est fait pour que les vacances soient réussies. A très bientôt!

samedi 5 juillet 2008

Carton rouge pour Ségolène Royal

Qu'Ingrid Betancourt soit libérée et que Nicolas Sarkozy décide de l'accueillir et se réjouisse avec sa famille, il n'en fallait pas d'avantage pour que Ségolène Royal décoche une phrase assassine en criant à la récupération politique. Ainsi, si je comprends bien, le Président de la République devrait s'effacer, se taire. Il n'aurait sans doute pas du non plus envoyer l'avion de la Présidence à Bogotta en présence du Ministre des Affaires Etrangères, en présence des enfants de l'ex otage, pour permettre les retrouvailles et ramener à Paris Ingrid Betancourt. Il faudrait aussi qu'à son retour dans notre pays elle se tienne à l'écart du Chef de l'Etat, n'ait aucun signe à son égard pour la part qu'il a pu prendre dans cette libération, même si le dispositif qui a finalement permis le sauvetage des otages a été mis en place par l'armée Colombienne.

Madame Royal joue les trouble fêtes mais sa mauvaise humeur n'émeut personne, elle a même le don d'agacer. En effet, hier matin alors que nous fêtions la libération d'Ingrid sur la promenade des Anglais, le Maire de Nice prenait la parole pour se féliciter de cet événement et autour de lui l'ensemble des élus de la majorité comme de l'opposition applaudissait les propos du Maire. Car ce qu'il y a eu de formidable dans toute cette aventure c'est la mobilisation extraordinaire de tous les Français élus ou non, de droite, de gauche et du centre. Alors ces déclarations mesquines disqualifient un peu plus l'ex candidate socialiste aux présidentielles. Je sais bien qu'elle cherche à faire parler d'elle mais elle pourrait le faire de meilleure façon. Son attitude révèle sa personnalité et surtout le vide sidéral de sa pensée. Car franchement, une responsabile politique ayant brigué la présidence de la République, pourrait placer le débat politique à un autre niveau. Mais enfin cela n'a aucune importance car tout le monde se réjouit du dénouement de l'affaire "Betancourt" et chacun trouve normal que le Président de la République ait joué effectivement son rôle et continue d'assumer sa mission, n'en déplaise à Madame Royal.

vendredi 4 juillet 2008

Promesses tenues

Nous avions fait un certain nombre de promesses pendant la dernière campagne municipale. A la différence de beaucoup d’autres candidats qui excellent dans cet exercice dans l’unique but de se faire élire mais qui oublient, sitôt après avoir été élus, de tenir le premier de leurs engagements, notre équipe municipale a mis un point d’honneur à faire vérifier par les Niçoises et les Niçois que les réalisations suivaient. C’est bien pourquoi Christian Estrosi, lors du dernier Conseil Municipal a voulu faire le bilan des 100 jours afin de démontrer, preuves à l’appui, que les mesures prévues pour les trois premiers mois étaient opérationnelles. C’est très bien ainsi car les électeurs veulent être respectés et le meilleur moyen de le leur démontrer et de tenir les engagements pris en campagne électorale et qui ont pu ainsi déterminer leur vote. C’est là un grand changement par rapport à la précédente municipalité. Je me souviens, en effet, que le Maire d’alors avait assuré aux Niçois que la façade de la Gare du Sud serait maintenue et sitôt élu proposait ni plus ni moins sa démolition. Cette tromperie publique lui enleva alors tout crédit auprès de la population.

Parmi les promesses que nous avions faites, il y avait l’accès libre aux musées et la gratuité d’une heure dans les parkings dépendant de la ville. Depuis hier ces mesures sont entrées en application. En effet, les musées municipaux sont désormais gratuits. Cette mesure sera, j’en suis convaincu, appréciée par les Niçois mais aussi par les touristes qui pourront ainsi librement avoir accès à la culture muséale de notre ville qui est très riche et variée. Quant aux parkings gratuits, nous avons non seulement tenu notre promesse mais nous l’avons même améliorée. En effet, nous avions prévu la gratuité pendant une heure afin de permettre de garer sa voiture dans un parking le temps de faire ses courses. Mais, en étudiant le problème, on s’est aperçu qu’une heure risquait d’être un peu court et de ne pas permettre aux automobilistes de réaliser leurs achats et retourner à leur voiture. Alors le temps de gratuité a été porté à 1h20. Je pense que chacun appréciera.

Ainsi la nouvelle municipalité se distingue en tenant ses promesses et en tenant le plus grand compte des besoins de la population. Ceci s’appelle le respect. Ca n’est pas pour rien que l’on sent souffler un vent nouveau sur la ville, de confiance retrouvée entre la population et ses élus. Je m’en réjouis et je tiens à affirmer que désormais il en sera ainsi à Nice. C’est aussi cela le changement engagé au printemps dernier à la Mairie.

jeudi 3 juillet 2008

Libre!

Ingrid Betancourt est libre. Après plus de six ans de détention arbitraire dans des conditions inhumaines par des geoliers implacables, Ingrid est enfin une femme libre. Au moment de l'annonce de cette nouvelle que chacun attendait sans oser l'espérer, on a tous ressenti un immense soulagement, une satisfaction totale comme si cette femme faisait partie de notre famille, comme si elle était l'une de nos proches. Nous nous étions tous mobilisés pour elle. Depuis des mois nos bâtiments publics étaient recouverts de photos géantes. Il ne se passait pas une semaine, pas un mois sans qu'une manifestation ne vienne rappeler la mobilisation générale de tout un peuple qui a su faire preuve d'une générosité extraordinaire à l'égard d'une femme, de sa famille, de ses amis.

Mais au delà, les Françaises et les Français, ont voulu affirmer à la face du monde leur attachement aux valeurs humaines, leur attachement au droit et à la Justice. C'est l'honneur d'un peuple de se comporter de cette manière. Cela donne de bonnes raisons d'être fiers de ce qu'est notre pays qui n'a jamais aussi bien porté son appellation de "patrie des Droits de l'Homme". Le Président de la République avait exprimé son engagement au service de cette libération. Avec lui le Gouvernement, les diplomates, les Gouvernements amis, le Président Colombien, les comités de soutien, bref un mouvement formidable a permis à Ingrid Betancourt de garder l'espoir et de conserver la force de continuer à vivre en vue de cette libération.

Désormais il ne reste plus qu'un seul otage Français détenu de façon arbitraire, il s'agit de Guilad Shalit. Enfermé et détenu par ses geoliers du Hamas depuis deux ans à Gaza, il mérite la même mobilisation. Nous attendons de ses nouvelles, nous attendons sa libération. Nous devons nous mobiliser pour lui comme nous l'avons fait pour Ingrid Betancourt. D'ores et déjà près de 200 parlementaires Français ont signé une pétition pour réclamer sa libération. J'espère que la libération d'Ingrid Betancourt donnera un nouvel élan afin d'envisager la libération de Guilad Shalit dans les meilleurs délais.

mercredi 2 juillet 2008

Une présidence de tous les défis

C’est désormais la France qui préside aux destinées de l’Union Européenne jusqu’au 31 décembre prochain. Cette présidence « tournante » ne sera pas une présidence de principe où chaque pays « aux commandes » assure son service. Chacun sait bien que la France, l’un des pays fondateurs de l’Union Européenne, a une responsabilité particulière et ceci depuis toujours. Ainsi notre pays est-il à l’origine de cette aventure humaine hors du commun qui a su partir d’une Europe « champ de ruine » après la guerre pour aller cers la constitution d’une des puissances les plus importantes de la planète. C’est aussi la France qui a initié la tenue régulière des sommets réguliers des Chefs d’Etats et de Gouvernements Européens, qui a été à l’origine de l’élection du Parlement Européen au suffrage universel ou encore qui a soutenu à bout de bras avec l’Allemagne la création de l’Euro. C’est dire si la présidence Française est attendue.

Mais voilà, après avoir proposé un projet de Constitution Européenne, la France a aussi été le pays qui a refusé sa ratification par référendum. C’est alors que le Président Sarkozy a décidé de relancer le processus Européen en poussant l’élaboration du Traité de Lisbonne. Celui-ci ratifié rapidement par la plupart des Etats Européens se trouve à nouveau freiné par le NON de l’Irlande et la mauvaise volonté affichée de la Pologne ou de la République Tchèque. C’est dire que le début de la présidence Française se présente sous des auspices difficiles. Ce sont là des défis que le Président de la République devra tenter de relever. Ca n’est pas gagné à l’avance mais aucune avancée Européenne ne l’était. L’Europe s’est construite en passant par des crises successives. Mais au final le projet Européen a toujours avancé, parfois plus lentement que ne le souhaitaient ses plus ardents défenseurs. L’essentiel est d’avancer. C’est bien dans cet état d’esprit que s’est résolument placé Nicolas Sarkozy en ce début de Présidence.

mardi 1 juillet 2008

Session extraordinaire

La session ordinaire du Parlement s'est achevée hier. A compter de maintenant nous siégeons en session extraordinaire. Ceci veut dire que vous ne nous verrez plus les mardi et mercredi après-midi sur France 3 pour les questions au Gouvernement mais en revanche nous serons tout de même à l'Assemblée Nationale pour débattre des sujets qui seront à l'ordre du jour jusqu'à la fin du mois de juillet. Au menu figurera notamment le projet de loi Constitutionnelle. Et ceci n'est pas une mince affaire. En effet, la réforme est nécessaire, tout le monde en convient, mais la politique politicienne reprend vite ses droits. Chacun s'accorde sur le fait qu'il faut donner d'avantage de pouvoir au Parlement et pourtant, même si le projet va dans ce sens, il y a toujours des opposants pour faire de l'obstruction et tenter de faire trébucher le Gouvernement. Et puis il y a aussi des oppositions internes à la majorité. Ainsi l'Assemblée Nationale souhaite maintenir l'obligation de soumettre à référendum l'adhésion de la Turquie à l'Union Européenne alors que le Sénat est hostile à cette mesure.

Il faudra donc surmonter toutes ces difficultés pour parvenir à un texte suffisamment cohérent et consensuel lui permettant de passer l'obstacle final qu'est le Congrès du Parlement à Versailles. Car pour que ce texte soit adopté il lui faut obtenir les 3/5ème des voix des Parlementaires Députés et Sénateurs confondus. Il faut pour cela que non seulement toute la majorité vote favorablement mais il faut aussi que l'opposition le fasse également ou alors qu'elle s'abstienne. Vous le comprendrez cette session extraordinaire, n'est donc pas un long fleuve tranquille. Malgré la torpeur de l'été, les Parlementaires n'auront pas la tête aux vacances, mais les réformes ne peuvent pas attendre. Alors nous allons siéger tout le mois de juillet en essayant de mener à bien ces projets. Et ensuite la session sera suspendue jusqu'au 1er octobre car entre temps un tiers du Sénat sera renouvelé. Cette élection empêchera donc toute convocation extraordinaire du Parlement en septembre. Ainsi va la vie Parlementaire...