Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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mercredi 30 avril 2008

Séquestration: la malédiction

Après l'affaire Natasha Kampush où une jeune fille avait été enlevée et séquestrée pendant huit ans, on pensait être arrivé au bout de l'horreur. Et bien hélas la cruauté humaine va bien au delà de ce que l'on peut imaginer. L'histoire de cette enfant violée par son père dès l'age de 11 ans puis séquestrée dans une cave pendant 24 ans, ayant subi le calvaire qui a été le sien, est tout simplement insupportable. La seule lecture des faits dans les journaux donnent la nausée. On en vient même à se demander comment la Justice des hommes peut être amenée à examiner de tels faits et à prononcer une sentence tant les faits sont monstrueux.

Et dans son horrible malheur, cette pauvre femme martyrisée et privée de lumière depuis un quart de siècle ainsi que ses enfants, ont eu la chance d'en sortir in extrémis. Leur bourreau de père âgé de 73 ans aurait pu mourir avant que cette libération n'intervienne. Et alors que se serait-il passé? La cave qui leur servait de geôle était secrète et close par un code dont seul le tortionnaire connaissait la combinaison. En imaginant que ce triste sire décède, cette femme et ses enfants seraient morts enterrés vivants.

Ils sont désormais libres. La vie de cette femme est brisée à tout jamais. On ne se remet pas d'un tel drame. Les enfants, dont l'une est en très mauvais état physique et lutte contre la mort, auront beaucoup de mal à retrouver le chemin d'une vie normale. La Justice va faire son oeuvre mais ne pourra rien pour réparer les dégâts commis sur cette famille meurtrie. Je souhaite, j'espère la condamnation la plus lourde même si elle sera dérisoire eu égard aux faits que l'on vient d'évoquer. J'espère surtout que d'autres histoires de cette nature ne se révèleront plus dans l'avenir car on touche là aux plus bas instincts qui nous font honte d'être des hommes.

mardi 29 avril 2008

Parler pour parler...

Le Conseil Municipal de Nice qui s’est tenu hier a été l’occasion de rentrer dans l’ordre du jour classique de l’Assemblée locale. En effet, l’institution est désormais en place et a commencé à trouver sa vitesse de croisière. Il aura fallu plus d’un mois pour y parvenir compte tenu de l’état calamiteux dans lequel se trouvait la Mairie à notre arrivée : une administration désorganisée, l’absence de budget, un climat délétère qui tendait à bloquer l’institution. La détermination de la nouvelle équipe municipale a pu avancer le plus rapidement possible afin que les Niçoises et les Niçois ne subissent plus une telle situation.

Ainsi le Conseil avait-il à examiner un nombre important de délibérations. L’opposition a profité de cette occasion pour intervenir de façon intempestive sur l’ensemble des dossiers. C’est le jeu de la démocratie que de s’exprimer publiquement sur les rapports qui sont à l’ordre du jour. Mais je suis navré de voir le vide sidéral des observations qui ont été exprimées. Je rappelle que les commissions se sont réunies très longuement avant le Conseil Municipal. A cette occasion le débat a pu s’ouvrir, les élus de toutes les tendances ont pu obtenir toutes les réponses aux questions qu’ils posaient. Cela suffisait-il ? On aurait pu le penser dès lors que l’ensemble des délibérations étaient adoptées à l’unanimité par lesdites commissions, toutes tendances confondues. Et bien paradoxalement les élus qui hier adoptaient les rapports qui leur étaient présentés, posaient les mêmes questions qu’auparavant pour pouvoir délayer le débat et faire ainsi perdre du temps aux élus, aux fonctionnaires et donc finalement à nos administrés.

Parler pour parle n’est pas de la bonne politique. C’est du verbiage inutile qui ne saurait rester dans les archives du Conseil Municipal. Je laisse aux auteurs de ces discours leurs responsabilités face aux Niçoises et aux Niçois qui ont tranché ce débat il y a quelques semaines en nous donnant la majorité pour les six prochaines années et qui attendent de l’action et non des incantations !

lundi 28 avril 2008

Une relation confiante

Les observateurs sont toujours à scruter le moindre détail qui peut venir donner des indications dans les relations entre le Président de la République et son Premier Ministre. Et quand il n'y a pas de réponse de l'un comme de l'autre à leurs allégations, alors ils accréditent la thèse selon laquelle "il y a de l'eau dans le gaz". Nicolas Sarkozy et François Fillon ont autre chose à faire qu'à dire tous les jours qu'ils s'entendent bien. D'ailleurs si tel n'était pas le cas, les Français eux-mêmes auraient pu s'en apercevoir. Or nos concitoyens ne parlent jamais de ce sujet qui ne semble passionner que certains journalistes dits "bien informés"!

La réalité est toute autre. Le Président de la République et son Premier Ministre ont un objectif: réformer le pays. La tâche est suffisamment importante pour que chacun assume sa part de travail et de responsabilité. Et très franchement je ne vois pas l'intérêt, pour l'un comme pour l'autre, de tenter de s'opposer. Nicolas Sarkozy a été élu sur un programme auquel François Fillon a participé, l'un comme l'autre veulent que ce programme soit appliqué et que la politique suivie soit couronnée de succès. Le travail pour redresser la France est tellement difficile qu'il peut y avoir débat entre l'un et l'autre, ce qui est la preuve d'une bonne santé démocratique au plus haut niveau de l'exécutif. Il peut même y avoir des moments de tension tant les enjeux sont lourds pour l'avenir de notre pays. Mais au final l'un et l'autre ont partie liée et travaillent avec le même objectif: faire gagner la France.

Connaissant le Président comme le Premier Ministre, je crois pouvoir dire qu'ils sont complémentaires. L'un fixe le cap et avance vite, il manifeste même souvent beaucoup d'impatience parce que les réformes sont plus longues à mettre en oeuvre qu'il ne le souhaiterait. L'autre exécute avec courage et compétence les directives ainsi tracées. Ainsi chacun est à son poste, ce qui permet au Président de dire qu'il travaille main dans la main avec son Premier Ministre, qu'il qualifie de bon Premier Ministre. Et la réponse de ce dernier est de dire qu'il y a entre les deux une relation confiante. Les oiseaux de mauvais augures en seront pour leurs frais!

dimanche 27 avril 2008

Carnaval de Nice: retour place Masséna

A l'occasion d'une réunion avec les commerçants de la ville de Nice, j'ai eu l'occasion de faire part des souhaits de notre municipalité de refaire passer le corso carnavalesque sur la place Masséna. Ce lieu emblématique avait été abandonné par l'ancienne équipe municipale au prétexte des travaux du tramway. Mais désormais ces travaux sont terminés et la place est donc dégagée de tout obstacle. Alors qu'est-ce qui nous empêche de pouvoir ramener dans ce site traditionnel la grande fête de Carnaval? Les obstacles techniques sont levés. Il faudra probablement y revenir progressivement car la mise en place des décors lumineux qui faisaient l'admiration du public n'est pas une mince affaire dès lors que, depuis quelques années déjà, cet aspect du carnaval avait été supprimé. Je ne comprends d'ailleurs pas pourquoi l'ancienne municipalité s'était obstinée à vouloir appauvrir à ce point les décors du carnaval.

Alors oui je crois que nous pouvons relancer cette grande fête à laquelle les Niçois et les touristes sont attachés. Il faudra lui redonner une dimension internationale qu'elle a perdue. Il faudra que le coeur de Nice batte au rythme de cette fête traditionnelle alors que depuis quelques années la ville y est devenue presque indifférente. C'est le souhait du Maire de Nice et de son équipe qui souhaitent que Nice retrouve son âme et soit à nouveau en mesure de créer des événements à la hauteur de sa notoriété. Nice retrouve son ambition de redevenir une grande, belle, attractive et séduisante ville touristique. L'oeuvre est de taille mais notre volonté est totale!

samedi 26 avril 2008

Le Pen persiste et signe

Il y a quelques années, Jean Marie Le Pen avait soulevé l'indignation en affirmant que les "chambres à gaz étaient un détail de histoire". Malgré la condamnation unanime de ces déclarations, le président du FN persiste et signe en déclarant dans le magazine "Bretons" que les "chambres à gaz sont un détail de la seconde guerre mondiale". Si je comprends bien l'extermination de six millions de juifs dans ces conditions n'est donc qu'un détail. Ce genre de déclaration me fait froid dans le dos. Il est tout simplement incroyable qu'un homme, qui plus est un responsable politique, puisse tenir des propos aussi effrayants. Qui plus est, dans cette interview Le Pen remet en cause les camps d'extermination: " Je ne me sens pas obligé d'adhérer à cette vision-là. Je constate qu'à Auschwitz il y avait l'usine IG Farben, qu'il y avait 80.000 ouvriers qui y travaillaient. A ma connaissance, ceux-là n'ont pas été gazés en tout cas. Ni brûlés".

Le Pen a déjà été condamné plusieurs fois pour des outrances de cette nature. Le parquet mais également les associations envisagent des poursuites. Si ces propos ont été vérifiés, je souhaite très sincèrement que la Justice fasse rendre des comptes à son auteur. En effet, il est tout simplement inadmissible et même désonhorant que de telles affirmations négationnistes puissent être prononcées dans notre pays en toute impunité. Ainsi Le Pen continue-t-il dans ce registre ignoble et provocateur. A la fin d'une trop longue carrière politique, le vieux leader d'extrême droite ne peut s'empêcher de laisser libre cours à ses vieilles pulsions répugnantes. Je me demande encore comment des électeurs ont pu lui accorder un soupçon de confiance quand tous ses comportements sont contraires à nos principes Républicains. Ses supporters ne sont plus très nombreux aujourd'hui et c'est tant mieux. Gageons qu'avec ce nouveau dérapage les quelques électeurs qui lui restent ouvriront enfin les yeux et tourneront enfin le dos à Le Pen et au FHaine!

vendredi 25 avril 2008

Présidentiel

Nicolas Sarkozy a été bon, Présidentiel ont souligné les observateurs. Il était très attendu par la population, par la presse. En effet, depuis l'hiver dernier où les sondages ont montré une baisse notable et où les Français se sont intérrogés, il était temps qu'il s'exprime enfin de façon claire et solennelle devant les caméras de la télévision. C'était la meilleure façon de mettre fin à un flou qu'entretenaient quelques journalistes voire certains politiques qui éprouvent un malin plaisir à cultiver le défaitisme. Alors oui, le Président de la République s'est montré clair, offensif, dissipant ici les malentendus, reconnaissant là les erreurs qui ont pu être commises et traçant le cap d'une France qui doit absolument se réformer dans un monde qui n'a jamais été aussi difficile.

Alors chacun pourra gloser sur cette prestation. La gauche ressort ses vieilles rengaines et poursuit ses critiques systématiques. Mais on en reste toujours à ce stade et on attend toujours les contre propositions. Il a eu le courage de dire les choses avec fermeté. J'ai trouvé particulièrement courageux qu'il affirme, à quelques semaines de la présidence Française de l'Union Européenne, son opposition à l'entrée de la Turquie alors que sur ce sujet la plupart des responsables politiques choisissent l'esquive. Il a été aussi été très clair sur ses relations avec le Premier Ministre. Alors que la presse Parisienne s'agite sur les supposés désaccords entre François Fillon et lui, Nicolas Sarkozy a tenu à lui rendre hommage et à rappeler qu'un échec du Premier Ministre serait aussi le sien propre. Ce sont des vérités simples à rappeler mais qui viennent tordre le cou à ceux qui cherchent à tout prix à détruire le duo de l'exécutif.

Je pense que ce type de dialogue direct avec les Français est de nature à rétablir le lien fort qui avait été tissé au moment de la campagne électorale et qui doit exister entre la population et celui qui la représente au plus haut niveau. Cette émission était nécessaire, elle aura été salutaire. Le Président va reprendre la main dans un moment où la France a besoin de se ressaisir. Sombrer dans le défaitisme serait la pire des orientations que notre pays pourrait prendre. C'est en tout cas ce que je ressens à ce jour et j'espère sincèrement que ces retrouvailles médiatiques permettront de rétablir le climat de confiance qui doit exister entre les Français et leur Président.

jeudi 24 avril 2008

Tempête dans un verre d'eau

La réforme des institutions promise par Nicolas Sarkozy arrive à l'ordre du jour. On aura l'occasion d'en reparler dans les jours qui viennent tant le sujet va susciter des passions souvent d'ailleurs disproportionnées. En effet, chacun convient, en privé, que nos institutions doivent être réformées. Chacun estime qu'il faut donner plus de pouvoir au Parlement par exemple. Mais dès que le sujet est abordé alors l'opposition cherche à s'oppposer par principe alors qu'au fond elle est d'accord. Je remarque que c'est là un mal typiquement Français qui consiste à s'opposer pour tenter de bloquer tout progrès même si, au fond, on n'a pas vraiment d'arguments. Dans d'autres pays, sur des questions de ce type, le compromis est en principe facile à trouver mais chez nous...

Je veux saluer, pour ma part, le fait que le Président de la République ait tenu les promesses du candidat et qu'il engage la réforme des institutions. En effet, ses prédécesseurs avaient bien évoqué le sujet mais s'étaient bien gardés d'y toucher. Cela fait 20 ans que je suis Député et j'ai toujours entendu parler de cette réforme nécessaire sans qu'elle ne voie le jour! J'entends ici ou là des protestations de la part de la gauche qui s'oppose à ce que le Président de la République puisse venir prendre la parole dans l'hémicycle de l'Assemblée Nationale. Mais pourquoi donc une telle position? Ainsi les Chefs d'Etats étrangers pourraient-ils le faire et pas le Président Français. Vaut-il mieux pour rendorcer le Parlement que les Députés apprennent, par le journal, ce que le Président de la République a à leur dire? Et puis voter une telle mesure sera l'expression du bon sens et conduira à la levée d'une hypocrisie. En effet, le président ne peut, à ce jour, venir parler devant la représentation nationale mais peut faire lire un discours par le Président de l'Assemblée...

Je demande à l'opposition de ne pas s'entêter à faire de la politique politicienne et d'essayer de retrouver la voie du bon sens que nos concitoyens n'ont cessé d'avoir. Car les Français ne comprennent rien à ce débat qui prend les allures de tempête dans un verre d'eau.

mercredi 23 avril 2008

Un salon révélateur

Je me suis rendu au salon international du tourisme d'affaires à Francfort pour représenter la ville de Nice. Il y avait là, dans un immense hall d'expositions, tous les pays du monde présentant leurs palais des congrés ainsi que leurs structures hotelières et touristiques. C'est là qu'on se rend compte de la concurrence qui existe aujourd'hui dans ce domaine. C'est pourquoi, on ne pourrait se satisfaire d'une Côte d'Azur qui fasse du "sur place" quand le monde bouge et est prêt à capter les réunions petites, moyennes ou grandes quel que soit le pays.

Sur le grand stand de la France, la partie réservée à la Côte d'Azur et en particulier à la ville de Nice était très visible et aussi très visitée. Les personnels de l'Office du Tourisme étaient présents et vantaient avec conviction les avantages de notre ville tandis que des films enchanteurs défilaient sur les écrans de télévisions qui composaient le décor. L'impression retirée d'une telle manifestation confirme les propos que je tenais hier sur ce même blog, c'est à dire l'exigence d'excellence que requiert notre ville. Je ne bougerai pas de cette position car Nice mérite tout simplement le meilleur. C'est pourquoi notre rôle est aussi de vanter, aussi souvent que nécessaire, les atouts de notre cité mais aussi de réaliser, sur le terrain, les améliorations utiles pour rendre Nice encore plus attractive.

mardi 22 avril 2008

Nice retrouvera la première place

Je me souviens, il y a 25 ans, de la place enviable qu’était celle de Nice dans le domaine du tourisme d’affaires. Acropolis était alors le plus performant, le plus attractif, le plus compétitif des Palais des Congrès au niveau Européen. Hélas, depuis 15 ans la Municipalité s’est totalement désintéressée du tourisme pensant sans doute que dans ce domaine les choses allaient de soi et qu’il n’était pas nécessaire de faire des efforts. Les conséquences en sont un vieillissement de nos infrastructures touristiques qui ont eu pour effet de faire perdre à Nice sa place de leader dans le tourisme d’affaires.

Aujourd’hui, en tant qu’Adjoint au Tourisme et aux Affaires Internationales de la ville de Nice, je mesure la responsabilité qui est la nôtre pour redonner à Nice sa place, la première. Et ceci ne devrait pas être trop difficile car il suffit d’avoir de la volonté et de prendre les bonnes orientations pour y parvenir tant le potentiel de la ville est grand. Il faudra aussi dégager des moyens car l’ambition a un prix. Mais c’est un choix. Nous préférons abandonner le projet d’une « méga Mairie » et privilégier la construction de nouvelles infrastructures d’accueil pour permettre d’organiser à Nice les plus grands salons, les plus grands congrès, les plus grandes conventions. Car n’oublions pas que ces activités génèrent de l’emploi et dopent l’économie quand la construction d’une nouvelle Mairie n’apporte aucune richesse supplémentaire à la cité mais coûte cher au contribuable.

Il est vrai que pendant ces 13 dernières années la ville s’était assoupie sans tracer de véritables perspectives d’avenir. Les temps changent. Notre équipe a été élue pour relever de grands défis et nous sommes déterminés à réussir. C’est pourquoi mes collègues et moi-même autour de Christian Estrosi nous dépensons sans compter pour parvenir à atteindre ces objectifs ambitieux. Nous sommes tous sur le pont et nous nous battons pour que les choses bougent enfin. Et il m’est agréable de sentir que non seulement que la population mais aussi le personnel municipal adhèrent à cette nouvelle dynamique.

dimanche 20 avril 2008

Pour un service minimum d’assistance et d’information aux passagers

L’Eurostar est ce merveilleux train qui vous amène de Londres à Paris en 2h15 en traversant la Manche à 50 mètres sous la mer. La seule évocation de ces performances nous rend fiers de la technologie des chemins de fer de l’ère des TGV. La France est le pays qui a inventé ces trains rapides en Europe là où, il y a quelques décennies le Japon avait pris de l’avance sur nous, ce qui n’est plus le cas aujourd’hui.

Alors, lorsqu’un train déraille ou prend un gros retard, on s’en étonne car la fiabilité de ces matériels est devenue légendaire. Mais voilà, les quelques 600 passagers du train Londres Paris qui ont mis 12 heures pour aller d’une capitale à l’autre ne l’ont pas entendu ainsi. Je suis sur qu’ils sont moins sévères sur la panne qui a pu survenir pendant le trajet que sur l’absence totale d’information qu’ils ont du subir. Un train arrêté en pleine campagne sans lumière durant de longues heures sans que les voyageurs ne soient tenus au courant de la situation est une incongruité inacceptable. C’est d’ailleurs souvent le reproche majeur que l’on peut faire aux compagnies de transports qui, par leur silence, donnent le sentiment de prendre les passagers en otage. Combien de fois me suis-je trouvé dans cette situation dans un aéroport attendant un avion improbable sans qu’un responsable puisse me dire ce qui se passait. J’imagine la réaction des usagers du Londres Paris ! Chacun peut comprendre qu’un cas de force majeure se produise et empêche un train de rouler. Mais quand on est sur une voie de chemin de fer on n’est tout de même pas naufragé en pleine mer ou en perdition dans les airs. On peut donc, d’une façon ou d’une autre, recevoir le soutien de la compagnie de chemins de fer. C’est hélas ce qui ne s’est produit que très tardivement, trop tardivement, c'est-à-dire à l’arrivée à la Gare du Nord puisque Eurostar s’est engagé à rembourser les billets et à offrir des billets aller-retour aux naufragés du rail. Bravo pour ce rattrapage mais à l’avenir je demande aux compagnies de transports, un service minimum d’assistance et d’information aux passagers en détresse.

samedi 19 avril 2008

Les vélos cachés

Il parait que l'ancienne municipalité avait l'intention de mettre des vélos en location pour les Niçois et les touristes qui souhaitaient découvrir Nice en deux roues. L'intention était louable et n'avait, du reste, rien d'original, d'autres grandes villes ont expéripmenté la formule avec succès. Sauf que ces systèmes se sont développés autour du "vélo libre service" à l'instar de ce que le Vélib est à Paris. Ceux qui utilisent ce moyen de déplacement s'en servent pour des périodes de courtes durées allant de quelques minutes à quelques heures et peuvent le louer et le rendre dans de nombreux points de la ville. C'est tout le secret de cette réussite.

Mais la municipalité précédente avait considéré son projet "à l'ancienne" en achetant des vélos au nombre de 1.000 pour les louer à un point fixe où ils auraient du être ramenés. Ainsi 1.000 bicyclettes ont-elles été acquises pas la ville et entreposées dans un garage. Notre municipalité a découvert ce parc de deux roues sans autre explication. Il n'est bien entendu pas question de les laisser rouiller dans cet entrepos. Ils seront mis à la disposition des personnels municipaux qui pourraient désirer assurer leurs déplacements par ce mode de transport. Mais ils n'ont en aucun cas les caractéristiques des fameux vélibs qui sont devenus populaires et que le Conseil Municipal a décidé, le 14 avril dernier, de créer sous l'appellation "vélos bleus", que nous verrons apparaitre dans les rues de Nice d'ici la fin de l'année.

Cette découverte des 1.000 vélos "Peyrat" est un de ces mauvais héritages que nous découvrons chaque jour. C'est ce que le précédent Maire qualifiait sa bonne gestion!

jeudi 17 avril 2008

Soutien aux associations

Nous connaissons tous des associations qui font un travail extraordinaire, rassemblant des bénévoles totalement désintéressés qui se mettent au service des autres. Que ce soit dans le domaine social, dans le domaine sportif ou culturel, nous avons chacun d'entre nous des exemples précis à citer d'oeuvres menées par des femmes et des hommes au dévouement exemplaire. Pour ma part, je connais à Nice des associations qui font un travail au service de la collectivité qui, s'il devait être assumé par la puissance publique, couterait très cher au contribuable et ne pourrait donc tout simplement pas se faire.

Dans le même temps, les associations ne vivent pas "d'amour et d'eau fraiche". Elles ont besoin de soutiens financiers pour pouvoir s'en sortir. Elles viennent souvent demander des aides aux collectivités publiques et je reconnais que la démarche des leurs dirigeants n'est pas aisée. Ils ont l'impression de venir quémander des crédits ou des soutiens là où en réalité ceux-ci devraient pouvoir leur être octroyées de droit. C'est pourquoi j'ai demandé au Ministre du Travail, lors de la séance des questions d'actualité, que les contrats aidés puissent être maintenus et soutenus auprès des associations. J'ai récemment visité une association qui récupère les vêtements et qui peut ensuite les redistribuer voire les recycler. Il y a quelques années, cette association disposait de nombreux salariés agissant dans le cadre de contrats aidés, ce qui permettait à cette association de mener à bien sa mission et à ses employés de disposer d'un emploi, certes modeste, mais leur permettant de vivre dans la dignité. Hélas certains de ces contrats ont été supprimés ou non renouvelés ce qui pose problème à l'association dans ses missions tant de récupération des vêtements mais aussi et surtout dans sa mission d'insertion.

C'est pourquoi j'insiste pour que nos associations soient soutenues et le Ministre, dans sa réponse, a bien tenu à rappeler le souci du Gouvernement de ne pas les laisser tomber. Nous devons être non seulement reconnaissants vis à vis du travail ainsi effectué mais aussi à l'égard des missions de service public assumées par le tissu associatif. C'est pourquoi je tenais aujourd'hui à rendre un hommage tout particulier aux associations relevant de la célèbre Loi de 1901 auxquelles nous devons tant.

mercredi 16 avril 2008

Italie, le retour de Berlusconi

L'Italie a voté. Au bout d'une longue campagne électorale, le peuple italien a décidé de se doter d'un nouveau Gouvernement et d'une nouvelle majorité de droite et de centre droit. Silvio Berlusconi est donc de retour dans ses anciennes fonctions du chef du Gouvernement. La tâche promet d'être rude. En effet, l'Italie a besoin, comme l'ensemble des pays Européens, de réformes profondes, de réformes structurelles afin de lui donner toutes les armes pour pouvoir lutter contre la nouvelle concurrence mondiale. Hélas les coalitions fragiles qui ont dirigé le pays depuis quelques années, n'ont pas eu les moyens d'agir en profondeur et de résoudre les problèmes. Ainsi en va-t-il d'Alitalia qui est au bord de la faillite ou encore du problème des ordures ménagères de Naples.

Ainsi le nouveau Gouvernement Italien va-t-il se trouver immédiatement confronté à ces dures réalités. Il n'y aura pas d'état de grâce. D'ailleurs, avant hier soir il n'y avait aucune fête organisée dans les rues de Rome à l'annonce des résultats. Silvio Berlusconi lui même ne s'est pas montré en public faisant une sobre déclaration par téléphone. Cela tranche avec son personnage mais aussi avec les traditions Méditerranéennes mais cette sobriété traduit la gravité de la situation et la nécessité de se mettre rapidement au travail. J'ai confiance dans les capacités du peuple italien de relever ces défis car il s'agit de femmes et d'hommes imaginatifs et travailleurs. Mais en Italie, comme en France d'ailleurs, les enjeux sont majeurs et les obstacles nombreux. Il conviendra donc d'aider le nouveau Gouvernement à réussir car l'Europe a besoin du dynamisme et de la prospérité de l'Italie.

lundi 14 avril 2008

Coup de mer et solidarité

En cette veille de saison estivale, un méchant coup de mer a eu raison de certaines installations de plage. C'est ainsi que les établissements les plus exposés ont été gravement endommagés. Il s'en est fallu de peu pour que certains restaurants soient totalement dévastés. Et pourtant il ne s'agissait pas d'un raz de marée, tout juste d'une vague anormalement importante en cette saison. Hélas, alors que la saison est en train de commencer, que les touristes arrivent et que les Niçois cherchent à s'exposer au soleil, les plages ainsi touchées ne peuvent pas réouvrir avant d'importants travaux de remise en état.

Ces intempéries s'étant produites de nuit, les responsables de la municipalité étaient présents sur place dès le petit matin. En tant qu'adjoint au Tourisme, je me rendais sur place avec le Maire, avec le Premier Adjoint, avec l'adjoint à la propreté mais également avec l'ensemble des services concernés afin d'apporter notre soutien aux sinistrés et de voir quel type d'aide pouvait leur permettre de recommencer à travailler dans les meilleurs délais. Dès lors les bulldozers vont pouvoir rapidement redonner à la plage sa largeur habituelle tandis que les services municipaux allaient débarrasser les lieux de tous les immondices accumulés par la mer.

Au delà de ces intempéries et de leurs conséquences, les plagistes concernés étaient étonnés de voir une telle réactivité de la municipalité qui avait immédiatement manifesté sa solidarité. Là où nous avions le sentiment de faire simplement notre devoir d'élu, nos interlocuteurs nous faisaient remarquer que depuis près d'un quart de siècle, c'était la première fois qu'ils constataient une Mairie aussi proche de leurs difficultés. Je suis très fier de cette conclusion car c'est exactement ce que nous voulons, une municipalité présente quand on en a besoin. C'était un de nos engagements majeurs de campagne, je suis heureux que nos concitoyens constatent qu'il est tenu.

dimanche 13 avril 2008

Remerciements

Nous sommes élus à la Mairie de Nice depuis près d'un mois. Le temps a passé si vite que nous n'avions pas encore eu le temps de remercier l'ensemble des amis qui ont oeuvré pendant la campagne électorale. Alors hier nous avions prévu une réception au théatre de verdure. Malheureusement le temps de ces derniers jours était maussade. On pouvait penser qu'en ce samedi après-midi la grisaille l'emporterait sur le beau temps. Et bien au fur et à mesure que la réunion se déroulait, le ciel se dégageait et le soleil se mettait à briller. Un signe du ciel qui voulait se mettre à la fête à l'instar de la population Niçoise qui célébrait notre victoire.

Ainsi le théatre était-il plein. Près de 5.000 personnes se pressaient pour partager ce moment d'amitié, ce moment de retrouvailles. Il ne faut jamais oublier grâce à qui il nous est donné le privilège d'exercer des responsabilités publiques comme celles de gérer la cinquième ville de France. L'élection est le fruit du vote des citoyens mais auparavant il y a eu la campagne électorale. Et pendant cette période cruciale, ce sont des dizaines de militants qui viennent nous aider pour informer les électeurs en affichant, en collant des enveloppes, en distribuant des tracts, en organisant des réunions, etc. Un travail difficile qui demande beaucoup d'abnégation et aussi une grande détermination à faire gagner des idées. Je tiens à leur rendre hommage car nos militants sont admirables. En cet après-midi de printemps, nos retrouvailles étaient joyeuses mais aussi fières pour le travail accompli en commun. Désormais élus, nous avons le devoir de mettre en oeuvre notre programme électoral. C'est ce que nous avons commencé à faire. C'est surtout ce que nous allons engager dès demain au Conseil Municipal en votant des mesures importantes et nouvelles qu'attendent les Niçoises et les Niçois.

samedi 12 avril 2008

Triste journée

Il y a quelques jours, alors que le car les ramenait à Nice, des basquetteuses du club "le Cavigal" étaient victimes d'un terrible accident de la route sur l'autoroute. Une jeune fille de 16 ans devait succomber à ses blessures tandis que trois autres étaient grièvement atteintes. Un automobiliste qui arrivait juste après cet accident se précipitait pour leur porter secours et poser un triangle rouge afin d'empêcher un nouveau carambolage. Il était à son tour fauché et tué sur le coup. C'était un père de famille courageux.

Aujourd'hui nous enterrons cette jeune Niçoise. La cérémonie promet d'être bouleversante tant cet accident et ses conséquences sont injustes. Les parents, les amis, les jeunes camarades, les élus, nous sommes tous unis dans la douleur de cette famille qui ne se remettra jamais de cette tragédie. L'ensemble des clubs sportifs Niçois ont décidé d'observer ce week-end une minute de silence. L'OGCNice qui jouera au Parc des Princes dimanche portera un crêpe noir au bras. Et lundi le Conseil Municipal de Nice rendra hommage aux disparus et aux blessées qui ont subi un traumatisme terrible et de très graves atteintes corporelles. A mon tour, je veux par l'intermédiaire de ce blog, m'associer à l'immense peine qui endeuille toute notre ville. Je veux aussi souligner l'augmentation des accidents de la route au mois de mars dernier alors que jusqu'alors les statistiques baissaient. Lorsque vous lisez ces statistiques mensuelles dans les journaux, imaginez toutes les souffrances, tous les deuils que cela représente dans les familles qui sont ainsi touchées. En hommage à toutes ces victimes, sentez-vous responsables au volant et ralentissez. La vie va bien trop vite, ça ne vaut vraiment pas la peine d'accélérer encore son terme.

vendredi 11 avril 2008

OGM: la crise de nerfs

Pour avoir présidé plusieurs séances consacrées aux OGM, je puis témoigner de l'extrême tension qui a existé dans l'hémicycle pendant ces longues heures de débat. Les anti OGM étaient très mobilisés et utilisaient tous les artifices que leur permet le règlement de l'Assemblée Nationale pour ralentir le rythme de la séance. Ils cherchaient tous les prétextes pour provoquer des incidents. De l'autre côté il n'y avait pas les pro OGM mais des Députés qui s'interrogent et qui veulent simplement que, sur cette question où la science pose tant d'interrogations, la loi ne soit pas muette et puisse organiser un peu les choses. Le drame sur un tel sujet c'est que la gauche ait cherché à politiser à outrance le débat. C'est regrettable car la question des OGM n'est pas un sujet de gauche ou de droite, c'est un sujet de société sur lequel chacun devrait pouvoir voter en son âme et conscience, ce que nous avons fait d'ailleurs au sein du Nouveau Centre.

Je reconnais que pour la Secrétaire d'Etat en charge de ce projet de loi la tache a été rude. Le débat était non seulement long et agité, mais il était aussi très technique. Il faut donc non seulement maitriser son sujet mais aussi savoir contrôler ses nerfs. Et c'est sur ce dernier point que Nathalie Kosciusko Morizet a craqué. Pour l'avoir rencontrée mercredi matin, à la suite d'une ultime nuit de débat, j'ai vu une femme combative mais sur le visage de laquelle se lisait une certaine lassitude. On est Ministre, on n'est est pas moins une femme ou un homme avec ses faiblesses, avec ses doutes, avec ses sentiments. C'est peut-être aussi cela l'envers du décor de la politique où on cultive souvent l'art de ne pas laisser paraitre ce que l'on ressent au fond de soi. Mais quand on laisse exprimer sa colère, cela peut provoquer une crise. C'est ce qui s'est passé à la fin de ce débat difficile. Le Premier Ministre a rappelé tout le monde à la raison, l'incident est clos. Mais il nous rappelle que dans la politique, dans ce monde de brutes, il y a des êtres sensibles qui parfois peuvent craquer.

jeudi 10 avril 2008

Tramway et commerce

Les commerçants de l'avenue de la République se plaignent des conséquences négatives de l'arrivée du tramway dans cette voie. Ceux de l'avenue Borriglione pourraient en dire autant. Les commerçants de l'avenue Malausséna, du boulevard Jean Jaurès et du boulevard de Saint Roch pourraient se joindre à ces inquiétudes. Tout cela nous l'avions exprimé bien avant que ces problèmes ne se posent. En effet, même si nous étions favorables à la réalisation d'un tramway, nous avions prévenu que les choix des tracés qui avaient été faits auraient des conséquences néfastes sur le commerce. Malheureusement, à l'époque, le Maire de Nice ne voulut rien entendre et traita avec mépris nos remarques et celles des commerçants.

Aujourd'hui le mal est fait et chacun en souffre. Il est beaucoup plus difficile de réagir que de prévenir. Il suffisait de peu de choses pour que ces problèmes ne se posent pas. Au lieu de passer par l'avenue de la République, le tramway aurait pu longer Acropolis par exemple. D'autres solutions étaient également possibles au droit des autres artères concernées mais il n'en fut nullement tenu compte. Il va donc falloir réfléchir à des animations permettant de redynamiser ces voies que l'on regarde derrière les vitres du tram sans s'y arrêter et qui demandent à revivre. Cela fait aussi partie de l'héritage que nous lègue l'ancienne municipalité avec son lot de mécontents et de réalisations mal adaptées. Il y va pourtant de la bonne santé de notre ville qui doit absolument s'appuyer sur un commerce florissant et non sur des zones de palissades ou sont indiquées "cessation d'activté"!

mercredi 9 avril 2008

La motion des amnésiques

Les socialistes ont décidé de déposer une motion de censure pour manifester leur opposition à l'envoi de renforts de troupes de l'Armée Française en Afghanistan et aussi pour manifester leur désaccord sur la volonté Française de réintégrer le commandement intégré de l'OTAN. Le problème des Députés socialistes est qu'ils commencent à souffrir d'amnésie. En effet, faut-il rappeler que l'envoi initial de nos troupes est intervenu sur une décision de l'ONU à la suite des attentats du 11 septembre 2001. Il s'agissait alors, et il s'agit toujours, de lutter contre le terrorisme et en particulier contre Al Qaïda. Hélas les menaces qui existaient en 2001, existent toujours en 2008. C'est bien la raison pour laquelle la France a accordé des renforts comme l'ensemble des pays de la coalition alliée. Mais là où la position des socialistes en 2008 est étrange c'est qu'en 2001, le Premier Ministre qui décidait de l'envoi de nos troupes s'appelait Lionel Jospin. A cette époque les députés socialistes applaudissaient à tout rompre! Bien que dans l'opposition, nous applaudissions aussi estimant que, s'agissant des intérêts majeurs de la France, il fallait savoir laisser la politique politicienne au vestiaire.

Quant au Commandement Intégré de l'OTAN, je rappelle que le retrait de la France fut décidé par le Général de Gaulle dans un contexte très particulier de guerre froide. A cette époque les socialistes étaient totalement opposés à ce retrait. Il avaient même déposé, si ma mémoire est fidèle, une motion de censure contre le Gouvernement de cette époque pour manifester leur hostilité à ce retrait. Ils n'avaient pas de mots assez durs pour marquer leur opposition. Quelques trente ans après ils se renient pour manifester leur opposition formelle à toute réintégration dans le Commandement Intégré de l'OTAN. Comprenne qui pourra!

Ne cherchez aucune logique dans ce revirement, simplement la volonté de faire du bruit pour faire croire que le Parti Socialiste est capable d'avoir une vision sur le plan international. Mais les expériences passées et les positions actuelles démontrent le contraire!

lundi 7 avril 2008

Jean Arthuis quitte le MoDem

Jean Arthuis, Président de la Commission des Finances du Sénat vient d'annoncer qu'il quitte le MoDem indiquant que depuis plusieurs mois ses relations avec François Bayrou sont "au point mort". On ne peut pas dire que ce Sénateur, reconnu de tous pour ses engagements centristes, ayant mené tous les combats de l'UDF et toutes les campagnes de François Bayrou, est un félon ou un traitre. Pour que Jean Arthuis quitte le bâteau ivre qu'est devenu le MoDem, il faut qu'il ait pu constater avec preuves à l'appui mais aussi avec beaucoup de regrets, que la ligne politique de ce mouvement ne correspondait plus du tout à celle que nous avions suivie à l'UDF.

Mais alors pourquoi a-t-il attendu si longtemps? Parce-qu'il fait parti de ces élus qui ont cru jusqu'au bout qu'ils pourraient éviter la dérive puis le naufrage de notre famille politique l'UDF. C'était courageux de rester au sein de ce mouvement pour cela mais en même temps cela devenait, avec le temps, suicidaire. En effet, grâce ou à cause de la stratégie du MoDem, le nombre de Députés de ce parti est de trois alors qu'il était en 1993 de plus de 200! Aujourd'hui, grâce au Nouveau Centre, notre famille politique, héritière de l'UDF, est représentée par un Groupe Parlementaire qui représente le second pilier de la majorité. Jean Arthuis comme la plupart des Sénateurs ont compris que ce qui était arrivé à l'Assemblée pourrait bien se passer au Sénat, les mêmes causes provoquant les mêmes effets.

Jean Arthuis compare le MoDem à une secte aux instincts suicidaires. Ce constat est terrifiant car il traduit une fuite en avant, une volonté de ses dirigeants de ne plus écouter personne, ce que justement nous avions toujours dénoncé par le passé. Là où nous demandions plus de démocratie, plus d'ouverture aux autres, il n'y a qu'aveuglement et absence de concertation. Je suis heureux et fier du choix que j'ai fait en mai 2007 de me démarquer de cette stratégie pour travailler de façon positive en créant le Nouveau Centre, en affichant un positionnement politique clair aux alliances bien identifiées. Les Français ont besoin de cette clarté. Les Sénateurs à leur tour franchissent le pas. Je leur souhaite la bienvenue.

dimanche 6 avril 2008

La rigueur n'est pas un gros mot!

Depuis quelques mois, le Monde est entré dans une période de grandes difficultés. La récession guette la première puissance mondaile, l'arrivée sur les marchés de puissances émergentes comme la Chine et l'Inde bouleverse les grands équilibres et a un impact sur les prix, la crise financière et bancaire sévit, bref la conjoncture n'est pas favorable. Les Gouvernements de tous les pays sont donc confrontés aux mêmes problèmes et tentent pas tous les moyens dont ils disposent d'épargner leurs économies.

C'est ce que la France fait depuis plusieurs mois et qu'elle tente de faire de façon encore plus pressante depuis quelques semaines. En pareille situation, il faudrait de la cohésion nationale car nul n'a intérêt à ce que la crise frappe la France plus durement que prévu. Mais voilà, dans notre pays la politique politicienne l'emporte souvent sur le sens de l'intérêt général. Je vous donnerai un exemple en matière de défense: Nous avons décidé d'envoyer 1.000 soldats de plus en Afghanistan car ce pays, devenu le berceau du terrorisme, mérite d'être contrôlé, c'est de notre sécurité dont il s'agit. Laurent Fabius et le PS crient au scandale sur cette participation de notre armée omettant de dire que c'est Lionel Jospin qui avait décidé de notre présence militaire dans ce pays!

Et sur le plan de la crise actuelle c'est la même chose. On entend, depuis plusieurs semaines, la gauche annoncer un plan de rigueur que préparerait le Gouvernement. En effet, il est question de "resserrer les boulons" pour permettre à la France de faire des économies afin de mieux s'armer contre ces difficultés internationales. C'est le comportement qui serait celui de tout bon père de famille qui gère avec rigueur son propre budget. Et bien voilà que la rigueur devient, dans la bouche des socialistes, un gros mot. La rigueur traduit un sens aigu des responsabilités alors que le contraire signifie de la gestion de gribouille.

Je laisse les socialistes à leur politique politicienne à bon marché mais je tiens à mettre en garde ceux qui seraient tentés de les écouter. Une fois les phrases prononcées à l'emporte pièce, les socialistes font leurs conférences de presse et laissent les Français à leurs difficultés. Et pendant ce temps le Gouvernement essaie de résoudre les problèmes qui se posent aux Français. Et la rigueur n'inquiète pas nos concitoyens, c'est plustôt le contraire qui pourrait les effrayer!

samedi 5 avril 2008

Tout remettre en ordre de marche !

Après la campagne électorale, vient le temps des dures réalités. L’ancien Maire de Nice se vantait de son bilan, de sa bonne gestion…Et nous, nous pressentions que la situation était moins florissante qu’il voulait bien la décrire. Hélas, nous avions non seulement raison mais nous étions de surcroit en dessous de la réalité. En effet, les caisses de la Mairie sont vides et les problèmes restés en suspend sont fort nombreux. L’ancienne équipe municipale s’est gargarisée, pendant la campagne électorale, de ses réalisations et aussi de la stabilisation de la pression fiscale. Certes certains travaux ont été réalisés à marche forcée, souvent contre l’avis des populations. Mais il faut souligner que, dans tous les cas, les dérapages financiers se sont généralisés. Sur ce dernier point, l’ancien Maire s’est bien gardé de communiquer.

Les conséquences de cette mauvaise gestion est l’état d’abandon de tout le reste. Manque de places de crèches, écoles non réhabilitées, voirie en mauvais état, espaces sportifs obsolètes, éclairage public en situation de péril, tunnels ne respectant pas les normes de sécurité, et même le tramway déjà dépassé car on n’a pas su anticiper. Tout cela nous conduit à adresser une critique sévère à l’ancienne équipe municipale qui a failli à ses devoirs et qui n’a pas cru dire la vérité à nos concitoyens. La situation dont nous héritons est mauvaise et préoccupante. Pour autant nous n’allons pas baisser les bras, bien au contraire. Nous respecterons les engagements pris devant les Niçoises et les Niçois pour redonner à Nice les meilleures chances de gagner les défis du futur. Cette volonté politique et notre exigence de transparence permettront de surmonter ces difficultés importantes. Mais nous devrons, dans une démarche de vérité, rendre public l’audit de la véritable gestion de l’équipe municipale précédente et ainsi les Niçoises et les Niçois pourront juger une mauvaise gestion qu’ils ont déjà sanctionnée le 16 mars dernier par leur vote.

vendredi 4 avril 2008

L'interminable attente

Malgré les efforts déployés depuis plusieurs mois pour obtenir sa libération, Ingrid Betancourt demeure séquestrée par les FARC. Alors que la tension monte, alors que des informations filtrent selon lesquelles l'état de santé de la détenue Franco Colombienne se détériore, ses geoliers restent intraitables et refusent tout dialogue et toute négociation. Quelle que puisse être la cause qu'ils défendent, quelles que soient leurs motivations, les agissements des guérilleros sont tout simplement inqualifiables.

Pendant ce temps le Président de la République, le Gouvernement, les comités de soutiens et avec eux tous les Français veulent y croire. Chacun se dit qu'une petite étincelle d'humanité pourrait, à un moment ou à un autre, effleurer la conscience de l'un de ses geoliers. Que vaut une telle lutte au fond de la jungle face à la vie d'une femme en danger de mort? Nous voulons tous croire que ce cauchemar se terminera bientôt et qu'Ingrid pourra se retrouver libre, libre d'aller se faire soigner des maux dont elle souffre, libre de retrouver ses proches qui se battent avec courage et dignité pour sa libération, libre aussi de témoigner, libérée de cet enfer qu'elle subit depuis six longues années.

La mission humanitaire envoyée par la France n'a qu'un objectif: sauver Ingrid. Pour le reste, les Colombiens règleront leurs affaires. Il appartiendra aux autorités de ce pays et aux guerilleros de faire les gestes nécessaires à l'établissement d'un dialogue suffisant pour sortir de l'impasse dans laquelle ils se sont mis. Mais si la libération d'Ingrid échouait et si, pire encore, elle ne revenait pas vivante de cette détention, alors il n'y aurait plus aucun espoir car la folie des hommes l'aurait emporté.

jeudi 3 avril 2008

Un peu de cohérence

Le débat sur les OGM à l’Assemblée Nationale est passionné. Il y a les « anti OGM » forcenés et puis les autres. Les « anti » dénient le droit aux autres de pouvoir s’interroger. Car la plupart des Députés comme les citoyens, doutent, ne voulant pas favoriser à outrance la modification génétique mais en même temps ne voulant pas s’opposer au progrès, notamment dans le domaine de la santé puisque les OGM participent à l’élaboration de certains médicaments.

Pendant ce temps, les « anti OGM » s’organisent pour défendre leurs points de vue mais surtout pour dénigrer ceux qui ne seraient pas d’accord avec eux. Ainsi, un sénateur s’est-il exprimé dans un grand journal du soir en mettant en cause des députés de la majorité qui seraient « sous influence » de certains groupes de pression favorables aux OGM. Cette question est d’une extrême gravité car elle tend à porter atteinte à l’honorabilité voire à l’intégrité de ceux qui sont visés. Ainsi, le Président de l’Assemblée Nationale a-t-il évoqué cette question devant le Bureau de notre assemblée afin de protester contre de telles pratiques. L’ensemble des membres de ce Bureau, toutes tendances confondues, ont approuvé sa démarche et soutenu le projet de communiqué de presse qu’il nous a proposé.

Mais l’après-midi, alors que nous étions en séance publique, les socialistes tentèrent de se désolidariser de la position qu’ils avaient prise le matin même. Dans un rappel au règlement, Monsieur Montebourg soutint la position du sénateur que ses amis condamnaient quelques heures auparavant. Qu’est-ce qui a introduit ce changement de cap à 180° ? La présence du public et de la presse ! Il s’agissait soudain de faire un « coup politique » alors qu’il aurait fallu faire preuve de cohérence et de dignité.

Présidant la séance, je n’ai pu que rappeler à Monsieur Montebourg la volte face de son groupe politique en rappelant la vérité du matin. Je ne crois pas que ce genre de posture grandisse la politique car de l’extérieur ceux qui nous observent peuvent considérer qu’il y a plus d’opportunisme que de cohérence. Je tiens à le souligner et je souhaite qu’à l’avenir chacun fasse preuve d’un peu plus de sens des responsabilités et d’un peu moins d’effets de manches !

mercredi 2 avril 2008

55.387 visites: un record

Au mois de mars, vous avez été 55.387 à visiter ce blog ainsi que le site internet que je mets à votre disposition pour vous informer ou encore pour instaurer un dialogue permanent entre nous. Ce chiffre record et en constante progression est le signe de l'utilité de ce moyen de communication. Il est aussi révélateur de l'intérêt qui est le vôtre de le consulter. Je suis heureux et fier de ces statistiques qui viennent récompenser l'effort d'informer que je poursuis depuis plusieurs années. Car derrière cet outil informatique, il y a le travail de recherche des sujets, de rédaction, de mise à jour des différentes rubriques qui est un travail de tous les jours. Depuis mon bureau, depuis mon domicile, depuis l'Assemblée Nationale ou depuis tout lieu où je me trouve, je pense à alimenter le site et le blog afin de ne jamais oublier de vous donner mon point de vue.

Ce moyen a révolutionné la communication entre l'élu que je suis et mes concitoyens. En effet, auparavant, pour vous joindre, il fallait compter soit sur la presse, soit sortir soi-même un journal, soit encore distribuer des milliers de tracts. Tout ceci représentait de nombreuses contraintes et rendait souvent cette communication impossible. Désormais ce contact est possible, il suffit de s'en donner la peine. C'est ce que j'ai choisi de faire. Ainsi, je consacre personnellement quelques heures chaque semaine afin de vous communiquer mes points de vues ou de développer certains dossiers. Le fait que vous ayez été 55.387 en mars à venir me lire m'encourage à continuer. Alors à demain...

mardi 1 avril 2008

Arche des zozos: libres!

Je m'étais interrogé il y a quelques mois sur la condamnation à 8 ans de prison des membres de l'Arche de Zoe qui avait été aussi lourde que celle de Bertrand Cantat, meurtrier de sa compagne Marie Trintignan. En m'interrogeant, je n'excusais en aucun cas les membres de cette expédition malheureuse. Je pense en effet que cette bande de "zozos" irresponsables jetait le discrédit sur l'aide humanitaire et jouait avec le sort d'enfants qui n'avaient rien demandé, ni leurs familles d'ailleurs.

Ils avaient fait passer cette opération pour une action de sauvetage d'orphelins du Darfour alors que ces enfants étaient Tchadiens et disposaient de leurs parents. Les reportages diffusés par la télévision étaient éloquents et montraient les auteurs de cette opération sous un jour bien peu flatteur. De ce fait, la justice Tchadienne en a profité pour les arrêter et les condamner, pour l'exemple. Les Juges avaient eu la main assez lourde semble-t-il pour des raisons qui tenaient aussi à la situation politique dans ce pays. Quelques temps après le transfert des prisonniers Français, le Tchad allait connaitre une tentative de coup d'Etat qui allait finalement tourner à l'avantage du Président Débi. Ainsi la France put négocier leur libération en France. C'est le dénouement qui vient d'intervenir.

Ils ont payé par quelques mois de prison et une poursuite, pour certains d'entre eux, devant la Justice Française. Gageons que cette aventure saura prévenir les candidats à l'humanitaire sur le fait qu'on ne doit pas faire n'importe quoi dans ce domaine. La vie et la dignité de peuples qui souffrent méritent notre compassion et notre entraide, pas la manipulation ou encore la fausse générosité. Les "zozos" de Zoé auront illustré les excès qui peuvent être commis en ce domaine. Cela servira, je l'espère, de garde fous pour l'avenir.