Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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vendredi 29 février 2008

La course en tête

Depuis quelques jours, la campagne des municipales a pris sa vitesse de croisière. Les Niçoises et les Niçois s’approprient enfin cette campagne qui a commencé, il est vrai, depuis de longs mois. Mais à quelques jours du premier tour, le débat s’anime et pour certains se radicalise. Notre liste est évidemment la cible de toutes les autres. Donnée comme la liste devant l’emporter, nos concurrents ne cessent de nous attaquer de façon injuste et parfois même violente et diffamatoire. Cela ne fait pas dévier d’un pouce notre campagne qui se veut pacifique, positive, ne parlant que de l’avenir de Nice et ne se souciant pas de l’agitation voulue par d’autres. Cela n’est pas digne d’une campagne électorale, d’un débat démocratique. Pour ma part, dans mes campagnes législatives je me suis toujours comporté de la sorte et je suis heureux de constater que notre équipe, autour de Christian Estrosi agit de la même manière.

Mais parmi les armes de nos adversaires, il y a la rumeur. Et ces jours-ci, celle-ci véhiculait, comme d’habitude, de faux sondages. Ceux-ci nous donnaient, au mieux à égalité avec le Maire sortant, au pire en seconde voire en troisième position. Et bien Nice Matin vient de publier le seul vrai sondage ayant été réalisé et qui nous donne largement en tête avec 39% des voix au premier tour loin devant le Maire sortant et la liste socialiste. Et pour le second tour, l’écart se creuse d’avantage notre liste étant donnée gagnante dans tous les cas de figure. Et à la question « qui pensez-vous qui l’emportera les 9 et 16 mars prochains », à 72% les Niçois répondent en faveur de notre liste.

Il nous faut rester tranquilles et ne pas nous reposer sur ces bons chiffres. Nous devons mener une campagne active et aller convaincre le maximum d’électeurs indécis. C’est ce que nous faisons et je dois dire que le vieux routier que je suis est surpris de l’affluence dans nos réunions. Et ceux qui vont voir ce qui se passe ailleurs nous disent même que nos réunions attirent 10 fois, 15 fois plus de monde que celles des autres. C’est encourageant et surtout stimulant pour mener campagne jusqu’au dernier jour avec détermination. C’est de l’avenir de notre ville dont il s’agit. C’est donc une campagne essentielle pour le futur de nos concitoyens. Rien ne doit donc être laissé au hasard ou négligé pour donner aux Niçoises et aux Niçois la victoire qu’ils méritent.

jeudi 28 février 2008

La "Mère fouettarde"

Quelle différence entre les beaux discours et la réalité! Ségolène Royal traversant la France d'est en ouest et du nord au sud pour animer des meetings en vue des municipales passe son temps à distribuer des bises et des sourires étudiés. En fait, cette "tournée des popotes" n'a d'autre but que de préparer à son avantage l'élection au poste de premier secrétaire du parti socialiste qui se jouera dans quelques mois. Elle prône le dialogue, le respect, la bonne gouvernance, bref autant de poncifs qu'on retrouve dans la bouche de beaucoup de candidats en campagne...Mais derrière ce masque, il y a la véritable Ségolène Royal, méprisante, cassante, autoritaire. Telle est la présidente du Conseil Régional de Poitou Charente.

Je ne parle pas sans preuve. La reprise des images, par la télévision, de la dernière séance du Conseil Régional est édifiante. Alors que son premier vice président, socialiste lui aussi, demandait la parole avant le vote, elle lui refusait de parler au motif que le vote était déjà engagé, ce qui n'était pas vrai. Et là, d'un ton méprisant, elle faisait comprendre à celui qui avait pourtant sa confiance jusque là, qu'il n'avait qu'un droit, celui de se taire. Il s'agissait pourtant d'un débat important puisqu'il était question du budget régional. Un désaccord était né entre Madame Royal et son premier vice président puisque ce dernier réclamait une augmentation des impôts régionaux alors que la présidente s'y opposait. C'est là un débat normal dans une démocratie et plus particulièrement au sein d'une assemblée délibérante. Mais voilà Madame Royal ne supporte pas la contradiction même lorsqu'elle émane de ses propres amis. Je n'épiloguerai pas sur ses capacités à gouverner mais je trouve cet incident tout à fait révélateur.

mercredi 27 février 2008

La guerre à la hausse des prix abusive

On peut toujours gloser sur la baisse du pouvoir d'achat et mettre ce problème sur le dos du Gouvernement. Mais il faut dire la vérité aux Français et cesser de faire des déclarations aussi démagogiques que mensongères sur le sujet. La baisse du pouvoir d'achat trouve ses origines dans de multiples causes. Je donne régulièrement l'exemple des dépenses relatives aux téléphones portables. Il y a une dizaine d'années, ce poste de dépense n'existait pas. Aujourd'hui il est généralisé et dans une famille chacun dispose d'un portable. A la fin du mois, cette dépense devenue incontournable est devenue très lourde dans le budget familial. Cette dépense se fait aux dépens d'une autre ou bien vient se cumuler avec d'autres. Cela contribue à la baisse du pouvoir d'achat.

D'autres accusent l'arrivée de l'Euro. Dois-je rappeler que sans l'Euro, le franc aurait été dévalué plusieurs fois depuis le 11 septembre 2001 ce qui aurait entrainé une hausse encore plus forte des produits énergétiques. Mais il est vrai que certains prix ont augmenté avec l'arrivée de l'Euro, pas à cause de la nouvelle monnaie, mais à cause de certains commerçants peu scrupuleux qui n'ont pas hésité à revoir leurs prix à la hausse comptant sur le fait que les consommateurs avaient perdu leurs repères. Je donne volontiers l'exemple du prix des pizzas en Italie, pays frontalier de Nice. Avant l'Euro la pizza coutait 5.000 lires (soit 15 francs). Avec l'Euro nombre de restaurateurs ont fixé le prix de la même pizza à 5 Euros (soit environ 32 francs) c'est à dire le double! Ca n'est pas l'Euro qui est responsable mais ceux qui profitent de la confusion du début de la monnaie Européenne.

Enfin l'augmentation des produits alimentaires qui sévit depuis quelques mois... Les produits laitiers augmentent, alors certains producteurs ou revendeurs généralisent ces augmentations sans tenir compte que, ce qui entoure la fabrication et la vente de ces produits, n'a pas augmenté. Là où les prix auraient du augmenter logiquement de 10%, on se retrouve avec des hausses de 40%! Pire, le prix du porc a baissé et pourtant certains jambons ont augmenté de 45%! Il est temps de mettre bon ordre à une situation anarchique et pénalisante pour le consommateur. "60 millions de consommateurs" a eu raison de dénoncer cette situation et le Premier Minsitre a eu également raison de lancer une vaste opération de contrôle afin de mettre un terme à de telles dérives. Je soutiens totalement ces initiatives de défense des consommateurs car il serait anormal que certains profitent de toutes les aubaines pour s'enrichir sur le dos de ceux qui en ont le plus besoin. Je rappelle que les produits alimentaires comme les pâtes, le jambon ou les yaourts sont des produits de première nécessité qui touchent les plus modestes des consommateurs. Leur défense est une priorité.

mardi 26 février 2008

Ambiance de campagne

Désormais la campagne municipale a pris sa vitesse de croisière. Les réunions se succèdent à raison de trois ou quatre par jour. Et le reste du temps j'arpente les rues de notre ville pour aller à la rencontre des habitants afin de les sensibiliser aux enjeux de l'élection qui se jouera le 9 et 16 mars prochains. Plusieurs remarques. Tout d'abord il y a une grande affluence dans les réunions publiques de notre liste "Nice Ensemble" menée par Christian Estrosi: Plus de 350 personnes au théatre Lino Ventura à l'Ariane samedi à 15h, 200 personnes à Bon Voyage lundi soir, 200 personnes dimanche à midi réunissant des Italiens de Nice. A chaque fois l'accueil est chaleureux et amical. Mais en même temps les personnes qui nous retrouvent dans ces réunions ne sont pas les habitués des réunions publiques mais des femmes et des hommes qui désirent s'informer et qui aspirent réellement au changement dans notre ville.

Les visites dans les quartiers sont aussi agréables et stimulantes. Les programmes de Christian Estrosi sont accueillis de façon très sympathique et les gens que nous rencontrons engagent très volontiers la conversation. Il y a une très grande attente de nos concitoyens à être enfin considérés par une nouvelle équipe municipale. Après 13 ans passés sans concertation, sans dialogue où la politique municipale était menée à "coup de menton", les Niçoises et les Niçois veulent un changement dans les comportements. Ils attendent de notre part de l'écoute et de la compréhension là où actuellement ils n'ont que de l'arrogance et de la suffisance. Je crois que le temps du changement est venu. Je sens un courant de sympathie se lever en direction de notre équipe et je m'en réjouis. Mais cela ne suffit pas. Il faut que les Niçoises et les Niçois sachent que si nous sommes élus, nous donnerons le meilleur de nous-mêmes afin de faire réussir Nice dans tous les domaines. Ce sera l'honneur de notre équipe de redonner à chacun la fierté et le plaisir de vivre à Nice.

lundi 25 février 2008

Les 20 ans du centre Barsamian

Le Centre Barsamian, centre culturel Arménien de Nice, vient de fêter ses 20 ans. J'ai participé à cet anniversaire comme j'avais été présent à son inauguration. Il est le fruit de la volonté de la communauté Franco Arménienne de Nice et d'un membre bienfaiteur Barsamian d'installer dans le quartier de la Madeleine ce centre ainsi qu'une école Franco Arménienne sous contrat avec l'Etat. Cette réalisation est, je dois le dire, exemplaire. Elle est devenue le rendez-vous des Niçois d'origine Arménienne et de tous les autres Niçois qui entendent communier dans cette parfaite entente qui existe entre les uns et les autres depuis 1915.

Je tiens à remercier la communauté Arménienne de Nice qui m'a fait découvrir l'Arménie et son peuple. Que d'événements ont émaillé ces 20 ans. En 1988, l'Arménie faisait partie de l'Union Soviétique. Nous manifestions alors pour obtenir la libre détermination du peuple Arménien. Et puis vint l'effondrement du mur de Berlin et la disparition de l'URSS. L'Arménie devint un pays souverain.

Malheureusement l'Arménie connut des périodes difficiles avec notamment des catastrophes naturelles qui endeuillèrent le pays. C'est alors que de grandes opérations de solidarité furent mises en place depuis Nice auxquelles nous répondions toujours présents.

2001 c'est l'entrée dans le 21ème siècle. La première loi Française votée fut celle reconnaissant le génocide Arménien. J'étais fier de monter à la tribune de l'Assemblée Nationale pour demander cette reconnaissance et partager ce moment de joie intense avec mes amis d'origine Arménienne. C'est l'un des moments les plus émouvants que j'ai pu vivre en 20 ans de mandats.

En 2002, tout juste élu vice président de l'Assemblée Nationale, j'effectue mon premier voyage à l'étranger en me rendant à Erevan, capitale de l'Arménie. J'ai le souvenir d'un petit pays courageux, déterminé à vivre malgré les dangers qui l'assaillent. Enfin, en 2005, le 24 avril précisément, je me rends à Erevan une nouvelle fois pour la commémoration du 90ème anniversaire du génocide Arménien. Dans un recueillement extraordinaire, j'ai partagé avec les Arméniens, la douleur de tout un peuple qui se souvient de ce drame tendant à anéantir des femmes, des enfants, des hommes qui avaient commis le seul crime de naître Arméniens.

Cette immense injustice, ce crime contre l'humanité, m'ont amené à m'engager auprès des Arméniens et des Français d'origine Arménienne, pour faire en sorte que la mémoire ne s'éteigne jamais. C'est pourquoi je suis toujours présent auprès de mes amis d'origine Arménienne pour les soutenir dans leurs combats, dans leurs actions car en défendant leurs causes, je défends aussi les principes Républicains de Liberté, d'Egalité, de Fraternité.

dimanche 24 février 2008

6 ans d'attente

Il y a six ans, Ingrid Betancourt était prise en otage par les FARC. C'était alors une responsable politique Colombienne qui se battait pour la démocraite dans son pays. Elle en a payé le prix fort en étant enlevée puis détenue dans des conditions terribles par des geoliers inhumains qui traitent leur otages pire que s'ils étaient des bêtes.

6 ans de détention, six ans de silence, six ans d'angoisse mais aussi six ans de mobilisation. La détention tout d'abord. Chacun sait combien les conditions de vie des otages des FARC sont dures. Celles et ceux qui ont pu en sortir sont là pour témoigner. 6 ans de silence puisque très peu de nouvelles de ces détenus et d'Ingrid Betancourt en particulier ont réussi à filtrer vers l'extérieur. 6 ans d'angoisse car les conséquences d'une telle détention et d'un tel silence laissent toujours et légitimement penser au pire. Mais aussi et enfin 6 ans de mobilisation. La famille d'Ingrid Betancourt, ses amis, le Président de la République, le Premier Ministre, le Ministre des Affaires Etrangères mais aussi l'ensemble des Parlementaires, tous les partis politiques et aussi l'opinion publique Française se sont emparés de la défense de l'otage Franco Colombienne. En quelques mois, les efforts déployés pour la libération d'Ingrid Betancourt ont été supérieurs à ceux qu'ils ont été ces 6 dernières années. Le portrait d'Ingrid figure au fronton de très nombreux édifices publics pour rappeler que la mobilisation ne faiblira pas.

Je souhaite de tout coeur que 2008 soit enfin l'année de la libération d'Ingrid Betancourt. La prise d'otage n'est pas un acte de guerre, c'est un acte lâche, c'est un acte terroriste. C'est un acte qui ne peut susciter que la condamnation générale et n'appelle aucune circonstance atténuante. C'est pourquoi je souhaite qu'Ingrid Betancourt puisse bientôt recouvrer la liberté. J'associe à ce souhait la libération des otages Israéliens détenus par le Hezbollah et par le Hamas dont on est sans nouvelle depuis plus d'un an et demi. Parmi ces trois otages, l'un est Franco Israélien Ghilad Shalit. J'appelle de mes voeux la même mobilisation pour obtenir sa libération et son retour dans sa famille. Si 2008 nous apportait la satisfaction de voir ces otages libérés, alors on pourrait se souhaiter à nouveau une bonne année.

samedi 23 février 2008

L'information dérape

A force de vouloir "flinguer" le Président de la République et ses collaborateurs sur tout et n'importe quoi, on frise le ridicule voire les campagnes de désinformation. J'en veux pour preuve l'affaire dite des "sectes". Il s'agit là d'un sujet que je connais bien puisque je suis vice président du groupe d'étude sur les sectes de l'Assemblée Nationale. J'ai par ailleurs participé à toutes les Commissions d'Enquêtes depuis 1995. C'est un sujet sensible car les sectes asservissent leurs adeptes, les privant de liberté. Ca ne devrait être en aucun cas un sujet polémique puisque à l'Assemblée Nationale, aussi bien au sein du groupe d'étude qu'au sein des commission d'enquêtes, nous avons toujours voté à l'unanimité des groupes, majorité et opposition confondues.

La polémique survient à l'occasion de la publication par VSD d'une information selon laquelle le Chef de Cabinet de Nicolas Sarkozy aurait dit qu'il n'y avait pas de problème de secte en France! Ces propos ont été immédiatement démentis par l'intéressée mais certaine presse continue de relayer cette pseudo information. Le Président de la République et le Premier Ministre ont du intervenir pour rappeler que la France continuera de lutter énergiquement contre les sectes comme elle l'a fait depuis plus de dix ans, quelles que soient les majorités. A titre personnel, je tiens à témoigner que Nicolas Sarkozy, Ministre de l'Intérieur, a toujours mené une action déterminée contre les sectes épaulant fortement les actions préconisées par le Parlement. C'est pourquoi je trouve que certains journalistes viennent de se livrer à un exercice de désinformation dangereux mettant en cause la politique du Président de la République sur un sujet sensible sur lequel on n'a pas le droit de dire n'importe quoi. A chaque fois qu'un tel sujet est abordé de la sorte, ce sont les familles victimes qui en souffrent et ce sont les sectes qui en profitent.

vendredi 22 février 2008

Hommage et émotion

J'ai assisté hier après-midi, dans la cour d'honneur de la caserne de gendarmerie Ausseur de Nice, à l'hommage rendu par le Gouvernement à deux gendarmes morts dans le cadre de leurs fonctions lundi dernier. En effet, lors d'un exercice de montagne dans le massif du Mercantour, un rocher s'est détaché de la paroi entrainant les deux gendarmes dans une chute fatale. Ils avaient 35 et 24 ans. Sous un tiède soleil d'hiver, le Ministre de l'Intérieur, le Secrétaire d'Etat aux Anciens Combattants, le Secrétaire d'Etat à l'Outre Mer et Président du Conseil Général mais aussi une très importante délégation d'élus du Département étaient venus leur rendre un dernier hommage. Ces gendarmes s'entrainaient pour pouvoir porter secours, le cas échéant, à des femmes et des hommes qui se trouveraient éventuellement en danger dans la montagne. Parfois même, des randonneurs très imprudents s'aventurent dans les massifs alpins sans prendre aucune précaution. C'est alors, lorsque le danger survient, que les gendarmes doivent intervenir, souvent au péril de leurs vies.

A côté des autorités civiles et militaires, les familles se trouvaient réunies dans une douleur indescriptible. Les parents, les conjoints, les proches, les amis regardaient les cercueils arriver puis repartir au son de la marche funèbre dans une émotion intense, voire insoutenable. Cet hommage officiel est une cérémonie empreinte d'une très grande dignité. La remise des insignes de la médaille militaire à titre posthume est un acte de reconnaissance de la Nation qui, dans ces circonstances, s'impose. Mais j'avoue que, pour les familles, cette cérémonie grave et solennelle est une épreuve supplémentaire qui vient s'ajouter à l'immense chagrin consécutif à ces deuils cruels. Je m'incline devant le courage de ces hommes qui bravent le danger dans l'intérêt de la population et qui hélas paient un très lourd tribut puisque six gendarmes sont morts en service depuis le début de l'année 2008.

jeudi 21 février 2008

Pour le retour de la morale et de l’instruction civique à l’école

Parmi les propositions du Président de la République, débattues actuellement, figurent le retour de la morale et de l’instruction civique à l’école. Voilà une idée qui devrait rassembler les Français si j’en crois les nombreux parents d’élèves que je rencontre. Il ne faut pas voir dans ce projet une mesure idéologique et ceux qui voudraient politiser un tel débat seraient très mal inspirés. En effet, l’apprentissage de quelques principes moraux à l’école ne peut faire de mal à aucun enfant, au contraire. Apprendre à saluer les autres, à respecter les anciens, à accepter pacifiquement un désaccord, à aider un plus faible que soi, bref à faire siennes les règles de la société qui elles-mêmes sont inspirées par la morale Républicaine me semble indispensable pour donner aux futurs adultes les clefs d’entrée dans la société.

Quant à l’instruction civique, il n’est que temps qu’elle revienne à l’école. J’entends parler de ce sujet depuis des lustres sans qu’aucun changement positif n’intervienne. En effet, cette matière raccrochée au programme d’histoire-géographie n’est finalement jamais réellement abordée ni enseignée. Ainsi les enfants ne connaissent pas les institutions de leur pays. Il ne me parait pas choquant que l’école apprenne aux adultes de demain comment on devient un citoyen. Pour ma part, depuis l’instauration du « Parlement des Enfants », je propose aux différents établissements scolaires de ma circonscription, des cours d’instruction civique pour expliquer ce qu’est le Parlement, à quoi ça sert, comment ça fonctionne, comment on devient Député, quelles sont ses responsabilités, etc. Les enfants sont extrêmement ouverts, attentifs et intéressés par cette découverte et sont souvent amenés à expliquer ce qu’ils ont appris à leurs parents. Depuis le CM2 jusqu’à la terminale, je trouve des jeunes demandeurs et qui, pour certains, révèlent des aptitudes à être plus tard de futurs élus.

Alors la proposition Sarkozy va dans le bon sens. J’espère que les différents partis politiques n’essaieront pas de « plomber » ce projet pour des préoccupations purement politiciennes car il s’agit là d’une question qui devrait pouvoir rassembler largement au-delà des clivages politiques traditionnels. Je forme ce vœu. J’espère être entendu !

mercredi 20 février 2008

Castro tire sa révérence...enfin!

Après une cinquantaine d'années de pouvoir absolu, c'est un Fidel Castro, usé par la maladie, qui décide enfin de s'effacer du pouvoir suprême. Je préfère choisir ce terme plutôt que d'annoncer son retrait car, s'il n'est plus sur le devant de la scène, il a pris soin, auparavant, de nommer son frère pour assurer sa succession. Ainsi le vieux dictateur des Caraïbes n'imposera-t-il plus à son peuple ces discours interminables auxquels ils étaient tenus d'assister. Mais au delà de ces folies d'un pouvoir personnel haut en couleur, il y a beaucoup plus grave. En effet, le régime castriste aura eu, sur les conditions de vie du peuple Cubain, des conséquences catastrophiques. Les produits les plus élémentaires manquent. Le peuple vit dans la plus grande pauvreté. Seul le climat vient adoucir un peu les difficultés quotidiennes auxquelles sont confrontés les gens chaque jour. Le superbe patrimoine architectural de La Havane tombe en ruine, la crise du logement sévit, les voitures américaines datent des années 50 ce qui fait des Cubains les meilleurs réparateurs automobiles de la planète, les libertés individuelles sont inexistantes, les dénonciateurs payés par le régime fonctionnent à plein.

Je ne suis pas triste de voir partir ce sinistre dictateur qui aura marqué nos vies par ses extravagances mais surtout qui aura surtout été à l'origine du malheur de tout un peuple. Je me souviens encore d'une certaine madame Mitterrand, ex première dame de France, qui soutenait ouvertement Castro dans la quasi indifférence médiatique. J'avais honte pour mon pays de voir de telles prises de positions, qui plus est de la part de quelqu'un qui présidait une association intitulée "France Liberté". Décidément, on peut toujours se cacher derrière de beaux mots et faire n'importe quoi. Pour ma part, je souhaite sincèrement qu'après cette longue parenthèse d'un demi siècle, le peuple Cubain réussisse enfin à se débarasser du joug de cette dictature, non seulement pour ces femmes, ces hommes, ces enfants qui ont droit à la dignité et à la liberté mais aussi à la mémoire de tous les Cubains qui ont été persécutés, incarcérés pour des raisons politiques et pour ceux qui sont morts dans les flots du Golfe du Mexique, ceux que l'on nomme des "Boat People", qui ont voulu rejoindre des rivages où on pouvait vivre libres et qui n'ont pas eu le bonheur de les atteindre.

mardi 19 février 2008

Le gang des barbares renvoyé aux assises

Chacun se souvient du calvaire vécu par Ilan Halimi qui fut torturé à mort par un gang de barbares. Il était jeune, sans histoire, un garçon qui travaillait et avait reçu une parfaite éducation et qui était de confession juive. Alors le gang fut sans pitié et le tortura pendant plusieurs jours dans la cave d'un immeuble jusqu'à épuisement avant de le déposer dans un terrain vague où il perdit la vie. Ce meurtre antisémite effroyable bouleversa la France, mit en lumière ce que l'homme peut avoir de plus lâche, de plus ignoble. L'ensemble des politiques, des religieux, des citoyens se mobilisèrent pour manifester leur solidarité envers la famille d'Ilan et pour demander que justice soit rendue.

Le sinistre chef du gang s'était enfui en Afrique espérant échapper ainsi aux autorités Françaises. Pire, il donnait des interviews depuis son lieu de fuite avec sang froid et cynisme. Aucun être humain n'a pu rester insensible à cette provocation, chacun se disant que ce crime ne pouvait, ne devait rester impuni. La police Française réussit à mettre la main sur cet horrible individu afin qu'il soit traduit devant la Justice Française, lui et ses complices. L'enquête se poursuivit jusqu'à présent avec des charges accabablantes et conclut tout naturellement à la traduction de ce gang devant les Assises. La mise à mort d'un homme dans des conditions aussi épouvantables laissera des traces indélébiles dans nos consicences. C'est pourquoi il faut impérativement que le jugement concernant les auteurs de ce crime soit exemplaire. Il faut qu'il y ait un "avant" et un "après" cet assassinat. Il le faut pour la crédibilité de la Justice, pour l'éthique, pour Ilan et sa famille, pour l'humanité.

lundi 18 février 2008

Campagne municipale: c'est parti!

Hier matin, nous avions rendez-vous sur la terrasse du troisième étage du Palais de la Méditerranée pour prendre la "photo de groupe" de notre liste municipale intitulée "Nice Ensemble". C'était l'occasion pour les uns et les autres de se retrouver ou de faire connaissance. Une liste municipale doit être variée et représentative de la population de la ville. Celle que mène Christian Estrosi pour Nice correspond totalement à ces critères. Mais elle allie aussi les talents, les compétences et la volonté de faire gagner Nice. Car ce combat n'est pas un combat pour la droite contre la gauche mais un combat pour l'avenir de notre ville. C'est ce que nos adversaires n'ont pas compris et qui les disqualifie aux yeux des Niçois. Ce qui est en jeu c'est le futur de Nice, celui de sa population, celui de nos enfants. Et sur ce plan nous présentons un formidable projet qui place au coeur de nos préoccupations d'une part une politique de proximité, d'autre part une nouvelle ambition pour Nice qui fasse que notre ville soit à nouveau considérée comme une grande métropole Française, Méditerranéenne, Européenne.

Sur un plan plus personnel, j'ai vécu cette matinée avec une grande émotion. En effet, la salle dans laquelle nous nous sommes rendus pour la présentation de la liste était archi comble. Des visages amis se trounaient vers nous mais aussi beaucoup d'inconnus qui viennent apporter leur soutien à notre candidature. Cela me rappelait mes premiers pas de jeune candidat au Conseil Municipal de Nice, avec Christian Estrosi, il y a très exactement 25 ans. C'était le début d'une très belle aventure politique qui commençait. Et donc, en ce jour de présentation de la liste, Christian Estrosi rappelait cette page de notre histoire commune qui nous avait fait entrer de plein pied dans la politique. Et aujourd'hui c'est encore ensemble que nous nous retrouvons pour assumer les destinées de notre ville. J'en suis heureux et je suis convaincu qu'avec nos colistiers, si les Niçoises et les Niçois nous accordent leur confiance, nous ferons un excellent travail. Tout simplement parce que nous partageons cette passion commune pour Nice. Travailler pour notre ville n'est pas une charge, c'est pour nous un devoir, une exigence et un honneur.

dimanche 17 février 2008

Le Carnaval de Nice attend un nouveau souffle

Le Carnaval 2008 a commencé. Une première "bataille de fleurs" puis un corso carnavalesque nocturne qui sera suivi par un défilé ce dimanche après-midi. Des milliers de spectateurs, des chars multicolores, des gerbes de fleurs envoyées au public à la volée. Jusque là le Carnaval de Nice tient ses promesses. Mais je trouve que la fête mériterait d'être renouvelée. D'abord le défilé est devenu trop statique, le public étant devenu au fil des années plus spectateur qu'acteur participant. Je me souviens des Carnavals de mon enfance où l'on se rendait au défilé pour se livrer à des batailles de confettis endiablées. Et encore, le Carnaval de la génération qui m'a précédé avait connu les batailles de plâtre! Mais aujourd'hui le public est sagement assis dans les tribunes et regarde passer le défilé plus qu'il ne participe.

Mais mon plus grand regret est que le Carnaval ait quitté la place Masséna. En effet, depuis l'arrivée du tramway, la municipalité a décidé d'empêcher au corso d'emprunter la grande place Niçoise. Du coup, les illuminations qui ornaient les façades et qui faisaient l'admiration des nombreux visiteurs et aussi des Niçois ont disparu. Ceci est très dommage et tout le monde le regrette. Désormais le corso emprunte la promenade des Anglais et le quai des Etats-Unis. Le site est prestigieux, face à la Méditerranée, mais l'ambiance a totalement changé. Le chaudron que représentait la place Masséna scintillant de mille feux et où la fête avait trouvé son écrin n'est plus. C'est un peu de l'esprit du Carnaval qui s'est évanoui.

Je souhaite très sincèrement que cette fête populaire et traditionnelle de Nice retrouve son éclat. Les grands Carvanals du Monde que sont Rio ou Venise ont su garder l'athmosphère festive qui les caractérise depuis toujours. Nice a besoin de redonner à son Carnaval son décor, son âme, son ambiance. Je ne veux pas que Nice soit un défilé carnavalesque comme on en trouve dans de nombreuses villes mais une fête qui fasse battre le coeur de la ville, des Niçois et des visiteurs. Et dans ce domaine, il y a beaucoup à faire...

vendredi 15 février 2008

Les regrets de Jean Daniel

Le site internet de Nouvel Observateur avait, la semaine dernière, publié une information selon laquelle un SMS aurait été intercepté entre Nicolas Sarkozy et son ex épouse. Je ne veux même pas savoir si l'information est vraie car cela relève de la vie strictement privée, mais je trouve choquant, pour ne pas dire d'avantage, que certaine presse tombe à ce niveau de bassesse qui n'est plus de la recherche de l'information ni même de l'investigation mais qui place les journalistes au niveau des poubelles ou des caniveaux. Pour ma part, si j'étais journaliste, je m'interrogerais sur ce type de procédé qui met la profession à un niveau dégradant. Pour moi la presse c'est autre chose. Les journalistes sont là pour informer. Et ce qui intéresse les lecteurs, les auditeurs ou les téléspectateurs c'est de savoir si le Président de la République assume ses fonctions, s'il fait bien son travail. Et dans ce domaine, la presse est totalement libre d'agir, de dire, de critiquer voire de condamner. Mais de grâce, que la sphère privée soit respectée!

Le Directeur du Nouvel Observateur, en regrettant que cette "info" ait été publiée, indique que s'il en avait eu connaissance il n'aurait pas souhaité qu'elle soit publiée. En disant cela, Jean Daniel reconnait implicitement la responsabilité de son journal. Il déplore néanmoins que le Président de la République porte plainte craignant que cette procédure ne mette en péril la liberté de la presse dans notre pays. Chacun sait bien que cette liberté n'est en rien remise en cause. Au contraire! Mais en tirant le signal d'alarme en portant plainte, la Président de la République rappelle à la presse quelques principes déontologiques liés à cette profession. Et le respect de ces règles grandira la profession de journaliste. La presse Française a une image de qualité à défendre. Les journalistes et les politiques doivent mettre un point d'honneur à faire en sorte que ce label qualitatif soit maintenu. C'est aussi le gage du bon fonctionnement de la démocratie.

jeudi 14 février 2008

Salut l'artiste

Il nous a quitté à l'âge de 90 ans et pourtant il nous semblait immortel tant sa joie de vivre était grande. Il avait bercé notre enfance avec des chansons drôles comme "Zorro, le travail c'est la santé, faut rigoler ou Juanita banana," qui donnaient de lui l'image d'un artiste léger qui ne se prenait jamais au sérieux. Mais il avait aussi entonné des mélodies qui sont devenues des classiques de la chanson Française comme "Syracuse", ou "une chanson douce". Enfin, ces dernières années il était redevenu "tendance" en sortant l'album "chambre avec vue" aux accents de bossa nova. En fait, Henri Salvador était un musicien de jazz accompli qui commença dès l'âge de 16 ans une fabuleuse carrière qui se caractérisa par un très grand éclectisme. C'était enfin un homme de télévision, un véritable "showman" apprécié par les amateurs de variétés.

Mais c'était surtout un homme au rire communicatif. Il ponctuait toujours ses interventions par un rire entrainant qui voulait dire: je ne me prends pas au sérieux, faites en autant! C'était un côté très attachant du personnage qui, en ces temps de morosité, faisait plaisir à voir et à entendre. Avec sa disparition, c'est une nouvelle page de la variété Française qui se tourne. Henri Salvador restera cet artiste inimitable, l'ami de nombreux Français qu'il a accompagnés pendant si longtemps. Enfin, ce Guyannais au ton chaleureux était aussi un amoureux de la Côte d'Azur et des boulistes. Si les plateaux de télévision se souviendront longtemps de ce personnage chaleureux, la place des Lices de Saint Tropez où il livrait chaque été des parties de boules endiablées s'en souviendront aussi. Je veux lui rendre hommage en le remerciant pour avoir su nous communiquer ainsi son talent et sa bonne humeur en ce jour de Saint Valentin, lui le séducteur.

mercredi 13 février 2008

Du terrain, toujours du terrain

Quand on est un élu, on doit être présent sur le terrain pour entendre les préoccupations de ses concitoyens. Et en campagne électorale encore plus que d'habitude. Alors la distribution de tracts est une figure imposée non seulement pour faire connaitre les arguments de campagne mais aussi pour entendre les retours de la populations, pour enregistrer les proccupations de nos concitoyens. Et dans ce domaine, les candidats sont servis. Il y va des problèmes de la vie quotidienne, de la propreté de la ville, des espaces verts, de la sécurité, des places de crèches, bref des questions qui concernent les gens.

C'est là un exercice très utile car il ramène ceux qui pourraient s'égarer à la réalité. C'est aussi à cela que servent les campagnes électorales. Les élus en ont besoin pour se ressourcer et les citoyens en ont besoin pour s'exprimer et se faire entendre. Pour ma part, campagne électorale ou non, j'aime ce contact avec le terrain car il est indispensable pour que l'on puisse faire son travail au plus près des préoccupations des électeurs. Alors mettons à profit cette période électorale pour amplifier ce dialogue fécond et surtout pour le maintenir après les élections. Car il ne suffit pas d'écouter les électeurs le temps d'une campagne, il faut continuer après. C'est là mon engagement. C'est d'ailleurs comme cela que j'ai toujours agi et que je continuerai, dans le respect de mes concitoyens.

mardi 12 février 2008

Les passagers aériens pris en otage

Le projet de regroupement des centres de contrôles aériens d'Orly à Roissy suscite la grogne des personnels syndiqués de la CGT. Jusque là, rien d'anormal. Les syndicats sont des rouages indispensables dans le dialogue social. Mais ce que je regrette c'est que la CGT, au lieu de tenter d'instaurer le dialogue et de tisser les fils d'une négociation, préfère déclencher une grève dure et longue, prenant les passagers en otage. Car désorganiser le trafic aérien de la capitale Française pendant une semaine pour contrer un projet qui devrait être mis en oeuvre à l'horizon de 2011-2015, je crois que cela est totalement disproportionné.

Mais au delà de ce coup de force inadmissible, cette grève met en lumière des procédés archaïques qui permettent à des militants syndicaux minoritaires de pénaliser des milliers de personnes qui se retrouvent ainsi privées de moyens de transports. Combien de gens vont se retrouver privées de vacances réservées et payées depuis plusieurs mois, combien d'autres voient leurs rendez-vous professionnels annulés, combien de contrats ratés, etc. Et tout cela à cause de quelques contrôleurs aériens fonctionnaires disposant de la garantie de l'emploi et refusant de quitter Orly pour Roissy à quelques kilomètres de là. Dans cette réforme l'intérêt du service est-il menacé, la sécurité des passagers est-elle en cause? Pas du tout. Ce sont quelques intérêts particuliers voire égoïstes qui sont placés au centre de cette grève ce qui traduit une asbsence grave d'esprit de responsabilité.

Je souhaite que les personnels grévistes des tours de contrôle d'Orly et de Roissy se ressaisissent et défendent leur cause autrement que par ce honteux blocage d'une semaine du trafic aérien qui les rendra très impopulaires et ne parviendra pas à faire avancer la cause qu'ils disent vouloir défendre.

lundi 11 février 2008

Un an déjà

Il y a un nous quittait André Bonny, notre ami, mon suppléant pendant 14 ans dans la 3ème circonscritpion des Alpes Maritimes. En cette période électorale, il aurait été heureux de se battre à nos côtés pour faire gagner la liste "Nice Ensemble". Avant sa disparition, il y a un an, il me parlait non seulement de la campagne législative qui s'annonçait mais aussi de ce grand rendez-vous municipal qu'il attendait avec impatience. Lui qui avait, des années durant, donné tout son temps et tout son dévouement pour la ville, lui qui connaissait les moindres recoins de la cité, ressentait comme une injustice de ne plus siéger au Conseil Municipal. Il avait été un grand serviteur de Nice. Dans le monde combattant tout d'abord, il était un homme respecté. Membre fondateur de l'UNC AFN dans le département, il ne manquait jamais une cérémonie patriotique. Puis en tant qu'adjoint aux sports de la ville, il était un élu apprécié de tous pour sa disponibilité, sa gentillesse, son dévouement. Il était présent à chaque manifestation sportive. Il ne restait plus dans ses week-end le moindre créneau de temps pour le "farniente".

Depuis un an il n'est plus là. Il manque à tous ceux qui l'ont connu et apprécié. Il n'est pas un jour sans que l'on ne me parle d'André. Il reste présent dans nos pensées et demeure une référence dans la liste des élus qui auront marqué notre ville. C'est pourquoi, en cette veillée électorale, je pense à lui, à toutes les campagnes que nous avons faites ensembles avec enthousiasme, à cette campagne municipale que nous menons sans lui mais dans son souvenir. Je lui dédie volontiers toutes ces activités électorales car s'il avait vécu, nous les aurions menées ensembles. Salut André!

samedi 9 février 2008

USA: une campagne longue et éprouvante

La campagne présidentielle Américaine a une portée mondiale. Aux quatre coins de la planète, tout le monde connait les candidats, chacun suit l'évolution de leur cote de popularité et même exprime sa sympathie pour l'un ou l'autre alors que seuls les Américains voteront. Cela révèle la puissance Américaine qui reste la première, même si de grands pays émergents viennent changer la donne. Mais ce qui fait la différence et je crois encore pour très longtemps est que les Etats Unis sont une grande démocratie, ce qui n'est pas le cas de tous les grands pays du Monde.

La campagne électorale à laquelle nous assistons aux USA n'est que la primaire, c'est à dire une procédure qui permet à chacun des grands partis Américains de sélectionner son candidat. On voit combien cet exercice est long et difficile pour les candidats. Au fur et à mesure, certains abandonnent le combat faute de soutiens suffisants. Mais ceux qui restent se livrent à un combat sans merci pour parvenir à la qualification leur permettant ensuite d'être investis et donc officiellement candidats. Les traces de fatigue peuvent se lire sur leurs visages alors que cette primaire n'a véritablement commencé que depuis le début de l'année et va se poursuivre jusqu'à l'été prochain. Mais il faut savoir qu'il y a eu auparavant la phase préparatoires, la "mise en conditions", la recherche des financements, permettant aux candidats de se lancer dans la bataille.

Visiblement l'un de ses trois candidats Mac Cain, Obama ou Madame Clinton sera le prochain Président des Etats Unis. Mais la route est encore longue pour la qualification, notamment du côté des démocrates. Quand je compare nos campagnes électorales avec les campagnes Américaines, j'imagine la tension qui doit peser sur chacun des candidats. L'enjeu est de taille mais la voie pour y accéder l'est tout autant. C'est le prix de la démocratie et, dans ce domaine, quoi qu'on en dise, l'Amérique ne fait pas les choses à moitié.

vendredi 8 février 2008

"Nice ensemble": une campagne populaire et enthousiaste

La réunion de la présentation du programme de la liste "Nice Ensemble" menée par Christian Estrosi a rassemblé près de 3.500 personnes au Palais des Congrès Acropolis. Vue de la scène sur laquelle je me trouvais, cette assistance nombreuse et enthousiaste faisait plaisir à voir. Tour à tour, 14 témoins disaient, en quelques phrases, les raison de leur engagement pour soutenir cette liste. Je concluais cette série de témoignages en expliquant les raisons de notre union. Une union politique entre l'UMP et le Nouveau Centre que Christian Estrosi et moi représentons. Mais au delà c'est surtout une union pour Nice. En effet, avec Christian, nous partageons cette passion pour Nice. Et comme notre ville mérite mieux, beaucoup mieux que le sort qui lui est réservé jusqu'à aujourd'hui, nous avons la volonté farouche de rendre à Nice ses lettres de noblesse et de lui donner toutes ses chances pour affronter l'avenir.

Quand on pense au travail qui nous attend si les électeurs nous accordent leur confiance les 9 et 16 mars prochains, on sait qu'il nous faudra donner le meilleur de nous-même et nous dévouer sans compter pour cette belle et noble cause. Mais il n'y a pas de plus beau combat politique que ce combat municipal pour l'une des plus belles villes de monde, en tout cas la plus belle à nos yeux. Les défis auxquels nous serons confrontés nous mobilisent totalement et je sais que notre équipe mettra toute son énergie pour réussir. Le programme que nous avons présenté est la fois un projet proche des préoccupations de nos concitoyens visant à régler les problèmes de proximité, c'est à dire ce qui touche la vie quotidienne de chaque Niçois. Mais c'est aussi un projet visant à donner une grande ambition à la ville de Nice qui doit devenir une grande métropole avec laquelle il faudra désormais compter. Si je devais résumer ce programme en un slogan, je dirais "Nice est de retour"!

jeudi 7 février 2008

Hormone de croissance: Faire toute la lumière sur les responabilités

Même si plus de 15 ans ont passé, ils n'effaceront pas la mort de 111 jeunes et la souffrance de leurs familles. Le procès de l'hormone de croissance a mobilisé 250 parties civiles et se chiffre à 70 tonnes de procédures. Un procès fleuve ou chacun semble vouloir rejeter la balle sur l'autre. Certes, dans les années 80, on est loin du principe de précaution. On semble être à une époque où chacun semble agir sans filet. Mais dans ce système, des dizaines de victimes ont fait les frais de l'irresponsabilité des hommes. Les médecins, les préparateurs, les pharmaciens, l'Institut Pasteur, chacun dit avoir fait de son mieux sans reconnaitre la moindre responsabilité dans la catastrophe qui s'en est suivie. Cela est d'ailleurs possible et même souhaitable. Il ne manquerait plus que l'intention de nuire soit prouvée! Mais cela démontre à quel point il est nécessaire de déterminer les responsabilités, toutes les responsabilités, afin que celles-ci soient sanctionnées et surtout que des dispositifs soient mis en place afin que cela ne soit plus possible dans l'avenir.

Le risque zéro n'existe pas, chacun en convient. Mais tout de même, lorsqu'on lit les faits, la désinvolture qui a entouré des actes médicaux destinés à des enfants malades, on se dit que véritablement la Justice doit se prononcer de façon claire. Rien ne serait pire qu'à l'issue d'une procédure aussi longue et d'une audience qui va s'étaler sur plusieurs mois, il n'en ressorte rien. Quand les procédures sont longues, on nous explique que cela est rendu obligatoire car dans une affaire complexe il faut une étude très approfondie. Et puis quand tombe la sentence et qu'elle est moins spectaculaire que prévue, alors on nous explique que le temps a passé et qu'il est difficile de juger des faits aussi anciens. Ces deux arguements sont contradictoires et ont tendance à s'annuler. J'espère bien que le procès qui s'ouvre conduira à une décision dont la clarté sera incontestable.

mercredi 6 février 2008

La très grande vitesse sur les rails de la réussite!

Il y a 27 ans, la France inaugurait le TGV Paris Lyon qui mettait la capitale Française à 2h de la capitale des Gaules. Au delà de la révolution technologique que représentait ce nouveau moyen de transport, c'était l'avènement d'un train de nouvelle génération qui allait transormer profondément le paysage. En effet, après Lyon, le Nord, l'Atlantique, la Méditerranée, et l'Est, le Thalys mettait Bruxelles à 1h15 de Paris alors qu'Eurostar plaçait Londres à 2h15. La SNCF qui apparaissait jusque là comme une société vieillissante faisant circuler des trains inconfortables et lents que l'on allait prendre dans des gares sales et peu avenantes est apparue depuis comme une entreprise innovante qui a su redéfinir le transport ferroviaire pour en faire un moyen de transport moderne et écologique.

La France a pris une très sérieuse longueur d'avance sur ses principaux concurrents Européens qui n'avaient pas su anticiper sur ce que pouvait être le rail de l'avenir. Il n'y a qu'à voir ce qu'est le train outre Manche, pays qui a pourtant inventé le transport ferroviaire, pour comprendre que c'est la volonté politique qui a permis ce projet qui n'aurait jamais vu le jour autrement. La présentation de l'AGV (automotrice à grande vitesse) qui va succéder au TGV représente une nouvelle avancée dans le domaine du train du futur. Gilssant à plus de 360 km/h sur ses rails, l'AGV va contribuer encore à rapprocher les centres de nos villes, à accroitre le confort des passagers et le tout sans polluer. Désormais ce ne sont plus simplement les Français qui applaudissent cette réalisation mais l'ensemble des pays du Monde qui veulent se doter de ce nouveau moyen de transport. L'Italie a déjà commandé l'AGV mais nous savons que le train Français est admiré en Inde, en Chine, au Brésil ou aux USA qui entendent s'équiper à l'instar de la France, des trains du futur.

Alors ne boudons pas notre plaisir et applaudissons de bon coeur cette réussite Française. Ce train désormais concurrent de l'avion sur de nombreuses destinations, va connaitre un avenir formidable. Soyons en fiers et heureux pour ce que cela représente comme révolution dans le domaine des transports. Et puis, plus prosaïquement, j'attends avec impatience le jour où nous accueillerons l'AGV en gare de Nice. Ce jour là la capitale de la Côte d'Azur sera à une portée de train de Paris, de Milan, de Barcelone, de Lyon ou de Toulouse. Alors nous ne serons plus excentrés mais nous nous retrouverons au coeur d'un réseau de transports qui nous donnera des chances nouvelles de développement. C'est pourquoi, mobilisé depuis le premier jour pour le TGV Côte d'Azur, je me bats pour que les délais de réalisation soient raccourcis au maximum. Et je suis convaincu qu'avec le soutien de l'ensemble des acteurs Azuréens, nous parviendrons à ce résultat très rapidement. Alors bon vent à l'AGV et bienvenue sur la Côte d'Azur.

mardi 5 février 2008

L'Europe relancée

Grâce à la réunion du Congrès du Parlement à Versailles au cours de laquelle nous avons modifié la Constitution permettant désormais la ratification du Traité de Lisbonne, l'Union Européenne va pouvoir à nouveau avancer. Bloquée depuis le référendum Français de mai 2005, l'Europe était dans une impasse que certains prévoyaient longue, très longue. Les anti Européens se réjouissaient que le processus de construction de l'Union Européenne soit ainsi arrêté tentant de faire croire qu'il était préférable d'avoir une France recroquevillée sur elle-même plutôt qu'un ensemble fort de 500 millions d'habitants et qui représente aussi la première force économique mondiale.

Chacun comprend bien que leurs arguments sont infondés voire même dangereux pour l'avenir de notre pays. En effet, face à la puissance Américaine mais encore plus face à la Chine, à l'Inde, au Brésil, c'est à dire à des puissances émergentes qui vont devenir extrêmement importantes dans les années futures, chacun comprend bien que notre salut passe par la construction d'une Europe forte, de nature à nous protéger et à s'imposer à la surface du globe comme l'une des grandes puissances. Par la réforme constitutionnelle à laquelle nous venons de procéder, c'est le message que nous avons envoyé à nos partenaires Européens pour leur dire que la France, membre fondateur de l'Union Européenne, est de retour pour faire avancer nos institutions vers plus d'efficacité. Mais c'est aussi un message au Monde pour dire que rien ne pourra empêcher l'Europe d'avancer car les avantages qu'elle représente pour nos populations sont tels qu'ils ne sauraient laisser les adversaires de progrès Européen s'y opposer. Je suis heureux que Nicolas Sarkozy ait permis en quelques mois la conclusion du Traité de Lisbonne et je suis fier de l'attitude très majoritaire du Parlement Français qui vient de se donner les moyens de le ratifier.

lundi 4 février 2008

L'Afrique déchirée

Il y avait la misère, les pandémies, un sous développement endémique, des dirigeants corrompus, et voilà que le continent Africain s'enflamme dans des guerres civiles éclatant dans les pays réputés les plus stables de la région. La Côte d'Ivoire, le Congo, le Kenya, la Tchad mais aussi le Soudan, le Rwanda, etc. Cette situation mérite toute notre attention car on ne peut pas regarder impuissants une telle dégradation. Nous avons une responsabilité particulière vis à vis de l'Afrique. D'abord par notre histoire et par les liens culturels et économiques que nous avons avec ce continent. Ensuite par notre proximité géographique puisque la Méditerranée nous relie à l'Afrique. Et donc, si cette région du monde va mal, les premiers à en ressentir les conséquences ce sera la France puis l'Europe.

Malheureusement, compte tenu du décalage de plus en plus important entre les richesses du nord et la très grande pauvreté Africaine, un sentiment d'hostilité à notre égard se manifeste sur le continent noir. Et on peut même dire que le sentiment anti Français a eu tendance à croitre depuis quelques temps de la part de certains agitateurs qui voudraient ne retenir de notre pays que l'image d'une puissance coloniale qu'elle n'est plus depuis près de cinquante ans. Mais quelles que soient l'ambiance générale et ces difficultés relationnelles, nous n'avons pas le choix et nous devons aider l'Afrique à s'en sortir coûte que coûte. C'est pourquoi j'appelle de mes voeux la constitution d'une Défense Européenne qui pourra se substituer à l'Armée Française sur ces théatres d'opérations afin d'aider l'Afrique à trouver la paix, l'équilibre et la bonne gouvernance. L'avenir de l'Afrique c'est l'avenir du Monde, c'est notre avenir. La France a une responsabilité particulière qu'elle assume et qu'elle devra assumer à l'avenir avec ses partenaires Européens. Mais cette aide et ce soutien au continent Africain devront être assortis d'une exigence: la mise en place de démocraties et la fin de la corruption. On ne peut plus, en effet, voir des peuples mourir de faim pendant que les fortunes de certains chefs d'Etat viennent s'étaler à Genève ou à Paris de façon aussi indécente. Et sur ce point il est grand temps que la politique internationale ouvre enfin les yeux.

dimanche 3 février 2008

Mariés!

Comme il l'avait annoncé lors de sa conférence de presse début janvier, le Président de la République a épousé Carla Bruni. Les journalistes l'ont appris après que l'union ait été célébrée dans les salons de l'Elysée. Celles et ceux qui pouvaient s'émouvoir que le Président vive avec une femme hors mariage vont pouvoir se rassurer puisque tout est rentré dans l'ordre! Il est d'ailleurs curieux que ce qui est admis pour la plupart de nos concitoyens ne puisse pas l'être pour le Président de la République. En cela Nicolas Sarkozy est en train de bousculer quelques vieux principes mais personnellement cela ne me choque pas.

Les services de protocoles vont pouvoir se rassurer, leurs plans de tables et la rapartition des chambres lors des déplacements officiels seront plus faciles à faire. Les apparences du système établi sont désormais assurées. Ce sont des détails qui montrent à quel point la vie de nos dirigeants ne peut s'accommoder simplement des sentiments mais doit s'imposer les convenances et faire des traditions leur quotidien. Grandeur et servitudes...Mais, quoi qu'il en soit, qu'il me soit permis de souhaiter beaucoup de bonheur au couple présidentiel et un peu moins de voyeurisme de la part de ceux qui s'intéressent tant à toutes ces histoires! Quoique, chiffre d'affaire oblige, les journaux à grand tirage n'ont pas fini de nous présenter les jeunes mariés sous tous les angles de leur nouvelle vie et, bien entendu, les lecteurs n'ont pas fini de les acheter...

samedi 2 février 2008

48.929 visites: un record absolu!

Le site et le blog que vous avez l'habitude de consulter viennent d'enregistrer au mois de janvier un nombre de visites record. Vous avez en effet été 48.929 à venir lire les informations diffusées par ce suport. J'en suis très heureux car je me rends compte que le travail entrepris il y a quelques années pour mieux vous informer mais aussi pour mettre à votre disposition un outil vous permettant de vous exprimer porte ses fruits. Ceci m'oblige à fournir chaque jour un billet d'humeur sur le blog et à mettre en ligne chaque semaine un dossier sur le site. Mais j'ai la satisfaction de voir que cela répond à un besoin et je m'en réjouis.

Alors continuez à venir nombreux consulter ces outils de communication et à me faire part de vos remarques afin d'améliorer la formule. A très bientôt!

vendredi 1 février 2008

Mission réussie

Trente six heures auront suffi à vérifier que les relations entre les Etats-Unis et la France ont totalement changé. Dès notre arrivée à Washington, Hervé Morin a décoré de la Légion d’Honneur deux vétérans Américains de la seconde guerre mondiale. Cette manifestation rappelait les liens indéfectibles qui unissent nos deux pays qui ont partagé l’impôt du sang. Le lendemain, nous allions déposer une gerbe au cimetière de Arlington sur la tombe du soldat inconnu et nous inclinions devant la tombe de John Kennedy assassiné il y a 45 ans. Dans ce lieu les innombrables croix blanches rappellent le sacrifice de millions de « boys » qui se sont battus pour défendre nos valeurs communes de liberté. Et puis vint le moment des entretiens politiques. Au Sénat tout d’abord où nous avons été reçus avec chaleur par le Président de la Commission de la Défense. Puis au Pentagone ou le Secrétaire à la Défense Robert Gates nous a accueilli et avec lequel nous avons pu constater les concordances de visions de part et d’autre de l’Atlantique. Ce fut enfin Condoleeza Rice qui tint à rappeler l’amitié qui unit nos deux peuples.

Mais après les rencontres officielles, nous nous sommes retrouvés, à l’invitation du Secrétaire à la Défense et la Secrétaire d’Etat, dans un diner convivial et amical pour fêter l’amitié retrouvée entre la France et les Etats-Unis. Il y avait là également le Général en charge de l’OTAN, la présidente du Groupe Démocrate de la Chambre des Représentants soit au total une quinzaine de personnes. Il y a des signes qui ne trompent pas et cette ambiance là traduisait bien les sentiments réciproques que nos deux pays ont décidé de se porter afin d’effacer des années d’incompréhension et de zizanie. J’étais heureux et fier de voir ces personnalités Américaines de haut niveau porter leurs toasts en clamant « Vive la France ». Il y a longtemps que l’on n’avait pas vu ni entendu cela. J’ai été heureux de pouvoir vivre en direct cet événement politique majeur qui marquera l’histoire de nos deux pays, je l’espère, pour longtemps.