Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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mercredi 31 octobre 2007

Salaire du Président: arrêtons l'hypocrisie

Alors que la discussion budgétaire se déroule, on évoque la possibilité d'augmenter le salaire du Président de la République, voire même de le doubler. J'imagine les réactions que cela peut soulever dans l'opinion publique en terme de réprobation. Comment peut-on même évoquer un tel sujet alors que le pouvoir d'achat des Français est à la baisse. On peut toujours épiloguer sur ce thème et trouver de nombreux détracteurs. Sauf qu'il ne s'agit pas d'augmenter le salaire du Président mais de rendre sa rémunération plus transparente. En effet, à l'heure actuelle le Président de la République est payé la moitié de ce que touche son Premier Ministre et même moins qu'un Secrétaire d'Etat. A cette simple évocation, chacun comprend, sans même qu'on ait à développer, qu'il s'agit d'une situation pour le moins incongrue. Mais alors pourquoi donc un tel écart? Parce qu'il y a la rémunération officielle et celle qui ne l'est pas. Je vous rappelle, qu'il y a quelques années, les Ministres avaient vu leur salaire doublé pour mettre fin aux financements occultes qui provenaient des fameux "fonds secrets". Ainsi fut-il mis de la transparence dans les salaires ministériels mais en outre les Ministres ont-ils du déclarer au fisc leur rémunération réelle. Je trouve cela normal et juste. Aujourd'hui, et pour les mêmes raisons, il est question d'augmenter le Président de la République. C'est là une mesure saine et de bon sens démocratique où le contrôle et la transparence doivent primer.

D'ailleurs, le Député Socialiste René Dosières qui est un spécialiste du financement de l'Elysée et qui à de multiples reprises s'est élevé contre les pratiques de financement "non officiel" du Palais Présidentiel dans le passé, souhaite cette augmentation du salaire du Président, au nom de la transparence. Je me félicite qu'au moins un membre de l'opposition s'exprime dans ces termes car il ne s'agit pas, en l'occurrence du salaire de Nicolas Sarkozy mais de la rémunération du Président de la République Française d'aujourd'hui et de demain. Je souhaite qu'on évite de faire de la politique politicienne sur un tel sujet car cela conduit, dans une surenchère de mauvais aloi, à donner une mauvaise image de la politique alors que cette démarche souhaite instaurer plus de transparence. J'en appelle au sens des responsabilités de chacun pour que l'on puisse aborder l'examen de ce type de questions avec sérénité. Il y a, en effet, bien d'autres sujets qui suscitent l'affrontement pour qu'on ne le recherche pas systématiquement.

mardi 30 octobre 2007

La réforme des institutions face aux pesanteurs et aux arrières pensées

Dès son élection, le Président de la République a mis en place une commission présidée par Edouard Balladur afin de proposer des réformes institutionnelles. Ce ne sont pas là des questions qui touchent nécessairement le grand public mais ce sont des sujets importants qui visent à rendre le fonctionnement des institutions de la Vème République plus efficace. A la sortie de ces travaux, ce ne sont pas moins de 77 propositions qui ont été retenues par la commission Balladur allant de la fonction du Président de la République au pouvoir d’initiative du Parlement en matière législative. En fait, cette commission a voulu pointer les dysfonctionnements Républicains et apporter des solutions pour que nos institutions fonctionnent mieux. Parfois même, les propositions qui nous sont proposées consistent à mettre par écrit ce qui existe de fait. Par exemple, quand on parle de la Présidentialisation du régime, ça n’est ni plus ni moins qu’une officialisation de ce qui se fait en réalité. L’élection du Président de la République au suffrage universel rend la fonction prééminente par rapport à toutes les autres. Il était donc incongru de lire dans la Constitution que c’était le Premier Ministre qui déterminait la politique de la Nation alors qu’en réalité c’est une prérogative exercée réellement par le Président de la République.

Mais voilà, faire des propositions de bon sens ne suffit pas à les faire adopter automatiquement par le Parlement. En effet, la révision constitutionnelle impose de passer par un examen et un vote devant le Congrès du Parlement, c'est-à-dire par les deux chambres, Assemblée Nationale et Sénat, et avec une majorité qualifiée des 3/5ème. Dans ces conditions, la majorité toute seule n’y suffit pas, il faut un consensus beaucoup plus large. C’est alors qu’interviennent la politique politicienne, les calculs des uns et des autres, les pensées et arrières pensées qui peuvent bloquer toute avancée institutionnelle. Et nous n’en sommes pas loin quand j’entends les commentaires du Parti Socialiste. Je ne suis pas sur qu’ils rejettent fondamentalement ce type de réformes mais ils ne veulent surtout pas apporter un quelconque soutien à un projet proposé par le Gouvernement. La différenciation aura la peau dure jusqu’au bout. C’est à désespérer des grandes réformes qui ont nécessairement besoin du consensus le plus large. Cette réforme risque donc d’accoucher d’une réformette et ainsi va la République des petits pas. La France mériterait mieux que des petits pas, elle mériterait un grand dessein autour duquel les Français se rassembleraient. Mais, quand bien même le peuple serait d’accord, ce serait sans compter avec les petits calculs des partis qui, pour exister n’hésitent pas à bloquer les réformes.

lundi 29 octobre 2007

Ne pas dépasser les limites

Le droit de grève est inscrit dans la Constitution. Il s'agit donc d'un droit appartenant à chaque salarié pour pouvoir faire pression sur son employeur afin d'exiger une négociation ou une concertation pour faire avancer le dialogue social quand celui-ci est en panne. Le problème est, que dans les relations sociales, notre pays a de grands progrès à faire. En effet, au lieu de tenter d'instaurer le dialogue permanent et d'éviter les crises par tous moyens, on commence par la grève, par le blocage et on essaie de discuter après. Et plus la grève a été dure, et plus la reprise du dialogue est difficile.

Les conséquences sont nombreuses et souvent catastrophiques. Pour l'entreprise, bien sur, qui perd de l'argent et qui s'affaiblit dans la compétition face à ses concurrents. A terme, en cas de baisse du chiffre d'affaire, cela peut même entrainer des licenciements, ce qui suscitera une nouvelle crise dans l'entreprise. Et puis il y a les conséquences immédiates pour les clients qui se retrouvent soudain pris en otage. C'est particulièrement vrai en matière de transports. J'en veux pour preuve la grève qui se déroule actuellement à Air France. Outre l'image désastreuse que donne la compagnie, je plains les milliers de passagers qui se retrouvent bloqués dans les aéroports. Combien de rendez-vous professionnels annulés, de vacances compromises alors que les hôtels avec été réservés et payés, combien de notes de taxis accumulées en allers-retours depuis l'aéroport parce que l'avion est annulé ou reporté. Cette grève est irresponsable et donne une très mauvaise image non seulement d'Air France mais de son personnel. J'en appelle à la responsabilité de chacun car il est indamissible que, dans un pays moderne comme la France où les droits des uns et des autres doivent être respectés, le fait de certains pénalise à ce point les droits des autres.

samedi 27 octobre 2007

L’environnement super star

Un Grenelle de l’Environnement voulu par le Président de la République et mené pendant des mois par Jean Louis Borloo pour écouter et surtout entendre tous ceux qui se préoccupent de la sauvegarde de la planète, personne n’y croyait vraiment et pourtant ce travail a été fait, un travail de fond, une consultation unique en son genre en France comme dans le monde. En présentant les grandes orientations de ce que sera la politique environnementale de la France dans les prochaines années, Nicolas Sarkozy, sous le regard du Prix Nobel de la Paix Al Gore, était heureux et fier de montrer l’exemplarité de notre pays en la matière.

Que sont devenus les Verts dans tout cela ? Ceux là même qui voulaient que l’environnement soit une idée de gauche, et parfois même d’extrême gauche ? Inaudibles et même discrédités. Que dis-je, dépassés par une politique ambitieuse et concrète qu’ils n’avaient jamais été capables de susciter quand ils participaient au pouvoir. Nicolas Hulot a réussi à tuer ces mouvements « écolo », sortes de fonds de commerces qui spéculent sur les dangers qui pèsent sur la planète pour exister. Le problème pour eux c’est que l’animateur de Ushuaïa a souhaité et réussi à les déposséder de cette sorte d’exclusivité qu’ils voulaient garder jalousement afin que l’ensemble des candidats aux présidentielles s’approprient enfin les thèmes d’une écologie moderne à la recherche d’une véritable efficacité. La sortie du ghetto écolo était indispensable car le sujet est trop important pour qu’il demeure le monopole d’une minorité. Le Président de la République l’a bien compris en nommant numéro deux du Gouvernement le Ministre en charge de ces questions avec un cahier des charges très ambitieux.

Désormais l’affaire est en marche. La mobilisation pour la défense de la planète est déclarée par le Président de la République et par l’ensemble des acteurs de l’Etat. C’est un nouvel état d’esprit qui souffle sur un sujet essentiel pour notre avenir. J’en suis heureux car le pari n’était pas gagné d’avance. Il aura fallu non seulement la détermination du Chef de l’Etat mais aussi le savoir-faire de son Ministre Jean Louis Borloo pour parvenir à des avancées aussi spectaculaires et reconnues de tous. Désormais le Parlement devra décliner sous forme de lois l’ensemble des propositions issues du « Grenelle de l’environnement ». Nous y sommes prêts.

jeudi 25 octobre 2007

Autoriser le pluralisme à vivre

La proposition de loi déposée par le nouveau centre sur le financement des partis politiques n’est pas une loi de circonstance comme certains ont bien voulu le dire en forme de dénigrement. De quoi s’agit-il exactement ? En France, depuis le vote des lois sur la moralisation de la vie politique, les partis politiques sont financés par l’octroi de subventions de l’Etat. La loi avait prévu deux types de rémunérations. Pour ouvrir droit au financement, il fallait que les partis puissent justifier que 50 candidats au moins ayant obtenu 1% des voix au premier tour des législatives. Ensuite, un complément de financement était accordé au prorata de Députés élus. Ainsi, un parti (voire parfois même des sectes) pouvait-il présenter 577 candidats aux législatives (un par circonscription), n’avoir aucun élu à l’Assemblée Nationale et toucher néanmoins les subsides de l’Etat. En revanche, un parti qui aurait présenté moins de candidats mais qui obtiendrait un nombre suffisant de Députés lui permettant de faire un groupe à l’Assemblée n’aurait droit à aucun financement.

Il suffit d’évoquer cet aspect des choses pour comprendre que la loi actuelle mérite un correctif. Comment peut-on envisager qu’une famille politique qui dispose d’une expression publique et participe pleinement à la vie du Parlement soit écartée du financement de l’Etat ? Ce serait, à terme, empêcher à cette famille politique de vivre et contraindrait donc à une voix de se taire. Ce serait donc un danger durable pour la démocratie.

C’est au nom de ces principes que cette proposition de Loi a été déposée. Le Parti Socialiste a tenté de s’y opposer pour conserver son monopole d’expression à gauche et éviter que les Radicaux de Gauche puissent disposer d’une certaine autonomie. François Bayrou qui profite de cette situation pour régler les comptes à ses anciens amis n’a pas hésité à passer un pacte avec le PS pour faire échec à cette initiative. Je suis déçu de son initiative pour au moins trois raisons. Tout d’abord je trouve que ce règlement de compte n’est pas digne de lui. En effet, il y a eu différence d’analyse politique au second tour des Présidentielle : que chacun les assume et en tire les conséquences. Que je sache il n’a pas le monopole du centre et donc nous pouvons tout autant que lui revendiquer le droit de vivre et d’exprimer nos idées. D’autre part, il s’est suffisamment battu en faveur du pluralisme pour ne pas maintenant tenter de lui faire obstacle. Enfin, je me souviens encore de ses propos en réunions exécutives de l’UDF où il nous expliquait qu’il fallait que l’UDF ait le maximum de candidats aux législatives, même si ceux-ci n’avaient aucune chance d’être élus, pour assurer le financement du parti…

C’est pourquoi, je trouve ses critiques déplacées et injustes. Elles n’altèreront pas notre volonté de faire vivre la démocratie et le pluralisme comme nous l’avons toujours proposé. Cette proposition de Loi va dans ce sens et j’espère bien qu’elle sera très prochainement adoptée. C’est en tout cas une nécessité absolue pour assurer la liberté d’expression des partis politiques comme le prévoit d’ailleurs l’article 4 de la Constitution de la Vème République.

mercredi 24 octobre 2007

Immigration: explications de vote.

Le vote de la loi sur l'immigration proposée par le Gouvernement est enfin intervenu. Il s'agissait, au départ, d'une loi plutôt consensuelle, d'inspiration humaniste, et cherchant à permettre l'intégration des immigrés qui viennent s'installer en France notamment dans le cadre du regroupement familial. Ce dispositif a d'ailleurs été placé sous un contrôle accru permettant d'éviter les abus qui n'ont de regroupement familial que le nom. Jusque là, tout allait bien et ce projet de loi était salué par l'ensemble de la classe politique mais aussi par les associations et par tous les spécialistes qui travaillent pour la lutte contre l'immigration clandestine.

Et puis est arrivé l'amendement instaurant les contrôles ADN. Dès lors la loi est passée à l'arrière plan pour focaliser l'attention de tout le monde sur ces fameux tests. Je n'ai rien à priori contre ces test qui sont par ailleurs très utiles en matière criminelle. En revanche je ne crois pas un instant à leur efficacité dans le domaine du contrôle de l'immigration. Je ne suis d'ailleurs pas le seul puisque des voix aussi autorisées et non opposantes au Gouvernement comme celle d'Edouard Balladur ou de Charles Pasqua, par exemple, partagent le même avis que moi. Finalement l'amendement ADN aura servi d'exutoire à tous ceux qui voulaient critiquer la loi et qui ne le pouvaient pas car c'était une bonne loi. Le débat qui s'en est suivi est devenu suréaliste. Il eut mieux valu retirer l'amendement mais c'était trop tard et une telle initiative serait apparu comme une reculade. Alors l'amendement est resté dans le texte. C'est pourquoi, je me suis abstenu sur le vote final de la Loi. Je n'ai pas voté contre car je ne pouvais pas m'opposer à une loi qui était globalement bonne. Mais par mon abstention j'ai souhaité marquer mon désaccord avec les contrôles ADN que je ne considère pas comme une mesure positive.

lundi 22 octobre 2007

Bravo l'Afrique du Sud, bravo la France!

Je ne dirai pas que je suis heureux que l'Afrique du Sud l'ait emportée sur l'Angleterre parce que cette dernière équipe a battu la France en demi finale de la Coupe du Monde de Rugby. Ce serait idiot, mesquin et anti sportif. En effet, les équipes gagnent ou perdent en fonction de plusieurs facteurs qui conjuguent la technicité mais aussi la chance. Et dans toute compétition cette dernière compte bien évidemment. Mais si je me réjouis de la réussite de l'Afrique du Sud c'est parce que pour ce peuple sorti de l'apartheid depuis une quinzaine d'années, cette Coupe du Monde est un facteur de liesse populaire et de réconciliation extraordinaire. Cela faisait chaud au coeur de voir dans toutes les grandes villes de ce pays des noirs, des métisses, des blancs s'embrasser, s'enthousiasmer, fêter cette victoire qui unissait les coeurs et les esprits. Cela me rappelait la victoire de la Coupe du Monde de Football en France en 1998 où Zidane incarnait le succès et où les jeunes "black, blancs, beurs" fêtaient main dans la main cet événement. Le football était alors plus "intégrateur" que toutes les lois que l'on pouvait voter au Parlement. Et bien celà est aujourd'hui vrai, à la puissance 10 en Afrique du Sud qui a besoin, plus que tout autre pays, de réconciliation intérieure. J'en suis heureux car je connais ce pays depuis très longtemps, Nice étant ville jumelle du Cap. L'Afrique du Sud est une grande nation qui vient de remporter un grand succès ce qui renforcera sans doute la cohésion populaire nécessaire à tout pays équilibré. Le rugby a pu y contribuer, vive le rugby!

Enfin soulignons l'effet positif de la Coupe du Monde de Rugby en France qui a été une magnifique fête populaire et qui s'est déroulée dans une ambiance conviviale. Aucun incident, aucune violence n'a été signalée alors que les spectateurs se déplaçaient par milliers. Ajoutez à cela l'engouement que cet événement a suscité auprès du public qui s'intéresse désormais au rugby ou qui a décidé de le pratiquer. Là aussi je trouve que la Coupe du Monde a été remarquable, non seulement au niveau de l'organisation mais au niveau de l'impact dans la population. La France peut être fière de cette organisation. Vive la France, vive le rugby!

dimanche 21 octobre 2007

Connivence

Les déclarations de Jean Marie Le Pen il y a quelques semaines disant qu'il pourrait soutenir Jacques Peyrat aux prochaines municipales puis celles de sa fille Marine confirmant ce possible soutien et rappelant la proximité qui existe entre le Maire de Nice et le Front National me confortent dans l'idée que celui qui dirige notre ville depuis 12 ans a bien changé de carte de parti politique mais pas d'idées. Je m'honore de l'avoir combattu depuis plus de vingt ans. Pour moi, en effet, son positionnement politique ne m'avait pas échappé. Je ne fais pas partie de ceux qui, après sa démission opportuniste du Front National, pouvaient penser qu'il devenait soudain fréquentable politiquement. Jamais Jacques Peyrat n'avait accepté de renier son passé frontiste, jamais il n'avait imaginé affirmer qu'il s'était trompé, tout simplement parqu'il est toujours resté, au fond de lui, attaché aux idées exprimées par le Front National.

J'imagine qu'il a du être difficile de jouer le double-jeu politique pour donner l'impression aux électeurs de la droite modérée qu'il était devenu l'un des leurs. Cela a certainement pu convaincre des gens de bonne foi qui ne cherchaient pas à analyser ou à comprendre plus avant ses comportements. Pour ma part je n'ai jamais été dupe. C'est pourquoi j'ai tenu à garder mes distances quitte à passer plus de 12 ans dans l'opposition Niçoise. Cette longue période de distanciation est aujourd'hui le gage de mon indépendance et aussi le signe que pour moi la rupture avec Jacques Peyrat et son équipe n'est pas une posture de circonstance mais l'expression de convictions fortes et d'une volonté de ne pas faire semblant. Les électeurs méritent qu'on leur dise la vérité. J'y suis pour ma part très attaché et je continuerai donc scrupuleusement à respecter ce principe.

samedi 20 octobre 2007

L'Europe avance

Depuis l'échec du référendum Français de 2005 sur le projet de Constitution, l'Europe était en panne. Cette situation a été préjudiciable à l'Union Européenne victime d'institutions devenues, au fil du temps et de ses élargissements, inadaptées. L'Europe paralysée, voilà qui pouvait faire les affaires des Américains, des Russes, des Chinois ou des Indiens mais pas des Européens. Mais cette panne de l'Europe due à l'échec du référendum Français mettait également à mal la position de notre pays. En effet, la France qui fut à l'origine de la construction Européenne mais aussi du projet de Constitution devenait l'Etat qui désormais lui donnait un coup d'arrêt. Il fallait donc remédier à ce problème dans les meilleurs délais.

Je salue l'initiative du Président de la République qui, dès son accession à la magistrature suprême, a fait des propositions pour sortir de l'impasse Européenne dans laquelle nous nous trouvions. Ainsi naquit l'idée du "traité simplifié" qui fut accueilli favorablement par nos 26 partenaires de l'Union et qui viennent de confirmer leur accord lors du sommet de Lisbonne. La volonté de Nicolas Sarkozy de faire en sorte que la France soit la première à ratifier ce traité par la voie parlementaire avant la fin de l'année est de nature à relancer non seulement l'Europe mais aussi à redonner une voix forte à la France au sein de l'Union. On pourra toujours regretter que le peuple n'ait pas été en mesure de voter sur cette importante question. Mais on ne peut pas prendre le risque d'ouvrir une nouvelle campagne électorale pour permettre à tous les opportunistes de France de jouer avec la peur des Français pour faire échouer l'Europe. Alors d'accord pour la voie parlementaire et avançons.

vendredi 19 octobre 2007

La rupture

Pour une fois le mot de rupture n'aura rien de politique même si'l concerne le Président de la République. En effet, la rumeur qui occupait l'essentiel de la presse "people" ces derniers jours s'est conclue par l'annonce officielle du divorce de Nicolas et Cécilia Sarkozy. Au delà des commentaires que va susciter cet événement que je considère comme privé, il restera une rupture à l'intérieur d'un couple, aussi célèbre soit-il, avec son lot de tristesse et de déchirement que suscite la séparation de deux êtres qui se sont aimés et qui se quittent. La France, devant cette situation inédite dans la République, réagit de façon moderne et adulte. Le divorce du Président de la République et de son épouse ne saurait constituer un événement politique de nature à remettre en cause la confiance que les Français pourraient lui accorder. Après tout, ces dernières années la France a connu des Présidents dont les relations conjugales n'étaient pas tout à fait conformes aux images qu'ils voulaient bien transmettre aux Français. Dernière des couples à priori unis, chacun savait qu'il y avait une distance entre les apparences et la réalité. Là encore tout le monde s'en accommodait estimant que ce qui relevait de la sphère privée n'avait pas être livré en pâture sur la place publique et donc l'impact politique était nul. Aujourd'hui, la séparation du Président et de son épouse lève ce dernier tabou qui voulait, qu'au delà de la réalité des sentiments on affichait une fiction permettant de donner l'image de couples unis sous le toit de l'Elysée. L'Elysée n'est donc plus en dehors du Monde, c'est une maison qui ressemble aux autres. Finalement avec ce divorce, la réalité vient remplacer les faux semblants. La rupture conjugale incarne aussi une rupture dans les comportements des Présidents de la République. Je crois que la transparence et la vérité ne sauraient être critiquées, sur ce sujet comme sur bien d'autres.

jeudi 18 octobre 2007

Une grève de circonstance

Les syndicats ont décidé de déclencher un mouvement de grève touchant en particulier les transports, afin de tester leur capacité de mobilisation. En effet, depuis l'élection présidentielle, depuis la nomination de Ministres d'ouverture, l'action syndicale était très en retrait. Il faut dire que dans le même temps la volonté de réformes qui s'est non seulement exprimée mais qui s'est traduite dans les faits par le vote d'un certain nombre de lois a eu de quoi déstabiliser les syndicats qui s'étaient habitué depuis plusieurs années à un immobilisme assez constant.

De ce fait, la loi sur le service minimum l'été dernier puis la réforme des régimes spéciaux de retraites à de quoi susciter leurs réactions. Seulement voilà, ces deux lois sont soutenues par les Français qui les trouvent justes. L'absence de service minimum c'était la prise en otage des usagers qui ne pouvaient plus aller travailler ou vaquer à leurs occupations. Quand au maintien des régimes spéciaux ce serait accepter que des injustices subsistent entre les retraités. Il se trouve que sur ces deux sujets, nos concitoyens soutiennent le Gouvernement dans des proportions écrasantes. C'est donc un problème pour les syndicats qui appellent à la grève. Ils attendent beaucoup de ce mouvement pour voir si leur capacité de mobilisation permettra de relancer des actions d'envergure ou, au contraire, si ce rendez-vous n'est qu'une agitation ponctuelle pour se rappeler au bon souvenir de leurs adhérents. Chacun scrutera attentivement cette journée de revendication pour savoir ce qu'il faudra en retenir.

vendredi 12 octobre 2007

De zéro à 20 ans

La Cour d'Assises des Bouches du Rhône a décidé de condamner, en appel, Maurice Agnelet à 20 ans de réclusion criminelle. Ainsi se tourne une page des grandes énigmes judiciaires du 20ème siècle puisque cela fait 30 ans qu'Agnès Le Roux a disparu sans que la Justice ait pu condamner le coupable aujourd'hui désigné. J'imagine le soulagement moral de Madame Le Roux dont le combat pour connaitre la vérité sur la disparition de sa fille n'a jamais faibli. Trente longues années d'attente, de poursuites, d'espoirs et aussi de découragement. Mais finalement la Justice vient de se prononcer donnant enfin raison à cette femme qui n'a jamais imaginé baisser les bras et laisser la disparition de sa fille impunie.

Il est tout de même un élément qui trouble plus d'un Français c'est que la Cour d'Assises de Nice ait pu acquitter l'accusé il y a quelques mois et que la celle des Bouches du Rhône l'ait enfin condamné lourdement pour meurtre avec préméditation. Même si l'on ne peut commenter des décisions de Justice, on est en droit de s'interroger sur une telle distorsion entre les deux Cours d'Assises. Dans ces conditions, on ne pourra pas empêcher les justiciables de se demander quelle est la Cour qui s'est trompée. Le dossier Agnelet est donc bouclé même s'il forme un recours en cassation. Mais l'affaire continuera de faire couler beaucoup d'encre et laissera tous ceux qui sont épris de vérité sur un terrible doute relatif au fonctionnement de la Justice.

jeudi 11 octobre 2007

Maîtrise du verbe

L’amendement Mariani sur les tests ADN n’a pas fini de faire couler de l’encre et même de la salive. Depuis quelques semaines les journaux ne parlent que de ça oubliant de parler du texte de loi. Le Premier Ministre parlant de cet amendement comme d’un « détail » au milieu d’un projet beaucoup plus général, est immédiatement repris pour utiliser un mot que Le Pen avait employé au sujet des camps d’extermination ! Nous sommes là dans un délire inquiétant car si certains mots de la langue Française sont désormais proscrits au motif qu’ils ont été utilisés à mauvais escient par d’autres, alors les procès en terminologie vont s’abattre sur tous ceux qui prennent la parole et on en viendra bientôt à ne plus oser s’exprimer.

On peut être d’accord ou non avec l’amendement Mariani mais je crois que le propre d’une démocratie et que le débat puisse avoir lieu. Sur ce point nous sommes servis. Les Sénateurs ont alimenté la controverse normale et Républicaine en modifiant le texte qu’avait voté l’Assemblée Nationale. Dans la foulée un certain nombre de voix se sont fait entendre, notamment celles de deux anciens Premiers Ministre Edouard Balladur et Jean Pierre Raffarin, pour dire que cette initiative ne leur paraissait pas très bonne. Il y avait eu aussi des réserves exprimées dès le début par des membres du Gouvernement mais sans que cela ne porte à conséquence. En revanche quand Fadela Amara indique que pour elle l’instrumentalisation de l’immigration est « dégueulasse » alors là il y a tollé. Certains membres de la majorité en viennent jusqu’à instruire un « procès en ouverture » pour dire qu’un Ministre ne doit pas insulter le Parlement.

Je crois qu’on va trop loin. Il faut que chacun s’exprime à la fois avec liberté mais aussi avec modération. Je ne donne de leçon à personne mais je crois qu’il faut savoir raison garder et si de temps en temps les paroles peuvent dépasser la pensée, il ne faut pas pour autant dramatiser. Je souhaite donc que les uns et les autres fassent preuve d’un peu de retenue et essaient d’entendre les arguments développés même et surtout s’ils sont contradictoires. Ceci dit, je pense effectivement qu’il ne faut pas instrumentaliser l’immigration car c’est un sujet trop grave pour qu’on essaie d’opposer les Français entre eux. Je crois depuis longtemps que les problèmes migratoires que nous connaissons et que nous connaitrons dans l’avenir méritent mieux qu’un débat politicien à la Française. Ils nécessitent des mesures sérieuses non seulement pour contrôler l’immigration mais aussi et surtout pour développer la coopération afin de faire reculer la pauvreté, notamment en Afrique, qui est le vrai moteur de l’immigration. Et j’aimerais bien que l’on parle un peu plus de cet aspect car au lieu de régler les conséquences d’un problème, ce qui n’est déjà pas si mal, on s’attaquerait aux causes, ce qui serait encore mieux. Et là je suis sur que la médiatisation ne s’inviterait pas, comme si ce sujet n’intéressait décidément personne…

mardi 9 octobre 2007

Ca bouge en Iran

Dans le climat de terreur que sait distiller le Président Iranien, il y a heureusement quelques signes qui montrent une certaine lassitude du peuple de ce pays et notamment de la jeunesse. En effet, plusieurs manifestations de jeunes Iraniens ont été enregistrées ces derniers jours contre la politique de Téhéran et notamment contre la répression qui sévit dans ce pays. Certes le pouvoir autoritaire de Mollahs réagit pour éviter que ce mouvement ne prenne de l'ampleur. Néanmoins cette colère sourde d'un peuple qui n'en peut plus est un mouvement de fond qui risque de faire tache d'huile et, à terme, de déstabiliser le régime Iranien.

C'est pourquoi je crois très important d'envoyer des messages d'amitié et de soutien à la jeunesse et au peuple d'Iran qui souhaitent le changement politique dans ce pays. La politique intransigeante déployée en Iran depuis près de 30 ans a non seulement contribué à semer le désordre dans le monde mais a surtout amené le peuple Iranien dans l'isolement et l'obscurantisme contraire aux Droits de l'Homme et à la plus élémentaire des dignités. Sachons capter l'attente de ce peuple prisonnier d'un système et soyons suffisamment forts pour leur transmettre un message d'espoir en leur faisant comprendre qu'un nouvel avenir est possible. C'est là un enjeu majeur pour les années qui viennent. Gageons que les puissances libres sauront agir pour permettre à tout un peuple de recouvrer sa propre liberté et redonner à la grande nation Iranienne une image respectable.

vendredi 5 octobre 2007

Le Nouveau Centre s’implante dans les départements

Pendant deux jours j’ai arpenté les six départements de la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur afin de lancer la mise en place des Fédérations du Nouveau Centre. A chaque fois j’ai rencontré des auditoires attentifs et surtout désireux de participer à cette grande aventure militante. En effet, après le premier tour de l’élection présidentielle et les déchirements qui ont résulté de l’éclatement de l’UDF, les militants, les sympathisants, les élus, attendaient que les Députés de Nouveau Centre prennent l’initiative de structurer le parti sur le terrain.

Ceci correspondait non seulement à une attente mais aussi à une nécessité de refaire vivre un parti au centre-droit de l’échiquier politique. Après avoir nommé plus de 65 délégués départementaux, nous sommes désormais dans la phase d’installation des équipes sur le terrain qui vont représenter notre famille politique et vont préparer les prochaines échéances. Le Var, les Bouches du Rhône ou encore les Alpes Maritimes sont fin prêts pour voir le Nouveau Centre s’installer dans le paysage politique local. Les rencontres que j’ai pu avoir avec nos militants, avec nos élus, avec les nouveaux sympathisants ont été non seulement fructueuses mais prometteuses d’un avenir fécond. Je souhaite à tout le monde de se mobiliser et à ceux des départements qui ne le sont pas encore de nous rejoindre dans cette nouvelle aventure au Nouveau Centre, au sein de la Majorité Présidentielle.

jeudi 4 octobre 2007

L'ouverture politique selon Jacques Peyrat

Avec la proposition de soutien éventuel du Front National à la candidature de Jacques Pyerat pour les prochaines élections municipales, la future campagne se dessine. Le Maire de Nice étant laché jour après jour pas ceux qui l'ont soutenu sans retenue depuis toutes ces années est à la recherche de nouveaux alliés. Lors de la fête de l'Entente Républicaine qu'il avait présidée il y a quelques semaines il avait même osé annoncer qu'il était prêt à mener "une liste allant de Rudy Salles au Front national". Bigre, j'ai encore du mal à réaliser une telle aventure. Néanmoins l'idée fait son chemin...pas chez moi en tout cas mais au FN. En effet, tout naturellement le leader départemental vient d'annoncer qu'il était prêt à soutenir Peyrat en 2008 et à participer à une liste qu'il conduirait.

Jacques Peyrat se trouve à la fois heureux et bien ennuyé. Heureux car finalement c'est le retour à ses anciennes amours qui lui est proposé, lui qui a toujours partagé les convictions du Front même après l'avoir quitté. Le responsable du FN le dit sans prendre le risque d'être démenti sur ce point. Mais Monsieur Pyerat est en même temps très ennuyé car une telle alliance parait incompatible avec un soutien de l'UMP et risque même d'accélérer la disgrâce en cours. Alors le Maire s'en remet à la sagesse de l'UMP dont il considère toujours, du moins officiellement, le soutien acquis de droit et attend les insturctions qu'on voudra bien lui donner pour réaliser "l'ouverture". Mais je pense que dans sa tête, cette ouverture pourrait se réaliser avec l'extrême droite et non avec le centre ou la gauche modérée. Affaire à suivre...

mercredi 3 octobre 2007

Parlement: c'est parti!

La session extraordinaire du Parlement qui était convoquée pour le mois de septembre n'était qu'un avant goût du rythme et du contenu de la session ordinaire qui vient de commencer. Au menu, des textes aussi importants que la lutte contre la contrefaçon, contre la corruption, les régimes spéciaux, le Grenelle de l'Environnement ou encore le budget 2008 et le budget de la Sécurité Sociale. Nous voilà opérationnels pour affronter un calendrier qui ne laissera pas beaucoup de temps morts. Les réunions commencent tôt le matin pour se terminer par de nombreuses séances de nuit sans compter le travail en circonscription. C'est le lot de chacun des Députés et nous devons nous en réjouir. En effet, rien ne serait plus anormal que le rythme des réformes fonctionne au ralenti quand on connait à quel point sont grandes les attentes de nos concitoyens.

Mais dans les débats qui s'annoncent, les Parlementaires sont là pour se faire entendre, y compris et surtout dans la majorité. Les Députés ont pour devoir de défendre les idées auxquelles ils croient mais aussi d'exprimer les attentes de leurs concitoyens. Et quand ça dérange, et même surtout si ça dérange mais que l'intérêt général est en jeu, alors ce devoir s'impose. C'est l'utilité du Parlement, le lieu où doit se dérouler le débat pour éviter qu'il ne se déplace dans la rue. C'est même la condition essentielle pour que la démocratie fonctionne bien. C'est là notre feuille de route. La solidarité et la loyauté au sein de la majorité nous imposent cette obligation de vérité et de sincérité. C'est que je m'emploierai à faire pendant cette législature qui commence et je m'engage à vous rendre compte régulièrement de nos actions.