
Hier, à l'occasion d'un déjeuner de presse, j'ai déclaré ma candidature aux prochaines municipales de Nice. Député depuis près de 20 ans, Vice Président de l'Assemblée Nationale, je me prépare à cette échéance depuis très longtemps. Avec une équipe de gens qui partagent avec moi l'amour de notre ville et qui veulent rompre avec le système en place depuis 12 ans, j'ai décidé de me présenter. Mon ambition est de redonner confiance aux Niçois dans leurs élus municipaux qui doivent être au service et à l'écoute d'une population qui aspire à s'épanouir. La politique de proximité, la propreté, la sécurité, les transports, l'emploi, le logement, les équipements sportifs ou encore les infrastructures au service de la petite enfance sont autant de sujets qui doivent être pris en compte. Mais en même temps il faut redonner à Nice son rang de grande ville qui doit enfin être respectée et devenir une grande métropole qui comptera.
Pour cela il faut changer non seulement de Maire mais aussi d'équipes. En effet, si les Niçois sont aujourd'hui en colère contre la gestion municipale, le Maire n'en est pas responsable à lui seul. Les Conseillers Municipaux et Adjoints qui l'ont entouré et soutenu partagent cette responsabilité. Ils méritent, tout autant que lui, de partir.
C'est pourquoi, j'ai dit avec clarté que je mènerai ce combat pour défendre des projets, des principes, des valeurs. Je le fais en conscience et avec détermination. Mais cette affaire ne doit pas être un problème d'égo. Je suis consterné devant le spectacle de la gauche Niçoise qui se déchire sous nos yeux mais qui ne propose rien pour Nice. On peut se demander quel est l'intérêt de ces candidatures? En revanche, j'ose également dire que si Christian Estrosi venait à déclarer sa candidature, en tant que membre de la majorité présidentielle je le rencontrerai pour parler avec lui de l'avenir de Nice. Dans ces conditions il ne pourrait y avoir qu'une alternative: ou bien nous constaterions un désaccord sur les projets, sur les principes de renouvellement et de transparence, sur la répartition des responsabilités, sur la vision de l'avenir de la ville et alors je mènerai une liste autonome jusqu'à son terme. Ce serait alors aux Niçois de trancher. Ou bien nous serions amenés ensemble à vérifier que les convergences entre nos deux propositions rendent possible une liste d'union et alors je n'hésiterai pas. Dans ces conditions nous constituerions un binome complémentaire pour faire gagner notre ville. Une aventure municipale n'est pas celle d'un homme seul, c'est l'affaire d'une équipe qui doit donner le meilleur d'elle même pour donner à la ville toutes les chances de réussir. Le pouvoir, dans ce cas, ne doit plus être confisqué mais partagé. J'aspire de toutes mes forces à ce que Nice ne manque pas le rendez-vous de 2008.