Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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dimanche 30 septembre 2007

Première journée en campagne

Hier samedi j'étais l'invité de l'émission de France 3 Côte d'Azur "La Voix est Libre". Ce rendez-vous politique portait évidemment sur les élections municipales de Nice. Parler de la rupture avec Jacques Peyrat et avec l'équipe qui l'entoure n'était pas difficile tant les Niçoises et les Niçois comprennent de quoi il s'agit. En effet, la population nous demande chaque jour d'y aller pour changer l'ambiance, le climat, les méthodes de gestion de notre ville. C'est ce que j'ai expliqué sur l'antenne de France 3 et c'est ce que je vais faire dans les semaines et les mois qui viennent.

Cette aventure est formidable car elle augure des changements qui devront intervenir à Nice en mars prochain. Etant un opposant de la première heure du Maire sortant, je suis heureux de pouvoir être désormais totalement dans l'action afin de proposer une alternative municipale sérieuse et, je le souhaite, heureuse. Aller à la rencontre des Niçois afin de les mobiliser pour l'avenir de notre ville est un challenge formidable auquel je vais désormais me consacrer. Je vous invite à nous rejoindre et à participer à cette belle aventure.

Pour visualiser l'émission, cliquez ici

samedi 29 septembre 2007

Municipales: je suis candidat

Hier, à l'occasion d'un déjeuner de presse, j'ai déclaré ma candidature aux prochaines municipales de Nice. Député depuis près de 20 ans, Vice Président de l'Assemblée Nationale, je me prépare à cette échéance depuis très longtemps. Avec une équipe de gens qui partagent avec moi l'amour de notre ville et qui veulent rompre avec le système en place depuis 12 ans, j'ai décidé de me présenter. Mon ambition est de redonner confiance aux Niçois dans leurs élus municipaux qui doivent être au service et à l'écoute d'une population qui aspire à s'épanouir. La politique de proximité, la propreté, la sécurité, les transports, l'emploi, le logement, les équipements sportifs ou encore les infrastructures au service de la petite enfance sont autant de sujets qui doivent être pris en compte. Mais en même temps il faut redonner à Nice son rang de grande ville qui doit enfin être respectée et devenir une grande métropole qui comptera.

Pour cela il faut changer non seulement de Maire mais aussi d'équipes. En effet, si les Niçois sont aujourd'hui en colère contre la gestion municipale, le Maire n'en est pas responsable à lui seul. Les Conseillers Municipaux et Adjoints qui l'ont entouré et soutenu partagent cette responsabilité. Ils méritent, tout autant que lui, de partir.

C'est pourquoi, j'ai dit avec clarté que je mènerai ce combat pour défendre des projets, des principes, des valeurs. Je le fais en conscience et avec détermination. Mais cette affaire ne doit pas être un problème d'égo. Je suis consterné devant le spectacle de la gauche Niçoise qui se déchire sous nos yeux mais qui ne propose rien pour Nice. On peut se demander quel est l'intérêt de ces candidatures? En revanche, j'ose également dire que si Christian Estrosi venait à déclarer sa candidature, en tant que membre de la majorité présidentielle je le rencontrerai pour parler avec lui de l'avenir de Nice. Dans ces conditions il ne pourrait y avoir qu'une alternative: ou bien nous constaterions un désaccord sur les projets, sur les principes de renouvellement et de transparence, sur la répartition des responsabilités, sur la vision de l'avenir de la ville et alors je mènerai une liste autonome jusqu'à son terme. Ce serait alors aux Niçois de trancher. Ou bien nous serions amenés ensemble à vérifier que les convergences entre nos deux propositions rendent possible une liste d'union et alors je n'hésiterai pas. Dans ces conditions nous constituerions un binome complémentaire pour faire gagner notre ville. Une aventure municipale n'est pas celle d'un homme seul, c'est l'affaire d'une équipe qui doit donner le meilleur d'elle même pour donner à la ville toutes les chances de réussir. Le pouvoir, dans ce cas, ne doit plus être confisqué mais partagé. J'aspire de toutes mes forces à ce que Nice ne manque pas le rendez-vous de 2008.

vendredi 28 septembre 2007

De l'utilité du Nouveau Centre

Hier s'est tenue notre première Journée Parlementaire. Dans une salle pleine où nous avaient rejoint plusieurs centaines d'élus locaux, nous avons tenu travailler sur les grands sujets d'actualité mais aussi à rappeler le rôle de notre famille politique. Issu du centre droit, héritier direct de l'UDF, le Nouveau Centre a vocation à être l'aile réformatrice de la Majorité. Différente de l'UMP notre partenaire, notre famille politique va se faire entendre sur l'ensemble des grands sujets et peser pour que ses propositions soient prises en considération. Sur la réforme des institutions, sur la gestion des finances publiques comme le budget de l'Etat ou celui de la Sécurité Sociale ou encore sur le Développement Durable, nos propositions seront fortement identifiées.

Le Nouveau Centre se veut un courant politique libre et indépendant mais aussi loyal dans la Majorité Présidentielle. Les enjeux qui attendent notre pays sont extrêmement importants. La situation impose un esprit de responsabilité que nous entendons exercer pleinement. La facilité serait de contempler ce qui se passe, de distribuer les bons et les mauvais points sans jamais prendre part à l'effort de redressement nécessaire. Nous avons décidé, pour ce qui nous concerne, d'assumer nos responsabilités, de prendre notre part de risques afin de donner toutes les chances à notre pays de réussir. L'avenir de la France est plus important que toute posture politicienne qui viserait simplement à assurer notre publicité. La tâche va être rude mais ce combat mérite d'être mené avec détermination et librement. C'est là notre ambition.

jeudi 27 septembre 2007

La Belgique est-elle menacée de disparition?

La Belgique est un pays composé de deux communautés linguistiques importantes: les Flamands et les Wallons. Les premiers parlent le Néerlandais, les seconds le Français. Les deux communautés cohabitent ainsi comme c'est le cas en Suisse entre la Suisse Francophone, Allémanique, Italophone ou même Romanche. Certes il est plus compliqué de gérer une communauté mosaïque qu'une société rassemblée sur les mêmes valeurs culturelles. Mais la Belgique complique encore un peu plus la donne -mais elle n'y est pour rien- puisque la capitale, Bruxelles, est Francophone et se trouve en territoire Flamand. Qui plus est, le coût des loyers étant élevé à Bruxelles comme dans toutes les capitales Européennes, les habitants Francophones ont tendance à aller se loger dans les banlieues Flamandes, ce qui pose des problèmes de communication et de vie quotidienne notamment pour les écoles, les documents administratifs, etc. Car il faut savoir que le bilinguisme n'existe quasiment pas en Wallonie comme en Flandres pour permettre la protection de chacune des cultures.

Dès lors ces problèmes ont une très forte connotation politique. Les Flamands estiment que les Wallons ne font aucun effort pour comprendre et parler le Néerlandais et les Wallons dénoncent l'arrogance des Flamands. Tout cela est un peu caricatural mais se traduit dans des votes extrêmes qui viennent jusqu'à brouiller les cartes de la démocratie Belge. Et donc, depuis près de trois mois, la Belgique n'arrive pas à former un Gouvernement.

En observant cette situation, je me dis que l'Europe a du bon y compris dans pareille situation. En effet, imaginons l'absence d'Europe: les deux communautés pourraient s'élever l'une contre l'autre, demander leur indépendance, construire des frontières voire des murs pour couper toute relation. Quant au paradoxe Bruxellois il serait l'objet de toutes les convoitises. En revanche, l'Europe ayant fait tomber les frontières, il peut toujours y avoir des problèmes entre les deux communautés, elles se solderont pas des réformes administratives, voire une autonomie renforcée pour les uns et les autres. Mais l'Europe empêche tout risque de guerre et d'isolement puisque, de surcroit, la capitale Européenne est Bruxelles. Alors la Belgique est, à elle toute seule, un véritable laboratoire de Droit Constitutionnel. Les intellectuels de ce pays l'ont bien compris, eux qui commencent à faire circuler des pétitions pour la solidarité entre les Belges. C'est pourquoi même si ces problèmes demandent à être traités, je ne crois pas à la disparition de la Belgique.

mercredi 26 septembre 2007

Ahmadinejad à l'ONU

Le Président Iranien est à l'ONU pour faire un numéro de provocation habituel. Cette fois il met la pédale douce sur le nucléaire militaire dont il se défend pour insister sur le nucléaire civil. Il ne peut s'empêcher de remettre en cause la Shoah, une fois de plus, en demandant qu'une étude approfondie soit faite pour vérifier si ce drame a réellement existé. Enfin il est allé jusqu'à vouloir déposer une gerbe de fleur devant le trou béant des tour jumelles de l'ex World Trade Center...

Sa présence à New York a suscité des réactions d'hostilité de la part des délégations présentes sous la coupole des Nations Unies. En regardant les images qu'en difusait la télévision j'étais traversé de sentiments divers. Je me disais que c'était incroyable qu'un tel individu puisse venir s'exprimer devant une telle tribune internationale et tiennent les propos qu'il y a tenus. Et dans le même temps je me félicitais de la réaction unanime des nations démocratiques qui ont décidé de faire preuve de la plus grande fermeté devant de telles attitudes. Mais je pensais aussi au pauvre peuple Iranien qui est obligé de supporter ce tyran et le système qui l'engendre. Il est grand temps que les Iraniennes et les Iraniens et notamment les jeunes puissent se défaire d'un tel carcan politique et le plus tôt sera le mieux. Notre mission doit être de les aider à trouver le chemin de la démocratie et de la liberté. Et dans ce domaine, je trouve que nous avons déjà perdu beaucoup de temps!

mardi 25 septembre 2007

Réchauffement climatique: l'Europe se mobilise

Désormais on peut parler de mobilisation générale. Le réchauffement de la planète et, d'une façon générale, les problèmes environnementaux sont au premier rang des préoccupations des dirigeants de la planète. La session des Nations Unies s'est ouverte sur ce thème et les chefs d'Etats, dont Nicolas Sarkozy, en ont fait le sujet principal de leurs expressions publiques. Cette tendance est à la fois inquiétante mais aussi réconfortante. Inquiétante car elle traduit l'état de gravité de la situation. Chacun aura pu remarquer, depuis quelques années, les dérèglements climatiques et les conséquences qu'ils peuvent avoir sur la vie de nos contemporains. Mais aussi réconfortantes car désormais les responsables politiques de tous les pays en prennent pleinement conscience et ne veulent plus se contenter de quelques belles déclarations d'intentions mais exigent des actes permettant de remédier à ce problème.

Il y a quelques jours, je me trouvais dans une réunion internationale avec des dirigeants de pays d'Afrique qui considéraient que les questions environnementales étaient des sujets qui préoccupaient plus les pays du nord que ceux du sud. J'intervenais pour dire qu'il n'y avait en la matière ni nord, ni sud, mais une planète en danger et que son sauvetage nous concernait tous. Personne ne put dire le contraire de cette affirmation mais je comprenais qu'il y avait encore beaucoup de pédagogie à faire à l'égard de certains pays. C'est pourquoi je suis heureux que les Nations Unies soit le cadre de cette expression afin de donner une audience mondiale à cette préoccupation qui me parait devoir dominer toutes les autres.

dimanche 23 septembre 2007

Kippour

Chaque année, à l’occasion du Yom Kippour, je rends visite à la communauté Juive de Nice pour lui transmettre mes meilleurs vœux de bonnes fêtes. Ce jour là les synagogues de la ville sont pleines et, compte tenu de l’affluence exceptionnelle, un certain nombre de sites comme Acropolis ou le Palais de la Méditerranée sont transformés en lieu de prière. En effet, si les croyants ne sont pas toujours pratiquants tout au long de l’année, en revanche le jour de Kippour est respecté par le plus grand nombre. C’est à la fois un jour de fête religieuse mais c’est aussi l’occasion de se retrouver en famille. Car l’ambiance, dans les synagogues, est non seulement à la fête et à la prière mais elle est surtout vivante. Le recueillement se mêle au bruit de la vie et des enfants qui jouent. C’est une ambiance très particulière qui peut étonner au début mais qui traduit cet esprit de famille que l’on retrouve systématiquement.

J’ai plaisir à aller visiter l’ensemble des synagogues pour apporter à la communauté Juive un message d’amitié mais aussi de paix pour Israël. Ce pays auquel je suis attaché en tant que Président de l’association France Israël depuis plus de 20 ans, est aussi dans les cœurs et dans les prières de tous les juifs Niçois. Revenant de Rabat où je me trouvais pour une réunion du Parlement de la Méditerranée et où j’expliquais aux Palestiniens et à l’ensemble des pays Arabes qu’il fallait tout mettre en œuvre pour permettre le dialogue entre les peuples afin de parvenir à la paix, l’enchainement se faisait sans transition. Et d’ailleurs est-il besoin de transition ? D’un côté les Musulmans qui fêtent le Ramadan, de l’autre les Juifs qui célèbrent Kippour. S’il n’y avait quelques extrémistes pour attiser les haines, il me semble que les bases d’une paix durables ne seraient pas si difficiles à trouver. En tout cas je veux y croire et œuvrer pour favoriser ce dialogue indispensable. Et dans ce domaine, malgré les difficultés, il me semble que rien ne me découragera car je crois qu’il n’y a vraiment aucune autre issue que la paix, aussi introuvable soit-elle.

samedi 22 septembre 2007

Parlement de la Méditerranée: une nouvelle dynamique porteuse d'espoir

J'étais hier à Rabat pour une réunion du Bureau de l'Assemblée Parlementaire de la Méditerranée. Cette institution me tient particulièrement à coeur puisque j'en suis à l'origine et que j'y ai été désigné par l'ensemble des parlementaires de la Méditerranée, Président Fondateur. Désormais ce Parlement est au travail. Sa mission principale est de rechercher les points qui unissent les Méditerranéens et non ceux qui les divisent et de faire travailler ensemble tous les parlementaires des pays riverains. C'est un objectif ambitieux et qui est entré dans les faits. J'en suis fier et heureux car je suis convaincu que la solution aux problèmes les plus difficiles à résoudre passe par des plateformes de dialogue telles que celle-ci.

Mais je veux ajouter que la France est encore plus respectée et plus écoutée depuis quelques temps, c'est à dire depuis la volonté affichée par le Président de la République de créer une union politique de la Méditerranée. Cette initiative intéresse en effet l'ensemble des pays du pourtour Méditerranéen car ils ont conscience qu'il faut, en la matière, une initiative forte. Or il se trouve que le Parlement de la Méditerranée était précurseur en la matière. En effet, lorsque nous avions lancé cette idée en 2003, nous avions l'impression de prêcher dans le désert ou dans l'indiférence. Quel changement d'ambiance autour de cette réalisation aujourd'hui! Cela nous encourage à aller plus vite et plus loin pour que la Méditerranée constitue enfin un trait d'union entre les peuples plutôt qu'une ligne de fracture comme cela a été depuis trop longtemps. Certes tous les problèmes ne sont pas résolus, loin s'en faut. Mais quelque chose me dit que ce Parlement peut contribuer à trouver des solutions durables.

mercredi 19 septembre 2007

Une rentrée à fond la caisse!

François Fillon recevait hier à l'Hôtel Matignon les Parlementaires de la majorité. L'ambiance était studieuse en cette rentrée parlementaire qui a débuté cette semaine. C'était en même temps l'heure des retrouvailles. Le Premier Ministre était à la fois très en forme mais aussi très déterminé à poursuivre à un rythme soutenu les réformes prévues dans le projet présidentiel. Il nous a dit, en forme de bienvenue: "je ne vous promets pas un lit de roses mais de la sueur et des séances de nuit". Le ton de la rentrée est donné.

D'ailleurs la session extraordinaire du Parlement qui s'est ouverte hier a commencé avec un programme chargé. Le premier texte à l'ordre du jour est relatif à l'immigration. C'est un projet de loi venant compléter les précédents et relatif, en particulier, au regroupement familial. Les mesures annoncées sont bonnes et pragmatiques. En revanche, un amendement relatif à la vérification de la filiation par test ADN a suscité de nombreux remous et posé un certain nombre d'interrogations. En effet, ces tests étant basés sur le volontariat et réalisés dans les pays d'origine ne me paraissent pas la bonne réponse à la problématique posée. Mon inquiétdue est non seulement partagée par l'ensemble de mes collègues du Nouveau Centre mais également par nombre de Députés du groupe UMP. Il faut se garder, selon moi, de se lancer dans des mesures, certes tonitruantes, mais qui n'apportent pas les solutions attendues. Le Gouvernement a accepté cet amendement mais en l'assortissant d'une expérimentation de deux ans et d'un certain nombre d'autres critères permettant d'encadrer cette mesure. Pour ma part je ne l'ai pas voté car je crois que sur un sujet aussi sensible et important il faut prendre garde aux effets d'annonces et aux mesures d'affichages impossibles à réaliser. Ceci étant le projet de loi dans son ensemble est, heureusement, plus important que l'amendement concerné. C'est pourquoi je le voterai car la maîtrise de nos flux migratoires était une promesse électorale que nous entendons honorer.

jeudi 13 septembre 2007

Environnement: la priorité des combats

La préparation du Grenelle de l'Environnement voulu par le Gouvernement est un événement majeur qui, je l'espère, sera à la hauteur de l'enjeu. Celui-ci n'est, ni plus ni moins, que le sauvetage de la planète. La France, grâce en particulier à l'action qui a été menée par Nicolas Hulot auprès des différents candidats à la Présidentielle a mis ce combat en priorité. La nomination d'un Ministre d'Etat, numéro deux du Gouvernement, en charge non seulement des actions qui doivent protéger la planète mais aussi ayant un droit de regard sur les actions qui peuvent être sources de pollutions, me semble une idée très intéressante et qui devrait faire date dans les gouvernances des autres pays. Jean Louis Borloo, au Pôle Nord, constatant la fonte accélérée de la banquise fut frappé par l'ampleur du phénomène et sur la nécessité d'agir vite et massivement. Certains peuvent se demander s'il n'est pas trop tard pour le faire. La réponse est non. On a pris beaucoup de retard mais les analyses les plus pessimistes sur les atteintes à la couche d'ozone il y a vingt ans ont été génératrices de réactions et d'initiatives permettant aujourd'hui de dire qu'enfin la situation s'améliore.

Le combat qui s'annonce sur le réchauffement climatique est d'une dimension exceptionnelle. La France se veut exemplaire. Elle devra non seulement mener ses propres actions mais avoir un effet d'entrainement sur l'ensemble des autres pays du monde, je pense en particulier aux pays les plus pollueurs comme les USA, la Chine ou la russie. Pour ce faire il faudra que le Grenelle de l'Environnement soit un succès. Il serait déplorable, en effet, que cette table ronde se résume à ce que chacun expose ses points de vues et resté campé sur des positions figées sans essayer de participer à cette grande aventure du sauvetage de la planète. Nous avons une responsabilité collective. Nous devrons donc agir en conscience et ne pas chercher à opposer des idéologies dépassées sur des questions qui ne sauraient s'accomoder des facéties de la politique politicienne. Nous devrons agir en pensant à la question que ne manqueront pas de nous poser nos enfants et qu'ils nous posent déjà: "Qu'as-tu fait pour sauver le Monde?" Et si nous ne sommes pas en mesure d'y répondre, alors il sera très difficile pour notre génération de se regarder encore dans une glace.

mercredi 12 septembre 2007

Une journée pas comme les autres

Désormais, tous les 11 septembre, nos mémoires se tourneront vers cette date de 2001 où le terrorisme a frappé en son cœur les Etats-Unis d’Amérique, que dis-je, l’humanité toute entière. Les tours jumelles de New York étaient certes le symbole de la puissante Amérique mais derrière les murs de cette tour de Babel des temps modernes, travaillaient des femmes et des hommes issus de toutes origines, de tout niveau social, qui vivaient la vie ordinaire de Monsieur et Madame « tout le monde ». En quelques minutes, cette tragédie a endeuillé des milliers de familles et laissé le monde stupéfait devant une telle déflagration.

A quelques jours de cet anniversaire, Ben Laden est venu se rappeler à notre souvenir. Certains le pensaient mort. Il est vivant et poursuit son funeste projet d’anéantir le monde libre. Par d’habiles références au Président Sarkozy, on a désormais la preuve qu’il vit quelque part dans un paysage montagneux inaccessible. Mais, par le jeu de complicités diverses, il continue à disposer de moyens d’agir et de communiquer qui rappellent la présence du danger à nos portes.

Le Monde occidental mais pas seulement, l’ensemble des nations modérées et notamment nombre de pays arabes doivent s’unir pour faire face à ce danger et tenter de neutraliser celui qui détient la mèche. Ce combat n’est pas celui d’un camp contre un autre, les bons contre les méchants, les judéo chrétiens contre les musulmans, les riches contre les pauvres. Ce combat est celui de l’homme pour la vie. Et cette notion doit être suffisamment forte pour pouvoir être partagée par le plus grand nombre et nous permettre de gagner la partie. Le 11 septembre doit apparaitre comme une date qui nous conforte dans notre détermination de faire triompher nos valeurs de paix et de fraternité contre la barbarie. Ben Laden a voulu mettre le Monde à genou. Montrons lui que malgré ses menaces, malgré sa volonté de détruire, le Monde est debout et aura la capacité de l’anéantir lui et ses messagers de morts.

jeudi 6 septembre 2007

Le « Pass Azur », il était temps !

Le Conseil Général des Alpes Maritimes vient de décider la création d’une carte de circulation unique dans le département au tarif de 1 Euro permettant les correspondances entres les lignes, quelles que soient les sociétés qui les exploitent. C’est une décision que nombre de nos concitoyens attendaient et dont je me félicite. On peut regretter que cette mesure intervienne aussi tard alors que la Région Ile de France pratique la « Carte Orange » depuis plusieurs décennies avec le succès qu’on lui connait. Mais il est vrai que Paris n’est pas la France et que ce qui est possible et même facile là-bas est quasi insurmontable ici.

La raison en est simple : à Paris c’est l’Etat qui paie. Ainsi, quand les Parisiens bénéficient d’un métro performant, ce sont tous les contribuables Français qui le financent, y compris ceux qui ne l’utiliseront jamais. C’est l’un des aspects de la centralisation Française qui creuse les différences entre la capitale et l’ensemble des régions. On ne peut que le regretter et je profite de cette tribune pour, une fois de plus, condamner cette injustice.

D’autant qu’il faut ajouter que dans la région Parisienne, la « Carte Orange » s’applique non seulement à l’ensemble des réseaux d’autobus et de tramway mais également aux lignes urbaines et inter urbaines de la SNCF. Ca n’est hélas pas le cas chez nous à ce jour. En effet, la gestion des TER appartient à la Région Provence Côte d’Azur et celle-ci ne semble pas s’être entendue avec les autorités locales des Alpes Maritimes pour étendre le bénéfice du « Pass Azur » aux usagers du train. Pourtant, si l’on veut encourager les habitants des Alpes Maritimes à utiliser les transports en commun et éviter ainsi qu’ils ne soient contraints d’utiliser leurs voitures personnelles, il faut pouvoir utiliser indifféremment les transports routiers ou ferroviaires avec le même ticket. Gageons que la Région saura répondre rapidement et favorablement à la demande des Alpes Maritimes. Il est vrai que la Région siège à Marseille… Si notre impôt national finance les transports Parisiens, il me semblerait logique que notre impôt régional nous permette d’optimiser nos propres transports. Pour ma part je ne manquerai pas de le rappeler au Président du Conseil Régional.

mardi 4 septembre 2007

Halte au politiquement correct!

Je veux voler au secours de la Ministre de l'Economie et des Finances qui a indiqué, sur les antennes d'Europe 1, que le Gouvernement préparait un plan "rigueur". Je m'étonne de la connotation négative d'une telle notion. En effet, être rigoureux ne me semble pas devoir devenir un défaut, c'est plutôt pour moi une qualité. Mais, bien entendu, cette notion signifie, en langage politique, de devoir serrer la ceinture. Et il est vrai que dans ce domaine, depuis très longtemps, nous avons pris l'habitude de voir nos moyens diminuer. Les socialistes, qui ont géré le pays pendant si longtemps ne vont pas s'exonérer si vite de leur part de responsabilité dans la situation du pays.

En effet, la situation économique et financière de la France n'est pas bonne. Cela a été dit par tous les candidats à l'élection présidentielle pendant toute la campagne électorale. Les socialistes proposaient d'ailleurs d'augmenter immédiatement nos impôts pour pouvoir financer leur politique. Nicolas Sarkozy a commencé par faire le contraire en allégeant un certain nombre de charges afin de permettre de relancer l'économie. Ces mesures ont eu des effets bénéfiques pour un certain nombre de catégories de Français mais les conséquences ne pourront se mesurer qu'à moyen et long terme. D'ici là, que la Ministre propose un Etat plus rigoureux qui gère mieux les deniers confiés par les Français me parait de bonne politique. Alors si le mot rigueur est proscrit et que d'autres termes sont mieux compris pour dire la même chose, cela ne me gène pas qu'on en change, mais ça n'est qu'une affaire de sémantique. L'urgence veut qu'on agisse et que tout le monde comprenne bien la finalité de la politique. Pour ma part je préfère la rigueur à la gabegie et je crois que nombre de Français partagent ce point de vue. Alors la rigueur exprimée par la Ministre de l'Economie me parait une notion de bon sens que quelques esprits chagrins ou quelques commentateurs critiques voudront combattre. Je préfère ce langage transparent et direct à celui qui consisterait à nous faire croire qu'on peut dépenser plus alors que les moyens sont limités car cela s'appelle de la démagogie.

lundi 3 septembre 2007

Rentrée: un PS en combat interne à Nice comme à la Rochelle

L'université d'été du PS qui vient de s'achever à la Rochelle n'aura ps réussi à masquer les dissensions qui existent, non seulement entre les courants, mais aussi entre les hommes et les femmes de ce mouvement. Chacun a voulu mettre en exergue la nécessité de débattre, d'agiter des idées, mais on sentait bien que derrière ces déclarations factices, se faisaient jour des inmitiés voire des haines que plus aucun artifice ne parvient à dissimuler. Le jeu du chat et de la souris entre Ségolène Royal et François Hollande a été, je crois, le meilleur baromètre de cette université d'été. Pendant ce temps, les militants s'interrogent sur les capacités de ce parti à représenter encore une alternative alors qu'il aura été au pouvoir pendant près de vingt ans. Les hommes et les femmes se sont succédés sans qu'à aucun moment ils n'aient cherché à se remettre en cause, à revoir leurs vieux dogmes dépassés par les évolutions qui ont marqué le Monde de ces dernières années.

Sur la plan local, c'est encore pire. La haine qui désormais s'exprime au grand jour entre les leaders du PS Niçois est pitoyable. Il n'est plus question de débat d'idées. Est-il même encore question de l'avenir de la ville et de notre région et des préoccupations de nos concitoyens? Les coups bas se succèdent entre les uns et les autres. La primaire qui oppose Patrick Allemand et Patrick Mottard est devenue un combat terrible où tous les coups sont permis et où les militants sont pris en otage. Il en restera de graves et profondes séquelles. Ceux qui croient encore pouvoir recoller les morceaux se trompent. On peut valablement s'interroger sur le PS dans les Alpes Maritimes et en particulier sur son éthique, son programme, ses orientations? J'avoue ne pas pouvoir répondre à cette question. Ce que je ressens c'est une profonde détresse de l'électorat socialiste qui se détourne de ce combat de coqs et qui cherche désormais une alternative pour l'avenir de la ville. Et visiblement, après cette primaire très "primaire", il y aura un besoin de tourner la page de ce PS qui aura tout fait pour s'auto détruire et sur lequel personne ne versera une larme.

samedi 1 septembre 2007

Vive la rentrée

Après une année chargée en événements politiques, je me suis accordé des vacances sur le blog pendant tout le mois d'août mais j'ai continué d'alimenter chaque semaine le site internet. J'avais, comme chacun d'entre vous, besoin de souffler, même si mes vacances ont été entre-coupées d'activités. Et puis, pour alimenter quotidiennement un blog tel que le mien, il faut une actualité politique riche, ce qui n'est pas le cas au mois d'août. Mais avec le 1er septembre sonne la fin de la trêve estivale. Dès lundi la permanence réouvrira et dès le 17 septembre, l'Assemblée Nationale reprendra ses travaux pour une session extraordinaire qui enchainera le 1er octobre avec la session ordinaire qui ne s'interrompra pas jusqu'à l'été prochain. Et entre temps, nous aurons un grand rendez-vous en mars 2008, un rendez-vous que les Niçoises et les Niçois attendent avec impatience, je veux parler des élections municipales. Chacun sait combien cette échéance compte pour moi qui suis non seulement un observateur attentif de la vie politique de notre ville mais aussi un acteur qui ne compte pas contempler de loin ce combat politique majeur. J'aurai l'occasion de vous dire, dans quelques jours, quelles seront mes intentions dans ce domaine. Mais je vous préviens tout de suite, dans les mois qui viennent, nous n'aurons pas le temps de nous ennuyer. Alors à très bientôt et vive la rentrée.