Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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mardi 30 janvier 2007

Captation d'héritage: Dominique Voynet n'a rien compris!

Nicolas Hulot a su, par sa démarche, rendre crédible la défense de l'environnement en démontrant que cette question n'était ni de gauche, ni de droite mais qu'elle s'adressait à tout le monde et surtout que les problèmes ne seraient réglés qu'à partir du moment où l'ensemble des forces politiques s'engagerait. C'est pourquoi il a sollicité les candidats à l'élection présidentielle. C'est aussi pourquoi il a demandé aux Françaises et aux Français de signer la charte de l'environnement qui a réuni plusieurs centaines de milliers de signatures.

Pendant ce temps, les candidats écologistes traditionnels disparaissaient de la tribune médiatique car leurs vieux discours n'étaient plus audibles. Ils attendaient, chacun dans leur coin, que Nicolas Hulot veuille bien se retirer pour tenter de récupérer son "fond de commerce". Car c'est exactement comme cela que ça se passe aujourd'hui. La dernière intervention de Dominique Voynet s'apparente à de la "captation d'héritage" sauf qu'elle n'a rien compris à la véritable démarche du présentateur d'Ushuaïa. Lui voulait rassembler les Français et l'ensemble des forces politiques pour défendre la planète alors que Madame Voynet continue à nous servir un discours "union de la gauche" classique. Le décalage est tel entre l'expression de Nicolas Hulot et celle de Dominique Voynet qu'un véritable écologiste ne peut pas y "retrouver ses petits". En fait, Madame Voynet est le "faux nez" écologiste de la gauche et ne fait cette démarche que pour garantir quelques sièges aux législatives à certains de ses amis, le tout ayant été négocié au préalable avec le PS.

On est très très loin de l'idéal exprimé par Nicolas Hulot dont la démarche a séduit les Français. Madame Voynet n'est pas dans le bon combat, une fois de plus. Tant pis pour elle et pour le mouvement qu'elle représente, plus connu par ses rivalités internes que par ses ambitions environnementales. La défense de la planète est un sujet trop important pour qu'il soit porté par la représentante des Verts, chacun l'a bien compris.

lundi 29 janvier 2007

Mise en place des "comités Bayrou"

C'est aujourd'hui que nous mettrons en place le "comité Bayrou" des Alpes Maritimes. Il y aura un responsable par canton, soit 52 dans les Alpes Maritimes. Chacun aura pour mission d'animer la campagne électorale "sur le terrain", d'organiser des réunions, d'assurer la distribution des documents, le collage des affiches, etc. Car nous voulons une campagne de proximité, au plus proche des préoccupations des Françaises et des Français. Ainsi le souhaite François Bayrou qui, lui même, passe son temps à sillonner le pays afin d'entendre nos concitoyens.

Cette campagne, nous allons la mener avec enthousiasme car nous avons la volonté que le débat, qui est en train de s'ouvrir, serve à quelque chose. Nous entendons, de partout, une attente immense de la part des électeurs qui veulent que ça change. En effet, depuis 25 ans, les candidats promettent des projets qu'ils ne tiennent pas. Les Français vont de désillusions en désillusions. Le pays s'enfonce dans une spirale de déficits et un endettement vertigineux. Et la boite à promesses venant d'être réouverte de la part de ceux-là même qui sont les héritiers de ceux qui nous ont entrainé dans cette situation, on d'oit se mobiliser pour qu'enfin un changement profond se produise.

Ce changement réel porte un nom: François Bayrou. Pas de démagogie, pas de promesse inconsidérée, le candidat centriste affiche une volonté de remettre la France debout en rassemblant des femmes et des hommes de tous horizons qui ont en commun des compétences. Ca n'est hélas pas un critère qui a été retenu jusque là, avec les résultats catastrophiques que l'ont peut constater aujourd'hui.

Le comité Bayrou des Alpes Maritimes fait partie des 100 comités créés dans tout le pays qui totaliseront près de 4.500 représentants du candidat sur le terrain. Pour chacun d'entre eux, il n'est pas question de rechercher des honneurs mais d'aller à la rencontre des Français pour les convaincre que leur bulletin de vote a le pouvoir de changer réellement le cours des choses. Ces comités sont ouverts à toutes celles et à tous ceux qui se sentent motivés par cette démarche et qui partagent cette volonté de changement. Alors si vous vous sentez motivés par ce mouvement, nous serons heureux de vous accueillir et de vous faire participer à cette campagne qui s'annonce pleine de (bonnes) surprises. A bientôt.

dimanche 28 janvier 2007

Bourdes:Après le Québec libre voilà la Corse indépendante

Qu'un imitateur cherche à piéger les candidats à l'élection présidentielle relève de la plaisanterie de mauvais goût mais il faut là aussi que les victimes de tels canulars se montrent à la hauteur. Or il semble que Ségolène ait une propension royale pour tomber dans le panneau et faire des bourdes qui font pâlir les plus gaffeurs. Après avoir fait des déclarations sur l'indépendance du Québec qui ont fait couler beaucoup d'encre en France comme au Canada, elle répond au "soit disant" Premier Ministre Canadien qui n'était autre qu'un imitateur. Celui-ci lui reproche amicalement ce dérapage verbal et le compare à une déclaration qui proposerait l'indépendance de la Corse. Et, tout de go, la candidate répond que les Français seraient d'accord! Fermez le ban, la gaffe est commise!

Franchement, il me semble que l'on est au niveau zéro de la réponse spontanée. Elle pouvait s'excuser d'un tel entretien, même avec un imitateur, sans risque aucun, en minimisant l'incident et en s'excusant si le propos avait pu froisser les Canadiens, expliquant que la relation France Québc est passionnelle... Mais non, elle plonge tête la première et commet un incident supplémentaire. J'imagine ce qu'un tel tempérament donnerait s'il lui était confié de didiger la France. Au moindre problème en Corse, elle accorde l'indépendance, convaincue que c'est ce que veulent les Français! Il y a risque de prolifération en Bretagne, au Pays Basque voire...dans le Comté de Nice. Heureusement qu'elle n'a pas, tant qu'elle y était, déclaré, sur place, les Antilles indépendantes!

Pendant ce temps, le candidat de l'UMP et son équipe tentent d'enfoncer la candidate socialiste, faisant feu de toute brindille. La réaction, même si elle est facile, n'est pas non plus du niveau de l'élection présidentielle. En déplacement dans la Région Poitou Charente, le Ministre de l'Intérieur prend un air faussement consterné pour déplorer les positions de sa rivale. Il laisse ensuite son ami Raffarin en rajouter une couche.

Il y avait les "raffarinades" qui étaient des phrases qui avaient pour unique but d'enfoncer des portes ouvertes, il y a désormais les ségolénades, sortes de bourdes à résonnance politique. Je ne voudrais pas faire offense aux habitants de Poitou Charente en leur demandant s'il s'agit de spécialités locales. Mais en tout cas, ça n'est pas chez Raffarin ou chez Royal que j'irai chercher mon inspiration.

samedi 27 janvier 2007

Il était l'Abbé Pierre de Saint André

L'Abbé Pierre avait créé il y a cinquante ans la communauté Emmaüs de la Côte d'Azur dans la commune de Saint André de la Roche. Cette communauté est installée dans le Château de Saint André sur un piton rocheux dominant la commune et dont la vue s'étire le long de la vallée du Paillon jusqu'à la mer. On appelle couramment Saint André de la Roche dans les Alpes Maritimes "le village de l'Abbé Pierre". C'est dire le degré d'affection qui peut exister dans la commune à l'égard de l'Abbé.

Hier après midi, une messe à la mémoire de l'Abbé Pierre était dite à la chapelle du Château de Saint André. J'y étais parmi la population de la commune mais aussi parmi les "compagnons d'Emmaüs". Il y avait des hommes humbles qui avaient vécu cette grande aventure de générosité avec l'Abbé Pierre. L'émotion était intense dans cette chappelle trops petite pour accueillir toutes celles et tous ceux qui voulaient rendre un dernier hommage à l'un des plus illustres personnages de notre pays. Les uns et les autres étaient déterminés à poursuivre l'oeuvre entreprise car, disaient-ils, "c'est le meilleur hommage à rendre à l'Abbé Pierre". J'étais assis à côté d'un "ancien" qui avait construit cette communauté Niçoise et qui avait eu l'occasion d'accueillir l'Abbé Pierre à Nice de nombreuses fois. Il en parlait avec infiniment d'affection et de respect et nous faisaient partager ces sentiments. Je rencontrais également des personnes venues de loin, ayant du emprunter plusieurs autocars mais voulant témoigner de leur attachement à l'Abbé Pierre. Il y avait des yeux mouillés et beaucoup de reconnaissance dans les regards.

En tant que Député de Saint André de la Roche, je mesurais l'honneur que l'Abbé Pierre avait fait à cette commune en s'y arrêtant il y a cinquante ans et en developpant cette chaîne d'amitié. Nous devons en être fier et aider la communauté Emmaüs à continuer dans la ligne qu'il avait tracée. Hier les stands d'Emmaüs étaient exceptionnellement fermés pour cause de deuil. Mais dès aujourd'hui les activités reprennent car l'Abbé Pierre n'est pas mort, il a simplement changé de rive et continuera de là où il se trouve à nous enseigner la solidarité

vendredi 26 janvier 2007

Bruits de campagne

Le PS accuse Sarkozy d'avoir fait surveiller par les renseignements généraux un membre de l'équipe de Madame Royal et en profite pour se victimiser. A un moment où la campagne des deux "ténors" pré-désignés par les médias depuis plusieurs mois marque le pas, les coups bas vont commencer à tomber. Je suis, pour ma part, tout à fait hostile à ce style de campagne. Tout d'abord il détourne le débat des vrais problèmes qui se posent aux Français. D'autre part il donne de la politique une image détestable dont on a envie de ne pas s'approcher. Il y a donc ceux qui se victimisent et ceux qui s'éxonèrent de ces attaques. Vu de l'extértieur je dois dire que ni les uns ni les autres ne sont convainquants. Les dénégations de l'équipe Sarkozy ne sentent pas la sincérité absolue quant aux victimes socialistes elles se montrent suffisamment affligées pour que l'on comprenne qu'elles cherchent à profiter de la situation pour donner un sursaut à un campagne en panne.

Pendant ce temps, la France doit faire face à ses problèmes et nos concitoyens s'interrogent sur la volonté et la capacité des candidats à assumer les plus hautes fonctions de l'Etat. Peut-on leur faire confiance? La réponse est de moins en moins nette, tout au moins pour ce qui concerne ces deux têtes d'affiches que je viens de citer précédemment. Pendant ce temps la presse s'interroge sur la montée de François Bayrou dans les sondages. Les autres candidats essaient d'ignorer cette tendance pour ne pas lui faire de publicité mais chacun s'en inquiète. Surtout que, depuis quelques temps, certains journalistes commencent à projeter la candidature de François Bayrou au second tour avec des résultats extrêmement encourageants. C'est curieux comme les temps sont en train de changer. Cela veut tout simplement dire que le "sérieux" paie à la longue et que peuple Français est un peuple adulte qui n'a pas l'intention de se laisser faire. Nombreux sont ceux qui actuellement viennent me confier que François Bayrou est désormais leur candidat. Il y en a même un qui m'a dit:"il est le candidat de la majorité silencieuse". Je crois que cette fois la majorité silencieuse va faire du bruit.

jeudi 25 janvier 2007

Bravo à Nicolas Hulot

Ca n’est pas son départ de la compétition électorale qui est à saluer, chacun savait que ce n’était pas sa voie. Mais c’est sa performance d’avoir su mobiliser l’ensemble de la classe politique et l’opinion publique sur les problèmes d’environnement qui se posent à la planète « Terre » et dont nous sommes tous comptables. Vous pouvez penser que d’autres écologistes avant lui avaient essayé ? Bien sûr mais avec beaucoup moins de succès. Et puis les autres, les Voynet et autres Mamère se sont engouffrés dans la brèche politicienne et y ont perdu leurs plumes écologistes !

L’élection présidentielle est un rendez-vous majeur avec le peuple qui choisit pour les cinq ans qui viennent l’avenir du pays. Il faut alors embrasser l’ensemble des problèmes qui se posent et apporter des réponses adaptées. Les questions environnementales sont majeures et doivent désormais conditionner le règlement de nombreuses autres questions. Elles doivent donc s’intégrer à la gestion du pays mais il faut tenir compte de tous les paramètres qui entrent en compte dans la vie des gens. C’est tout l’art de la politique de pouvoir faire la synthèse.

Mais c’est justement ce que les écologistes qui ont fait de la politique n’ont pas réussi. Ils ont agité des idées certes louables mais ne tenant aucun compte des autres problèmes. Ils ont ainsi perdu toute crédibilité aux yeux des électeurs. La politique les a tué ! Nicolas Hulot a compris cela est s’est retiré non sans avoir fait prendre aux candidats à la présidentielle des engagements écrits. Ainsi désormais son programme écologique est à la disposition de tous ceux qui voudront l’appliquer. Et comme l’écologie n’est ni de droite, ni de gauche, il me semble que la meilleure synthèse pourra s’effectuer au centre. Dois-je d'ailleurs rappeler que François Bayrou a été le premier "présidentiable" à inviter Nicolas Hulot à l'Université d'Eté de l'UDFen septembre dernier et qu'à l'issue de cette rencontre, notre formation politique avait déjà pris des positions très proches de celles défendues par le plus populaires écologiste de France. Merci Monsieur Hulot de cette magnifique contribution au débat politique de notre pays.

mercredi 24 janvier 2007

De la démocratie participative…

Quelle belle invention que cette expression voulue par Ségolène Royal. En fait, on voudrait nous faire croire que cette tournée consiste à écouter le peuple pour définir un programme. Je lisais dans le journal « Libération » les détails de la mise en scène qui entoure ce genre d’exercice. La salle est disposée en rond autour d’une sorte de ring où se succèdent des interlocuteurs venant exprimer leurs problèmes et leurs propositions. Puis viennent s’exprimer des experts qui donnent une orientation au débat. La candidate s’exprime par deux fois pour dire qu’elle écoute !

En fait la « démocratie participative » n’est que le cache sexe d’une indigence programmatique évidente. Car vous pouvez toujours chercher les propositions de madame Royal pour résoudre les problèmes du pays, vous risquez de rester sur votre faim. On est dans la campagne gadget, celle qui amuse la galerie. Il n’y a ni vraiment démocratie, ni vraiment participation. Il y a un jeu d’acteurs qui donne l’impression aux militants du PS de jouer un rôle mais personne n’en est convaincu. Je comprends que de plus en plus de Françaises et de Français, et notamment de gauche, s’interrogent sur les capacités de Madame Royal à diriger le pays. Il faudra bien un jour sortir de ce jeu pour enfin donner un cap à la France. Je pense que la candidate socialiste n’est pas faite pour cela. Erreur de casting dites-vous ?

mardi 23 janvier 2007

Il aura marqué le siècle.

Décédé à l’age de 95 ans, l’abbé Pierre aura traversé le 20ème siècle et le début du 21è au service des autres. Il avait fait de la lutte contre la misère son combat. Avec la création des « compagnons d’Emmaüs » puis avec son implication sur les problèmes de logements des plus démunis, il était un repère, une balise dans le monde des malheureux. Il était aussi, c’est selon, l’inspirateur ou la bête noire des politiques. Car son franc parler et son accès aux médias en faisaient une autorité influente. Sa très grande popularité le qualifiait pour s’exprimer au nom de ceux qui ne pouvaient pas le faire.

Je garde de lui l’image d’un homme qui, malgré son grand age, avait retrouvé les tribunes du public de l’Assemblée Nationale, il y a quelques années, pour surveiller les Députés dans leurs débats sur le logement. Alors que certains voulaient supprimer l’obligation légale de réaliser 20% de logements sociaux dans les villes, il mit en garde les plus hautes autorités de l’Etat pour dire qu’il ne l’accepterait pas. Son expression était forte et son message écouté. Le seuil des 20% fut maintenu.

Depuis son appel en hiver 1954, l’abbé Pierre a réalisé une œuvre immense au service des autres. Il était cette sentinelle chargée de défendre les plus malheureux de la société. Aujourd’hui, la France est orpheline de l’abbé Pierre, les plus déshérités le pleurent en se demandant qui désormais les défendra. Je souhaite ardemment que la campagne électorale s’inspire de son message pour proposer enfin des solutions afin d’éradiquer la pauvreté et mettre un terme aux carences de logements. Ce sera le plus bel hommage qu’on pourra faire à ce grand humaniste en proposant à la société l’aboutissement de son combat, même après lui.

lundi 22 janvier 2007

Une après-midi pas ordinaire

La présentation des voeux pour 2007 aux Niçois, aux Trinitaires, aux Saint Andréens et aux Faliconais fut un grand cru. Je le dis parce que j'étais moi même impressionné par la foule qui dès 14h30 se pressait à Acropolis. 2.000 personnes présentes pour ce rendez-vous de l'amitié. Et parmi cette assistance, il n'y avait personne qui se sentait obligé de venir, "de se montrer" comme c'est souvent le cas dans les autres cérémonies de ce type. Non, les gens qui étaient venus passer l'après midi étaient des amis qui étaient heureux de partager ce moment ensemble.

J'avais invité, comme presque chaque année, François Bayrou qui est venu nous adresser également ses voeux. Son voyage fut mouvementé. En effet, l'avion qui devait l'emmener à Nice dut retourner à l'aérogare d'Orly à cause d'une fuite dans le moteur numéro 2. Il vaut prévenir que guérir! Alors que les portes d'Acropolis s'ouvraient à 15 heures, il atterrissait à 15h10 à l'aéroport de Nice. Heureusement, le groupe folklorique de la Ciamada Nissarda proposa au public un spectacle de qualité qui permit de patienter. Sur la route, François Bayrou ne put s'empêcher de s'arrêter sur la promenade des Anglais pour aller voir la situation des Don Quichottes stationnés sur la plage. Aussitôt descendu de la voiture, il fut acclamé, entouré, plébiscité par une foule de Niçois visiblement très satisfaits de le rencontrer. Cela n'arrangeait pas notre planing mais cette rencontre spontanée était révélatrice du mouvement qui est en train de se créer autour de lui. Arrivé enfin dans la salle, ce fut une véritable ovation. Je pris la parole durant une quinzaine de minutes et il enchaîna pendant une bonne heure. Devant une salle compsosée non pas de militants mais de femmes et d'hommes attentifs, son exposé fut non seulement écouté mais très apprécié. A la sortie, il était difficile de se frayer un chemin tant la foule était dense. L'indice de satisfaction était au "top" comme on dit aujourd'hui. C'est la meilleure réponse à ceux qui veulent s'aveugler avec la bipolarisation de la vie politique. Cette après-midi pas ordinaire est annonciatrice d'un mouvement qui me semble prendre de l'ampleur de jour en jour!

dimanche 21 janvier 2007

Il n'ont pas changé

J'étais invité sur le plateau de France 3 Méditerranée hier pour un débat relatif à l'emploi, au logement, aux retraites, autant de sujets qui constituent les dossiers sociaux les plus lourds que notre pays ait à traiter. Mon opposant était un Conseiller Régional communiste. Au demeurant un homme sympathique mais dont les idées restent figées sur des principes qui ont tous et partout échoué: faire payer les riches pour donner aux pauvres, garantir l'emploi et augmenter les salaires, à bas le libéralisme, etc. Le bréviaire, si j'ose dire, commence à être usé. Et par dessus tout, le contenu de ce programme a fait ses preuves. Il n'y a pas un exemple au monde où un tel programme ait réussi. Le mur de Berlin est tombé, l'URSS s'est effondrée et les communistes Français continuent comme si rien ne s'était passé. Ils ont, qui plus est, gouverné longtemps avec les socialistes, introduits les 35 heures, créé l'ISF et au final le pays a vu croître les difficultés et le chômage. J'ai même rappelé à mon interlocuteur qui regrettait la situation des sans logis que les "nouveaux pauvres" avaient été inventés du temps où la gauche était au pouvoir et qu'à l'époque ils n'avaient rien fait qui puisse régler le problème.

Je suis toujours étonné de voir comment de telles idéologies peuvent encore séduire quelques militants, de moins en moins nombreux c'est vrai, mais qui présentent ainsi une société virtuelle. Faire payer les "riches", c'est à dire en réalité les entreprises, c'est condamner les plus actifs à se délocaliser et aller créer des emplois aileurs que chez nous. Créer des dépenses nouvelles c'est alourdir les charges de l'Etat et donc hypothéquer son avenir et celui de nos enfants. Cette absence de réflexion amenant à refuser toute évolution est révélateur d'un parti en total déclin et dont l'histoire a définitivement basculé lors de l'effondrement de ses repères soviétiques. Les socialistes le savent mais par nécessité maintiennent artificiellement cette formation en mesure de constituer un allié. C'est là aussi une attitude rétrograde qui l'amène à faire des gestes en sa direction pour avoir la paix politique, même si les Français doivent ensuite en faire les frais. Parce que faire des concessions au PC n'est certainement pas de nature à garantir l'avenir de la France.

vendredi 19 janvier 2007

Trous d’airs et courants d’airs

Après un enthousiasme tout à fait démesuré suscité par la candidate socialiste qui devait apporter ce plus de modernité dont la politique semblait manquer, voilà une entrée en campagne plutôt accélérée et de plus en plus éclairante. En effet, se proclamer candidate à la Présidence de la République et passer sont temps à poser pour la Une des magazines à grand tirage est un exercice dans lequel Madame Royal a plutôt réussi pendant l’année 2006, ce qui lui a permis d’éliminer ses principaux concurrents au sein du PS. Il faut noter au passage, et ça n’est pas anecdotique, que dans cette compétition il n’y a pas que Fabius et DSK qui en ont fait les frais, il y a tout bonnement François Hollande qui avait monté le scénario pour lui et qui s’est fait doubler par sa compagne.

On peut en déduire que « ça reste en famille » sauf que, depuis quelques jours il semble qu’il y ait de l’eau dans le gaz idéologique entre François et Ségolène. Il suffit qu’il avance une proposition fiscale pour qu’aussitôt la candidate s’en démarque. Mais au-delà du fond, la compétition semble faire rage entre… l’équipe présidentielle qui s’est installée au boulevard Saint Germain et le siège du PS situé à quelques centaines de mètres de là, rue de Solférino. Les équipes se mesurent, travaillent chacune de leur côté, voire se critiquent et s’accusent mutuellement de « nullitude ». Les uns sont les représentants de la candidate et se sentent investis d’une sorte de monopole de représentation et d’action. Les autres sont les représentants du parti et estiment être les seuls vrais professionnels dans cette campagne.

Dans ce cafouillage assez inédit les Français commencent sérieusement à s’interroger sur les capacités de Madame Royal à incarner la « cheftaine de l’Etat » dont ils ont rêvé quand ils voient qu’elle a autant de mal à simplement coordonner ceux qui sont censés faire campagne pour elle. La conséquence immédiate de cette perte de confiance est la baisse régulière de Madame Royal dans tous les sondages. Les journaux parlent de « trou d’air » dans la campagne socialiste. Turbulences, orages, ciel chargé, l’alerte météo politique est lancée. En attendant, il y a un fâcheux courant d’air qui fait claquer les portes du PS. Il se pourrait même que l’une d’entre elles ne se referme sur la confiance des électeurs.

Montebourg tambour

Arnaud Montebourg me fait penser à ces tambours que certains de vos amis osent offrir à vos enfants. On dit que ça fait plaisir parce que c'est un jouet offert mais en même temps on maudit ceux qui ont pris cette initiative car c'est un cadeau bruyant. En effet, le propre d'un tambour c'est de faire du bruit, et même un bruit assourdissant. Et bien Arnaud Montebourg fait du bruit et il en fait même beaucoup et depuis longtemps.

Il a multiplié les attaques contre Jacques Chirac et "les affaires". Je ne dis pas qu'il fallait se taire sur le sujet mais les attaques formulées par Montebourg étaient à ce point agressives et excessives qu'elles tendaient à rendre ses cibles sympathiques. Il s'en était pris aussi, il y a quelques années aux Tribunaux de Commerce ou à la Principauté de Monaco en pointant des turpitudes et des magouilles partout, même si'l n'y en avait pas. Qu'importe, le but à atteindre était de faire du bruit pour faire parler de Montebourg.

De ces comportements, bien des socialistes étaient lassés car le jeu qui consiste à assurer sa propre publicité et sur tous les sujets a ses limites et ne valorise guère la politique. En délicatesse avec le parti socialiste, Montebourg a néanmoins réussi à s'introduire dans l'équipe de campagne de Madame Royal en proposant ses services très tôt au moment où elle comptait ses soutiens pour battre Fabius et DSK. Et pour remercier le turbulent et médiatique Montebourg, elle lui confiait le poste de porte parole. Quelle imprudence! Fort de cette nomination, Montebourg se croit autorisé à dire tout et n'importe quoi, comme d'habitude c'est à dire à faire du bruit comme le tambour. Sauf que cette fois quand il s'exprime il engage la candidate socialiste.

N'hésitant pas à attaquer directement le premier secrétaire du PS et dans le civil compagnon de Ségolène pour faire un "effet de manche", il a tout simplement dépassé les bornes. Branle bas de combat, le bateau vacille. Il présente sa démission mais la blanche Ségolène lui inflige simplement une sanction d'un mois de privation de porte parolat! Ridicule. On le vire s'il est mauvais ou on le garde s'il est bon mais suspendre un porte parole dans une campagne électorale ne s'était encore jamais vu.

Il faut croire que la "dame" n'a peut-être pas tout à fait les mains libres pour pouvoir se débarasser de son encombrant représentant car l'ambiance est déjà plus à la démobilisation des militants qu'à l'euphorie. Alors péripétie de campagne? Peut-être mais je pense que c'est révélateur de l'incapacité de Madame Royal à savoir s'entourer. Imaginons ce que cela pourrait être si cette candidate était amenée demain à former un Gouvernement...

jeudi 18 janvier 2007

Les sondages se suivent...

J'entends encore ceux qui la semaine dernière se gaussaient d'un sondage qui donnait François Bayrou à 6% sur l'ensemble du pays et à 8% à Nice et dans les Alpes Maritimes. Il y en a qui cherchent à minimiser l'ampleur du mouvement de sympathie qui gagne le candidat centriste. En effet, de droite comme de gauche, nombre d'électeurs déçus décident de rejoindre François Bayrou et lui apportent leur soutien. Et depuis plusieurs mois, ce mouvement se poursuit avec régularité. C'est pourquoi je me permets de livrer à votre connaissance le résultat du prochain sondage que publiera Paris Match cette semaine et qui donne François Bayrou à 12%, dépassant Jean Marie Le Pen. Je ne commente pas les sondages quand ils sont désagréables, j'en ferai autant lorsqu'ils font plaisir. Néanmoins je veux juste dire à ceux qui haussaient les épaules quand on évoquait l'arrivée probable d'un troisième homme dans la campagne électorale que ce phénomène est en train de se concrétiser sous nos yeux. Les campagnes présidentielles ont toujours réservé des surprises. Je vous aurai averti, la surprise de 2007 pourrait bien s'appeler François Bayrou.

mercredi 17 janvier 2007

Royal, reine barbare

Aujourd'hui, le billet du jour n'est pas de moi mais de l'un de mes amis, Député Européen, Jean Louis Bourlanges. Il s'agit d'un éditorial publié par l'Expansion que j'ai eu envie de vous faire partager.

"Ca y est, c'est fait. L'ancien monde est mort. La chef barbare est entrée dans la ville les armes à la main et, avec elle, la cohorte des désirs premiers d'une tribu sans mémoire ni boussole. La force de Ségolène Royal réside d'abord dans ses défauts. Dans une amoralité flamboyante qui installe au coeur de la scène politique un désir sans entraves. Dans une ignorance révolutionnaire qui lui permet de saccager l'empire vermoulu des concepts essouflés, des connaissances démodées et des codes désuets et fait d'elle la championne amnésique d'une table rase qui devrait tout à l'oubli et rien à l'espoir. Dans un égocentrisme effronté, enfin, qui divinise aujourd'hui sa pulsion vitale et promet pour demain le règne d'un pouvoir personnel sans bornes. Une étoile est née. Ségolène Royal est une machine à gagner d'autant plus robuste que sa programmation est redoutablement simple, la volonté de vaincre tenant lieu de tout.

Il y a du mérovingien dans cette femme: Ségolène Royal, c'est une Frédégonde qui serait passée par la Stra Ac'. N'y voyez pas une insulte. Dans sa brutalité ravageuse, le choc mérovingien a créé les conditions du grand décollage de l'an mille. La mutation est ici plus circonscrite. La révolution royaliste est en passe de mettre un terme à ce que Tocqueville a qualifié de "politique littéraire", c'est à dire l'affirmation à partir du XVIII ème siècle d'un lien fondamental entre l'action politique, l'espérance eschatologique et le débat idéologique. Jusqu'à Voltaire, la politique était l'affaire de l'administration. Avec les philosophes, elle devient un substitut de l'espérance religieuse. La raison remplace la foi, les loges remplacent les églises, et les intellectuels, les prêtres, au nom du nouvel évangile du progrès et de la liberté. Maistre ou Hugo, France ou Barrès, Malraux ou Drieu, Sartre ou Aron: voici plus de deux siècles que nous vivons la lutte politique comme la pointe extrême d'un débat idéologique qui seul lui donne sens et noblesse.

Ségolène Royal coupe le circuit. Elle ne sait rien mais elle s'en fiche. La République des idées a du plomb dans l'aile. Entre le désir et le pouvoir, la culture politique et même la raison ont cessé d'être des intermédiaires obligés. Si la future présidente est d'essence divine, c'est précisément parce que le message a cessé de l'être. Sa personne occupe en majesté l'espace laissé béant par le reflux des idéologies. Cette rupture satisfait les extrémistes et les modérés, les exclus et les installés, car elle libère tout un bric à brac idéologique que même le plus mandarinal des socialistes, Lionel Jospin, ne parvenait plus à gérer et qui avait le double inconvénient de couper la base du sommet et la politique de la réalité.

Il reste que cette révolution philistine qui sacrifie sur l'autel de la pulsion le savoir, la morale, les lois et les traités, débouche spontanément sur l'aventure et l'irresponsabilité. Peut-on surfer sur le désir et gérer sérieusement les dépenses publiques, se mettre à l'écoute de toutes les vibrations de l'opinion et faire des choix à long terme, être leur chef et toujours les suivre? Aggiornamento social-démocrate ou errance démagogique: l'hésitation est permise".

mardi 16 janvier 2007

Royal: le flou des finances...

A cent jours de l'élection présidentielle, on est encore à se demander ce que sera le programme de la candidate socialiste notamment sur le plan fiscal. Un premier chiffrage du programme socialiste est évalué à 53 milliards d'euros, soit plus que le total de l'impôt sur le revenu. Est-ce à dire qu'il faudra doubler cet impôt? Personne ne le sait vraiment. Monsieur Hollande, Premier Secrétaire du PS et compagnon de la candidate socialiste se risque à dire qu'il faudra augmenter les impôts de ceux qui gagnent plus de 4.000 euros par mois. Madame Royal dément immédiatement ces affirmations. Il semble donc qu'il n'y ait plus tellement de confidences entre Monsieur et Madame, tout au moins sur le plan politique. La candidate vient par ailleurs de charger son ancien concurrent DSK de lui faire des propositions économiques et fiscales pour son programme. Ceci ressemble fort à du bricolage et à de l'improvisation. A 100 jours, le programme de Madame Royal est soit inexistant, soit approximatif. Tout cela n'est pas pour rassurer celles et ceux qui s'inquiètent à juste titre de la situation difficile où se trouve notre pays dans ce domaine.

lundi 15 janvier 2007

Tout ça pour ca!

Michèle Alliot Marie jetant l'éponge et venant applaudir Nicolas Sarkozy alors qu'il y a quelques semaines encore elle n'avait pas de mots assez durs contre le président de l'UMP...Je reste songeur. Décidément la propension à faire de la politique à "l'ancienne" a encore de beaux jours dans certains milieux.

Car enfin ,que s'est-il réellement passé? C'est très simple. Madame Alliot Marie pensait pouvoir faire grandir le nombre de ses supporters au sein de l'UMP au nom des gaullistes. Elle exigea des débats, les fameux "forums" dans lesquels elle fut inexistante. Elle permit à Sarkozy de dominer ces débats et de la faire disparaitre devant la pauvreté de ses propositions. Ainsi les quelques supporters qui lui restaient fidèles conseillèrent au Ministre de la Défense de se retirer car eux avaient pris la décision de se désolidariser.

Au moins, d'avoir fait monter un tant soit peu la vapeur, allait pouvoir servir à Michèle Alliot Marie d'aller négocier son soutien contre une position au sein de l'équipe de campagne de Sarkozy. C'est ce que certains appellent le principe "donnant-donnant, gagnant-gagnant". Ca n'est en rien glorieux ni très lisible pour les électeurs qui ont l'impression une fois encore d'assister à un veaudeville.

Exit donc Madame Alliot Marie qui aura agité une petite menace pendant quelques semaines mais que personne, à part elle, ne prenait au sérieux. En bonne militaire, elle est rentrée dans le rang, le doigt sur la couture du pantalon. Elle se voyait général en chef dans son propre camp, elle se retrouve simple soldat d'une équipe qu'elle combattait il y a encore quelques jours. Drôle d'armée...

samedi 13 janvier 2007

De la Justice Chinoise...

De la bravitude sur la muraille de Chine jusqu'à la béatitude devant l'efficacité de la Justice Chinoise, Madame Royal a de quoi nous surprendre. On peut être impressionné par la Chine, son gigantisme, son potentiel, son développement exponentiel, ou encore par sa culture, ses vestiges, etc. Mais être amené à citer sa Justice en exemple, est un exercice que je n'aurai pas imaginé dans la bouche d'une candidate à la Présidence de la République Française. Saluer la rapidité de la Justice Chinoise pour inspirer la France qui ne devrait pas donner de leçons dans ce domaine est pour le moins incongru.

En effet, s'il s'agit de louer les vertus d'une Justice expéditive et punitive qui ne s'embarrasse nullement du respect des droits de la défense, alors Madame Royal pousse le bouchon un peu loin. Je rappelle également que la Chine est le pays au monde qui utilise le plus au monde la peine de mort. Monsieur Badinter ne doit pas être très fier des déclarations de la candidate de son parti. Il y a même de quoi en avoir franchement honte.

Pour ma part, je recevais, il y a quelques semaines des procureurs Chinois de Shanghaï qui venaient étudier le fonctionnement des tribunaux Français. Quand je leur expliquais ce que représentait pour la France la séparation des pouvoirs, ils avaient du mal à comprendre. En effet, m'expliquaient-ils, les juges Chinois sont nommés et révoqués par le Parlement Chinois c'est à dire par le Parti Communiste. Voilà le modèle que Madame Royal nous cite en exemple. Ou bien on ne lui a pas tout expliqué, ou bien elle ne veut pas voir la réalité pour ne pas froisser les organisateurs de son voyage (le parti communiste Chinois). Dans les deux cas l'image de la France n'en ressortira pas grandie et celle de la candidate socialiste encore moins.

vendredi 12 janvier 2007

Chassez le naturel, il revient au galop!

Le maire UMP de Nice vient d'adresser ses voeux à la presse. Il annonce, une nouvelle fois, qu'il sera candidat aux prochaines Municipales en 2008, "avec ou sans l'UMP", déclare-t-il. Il indique également qu'il votera pour Nicolas Sarkozy au premier tour même s'il considère qu'il n'est pas forcément le meilleur candidat! Mais surtout, lorsqu'on lui demande si au deuxième tour il ne restait en lice que Ségolène Royal et Jean Marie Le Pen, alors la réponse fuse: il votera Le Pen. Il affirme qu'en aucun cas il ne pourrait voter à gauche "même sous la torture". Il termine en disant:" je ne vais tout de même pas cracher sur ceux qui s'apparentent de près ou de loin à ma famille". Ainsi, le Maire UMP de Nice, ancien FN, revient-il à ses anciennes amours, mais les a-t-il jamais quittées. C'est tout de même une première qu'un élu de l'UMP, en l'occurrence le Sénateur Maire de la cinquième ville de France, affirme avec une telle clarté sa détermination de voter pour le Front National qu'il courtise régulièrement et dont les connivences sont de plus en plus flagrantes. Pendant ce temps, le silence s'installe au sein de l'UMP: aucune réaction de ce parti au niveau national, pas d'avantage au niveau départemental, encore moins dans son équipe municipale. Qui ne dit mot consentirait-il? Je le crains. Mais alors que se passe-t-il dans les rangs du parti majoritaire, y a-t-il encore une ligne de conduite en ce qui concerne les relations avec le Front National ou bien entretiendrait-on l'ambiguité à dessein? Je me souviens, il y a quelques semaines, de ceux qui disaient accepter que certains élus UMP apportent leurs signatures à la candidature Le Pen. Cette proposition était contestée immédiatement par d'autres voix issues du même parti. Il serait temps que sur une question politique aussi importante la clarté l'emporte sur le flou. J'attends en tout cas que le parti majoritaire condamne avec fermeté les positions du Sénateur Maire de Nice car cette fois la ligne blanche a été officiellement franchie bien qu'il n'ait, en réalité, jamais renié son pasé frontiste. J'insiste sur le fait que ces déclarations ont tendance à conforter l'extrême droite et à miner le camp des Républicains...Chassez le naturel, il revient au galop!

jeudi 11 janvier 2007

Une rentrée parlementaire animée, teintée de tricolore

La reprise des travaux du Parlement en ce début d'année 2007 est marquée par la perspective des prochaines élections. Les états-majors affinent leurs arguments et leurs stratégies et la vie parlementaire a tendance à vivre au rythme de ces préparations. A l'UDF, François Bayrou présentait ses voeux. Ce n'étaient plus les voeux du Président du parti mais ceux du candidat à l'élection présidentielle. Des propos forts, un candidat déclaré et déterminé, une équipe soudée autour de lui, bref une ambiance tonifiante d'une campagne électorale qui débute. Du côté socialiste, morne plaine, il n'y pas grand chose à dire. J'ai surtout l'impression quand je discute avec certains de mes collègues, qu'il y a une gêne à commenter les dernières "ségolénitudes" même si chacun se dit qu'il faut de toute façon la soutenir puisqu'il n'y a aucune alternative désormais. C'est à l'UMP où la rentrée s'est placée sous le signe de la guerre ouverte entre le Premier Ministre, le Ministre de l'Intérieur et les Députés. La réunion hebdomadaire du groupe UMP s'est transformée en foire d'empoigne. Les "noms d'oiseaux" ont fusé, les regards assassins se sont échangés, les phrases définitives ont invectivé les uns et les autres. Je veux bien que l'UMP cherche à minimiser les incidents de la semaine mais je suis certain que cette fois la brouile, voire la haine entre les clans est largement consommée. Tout ceci aura des conséquences sur la suite des événements. C'est pourquoi je conseille vivement aux "sondeurs" d'être beaucoup plus prudents dans leurs pronostics! Enfin, et c'est une bonne nouvelle, le drapeau tricolore a fait son entrée dans l'hémicycle de l'Assemblée Nationale. En effet, aussi curieux que cela puisse paraitre, le "temple de la démocratie Française" n'arborait pas jusqu'alors les couleurs de notre pays. Cette anomalie a même traversé les Républiques sans qu'à aucun moment elle ne fut réparée. C'est désormais chose faite puisque le Bureau de l'Assemblée Nationale a décidé qu'un drapeau Français ornerait désormais la salle des séances du Palais Bourbon. Ces trois couleurs pour lesquelles des générations de Françaises et de Français se sont battus, qui figurent au fronton de nos édificies publics seront enfin dans l'axe des caméras qui filmeront le fameux "perchoirs". Je salue la décision de notre Assemblée et celle de son Président Jean Louis Debré. C'est bien d'ailleurs l'une des seules décisions qui fasse vraiment l'unanimité en ces temps agités de fin de législature!

mercredi 10 janvier 2007

La sondagite rend fou

Nice Matin et la Provence de ce jour publient un sondage de l'institut CSA sur les intentions de vote pour les prochaines présidentielles des habitants de notre région. Je comprends bien les motivations de ces journaux qui veulent pouvoir créer les conditions d'un débat mais qui savent très bien que les chiffres qu'ils publient sont contestables et donc contestés. Néanmoins un tel affichage est accrocheur et donc vendeur. Au delà de cet aspect purement médiatique, il y a, me semble-t-il, un aspect autrement plus important qu'est la démocratie. En effet, on publie des sondages farfelus qui ne reflètent en rien les intentions réelles de nos concitoyens mais qui peuvent néanmoins les influencer dans une certaine mesure. Dans le même temps, les Français qui commencent à comprendre la supercherie, ne se laissent plus tromper aussi facilement. Il en est même qui réagissent contre cette "intox" inacceptable. Il y en a certains qui vous disent: "si on m'interroge, je dirai le contraire de ce que je pense au moins ils auront tout faux!". Il faut dire que pour amener les instituts de sondages à se tromper il ne faut pas faire beaucoup d'efforts. Ils s'en sortent très bien par eux-mêmes. En 1995, tous les sondages de janvier donnaient Balladur gagnant contre Chirac à 38% contre 10%. Cent jours plus tard, Chirac était élu Président de la République alors que Balladur était éliminé dès le premier tour. En 2002, quel institut sondagier avait prévu la qualification de Le Pen pour le second tour? Aucun. Alors on prend les mêmes procédés et on continue à amuser la galerie. Cela fait vendre des journaux et travailler des sondeurs. Tout n'est donc pas perdu...pour eux. En revanche ce type d'enquête n'apporte rien au débat démocratique sinon un surcroit de confusion dans un monde qui mériterait de la transparence. Alors la campagne électorale commence. Ne nous arrêtons pas sur ces pseudo enquêtes qui ne présentent aucun intérêt et qui ne freineront pas nos ardeurs pour convaincre les électeurs. Au contraire...Si les sondages ont une vertu, c'est celle de nous mobiliser pour, une fois de plus, faire mentir les instituts qui les commettent. Et je crois qu'une fois encore cette règle sera respectée.

mardi 9 janvier 2007

Tribulations d'une candidate socialiste en Chine

Les voyages de Madame Royal à l'étranger se succèdent mais donnent l'impression que la candidate découvre le Monde. Pourtant, quand on décide de se lancer dans la bataille présidentielle d'un pays comme la France, on doit connaitre au moins les fondamentaux de la géopolitique mondiale, cela me semble un minimum. Le voyage au Proche Orient avait donné droit à des postures étranges ne donnant aucune indication sur ce que pourrait être la position de la France au Proche Orient si d'aventure elle venait à être élue. Le voyage en Chine est d'une autre nature. Dans cet immense pays de plus d'un milliard et demi d'habitants, la place de la France a déjà du mal à être perçue. La stature de son personnel politique, encore moins. Lors de son arrivée à Pekin, quelle ne fut pas la surprise de Ségolène qui fut attendue comme Monsieur Royal. Vue de Chine, la candidature de la socialiste n'avait pas encore été perçue avec précision! Dans l'indifférence Chinoise mais très entourée par la presse politique Française qu'elle avait emmené dans ses bagages, Madame Royal alla se promener sur la Grande Muraille dans un manteau blanc et une écharpe de la même couleur pour se faire tirer force portraits. Le lendemain c'était la visite à la Cité Interdite. Les magazines en papiers glacés se régaleront de publier lesdites photos touristiques présentant la candidate en blanche madonne. En revanche, mises à part quelques banalités comme des proverbes chinois inventés pour la circonstances ou encore l'utilisation de mots comme la "bravitude" qu'aucun dictionnaire ne mentionne dans la langue Française, on en est à se demander quelle est l'utilité d'un tel déplacement. Madame Royal a certainement besoin de "voir du pays". Mais enfin je ne crois pas que ce déplacement ait été organisé à des fins purement touristiques. Si c'est pour faire passer le message de la France, on le cherche encore. Il faut dire que Madame Royal a confié l'organisation de ce déplacement au Parti Communiste Chinois. On peut faire mieux pour l'indépendance de cette visite. Il ne faut pas s'attendre à ce que Madame Royal aborde les droits de l'homme ou tout autre sujet qui pourrait constituer le début d'une interrogation aux dirigeants Chinois. Ca n'est pas au programme. Je trouve que les journalistes politiques qui accompagnent la candidate socialiste ont décidément bien du temps à perdre. La prochaine fois, il vaut mieux qu'elle emmène avec elle les correspondants de Gala, Voici ou Point de Vue comme doit le penser Laurent Fabius. Cela correspondra mieux à la teneur de son programme!

lundi 8 janvier 2007

Le faux pas du Vatican

Nommer un ancien collaborateur de la police secrète du parti communiste à la tête de l'Eglise Polonaise était pour le moins étrange. En effet, dans un pays où l'Eglise, à la tête de laquelle le Pape Jean Paul, à joué un rôle important pour anéantir la dictature rouge, il apparait comme tout à fait incongru de nommer un Archevêque qui ait pu être un agent de la police secrète du régime. Pire, l'éclésiastique a toujours nié cette partie de ses activités jusqu'à ces jours-ci où sa nommination a amené à dévoiler des archives qui ne souffrent d'aucune contestation et qui l'accusent de "collaboration" avec la police secrète du régime communiste. Dans le cas du mensonge, ceci est grave vis à vis de n'importe quel responsable politique mais c'est encore plus grave de la part d'un représentant de l'Eglise qui passe son temps à prêcher les principes de l'évangile. Cette nomination a suscité des réactions considérables en Pologne car on touche là à un point extrêmement sensible de l'histoire de ce peuple qui a tant souffert de la dictature. Mais aussi, rappelons nous que le Père Popieluvsko, avait été torturé et tué dans les années 80 par la police secrète du régime. L'Eglise Polonaise, ses fidèles en tout cas, n'ont pas oublié cette sombre période de l'histoire de ce pays. C'est pourquoi le Pape a commis une erreur en nommant cet Archevêque. Cette initiative partait sans doute d'une part, d'une volonté de tourner la page d'un passé douloureux et d'autre part, de vouloir faire un geste de réconciliation. Mais c'était néanmoins une faute car une telle désignation méritait de la transparence, ce qui fut le contraire dans ce cas précis. L'Archevêque a enfin compris qu'il vallait mieux réfuser cette désignation. Le Vatican a accepté ce refus et devra envisager de désigner un autre Archevêque à Varsovie. Mais il semble que rien ne presse désormais...

dimanche 7 janvier 2007

François Bayrou: l'ascension tranquille

Pendant que certains s'agitent et se donnent en spectacle, François Bayrou poursuit sa route et trace son sillon. Il était entre Noël et le Jour de l'An à la Réunion pour rencontrer les habitants de l'ile et écouter leurs préoccupations et leurs attentes. Il fait la même démarche dans l'ensemble des régions, une démarche simple et sincère, non pas celle d'une star du show biz venant mettre en scène son apparition mais celle d'un homme politique responsable qui vient dialoguer avec le peuple. Et croyez-moi, cette attitude est appréciée par les Français qui se sentent enfin respectés. Alors parallèlement, les candidats de la politique spectacle mettent aussi en scène leur "pub" en communiquant sur des sondages qui sonnent aussi faux que le chant d'une casserole. Mais malgré cela, la presse est obligée de se rendre à l'évidence: il existe un phénomène Bayrou dans le pays. Ainsi "le Point" vient-il de consacrer six pages de son édition de cette semaine avec la Une en prime expliquant que Bayrou peut créer la surprise. Quant au Figaro Magazine, il publie son baromètre mensuel et il souligne que ce mois-ci tous les politiques "descendent" à l'exception de François Bayrou qui "augmente" de quatre points. Il faut d'ailleurs noter que le Président de l'UMP perd deux points et que son capital ne cesse de s'effriter depuis plusieurs mois. Alors il n'y pas lieu de pavoiser pour ce sondage pas plus qu'il n'y a lieu de s'alarmer dans d'autres cas. Simplement il faut prendre en compte que François Bayrou fait partie des candidats qui vont peser dans le prochain scrutin présidentiel et l'on peut même penser qu'il a un potentiel de progression supérieur à ses principaux concurrents qui sont partis très tôt et qui peuvent commencer à lasser avant l'ouverture de la campagne. En tout cas, les sarcasmes moqueurs se sont tus et sa candidature commence à faire plus rire ni sourire ses concurrents. C'est bon signe!

samedi 6 janvier 2007

SDF: attention aux fausses bonnes mesures

La mise en place des comités Don Quichotte qui ont installé des tentes rouge et jaune dans les centres des grandes villes a constitué une opération médiatique de grande envergure pour attirer l'attention des pouvoirs publics sur la dimension du phénomène SDF. Après une certaine indifférence du Gouvernement qui n'imaginait pas qu'en cette période de fêtes la presse donnerait un tel retentissement à cette opération, les initiatives se sont emballées. Ce fut tout d'abord la Ministre déléguée à la Cohésion Sociale qui comença à intervenir timidement et maladroitement sur le sujet, sans disposer visiblement de quelque instruction que ce soit du Gouvernement. Il faut dire qu'elle était probablement la seule à ne pas être en vacances! Puis l'affaire ayant prospéré médiatiquement, le Président de la République s'empara de cette affaire lors de ses voeux aux Français pour lancer des initiatives jusqu'à relayer le "Droit au Logement Opposable" que proposaient les associations. Puis c'est enfin le Premier Ministre et son Ministre de la Cohésion Sociale qui proposent un projet de loi sur le sujet. Je m'inquiète d'ailleurs de ces initiatives prises à la "va vite" car je ne suis pas sur qu'elles soient les réponses appropriées aux problèmes qui se posent. En effet, pour résoudre les problèmes de logement, faudrait-il appliquer la loi existante imposant notamment aux collectivités locales à disposer de 20% de logements sociaux, ce qui est loin d'être le cas. Il faut tout mettre en oeuvre pour accélérer la construction de logements car c'est là que réside le problème. Or la France est en retard dans ce domaine sur la plupart de ses voisins Européens. L'idée d'un droit au logement opposable, si elle est une idée qui peut paraitre généreuse, va simplement développer les contentieux entre les associations et les collectivités publiques qui se rejetteront la balle de la responsabilité. Les procédures traineront en longueur et pendant ce temps les SDF seront toujours à la rue ou squateront des locaux. Une fois de plus, s'agissant d'un problème récurrent depuis de nombreuses années, on improvise, on bricole à la hâte alors qu'il aurait fallu agir en profondeur et hors toute agitation. Je ne fais pas seulement le reproche à la droite, je le fais également à la gauche sous le régime de laquelle a été inventé le mot "nouveaux pauvre". Cela fait près de vingt ans que le problème se développe sans que les pouvoirs publics ne se dotent des moyens pour l'enrayer. Les "resto du coeur" avec Coluche, l'Abbé Pierre ou encore le DAL (Droit au Logement) pour ne citer que ces trois institutions n'ont cessé de tirer la sonnette d'alarme sans que les Gouvernements ne prennent le problème à bras le corps. Nous vivons dans une société à irresponsabilité illimitée qui ne donne pas une très belle image de la démocratie telle que nous la souhaitons. Un pays moderne et généreux comme le nôtre ne peut pas fermer les yeux plus longtemps sur cette misère qui la ronge de l'intérieur et laisse sur le côté de la route autant de nos concitoyens. Il est temps d'agir. Il est regrettable qu'il faille en arriver à de telles extrémités pour qu'enfin les pouvoirs publics donnent le sentiment de se mobiliser et encore, pas exactement dans la bonne direction.

vendredi 5 janvier 2007

La mise en scène de Madame Royal

Cette année il fallait "faire branché" mais en même temps "amateur" pour apparaitre modeste. C'est pourquoi Madame Royal a décidé de présenter ses voeux aux Français sur internet. Ainsi la candidate socialiste apparait-elle dans un fond blanc neutre assise sur un siège de la même couleur avec une guirlande multicolore pour seule décoration. La caméra qui la filme donne l'impression d'être tenue par une main incertaine, légèrement tremblante comme le sont les films amateurs que nous réalisons avec nos propres camescopes. L'image est même légèrement floue. Sauf qu'en la circonstance tout ceci n'est qu'une mise en scène. Pendant le tournage on aperçoit une autre caméra au premier plan, ce qui est bien la preuve que cette pseudo simplicité n'était qu'une mise en scène. J'avoue être assez choqué que l'on cherche ainsi à tromper les internautes en faisant croire à cette modestie de moyens alors que tout cela était organisé par des professionnels ayant une parfaite maitrise des moyens audiovisuels. Tromper les électeurs le jour où on leur adresse ses voeux est encore plus révoltant que d'habitude si je puis dire! Comment accorder un quelconque crédit à cette candidate qui se livre ainsi à pareille mascarade. Si le programme de la candidate socialiste repose sur ce genre de faux semblants, ça promet pour la suite du programme. J'ai, par ailleurs, écouté le discours de Madame Royal et n'ai pu relever que les platitudes habituelles qui ne méritent même pas de commentaires. Utiliser internet dans une campagne électorale me parait aujourd'hui indispensable et aucun candidat ne pourra l'éviter. En revanche les internautes méritent le respect de ceux qui, pour briguer leurs suffrages, s'adressent à eux. Et bien je voudrais rappeler que le meilleur moyen pour communiquer sur le web consiste encore à rester soi-même et à respecter ses interlocuteurs, pas à les tromper!

jeudi 4 janvier 2007

Politique étrangère: au piège de ses propres contradictions

Le Président de l'UMP et ci-devant candidat à l'élection Présidentielle, vient de se prendre les pieds dans le tapis de la politique internationale. En effet, à l'automne, il était allé à Washington et avait rendu une visite très controversée à Georges Bush. Non que la rencontre avec le Président Américain soit incongrue, il est le représentant d'une grande Nation amie de la France et dans ce cadre aucun reproche ne peut lui être adressé. Seulement cette visite avait pris un tour très politique, je dirais même de politique politicienne. En effet, la France et les Etats Unis ont du affronter un débat et même un désaccord profond sur la guerre en Irak. Alors que les USA se lançaient dans cette guerre insensée, la France, par la voix de Jacques Chirac s'y refusait, faisant valoir des arguments plus que d'actualité aujourd'hui. C'est pour se démarquer du Président Français, que le Président de l'UMP était allé présenter des excuses à Georges Bush concernant la position de la France. Cette forme d'allégeance avait été fort mal reçue dans notre pays où l'opinion publique condamne le conflit Irakien depuis le premier jour. Le Président de l'UMP était d'ailleurs contredit quelques jours plus tard par sa collègue au Gouvernement Michèle Alliot-Marie qui était allée à Washington soutenir la position Française et s'inscrivait en faux à l'égard des propos du Ministre de l'Intérieur. Bel exercice de cohérence et de solidarité gouvernementale...Quelques mois ont passé et la logique de la présence Américaine en Irak s'est poursuivie par l'exécution de Saddam Hussein. Je m'empresse de dire que je condamne avec la plus grande fermeté cet odieux dictateur aux mains rouges de sang. Mais je ne pense pas que la meilleure solution était de l'exécuter et d'en faire un martyr car désormais les Irakiens vont s'affronter encore plus durement. Je suis triste que le Président Américain s'exprime pour dire que l'Irak vient de faire un pas supplémentaire vers la démocratie. Ceci en dit long sur l'état de la diplomatie de la première puissance mondiale. Et ceci est tellement flagrant que le Président de l'UMP qui était allé féliciter Georges Bush il y a quelques mois s'est fendu d'une tribune dans le "Monde" pour dire qu'il était contre l'exécution de Saddam. Revirement de tendance face à une politique étrangère Américaine aussi calamiteuse, le Ministre de l'Intérieur a décidé de changer de position. Mais c'est un peu tard car s'il avait été aux commandes de notre pays au moment où Bush décidait d'envoyer les GI à Bagdad où 3.000 d'entre eux ont déjà perdu la vie, la France se serait probablement engagée à ses côtés et nous aussi nous compterions nos morts au milieu d'un carnage sans fin. Alors je conseillerais au Ministre-Candidat d'avoir une vision de plus long terme car la politique internationale qui engage l'avenir, la sécurité, les intérêts majeurs de notre pays et la vie de nos enfants est quelque chose de sérieux qui s'accommode mal de la politique politicienne.

mercredi 3 janvier 2007

Acropolis n'est plus un concurrent pour Cannes...

J'étais assez stupéfait dimanche soir en écoutant le dernier journal régional de France 3 Côte d'Azur qui exposait une rétrospective des grands événements de l'année 2006 sur la Côte d'Azur et qui faisait la part belle à la ville de Cannes et plus particulièrement au Palais des Festivals. A la fin du reportage, l'adjoint au Maire en charge de ce Palais venait exprimer sa satisfaction en forme de bilan en rappelant que le Palais Cannois avait enregistré 18 nouveaux congrès en 2006 et s'apprétait à connaitre une année 2007 exceptionnelle. Je rappelle que le Palais des Festivals de Cannes est géré sous la forme d'une société d'économie mixte, ce que je préconise pour la gestion d'Acropolis et qui me vaut des insultes de la part du Maire de Nice. Alors justement qu'on interrogeait l'Adjoint Cannois en lui demandant si le Palais Acropolis était un concurrent pour Cannes, il répondait que ce fut le cas dans le passé mais que désormais Cannes et Nice ne se situent plus dans la même catégorie. Une réponse réaliste qui fait mal au Niçois que je suis mais qui hélas confirme le désastre opéré par les municipalités Niçoises depuis 12 ans, qui ont laissé Acropolis se dégrader lentement mais surement en lui coupant les vivres. Et le responsable du Palais des Festivals Cannois ajoutait que si la future gestion (confiée à une société privée) du Palais Acropolis se révélait infructueuse, Cannes était prête à proposer de gérer le Palais Niçois. Un comble! Nice fait à ce point pitié que Cannes est prête à voler à son secours. Il y a des propos qui font mal à entendre mais qui montrent à quel point, au delà de la propagande que nous assène le Maire de Nice quotidiennement, il existe une réalité beaucoup moins réjouissante. En fait, Nice dispose d'un potentiel formidable mais est malade de ses édiles qui lui imposent des choix sans aucune concertation ni projection en terme d'intérêt général. Et pourtant, je persiste à croire, comme la plupart des Niçois, que notre ville mérite mieux que le sort qui lui est réservé. Il suffira de changer d'équipe municipale pour redonner à Nice la place qui lui revient.

mardi 2 janvier 2007

La politique reprend ses droits

Après la trève des confiseurs qui fut de courte durée cette année du fait de la proximité de l'élection présidentielle, la politique reprend ses droits. Le Parlement réouvrira le 9 janvier mais d'ici là les débats, les petites phrases, les réunions, les déclarations de voeux vont se succéder tous azimuts. Chacun en aura pour son compte. Mais dans l'immédiat c'est l'UMP qui va connaitre des journées de veille électorale puisque c'est le 14 janvier que ce parti désignera son candidat à l'élection présidentielle. Aucun suspens à attendre de cette élection puisque le président de ce parti est le seul candidat. Le résultat est donc connu d'avance. Mais en revanche, après les "forums" qui se voulaient "débats d'idées" et qui furent en réalité des réunions de mise en orbite du candidat pré-désigné, la Ministre de la Défense a fait savoir que si elle n'avait pas décidé d'être candidate au sein du parti, elle n'écartait pas une candidature hors de l'UMP, en indiquant que finalement cette procédure ne visait qu'à apporter au candidat retenu le financement de sa campagne. Au delà de ces déclarations, on est en droit de se demander ce que cache en réalité cette posture. Car derrière les déclarations de Madame Alliot-Marie on semble entendre quelque résonnance du côté de l'Elysée ou de Matignon. Chacun sait à quel point les relations entre le Premier Ministre et le Ministre de l'Intérieur sont détestables. Les récentes déclarations de Dominique de Villepin devant les juges de l'affaire Clearstream rejetées par le Ministre de l'Intérieur traduisent l'ambiance qui règne au Gouvernement. Par ailleurs, le Président de la République ayant annoncé qu'il ferait connaitre ses intentions sur l'élection présidentielle dans le courant du premier trimestre, semble vouloir jouer avec les nerfs du candidat de l'UMP. On ne sait pas au juste ce qu'est la stratégie de Jacques Chirac, mais on voit bien que quelque chose se trame qui ne devrait pas faciliter la vie du Minsitre de l'Intérieur-candidat. C'est là une situation inédite au sein d'une équipe au pouvoir. Mais l'UMP n'est pas l'alpha et l'omega de la politique Française, il reste beaucoup de place pour parler de l'avenir de la France, et nous n'allons pas nous en priver.

lundi 1 janvier 2007

Bonne année

En ce premier jour de l'année 2007, je veux vous souhaiter ainsi qu'à tous ceux qui vous sont chers, mes meilleurs voeux. Certes, il s'agit d'une formule consacrée et que nous allons beaucoup répéter ces prochains jours, mais c'est très sincèrement que je vous transmets mes voeux. L'année qui vient ne sera pas ordinaire pour l'avenir de notre pays. Les suivantes non plus. En effet, nous allons entrer dans la campagne présidentielle. En avril et en mai prochains, nous élirons notre prochain Président de la République. Il s'agit d'un acte citoyen majeur puisqu'il va engager l'avenir de notre pays pour les cinq prochaines années. Cette décision appartient à chaque Française et à chaque Français. Ce ne sont ni les sondages, ni les boules de cristal qui feront cette élection mais le peuple Français. Je vous engage à vous intéresser à ce débat et à exiger que les candidats ne se contentent pas de leurs slogans habituels. Vous devez pouvoir vous déterminer en fonction de ce que les candidats arriveront à faire passer, non seulement comme message mais aussi comme émotion. Il faut pouvoir juger si les candidats sont sincères ou s'ils jouent un personnage qu'ils ne seraient pas réellement. Il en sera de même pour les législatives qui suivront un mois plus tard. Au delà des programmes, il faut pouvoir juger si les candidats en présence seront à même de défendre leurs convictions avec indépendance en sachant résister aux "systèmes" partisans qui peuvent les éloigner de leurs concitoyens. C'est pour ma part ce que j'ai toujours tenté de faire en plaçant en tête de mes préoccupations l'intérêt général, la vérité et la transparence. Etre un élu donne des devoirs: il faut d'abord et avant tout savoir les assumer. Après 2007, viendra 2008 avec les élections Municipales et Cantonales. Je ne répèterai pas ici -nous aurons l'occasion d'y revenir- l'intérêt de ces élections, surtout à Nice...Et puis, en 2009, on élira nos Députés Européens et enfin en 2010 ce sera le tour des élections Régionales! Vous voyez, 2007 ouvre une longue série d'années électorales. Alors prenez votre élan et surtout prenez toute votre part à cette grande aventure qu'est la démocratie. Bonne Année.