Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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dimanche 31 décembre 2006

Et maintenant quel avenir pour l'Irak

Avec l'exécution de Saddam Hussein, s'achève l'année 2006. Je ne connais personne pour s'apitoyer sur un personnage aussi méprisable que l'ancien dictateur Irakien et surtout pas moi, mais en revanche l'opinion publique s'interroge sur "l'après", sur l'avenir de ce pays et de son peuple. Cette guerre incompréhensible depuis l'origine s'enfonce dans une situation chaotique dont personne ne peut imaginer la suite. L'Irak était une affreuse dictature qu'il fallait combattre et dont il fallait renverser le régime. Mais ce combat aurait du être mené de l'intérieur afin que les Irakiens eux-mêmes se débarrassent de ce tyran. La pire des façons a été celle qui a été envisagée et mise en oeuvre par les Américains qui ont voulu imposer la démocratie dans un pays fortement divisé. Or, la démocratie ne s'impose pas de l'extérieur, elle se construit pas à pas par un peuple qui en partage les principes. Or, le renversement de Saddam Hussein n'est pas le fruit d'une révolution du peuple Irakien mais le résultat d'une guerre décidée et menée par Washington. J'en suis navré pour les Américains qui ont déjà perdu plus de 3.000 des leurs dans cette sale guerre, c'est à dire plus que dans les attentats des tours de New York. J'en suis également navré pour toutes les pertes humaines subies tant par les ressortissants des puissances alliées des USA que par les Irakiens qui paient le prix fort de cette guerre. Mais au delà, c'est aussi la géopolitique mondiale qui s'en trouve bouleversée. La destabilisation Irakienne transforme ce pays en plaque tournante du terrorisme international. Al Qaïda en a fait l'une de ses bases majeures. Profitant de cet affaiblissement, l'Iran, l'ennemi traditionnel de l'Irak, se renforce et devient la grande puissance du Moyen Orient en rassemblant la famille chiite. L'arrivée d'un fou à la tête de ce pays qui réclame la disparition de l'Etat d'Israël et qui prépare la nucléarisation Iranienne, renforce encore sa position. Et là, le monde se retrouve impuissant contre ces nouveaux dangers. Pendant ce temps la situation en Irak n'est en rien stabilisée, bien au contraire. Les attentats se multiplient tous les jours faisant des dizaines de victimes supplémentaires. L'Amérique s'enfonce danc ce qu'il est convenu d'appeler aujourd'hui un nouveau Vietnam. Et personne ne voit comment cette situation peut trouver une issue autre que dramatique. Nos amis Américains ou plus particulièrement le Président Bush porteront une responsabilité historique dans cette destabilisation du Monde. La France restera comme la Nation qui aura su résister et dire non à Washington. Ca n'était pas se désolidariser de nos amis Américains, c'était alors les inviter à ne pas commettre une erreur fatale, celle que nous vivons aujourd'hui en direct. En ce jour de voeu, le Président de la République va adresser les siens ce soir à 20 heures. Je voudrais à mon tour lui rendre hommage pour avoir eu une vision juste en n'engageant pas la France dans une guerre dont le Monde paiera les conséquences encore longtemps. S'aligner sur la position de Georges Bush aurait été une erreur dont on peut mesurer aujourd'hui la dimension négative. Désormais nous allons devoir faire preuve de beaucoup d'imagination pour pouvoir sortir le Monde de l'impasse dans laquelle il se trouve. Dans un tel contexte, nous comprenons que le prochain Président Français devra avoir de l'imagination, du caractère, une vision et un sens aigu de l'indépendance pour pouvoir permettre à la France de jouer le rôle qui devra être le sien et celui des autres grandes puissances dans la reconstruction d'un Monde fortement destabilisé.

samedi 30 décembre 2006

L'espoir fait vivre

En cette fin d'année où le froid s'installe lentement mais surement -encore que sur la Côte d'Azur la température soit printanière- j'ai lu un reportage sur un japonais qui vient de vivre une aventure hors du commun. En effet, alors qu'il était allé se promener en montagne au mois d'octobre dernier, l'homme de 35 ans tombait et se blessait, l'empêchant de se relever. Il attendit les secours en vain et s'endormit sur l'herbe, tombant dans un sommeil profond. Les secours eurent beaucoup de mal à le retrouver d'autant que le mauvais temps gagnait la montagne. Au bout de 24 jours, le pauvre homme fut enfin retrouvé, toujours plongé dans un sommeil comateux, en hibernation, la température de son corps étant tombée à 22°! Il semble que ce genre d'hibernation préserve les fonctions essentielles à la vie et notamment les facultés cérébrales. L'homme a été soigné et a recouvré la forme. Cette bonne nouvelle en forme de "miracle" est plutôt sympathique en cette fin d'année où les informations sont souvent tristes. Elle donne de l'espoir en l'homme qui fait preuve d'une résistance assez remarquable. Jamais le dicton "l'espoir fait vivre" n'aura été aussi approprié.

vendredi 29 décembre 2006

On n'est pas obligé de perdre la raison...

Habitué de prendre l'avion régulièrement pour aller à l'Assemblée Nationale, les contrôles de sécurité sont devenus pour moi des automatismes. Même si je dois dire que parfois on se prête au jeu avec un peu d'agacement: il faut faire la queue, on vous explique pour la énième fois comment procéder (vider vos poches, enlever votre veste, sortir votre ordinateur de son étui, et depuis peu ne pas transporter de liquide à l'exception de flacons ne dépassant pas les 100 ml). Tout cela est une routine, une rengaine pour ceux qui y sont soumis toutes les semaines et parfois un casse tête pour ceux qui pratiquent peu ce genre de cérémonial. Cela fait partie des contingences quotidiennes mais la sécurité est à ce prix. Néanmoins il faut prendre garde de conserver son libre arbitre. Ca n'est pas parce que vous avez quelque chose dans les mains que vous devez obligatoirement le déposer sur le tapis roulant qui traverse la machine aux rayons X. Ainsi une grand mère émue ou totalement idiote (je vous laisse le choix) vient-elle de déposer sur le tapis roulant son petit fils âgé de quelques mois. Les contrôleurs l'ont réceptionné de l'autre côté de l'appareil, c'est à dire après qu'il ait subi des radiations. Il fut transporté immédiatement à l'hôpital pour vérifier qu'il n'avait subi aucune séquelle. Heureusement pour lui, il n'y aura pas de conséquence. Mais je pense qu'à l'avenir, cette jeune grand mère de 56 ans aurait intérêt à voyager en "bagage accompagné", pardon en "grand-mère accompagnée". Cette catégorie n'existait pas mais après cet épisode insolite vécu dans un aéroport Américain, on pourrait peut-être l'inventer!

jeudi 28 décembre 2006

Superstition en altitude

Au gré des lectures de cette période de fêtes qui nous invite à la détente, j'ai relevé cette information plutôt insolite mais néanmoins tout à fait réelle, qui concerne la compagnie aérienne Brussels Airlines qui a succédé à l'ancienne Sabéna. En effet, cette compagnie avait choisi de peindre son nouveau logo représentant la lettre "B" (comme Brussels). Jusque là tout va bien. Sauf que le "B" était dessiné par la juxtaposition de quelques pastilles rondes au nombre de...13! Horreur, les supersticieux se sont rapidement manifesté pour faire savoir à la compagnie que dans ces conditions ils ne prendraient plus l'avion aux 13 pastilles! L'inquiétude suscitée par ce chiffre est encore augmentée quand il s'agit de transport aérien, ce qui peut se concevoir. Qu'à cela ne tienne, la compagnie Brussels Airlines vient de prendre l'importante décision d'ajouter une 14ème pastille à son logo. Ainsi, le problème est-il réglé, en tout cas pour cet aspect des choses. Mais en y regardant de plus près, et en fonction du degré de superstition des peuples, vous verifierez que dans certains avions, le rang 13 n'existe pas, ce qui vous fait passer directement du 12 au 14. Par ailleurs l'Italie réserve la même méfiance pour le nombre 17. Par conséquent, dans certains avions vous ne trouvez pas plus de rang 13 que de rang 17. Il faudra s'arrêter là car sinon tout le monde voudra se mettre au premier rang, c'est à dire plus près de la sortie de secours, c'est gai! Enfin, on retrouve souvent le même phénomène dans certains ascenseurs qui occultent l'étage maudit qui prend le numéro 14, et ainsi de suite. Sauf que le 13 du mois, et surtout si c'est un vendredi, les mêmes se ruent vers les bureaux de tabac pour tenter leur chance au loto. Horreur dans un cas, sublimation dans l'autre, le 13 n'a pas fini de nous étonner! Et pour ma part, je n'ai pas à me plaindre de ce chiffre, ma femme est née un 13 et je n'en suis nullement malheureux. Alors chacun verra le 13 à sa porte!

mercredi 27 décembre 2006

On demande une Justice juste et équilibrée

Nathalie Gettliffe en "permission" de Noël pour trois jours dans sa famille, au milieu des siens avec son enfant né dans une prison Canadienne il y a quelques mois. Dans le même temps, Bertrand Cantat bénéficie lui aussi d'une permission, de huit jours. Je fais le parallèle entre les deux permissions car je suis convaincu que vous êtes nombreux à le faire. Même si je ne veux pas entrer dans le détail des procédures ni commenter les décisions des juges, je conçois qu'un certain nombre de Français s'interrogent, voire soient choqués par le parallélisme des formes dans deux affaires qui n'ont évidemment rien à voir. Dans le cas de Nathalie Gettliffe, je vous rappelle que cette jeune femme a été condamnée pour avoir soustrait ses enfants à son ancien époux qui est membre d'une secte duement recensée en France mais non au Canada. Il s'agissait là d'une mère qui voulait garder ses enfants, ce qui somme toute est un comportement qui me parait difficilement condamnable quand on pense que certaines mères les abandonnent. Et qui plus est, il y avait un instinct de protection vis à vis des risques sectaires qui menaçaient ses enfant. Verdict 16 mois de prison fermes! Dans le cas de Bertrand Cantat, il y a eu le meurtre de Marie Trintignan. Il fut condamné à huit ans de prison. Détenu dans les geoles de Vilnius, il fut extradé en France où il purge sa peine. Mais son régime de détention commence à être assoupli puisqu'il bénéficie d'une "permission". Marie Trintignan, en revanche, n'aura plus jamais de Noël. Cantat, avec les remises de peines, peut espérer sortir assez rapidement, au bout de quatre ans de détention, c'est à dire la moitié de la peine prononcée. Pour résumer une mère qui n'a manifesté que de l'amour pour ses enfants est condamnée à 16 mois fermes alors qu'un assassin en prend pour huit ans, et encore ne faut-il compter que sur quatre véritables années de détention. L'une a droit à trois jours de "permission" pour Noël et le jour de l'an, alors que l'autre bénéficie de huit jours consécutifs de sortie en famille. Je comprends qu'avec un tel parallèle, on ait du mal à comprendre la logique de la Justice dont on est en droit d'attendre qu'elle soit juste et équilibrée.

mardi 26 décembre 2006

Le TGV à la vitesse grand V

De temps à autre, j'aime rendre hommage à quelques grandes réussites technologiques qui forcent notre admiration. Aujourd'hui j'ai envie de décerner des félicitations spéciales au TGV. Depuis 25 ans ce train rapide dont la première ligne fut Paris Lyon sur ses rames orange, a raccourci les distances. Et puis les lignes se sont multipliées vers le Nord, l'Ouest, Londres en passant par le tunnel sous la Manche, le Sud et bientôt l'Est. Les rames élancées dont la couleur est devenue gris acier et bleu, vont de plus en plus vite et relient les villes en des temps records mais aussi selon des normes de confort élevées. Le TGV a réinventé le transport ferroviaire. Rappelez-vous, il y a trente ans, le chemin de fer était concurrencé par l'avion. Pour les passagers, le train était synonyme d'inconfort et de vitesse limitée. Aujourd'hui, vous prenez votre "bolide du rail" en plein centre des villes et vous vous déplacez à plus de 300 km/h en regardant défiler les paysages. Calés dans un bon fauteuil, vous pouvez écrire, travailler sur votre ordinateur portable, téléphoner, déjeuner, vous déplacer pour aller prendre un café et bien vite vous arrivez à destination, c'est à dire au centre de la ville que vous voulez rejoindre. Et en plus vous n'êtes pas obligé de passer par tous les filtres de sécurité qu'impose le contôle aérien. C'est donc le plaisir du voyage que le TGV vous fait redécouvrir. Mais au delà de ces avantages dont tout passager peut profiter, je voudrais souligner la prouesse technologique que représente le TGV. Cette invention bien Française force l'admiration de nos amis étrangers. Les Anglais, les Amériacains qui prennent le TGV reconnaissent l'avance que la France a pris en matière de transport ferroviaire et nous l'envient. Et ça n'est pas fini puisque les concepteurs du train à grande vitesse nous annoncent de prochains records où les rames devraient pouvoir atteindre avant l'été plus de 550 km/h à titre expérimental. Ca n'est pas de la science fiction, c'est tout simplement le fruit du génie Français. Il ne nous est pas interdit d'en être fiers! Il ne nous reste plus qu'à nous battre pour qu'enfin le TGV arrive en gare de Nice.

lundi 25 décembre 2006

Joyeux Noël

Je vous souhaite un très Joyeux Noël. Que vous soyez chrétiens ou non, je trouve que d'échanger des voeux de bonheur inspirés par la générosité et la fraternité ne peut avoir que des conséquences positives. J'accepte de la même façon les voeux qui sont exprimés par d'autres religions dès lors qu'ils procèdent du même échange fraternel. Noël a dépassé le stade de fête seulement religieuse, c'est aussi une tradition. J'avais été choqué, il y a quelques années, que certaines personnes aient pu contester, dans notre pays, la mise en place de sapins de Noël dans les écoles publiques, comme si cela pouvait porter atteinte à la laïcité. Ce type de comportement vise à créer des problèmes qui ne se posent pas. Mais ce débat est loin d'être clos, il a même traversé la Manche. Dans la très traditionnelle Angleterre, "Christmas" est une fête très respectée. Jusqu'à une période récente, le dimanche Anglais était une journée totalement chômée: "sunday closed". Les choses ont bien changé puisque désormais le commerce fait recette sept jours sur sept. Mais au delà de ces changements, le plus grave c'est que l'on commence à ne plus vouloir souhaiter officiellement un Joyeux Noël en Angleterre au prétexte que dans une société plurielle qui ne compte plus seulement des Chrétiens il faut veiller à ne pas heurter ceux qui pensent autrement. Ce message a même été transmis aux télévisions publiques Anglaises pour qu'à l'expression "Joyeux Noël" soit substituée la notion de "Bonnes fêtes de fin d'année". Je ne vois pas en quoi échanger des voeux de paix et de tolérance pourrait heurter qui que ce soit. Et puis un pays qui commence à tourner le dos à ses traditions est un pays qui prend le risque de fermer la porte à son avenir. Il faut accepter d'enrichir sa culture avec celle des autres. Mais je crois qu'il faut aussi savoir maintenir sa propre culture et ses traditions pour les faire mieux rayonner, accepter et partager par ceux qui ne les ont pas eues en héritage. Alors aujourd'hui, je ne vous souhaiterai pas de bonnes fêtes de fin d'année, mais un Joyeux Noël puisque telle est cette date sur notre calendrier.

dimanche 24 décembre 2006

La grande pauvreté en pleine lumière

Cette période de fin d’année est celle de tous les contrastes, celle où se côtoient l’opulence et la pauvreté. Et celle-ci se vérifie hélas à tous les coins de rues. Devant les boutiques de cadeaux, devant les alimentations de luxe, il vous faut attendre de longues minutes avant de pouvoir être servi et d’acquérir des produits vendus à des prix souvent prohibitifs. En regardant ces files d’attente, je me pose toujours la question : « mais comment font les gens ! ». Quand on connaît le montant des salaires, toutes les retenues, les impôts et taxes, les dépenses obligatoires pour loger nourrir et habiller sa famille, le budget transport, sans oublier les cadeaux de noël, on se demande encore qui peut bien disposer encore d’un petit reliquat pour pouvoir « faire des folies ». Mais en passant votre chemin, vous croisez immédiatement la grande pauvreté. En ces temps d’hiver où le froid s’est installé, vous voyez de pauvres gens qui essaient de se protéger du froid comme ils le peuvent, dans des vêtements usés et sales, ayant tout juste la force de tendre la main pour vous demander de l’aide. Et malheureusement, devant la généralisation du malheur, la foule passe indifférente, sans même parfois jeter le moindre regard. Certains de ces malheureux vous disent simplement « bonjour » comme pour vous indiquer qu’il leur reste l’éducation qu’ils ont reçu de leurs parents dans des temps qui devaient être meilleurs pour eux. Et le soir venu, ces scènes ont encore plus poignantes. Hormis le partage de quelques soupes et de morceaux de pain apportés par des associations, ils recherchent, en vain, un endroit pour pouvoir dormir. Pendant que nous cherchons notre sommeil dans des draps fins et des couettes douillettes, il en est, dans la même ville, qui sont transis de froid sur des bancs ou sous des cartons, en espérant qu’en outre on ne viendra pas les agresser. Cette situation est d’autant plus insupportable qu’elle prend des proportions intolérables dans une société comme la nôtre. Les pouvoirs politiques, de gauche comme de droite, on échoué dans ce domaine. Qu’aucun Gouvernement ne soit parvenu à donner un toit, même modeste, à ces malheureux, est un constat d’échec qui nous fait honte collectivement. Et cette honte se concrétise par ces centaines de tentes érigées un peu partout, surtout à Paris, pour abriter des femmes, des hommes et des enfants à la rue. Entre les boutiques de cadeaux, les traiteurs de luxe et cette grande pauvreté sous nos yeux, dans nos villes, il doit y avoir un juste milieu à trouver pour ramener un peu de dignité à notre société. Nous pouvons toujours montrer du doigt le Brésil avec ses favelas ou les Philippines avec ses bidonvilles. Mais ce qui se développe chez nous aujourd’hui est pire car le niveau de développement de nos sociétés n’est pas le même. Et puis à quoi rime encore la devise Républicaine « Liberté, Egalité, Fraternité » face à un tel phénomène. Il faut souhaiter que ce sujet ne soit pas passé sous silence sous prétexte que les SDF ne voteraient pas, car ce scandale mérite non seulement d’être dénoncé mais il demande surtout à ce qu’on propose des mesures pour y mettre un terme. Parmi les bonnes résolutions électorales auxquelles nous allons avoir droit, je souhaite sincèrement que celles concernant la lutte contre la grande pauvreté figurent enfin au rang des priorités.

samedi 23 décembre 2006

Les ralliements de l'hiver ne font pas le printemps

A la suite du troisième forum de l'UMP qui s'est tenu à Bordeaux, le Monsieur Loyal de la cérémonie, l'ex Premier Ministre Jean Pierre Raffarin a pris en main la mise en scène. Certes il animait le débat mais son rôle ne s'arrêtait pas là. Il avait prévu surtout d'emmener avec lui 140 signatures de soutiens à Sarkozy, des parlementaires, des ministres, des anciens ministres, bref des notables de l'UMP. Tout bénéf pour Raffarin: il se fait bien voir de Sarkozy qui se délecte de voir autant de monde rejoindre ses rangs. Et puis, ce cher Jean Pierre se dit qu'une fois l'investiture de l'UMP en poche, le candidat à l'élection présidentielle devra se consacrer à cette tâche. Ceci implique qu'il quitte le Ministère de l'Intérieur mais aussi la Présidence de l'UMP. Et Jean Pierre Raffarin se verrait bien aux manettes du parti. Alors cette opération "ralliements" était presque plus importante pour lui que pour le candidat lui-même. Car je voudrais dire que les "ralliements" de l'hiver ne font pas le printemps. Bien sûr vous pouvez penser que je suis de parti pris et qu'en tant qu'UDF je veux bien prendre mes désirs pour des réalités. Mais je voudrais vous rappeler une expérience politique dont tout le monde se souvient encore. En décembre 1994, Edouard Balladur pour lequel je faisais campagne, était crédité de 38% dans les sondages, c'est à dire bien plus que Sarko et Ségo n'en totalisent chacun de leur côté. Les ralliements pour le Premier Ministre candidat arrivaient par charters entiers. Pendant ce temps les rangs des supporters de Jacques Chirac qui lui était à 10% d'intentions de votes se clairsemaient. C'est curieux mais la période et l'ambiance qui prévalaient à l'époque dans le camp de Balladur me font penser à ce qui se passe aujourd'hui autour de Sarkozy. Il faut prendre garde à cette euphorie trompeuse qui vous laisse croire que vous êtes en situation alors que le peuple n'a pas encore pris position. Car ce que les Françaises et les Français attendent ça n'est pas le ralliement des notables qui le font en pensant qu'en cas de victoire ils seront récompensés, ce qu'ils attendent c'est de voir ce que les candidats vont être à même de dire et de faire pour pouvoir les convaincre. Les "ralliés" ne sont donc que des figurants dans un jeu où les seuls acteurs seront les candidats et eux seuls.

vendredi 22 décembre 2006

Honte au Maire de Nice !

Décidément, il en coûte de n’être pas politiquement d’accord avec Monsieur Jacques Peyrat. En effet, si en tant qu’élu vous osez l’affronter, exprimer un désaccord, alors vous aurez droit à une réaction furibonde de sa part faite d’insultes, de calomnies et j’en passe. Les Niçoises et les Niçois qui le subissent le savent mieux que quiconque. Je dirais qu’ils en font les frais tous les jours. J’ai assisté moi-même à des réunions de quartiers où les braves participants qui exprimaient un point de vue se faisaient tout bonnement renvoyer dans leurs buts avec pertes et fracas. Dernièrement, les personnels du Palais des Congrès Acropolis qui défendaient leur outil de travail et leur propre emploi se sont vus traiter de « fous furieux, repus et braillards ». J’ai eu, pour ma part, l’outrecuidance de défendre leur cause et de proposer la création d’une société d’économie mixte pour gérer Acropolis en lieu et place de la privatisation voulue par le Maire et donc c’est à mon tour d’être destinataire de sa hargne. Proférant à mon endroit des propos calomnieux et insultants, je réagis avec calme en me disant que venant d’un tel individu ce type de propos se transforme en compliment. Néanmoins, j’ai honte pour lui et pour ma ville. Que le Conseil Municipal se transforme, par la volonté de celui qui le préside, en foire d’empoigne, est assez misérable. Qu’en outre il s’allie au groupe du Front National de l’Assemblée Communale pour tenter de me salir n’est que la manifestation de sa vraie nature : il est adhérent de l’UMP mais a toujours gardé une étroite connivence avec l’extrême droite qu’il a présidée très longtemps dans les Alpes Maritimes. Qu’enfin son équipe de « godillots » qui s’affiche sous l’étiquette « majorité municipale » se taise et le conforte ainsi dans ses délires est d’une affligeante médiocrité. Les Niçoises et les Niçois sont lassés de ces grotesques gesticulations. Ils attendent de leurs élus un comportement digne et non pas cette caricature qui déconsidère la Municipalité et donc la ville. Ils attendent tout simplement le moment de montrer à Monsieur Peyrat mais aussi à ses colistiers le chemin de la sortie. Ce jour là Nice vivra une sorte de « libération » et une entrée dans le droit commun des villes qui pratiquent la démocratie. J’appelle de mes vœux ce changement auquel je me prépare pour proposer enfin cette alternance heureuse. Il y a hélas encore 15 mois à patienter !

jeudi 21 décembre 2006

Sectes : notre détermination de protéger les mineurs est totale.

Cela fait la troisième fois que je participe à une commission d’enquête sur les sectes. La première fois, c’était en 1995 où le Parlement décidait de s’emparer de ce problème. C’était pour ne plus le lâcher. Nous avions alors recensé près de 200 sectes dans le pays rassemblant environ 300.000 adeptes. Nous avions alors formulé de nombreuses recommandations pour mieux lutter contre le phénomène sectaire. Certaines ont été reprises comme le renforcement du délit d’abus de faiblesse ou encore la possibilité donnée aux associations reconnues d’utilité publique de lutte contre les sectes de se porter partie civile en lieu et place des victimes, qui n’ont pas la force psychologique de le faire. Par ailleurs, nous avions étudié en 2000, dans le cadre d’une seconde commission d’enquête, les circuits financiers des sectes afin de tarir certaines sources financières. Nous avions constaté par exemple que les mannes de la formation professionnelle étaient souvent détournées de leur but initial pour être amenées à financer certaines sectes. Enfin, la troisième commission d’enquête dont j’étais vice président vient de se consacrer pendant les six mois qui se sont écoulés aux victimes mineures des sectes et aux moyens dont on doit se doter pour pouvoir les protéger. Pendant nos travaux, nous avons procédé à des auditions très émouvantes de personnes qui ont subi l’emprise des sectes pendant leur jeunesse et dont, par chance, elles ont pu sortir à un moment de leur vie. L’entrée dans une secte est un drame dans la vie d’un homme ou d’une femme. Généralement, les victimes y sont entraînées à un moment de leur vie où elles sont affaiblies sur le plan psychologique. Mais pour ce qui concerne les enfants c’est encore plus grave. En effet, la plupart du temps, les mineurs sont amenés dans une secte par leurs parents. Il leur est donc impossible de dire non. Face à cette double autorité (celle de la secte et celle de leurs parents), nous avons recherché à déterminer des moyens qui nous permettent de protéger les enfants, parfois même contre l’autorité de leurs parents. C’est un exercice difficile car il ne faut en rien porter atteinte à la liberté individuelle mais il faut encore plus sauver les enfants qui peuvent devenir esclaves des mouvements sectaires. Or nous avons recensé qu’il existe environ 50.000 enfants victimes de sectes dans notre pays. C’est un chiffre considérable qui ne peut être négligé. C’est pourquoi nous demandons une mobilisation générale des services publics, du Ministère de l’Education Nationale, du Ministère de l’Intérieur, du Ministère de la Santé par exemple, afin que les enfants sur lesquels pèse une présomption d‘emprise sectaire, soient suivis. Je ne vais pas résumer ici les 50 mesures que nous préconisons car vous pourrez aisément les consulter en ligne sur le site de l’Asssemblée Nationale (www.assemblée-nationale.fr) mais je voudrais simplement vous dire la fierté qui est la mienne de participer à ce combat que mène le Parlement Français depuis plus de dix ans contre les sectes en France. Pour moi, la défense de nos principes Républicains passe aussi par une lutte sans merci contre tous ceux qui entendent enfermer certains de nos concitoyens dans une structure qui a pour finalité de les asservir et de les exclure de la société. Or ce phénomène a pris une ampleur considérable vis-à-vis duquel nous, Parlementaires, avons décidé de répondre avec ténacité et détermination.

mercredi 20 décembre 2006

Ca sent déjà Noël

Je ne sais pas si vous pensez comme moi mais on sent Noël s'installer à la fois dans nos têtes mais aussi dans les activités du pays. Cette semaine est celle qui précède les vacances de fin d'année. Cela pouvait se remarquer sur les bancs de l'Assemblée Nationale qui étaient assez clairsemés. Non que les Députés aient décidé de bouder les travaux parlementaires mais parce qu'en cette fin d'année, les grands textes législatifs sont en fin d'examen que les lois encore en discussion sont quelques navettes en fin de parcours parlementaire. Il y avait néanmoins beaucoup d'agitation autour de la publication du rapport parlementaire sur la protection des mineurs à l'égard des sectes auquel j'ai activement participé. Mais sur ce sujet j'aurai l'occasion de revenir prochainement. Les Députés, pour beaucoup d'entre eux, sont retenus dans leurs circonscriptions pour répondre à une multitude d'invitations, d'arbres de noël auxquels la population attend leur participation. Ainsi va la vie d'un Député qui, comme tout un chacun, doit continuer à travailler sans relâche mais se doit aussi de préparer son propre noël, d'aller acheter les cadeaux pour sa famille, de faire le sapin et la crèche (c'est mon cas) et cette année je constate que je ne suis pas en avance. Je m'y mettrai, promis, vendredi, dernier délai. En attendant, je vous souhaite de bons préparatifs de noël, car c'est toujours une période agréable, et j'espère, pour ceux qui en auront le loisir, que vous pourrez vous reposer avant de commencer la nouvelle année.

mardi 19 décembre 2006

Iran: la petite lueur d'espoir...

C'est une petite lueur, le régime des extrémistes fous n'est pas renversé, l'Iran n'a pas rejoint le rang des pays respectables, mais tout de même il s'est passé quelque chose d'encourageant le week-end dernier. En effet, il se déroulait dans l'ensemble des villes Iraniennes, des élections municipales. Et le résultat est un échec cinglant pour le Président Iranien puisque son parti a perdu cette consultation électorale. Non seulement les villes ont voté contre lui mais Téhéran, dont il fut le Maire, a manifesté la même hostilité. Ce sont donc les "modérés" (ne donnons pas à ce mot la même signification qu'on peut lui donner en Europe) qui ont obtenu la majorité des municipalités de ce pays. Je vous le disais au début de ce propos, ce résultat ne remet pas en cause le pouvoir fou en place au niveau de l'exécutif mais il semble qu'un mouvement de libération soit en marche en Iran. Cette fois les modérés ont adopté une stratégie qui a obtenu enfin des réultats encourageants. Sur ce même blog je vous faisais part, il y a quelques jours, de mes inquiétudes à l'égard de l'Iran mais j'ajoutais qu'il fallait soutenir le peuple Iranien pour l'aider à se débarasser des fous qui le gouvernent. Il semble que le peuple Iranien soit en passe de gagenr cette première manche. Il va donc falloir l'aider maintenant à pouvoir progressivement renverser le pouvoir extrémiste pour le remplacer par un pouvoir sensé s'occuper enfin du peuple Iranien au lieu de chercher à anéantir Israël ou les peuples occidentaux. Ceci va probablement être une longue marche car le pouvoir actuel, se sentant menacé, va se radicaliser. Mais aucune dictature n'est infaillible et j'espère bien que celle-ci sera bientôt rayée de la carte.

dimanche 17 décembre 2006

Les fous furieux, les repus et les braillards!

Une polémique anime depuis quelques jours la politique Niçoise avec la volonté du Maire de privatiser, pardon "d'abandonner", le Palais des Congrès Acropolis. Je n'entrerai pas dans le détail de cette affaire, vous trouverez sur le site internet un dossier assez complet sur le sujet. En revanche, cette décision a plongé dans la consternation tout le personnel du Palais qui ne comprend pas l'entêtement du Maire sur cette question. C'est pourquoi ces professionnels ont été contraints de se mettre en grève, un mouvement qui toutefois n'a entrainé l'annulation d'aucune manifestation. Ils ont, par ailleurs, été manifester sous les fenêtres du Maire de Nice, afin d'être reçus, en vain. Réaction de Monsieur Peyrat: "Ce sont des fous furieux, des repus, des braillards". Quel exemple de modération et d'esprit de concertation! Traiter ainsi des professionnels qui défendent leur outil de travail et leurs emplois! Je crains que ces qualificatifs ne se retournent contre son auteur. Ils dénotent l'absence totale de dialogue du Maire de Nice qui traite les problèmes et les gens par le mépris. J'ai, bien entendu, pris position en faveur du personnel qui sont des professionnels que je connais depuis longtemps et dont chacun peut s'accorder sur la qualité de leur travail. J'ai même proposé que la structure de gestion d'Acropolis soit une société d'économie mixte, ce qui fonctionne très bien pour la gestion du Palais des Festivals de Cannes et ce que réclame le personnel. Fureur du Maire de Nice à mon endroit me traitant "d'opposant de gauche" et n'ayant pas de mots assez durs pour critiquer mon attitude. Il est vrai que Monsieur Peyrat était pendant longtemps le président départemental du Front National dont il n'a d'ailleurs jamais renié les idées. Pour lui donc, tout ce qui n'est pas à son niveau du curseur de la droite est de gauche. Mais qu'il me mette dans le camp de ses opposants, forcément à gauche par rapport à lui, m'honore. Il me classe d'ailleurs dans le camp de la majorité des Niçois qui lui sont majoritairement opposés. Alors je laisse brailler ce repu et quant à la question de savoir s'il fait partie de la catégorie des modérés ou de celle des fous furieux, je vous laisse le soin de juger par vous-même!

samedi 16 décembre 2006

Un début de campagne pas comme les autres.

Les strass et les paillettes ne sont pas le genre de François Bayrou. Candidat déclaré à la Présidence de la République depuis le 2 décembre dernier, il a repris les routes de France pour aller à la rencontre de ses concitoyens. La presse a qualifié cette nouvelle série de déplacements de Bayrou : « le labourage ». Il y a de cela dans la démarche. Le labourage c’est effectivement quand on touche la terre, pas quand on l’effleure. Et ce candidat n’a pas l’intention de rencontrer les Français en surface mais en profondeur, pour que le dialogue qu’il entreprend avec eux ne donne pas l’impression mutuelle d’une « brève rencontre » mais plutôt d’un échange que l’on n’oublie ni d’un côté, ni de l’autre. C’est exactement ce qui s’est passé pour son premier déplacement de candidat dans la Région Nord Pas de Calais et plus précisément dans l’agglomération Lilloise. François Bayrou y a passé deux jours pleins où il a pu rencontrer les gens dans leur vie de tous les jours, avec leurs problèmes mais aussi avec leurs espérances. Il me racontait notamment ce témoignage d’une jeune fille d’origine Maghrébine qui lui disait ceci : « Je me comporte en bonne Française que je suis, je ne suis pas voilée, j’ai fait des études supérieures, j’aime ce pays et pourtant je cherche du travail et n’en trouve pas car au moment où j’indique mon nom les portes se ferment ». Ce témoignage parle plus que de longs discours sur les problèmes de l’intégration. Non seulement François Bayrou a écouté ce message, mais surtout il est déterminé à en faire disparaître les causes ce qu’aucune majorité jusque là n’est parvenue à mener à bien. Et qu’on ne vienne pas lui parler de la gauche et de la droite dans cette affaire qui depuis 25 ans n’ont qu’un discours politicien à proposer sans qu’aucune mesure ne vienne régler ce type de problème. Et on pourrait multiplier à l’infini les difficultés rencontrées par la société Française qui restent sans solution mais sur lesquelles les uns et les autres nous assènent des discours stériles. Les deux journées passées à Lille se sont clôturées par une grande réunion publique au Zénith de la ville. La salle était trop petite pour accueillir les 2.000 personnes venues écouter François Bayrou. Ici, pas de discours électrisé à la Sarkozy pour enflammer les foules. A quoi cela sert-il ? Ni de réunion publique à la Royal où un discours écrit par d’autres est lu sans véritable sincérité. Bayrou faisant un discours à une foule, c’est comme s’il s’adressait à chacun de ceux qui l’écoutent en particulier. Il y a de l’authenticité dans sa démarche, de la sincérité dans son regard et de la vérité dans ses paroles. C’est nouveau et ça fait du bien parce que, grâce à lui, cette campagne démarre sur une relation de confiance retrouvée entre les Français et la politique. En tant qu’élu chargé des déplacements du candidat François Bayrou, je suis un homme heureux parce que mener un tel combat politique vous tire forcément vers le haut même si je ne sous estime pas la dureté de ce que sera cette campagne électorale. Alors après Lille, suivra Lyon la semaine prochaine et je suis heureux de vous annoncer que François Bayrou sera à Nice les 20 et 21 janvier prochains. Nous serons heureux et fiers de lui montrer que les Niçoises et les Niçois seront derrière lui lors du grand rendez-vous présidentiel de 2007.

mercredi 13 décembre 2006

Les convictions contre quelques postes...

Il y a quelques semaines Jean Pierre CHEVEVENEMENT annonçait sa volonté de se présenter à l'élection présidentielle. Cette décision reposait, disait-il, sur des idées, une vision...on annonçait même que ses équipes réservaient déjà des salles pour organiser les grands meetings du candidat. Tout cela c'était, une fois de plusn de la "foutaise" pour donner du personnage une dimension qu'il n'avait pas. Il fallait faire croire au Parti Socialiste que le "Che" était capable d'aller jusqu'au bout comme la dernière fois en 2002...Tout Paris tremblait? Nonn car personne n'y croyait vraiment. En réalité la politique a Paris réside dans un petit village entre le 7ème et le 8ème arrondissement où tout se sait. Personne n'accordait d'importance à la candidature de CHEVENEMENT car chacun savait qu'il "négociait en douce" pour annoncer son ralliement. Mais celui-ci avait un prix. Non pas un prix idéologique, c'est à dire un changement de positionnement politique de Madame ROYAL sur l'Europe par exemple. Encore que sur ce sujet, le "Che" a du recommander d'entretenir le flou artistique pour ne pas braquer ses anciens supporters. Le vrai prix fut la négociation d'une dizaine de circonscriptions aux prochaines législatives. C'est donc à un numéro de "troc" de la plus basse espèce à laquelle on vient d'assister. De la bonne vieille politique à l'ancienne où l'on prend les électeurs pour des imbéciles. Je pense aux anciens militants de Monsieur CHEVENEMENT qui n'ont eu droit qu'à coller des affiches et à croire que ce que leur disait leur chef était l'illustration d'une conviction profonde. Aujourd'hui ces militants ne compteront pas dans les dix candidats investis par le PS aux législatives mais ils appartiendront à la catégorie des déçus qui auront été abusés par des gens pour lesquels seul l'intérêt politicien compte. Madame ROYAL est venue encaisser ce ralliement à grand renfort de mise en scène. Je suis à peu près convaincu que le retour du "Che" sera un retour bien solitaire car les déçus de ce marchandage pourraient bien ne pas suivre leur ancien chef déchu!

mardi 12 décembre 2006

Acropolis: le bâteau ivre

Ambiance suréaliste jeudi dernier au Palais des Congrès Acropolis de Nice à l'occasion de l'inauguration des "Entrepenariales" organisées par l'UPE des Alpes Maritimes. En effet, le Maire de Nice se trouvait là et manifestait sa mauvaise humeur parce que le Président de la Chambre de Commerce, commençant son discours, avait dit "Messieurs et Mesdames les élus" et n'avait pas cité séparément "Monsieur le Sénateur Maire" avec un coup de "brosse à reluire" comme il les aime tant...Mais au delà de cette péripétie qui prête à sourire, il y avait un enjeu autrement plus important qui se jouait dans ce Palais, le projet de privatisation d'Acropolis. Le Maire ne s'exprima pas sur le sujet, pas plus au personnel qu'à la Direction, comme si le sujet n'était pas à l'ordre du jour. Et comme pour signifier le mépris qu'il porte aux acteurs de cette institution, il faisait le jour même une conférence de presse pour annoncer qu'il avait décidé de privatiser le Palais et de le confier à la Société GL Events, société qui avait été recalée quelques années auparavant pour la même gestion. J'aurai bien entendu l'occasion de revenir sur le fond de cette affaire extrêmement importante pour l'avenir du tourisme d'affaire dans notre ville, mais je voulais faire part de mon écoeurement devant autant de mépris manifesté à l'égard des personnels et de la Direction du Palais qui ont eu le mérite, pendant des années, de porter Acropolis à bout de bras tandis que la municipalité laissait tomber cet outil essentiel à l'économie de notre ville. C'est le contraire de ce que toutes les autres municipalités ont fait en pareil cas et je cite pour exemple la ville de Cannes. Décidément on se demande pourquoi le Maire de Nice prend ainsi un malin plaisir à humilier mais aussi à casser ce qui marche. Pour des raisons idéologiques, son ultra libéralisme le pousserait à privatiser "tout ce qui bouge"? Je ne le crois pas capable de telles orientations politiques. Est-il pour une politique de "rupture" comme le prône son parti aujourd'hui? Il ne romp pas facilement, même avec ses vieux engagements au Front National? Simplement je pense qu'il n'a pas réellement d'idée sur le sujet et qu'il entend le dernier qui a parlé. C'est encore une fois la politique du "coup de menton", sans réflexion ni explication. Car une solution peut être bonne ou mauvaise mais pour pouvoir la juger encore faudrait-il que tous les éléments soient sur la table et que l'on puisse ensuite se déterminer en connaissance de cause. Hélas la transparence n'est pas aujourd'hui une ligne de conduite de la municipalité. Bien d'autres exemples pourraient confirmer mes affirmations.

lundi 11 décembre 2006

La France généreuse

En ce week-end hivernal, le Téléthon 2007 a encore une fois apporté la démonstration de la générosité des Françaises et des Français. Il y a certes l'organisation médiatique à grand spectacle sur France 2 qui présente durant 30 heures une émission chargée d'animer, d'entrainer, de susciter l'apport de dons pour la recherche et pour l'aide aux malades. Mais derrirère ce gigantesque décor qui illumine bien des foyers de télespectateurs, il y a toutes les initiatives prises par les communes, les associations, les particuliers. Ce sont parfois des manifestations importantes qui constituent des événements locaux. Ce sont aussi parfois des initiatives plus modestes, mais qui font toutes la preuve d'une immense générosité. Le tout mobilise des milliers de bénévoles qui se dépensent sans compter avec enthousiasme pour "être utiles". Cette année, cet engouement n'a pas dérogé à la règle et pourtant il y avait de la polémique dans l'air. En effet, quelques religieux avaient voulu exprimer des réserves sur la thérapie génique. Même si je comprends que des religieux puissent avoir un point de vue qui n'aille pas forcément dans la même direction que la société, je regrette que leur expression puisse venir affaiblir une action qui a pour seule finalité de sauver des vies humaines. D'autant que ces actions sont menées dans l'encadrement d'une Loi sur la bio-éthique particulièrement rigoureuse. Finalement ce message n'aura pas été entendu puisque les promesses de dons de cette année ont été supérieures à celle de l'an dernier. Les Français ont su faire la part des choses et c'est tant mieux. Le Téléthon 2007 aura une fois de plus démontré que la mobilisation de notre pays pour une grande cause n'est pas un vain mot. Bravo au Téléthon, bravo aux Français!

mardi 5 décembre 2006

Une horde sauvage

La match de football PSG Tel Aviv aurait du être une fête comme devraient l’être d’ailleurs toutes les rencontres sportives. En effet, le sport a pour devise l’affrontement non violent d’équipes qui partagent l’amour du jeu et le respect des règles qui l’encadrent. C’est d’ailleurs ce qui s’est passé sur le terrain au Parc des Princes. Mais cette dignité des joueurs devrait inspirer les supporters. Je dois dire que dans leur très grande majorité, les amateurs de sports qui viennent soutenir leur équipe, le font dans une ambiance festive et restent « beaux joueurs » même quand la partie est perdue pour leur camp. C’est ce que l’on appelle le « fair play » qui devrait prévaloir à chaque match. Hélas, depuis quelques temps, des bandes de voyous, des hordes sauvages, s’infiltrent dans les tribunes des supporters, profèrent des propos haineux et manifestent de la violence. Ces individus ne sont pas des supporters, ils n’aiment ni le sport ni l’équipe qu’ils disent soutenir puisqu’ils desservent et le sport et l’équipe. Au-delà du match, ils poursuivent leur volonté d’en découdre à l’extérieur des stades avec des comportements agressifs à faire trembler les plus courageux. Et justement, ce n’est pas le courage qui les anime, c’est le fait de se retrouver en bandes, en meutes, qui les incite à répandre le mal autour d’eux. Rappelons-nous le gendarme Nivel qui lors de la Coupe du Monde de Football en 1998 avait été roué de coups et laissé pour mort à Lens. Il a survécu à ses blessures mais vit désormais avec de graves séquelles de cette agression. La semaine dernière, le policier qui a abattu l’un des voyous qui voulait s’en prendre à un Français de confession Juive, supporter de Tel Aviv, s’est retrouvé en situation de légitime défense face à un phénomène de terreur absolue qui allait se terminer, en passage à tabac contre de pauvres innocents. Le policier lui-même, qui représentait l’ordre et l’état de droit, était visé par lesdits agresseurs. Il y eut un mort, un mort de trop, un mort parmi les fauteurs de troubles. Cette situation nous renvoit à la crise de société dans laquelle nous vivons. Les réunions qui ont suivi pour « prendre des mesures » ont été certainement utiles mais semblent bien dérisoires eu égard à la gravité de la situation. Comment empêcher ces manifestations antisémites, comment éviter la haine de l’ordre et de la société, comment calmer un jeu devenu du terrorisme au quotidien ? Quelques mesures de police n’y suffiront pas même si elles sont indispensables. Il faut soigner le mal à la racine, redonner les bases qui manquent à des jeunes sans repères et dont la violence angoisse une majorité de nos concitoyens. C’est tout un travail de « reconstruction » de la Société Française qui s’impose et que les Gouvernements depuis 25 ans ont oublié de faire. Ces événements récents rappellent à l’ordre les politiques pour leur demander de ne pas jouer avec ce feu là car il couve mais il pourrait bien incendier tout le pays et alors il serait trop tard pour agir. Puisse la campagne électorale donner l’occasion à ceux qui en ont conscience de le dire, et à ceux qui iront voter d’écouter attentivement ceux qui proposeront des solutions durables sans tomber dans la démagogie électorale. Cette question est importante. Elle est même essentielle pour l’avenir de la France.

lundi 4 décembre 2006

Tribulations d’une candidate au Proche Orient

Qu’un candidat à l’élection Présidentielle se rende au Proche Orient pendant la campagne électorale est un déplacement tout à fait normal et même souhaitable. Je dirais même qu’un candidat qui n’irait pas dans cette région du Monde commettrait une faute grave. Ainsi Madame Royal a-t-elle décidé, sitôt investie par le PS, de se rendre au Proche Orient. J’ai pour ma part éprouvé un certain malaise en regardant les reportages consacrés à ce déplacement. Tout d’abord, j’ai été surpris que ce soit, pour la candidate socialiste, son premier voyage au Proche Orient. C’est dire l’intérêt qu’elle éprouvait pour cette région tourmentée de la Méditerranée avant son investiture... Faut-il être candidat à la Présidence de la République pour s’intéresser enfin aux problèmes du Monde ? En tant qu'élue de la Nation qu'elle est depuis 20 ans, elle aurait pu montrer quelque intérêt pour le sujet bien avant. Ensuite, j’ai été consterné de la voir ânonner un texte préparé par son entourage à la sortie du domicile d’Amine Gemayel à qui elle venait de présenter ses condoléances pour l’assassinat de son fils. Est-ce bien nécessaire de lire un papier d’une voie monocorde alors qu’on aurait attendu de se part une réaction, une émotion. Ce fut ensuite la visite aux soldats de la FINUL suivie d’une déclaration aussi plate qu’inutile. Des banalités distribuées à grandes volées devant une meute de journalistes…Enfin, le retour à Beyrouth et sa rencontre avec les responsables Libanais qui prête à la controverse, voire d’avantage. En effet, Madame Royal n’a pas hésité à rencontrer les Députés du Hezbollah, ce qui en soit est déjà inacceptable dans le contexte que nous connaissons: il s'agit en effet d'un mouvement terroriste qui menace Israël et qui mine le Liban de l'intérieur. Mais en outre, l’un d’entre eux a traité, en sa présence, Israël d’Etat Nazi ! Les journalistes présents sur place on entendu cette déclaration, les observateurs aussi. Il n’y a que Madame Royal qui n’a rien entendu. Elle qui est toujours entourée de collaborateurs qui lui écrivent toutes ses déclarations et l’informent en temps réel de ce qui se dit et de ce qui se passe a curieusement fait l’impasse sur cette déclaration. Ou bien elle n’a rien entendu et donc il est inutile qu’elle vienne au Proche Orient pour se rendre compte de la situation. Ou alors elle a entendu ces propos et ne les a pas relevés, et donc elle les couvre pas son silence. Dans les deux cas, cet épisode apporte la démonstration de sa légèreté dans le domaine des affaires internationales qui est pourtant l’un des domaines d’interventions principaux d’un Président de la République. Ce voyage aura été révélateur du décalage existant entre l’image « people » et l’étoffe de Chef d’Etat. Je pense que Madame Royal excelle pour la première fonction mais ne dispose pas de la dimension nécessaire pour diriger notre pays.

dimanche 3 décembre 2006

Bayrou candidat !

Ca n’était certes une surprise pour personne, la déclaration de candidature de François Bayrou était programmée et inscrite dans les faits de la campagne présidentielle qui s’annonce. Mais l’acte qui fait passer un candidat présumé au stade de candidat déclaré est toujours un moment émouvant et fort dans la vie d’un homme. C’est pourquoi, François Bayrou avait tenu à être entouré pas ses amis afin de s’adresser au pays pour l’informer de son engagement. Cette déclaration, à l’instar de ce qu’est l’homme vrai, sincère, empreint d’un profond humanisme, était forte en intensité. Mais surtout elle s’adressait aux Français, à tous les Français, et chacun pouvait s’y reconnaître. François Bayrou regarde cette France qu’il aime tant au fond des yeux, au fond du cœur. Il se désole de la situation de notre pays aujourd’hui mais l’assure d’un destin prometteur pour l’avenir. Il ne lui propose pas l’affrontement bloc contre bloc, gauche contre droite, mais la réconciliation, l’addition de ses différences pour rendre la France plus forte. Ce discours ne se retrouve chez aucun autre candidat. C’est pourquoi François Bayrou est de plus en plus écouté et entendu par nos concitoyens qui désespèrent de l’immobilisme dans lequel se trouve notre pays depuis 25 ans.

Quant à la forme de cette déclaration de candidature de François Bayrou, elle lui ressemblait tant. Avoir choisi la place du village de Serres-Castet, dans son Béarn natal avec les Pyrénées en toile de fond rappelle que François Bayrou est un homme qui a des racines dans cette terre dont il tire son énergie et son inspiration. Le Béarn est à l’image de toutes nos régions, une terre de traditions, d’avenir, de contraste. Région rurale et agricole mais aussi industrielle, le Béarn ressemble à la France diverse et riche de ses potentialités. François était entouré de ses amis : ceux du Béarn qui l’élisent Député depuis 20 ans, ses amis des Pyrénées Atlantiques dont il a été Président du Conseil Général pendant 10 ans, ses amis du Sud-Ouest et au-delà, ses amis politiques Députés, Sénateurs, Députés Européens, Maires, etc. Tous étaient venus lui témoigner leur amitié et leur confiance pour diriger demain notre pays. Dans l’avion qui me ramenait de Pau, je gardais ces images en moi et je n’avais pas grand mal à les trouver belles, tellement plus belles que celles de ses principaux concurrents qui ces jours derniers avaient présenté leur candidature sous forme de démonstration de force. Alors je suis confiant car j’ai l’impression que cette fois François Bayrou répond tout à fait à l’attente des Français qui ont envie de tourner la page de la politique telle qu’on la fait jusqu’à présent. Alors la campagne électorale va pouvoir commencer. Je vais la mener avec ardeur et enthousiasme pour faire gagner François Bayrou. Et en ce jour extraordinaire je veux souhaiter bonne chance à François Bayrou et bonne chance à la France.

samedi 2 décembre 2006

Veillée d’armes

La veille de la déclaration de candidature de François Bayrou, nous nous trouvions à Rome pour la réunion du Parti Démocrate Européen. Le Président de l’UDF qui est aussi co-président de ce parti Européen était aux côtés du Premier Ministre Italien Romano Prodi mais aussi de Francesco Rutelli, Ministre de la Culture et ancien Maire de Rome. Cette veillée d’armes était placée tout naturellement sous le signe de l’Europe car cette question, pour l’UDF, n’est pas un sujet mineur, c’est une question essentielle car elle conditionne l’avenir de notre pays. Ou la France évoluera dans une Europe forte et elle pourra continuer de jouer un rôle politique majeur, ou alors l’Europe n’existera pas politiquement et la France comme ses partenaires seront relégués au rang des pays de moyenne importance, contraints de s’aligner derrière les Etats-Unis. C’est de cela dont il était question à la veille de la déclaration de candidature de François Bayrou. Et chacun s’accordait autour de la table, qui comprenait des représentants de plusieurs pays Européens mais aussi des représentants du Parti Démocrate Américain, que la position Française était déterminante : c’est le NON Français qui a mis l’Europe en panne, c’est une nouvelle volonté politique Européenne de la France qui pourrait la relancer. Et alors tous les regards se sont naturellement tournés vers François Bayrou qui le lendemain déclarerait sa candidature à la Présidence de la République Française. C’est aussi cette mission de relancer l’Europe que le futur Président devra assurer et nous savons bien que le seul candidat Français qui ait une vraie vision Européenne est justement François Bayrou. Cette espérance d’une France forte dans une Europe unie et organisée comme l’une des grandes puissances du Monde est entre nos mains. C’est de notre décision, de notre vote en avril 2007 que dépendront en grande partie non seulement l’avenir de notre peuple et celui de nos enfants mais aussi l’avenir de centaines de millions d’Européens. Cet enjeu nous permet de mieux mesurer l’importance du scrutin présidentiel de l’an prochain. C’est pourquoi je formule le vœu que le destin de la France ne soit pas confié à des aventuriers préoccupés par leur image les yeux rivés sur leurs sondages de popularité, mais à un homme vrai, François Bayrou, qui défend l’idée Européenne parce qu’il croit à l’avenir de la France.

vendredi 1 décembre 2006

TV: Attention aux "zones blanches"

J'ai eu une réunion de travail très intéressante avec l'état major de France Télévision relativement au projet de loi devant être débattu à l'Assemblée Nationale en janvier prochain. En effet, si le passage au numérique est un progrès incontestable et qu'il faut encourager, il faut néanmoins tenir compte des réalités du terrain. Les "zones blanches" c'est à dire les parties du territoire qui ne reçoivent pas la télévision dans des conditions normales représentent environ 5% de la population, soit près de 20% du territoire. La généralisation du numérique terrestre sur l'ensemble du territoire à l'exception des "zones blanches" non encore couvertes, entrainera l'impossibilité de recevoir les émissions régionales de France 3 dans ces secteurs ainsi pénalisés. Ceci est une préoccupation majeure pour tous ceux qui habitent dans ces zones qui sont aujourd'hui les plus mal desservies en matière de communication (télévision, radio téléphone). C'est pourquoi, avec le Groupe UDF, nous avons décidé de nous mobiliser afin que le service public de la télévision soit rendu accessible à tous et non aux plus privilégiés. Il est en effet inadmissible que le service public pour lequel on paye une redevance soit moins bien traité que les chaines privées qui disposent ainsi de certaines facilités. Il serait légitime que les deux services soient au moins considérés à égalité, dans l'intérêt du consommateur c'est à dire du téléspectateur. Une affaire à suivre dont nous aurons l'occasion de parler à nouveau ultérieurement.