Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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samedi 30 septembre 2006

Automne 2006 : il n’y a pas que les feuilles qui tombent, il y a aussi les cadeaux électoraux

L’année 2006 aura été marquée par une rentrée plus abondante des recettes fiscales. En effet, un vent de reprise soufflant sur le plan international, la France en bénéficie, nous ne nous en plaindrons pas. D’ailleurs les effets induits de cette reprise ont aussi un impact sur l’emploi. Outre la pyramide des âges qui permet une baisse du chômage, une activité économique plus soutenue permet des créations d’emplois plus importantes, ce dont nous nous félicitons. En revanche, nous nous interrogeons sur l’utilisation de la « cagnotte » ainsi engrangée. Le Premier Ministre a dit deux choses qui me paraissent importantes et justes. Il a tout d’abord affirmé qu’il n’y avait pas de « cagnotte » quand on avait des dettes. Il a ensuite indiqué que les recettes supplémentaires seraient utilisées pour résorber la dette. Je suis d’accord avec ces deux affirmations. Cependant je m’interroge sur l’application de ces principes dès lors qu’on annonce la baisse de l’impôt sur le revenu de 8% dès le mois de janvier 2007. En tant que contribuable, je ne ferai pas la fine bouche. Encore que je ne m’étais pas réellement rendu compte, sur ma feuille d’impôts, des baisses précédentes. Personne, dans mon entourage ou parmi les visiteurs que je reçois, n’est venu me féliciter de voir ses contributions baisser, au contraire. En tant que citoyen, je m’interroge sur le bien fondé de ces baisses annoncées. En effet, baisser les impôts pour laisser à nos enfants des dettes aussi lourdes ne me parait pas être un signe de bonne gestion. Enfin, en tant qu’élu, je me suis engagé au début de ce mandat, à ne pas participer à l’aggravation des déficits de mon pays. Je m’y suis toujours opposé sous des gouvernements de gauche, je ne vais pas commencer à l’accepter sous des gouvernements de droite. Le respect de la parole donnée est un principe en politique auquel j’attache de l’importance. A l’heure où les promesses électorales vont pleuvoir, cette position peut sembler désuète mais pour moi elle a une valeur à laquelle je n’entends pas déroger. C’est pourquoi, au nom de la parole donnée et du souhait de voir notre pays géré « en bon père de famille », il y a de fortes chances pour que je ne vote pas ce budget en trompe l’œil. Les cadeaux électoraux sont les bienvenus s’ils ne mettent pas en péril l’intérêt général du pays. Je considère que celui-ci est en jeu, c’est pourquoi je ne saurais céder aux sirènes de la démagogie.

vendredi 29 septembre 2006

Sécurité : les Alpes Maritimes, lanterne rouge

Je vous l’annonçais il y a quelques jours sur ce « blog », dans une rubrique intitulée « Sécurité en peau de chagrin », la lutte contre la délinquance n’atteint pas les buts qui lui ont été fixés. Et je dirais, malheureusement, dans notre département moins qu’ailleurs. En effet, les statistiques des crimes et délits élucidés ont été publiées. Et bien les Alpes Maritimes figurent bien dans le peloton, pas en tête mais en queue de liste. Nice par exemple, avec un taux d’élucidation de 20%, arrive à la 39ème place des grandes villes Françaises, Cannes en 42ème et dernière position. Derrière ces chiffres peu enviables, se cache une fois de plus la misère des effectifs policiers. En effet, je l’affirmais ici même il y a quelques jours mais je le répète depuis que je suis Député régulièrement à la tribune de l’Assemblée Nationale, les Alpes Maritimes et Nice en particulier ont vu leur population doubler en 50 ans tandis que les effectifs de police baissaient. De plus, la Côte d’Azur est une région touristique qui compte une population de passage beaucoup plus importante que la moyenne des régions Françaises. Et bien ce paramètre n’est tout simplement pas pris en compte pour l’affectation de policiers supplémentaires. Enfin, la délinquance a augmenté et s’est diversifiée et ceci n’est pas intervenu non plus pour adapter les moyens aux besoins. C’est pourquoi nous sommes une fois encore la lanterne rouge en matière de sécurité et les effets d’annonces n’y peuvent rien. La seule chose qui compte vraiment c’est d’augmenter les effectifs policiers mais ce sujet n’a tout simplement pas été à l’ordre du jour des Ministres de l’Intérieur successifs. C’est pourtant ce qu’avec la population Niçoise nous demandons. Lorsque je lance une pétition pour ouvrir un commissariat à Nice Nord, je recueille des milliers de signatures. Lorsque je lance un sondage sur le « site internet », les réponses sont favorables à hauteur de 92%. Les pouvoirs publics continueront-ils d’êtres sourds à nos demandes dès lors qu’elles sont légitimes et unanimement soutenues ? Ce que nous demandons ce sont des actes pour mettre un terme à cette situation car en tant que citoyens Français mais aussi en tant que contribuables, nous avons droit à un égal traitement en matière de sécurité que les autres régions Françaises. Je lance une fois de plus cet appel mais je ne suis pas sûr de le faire pour la dernière fois. Je ne saisis pas de volonté de répondre réellement à nos demandes. Alors je continuerai de me battre jusqu’à ce que nous soyons enfin entendus. La sécurité n’est-elle pas l’une des libertés publiques fondamentales que l’Etat doive assurer aux citoyens ?

jeudi 28 septembre 2006

Le Parlement à la portée des enfants

La création du Parlement des Enfants, il y a 11 ans, m'a donné l'idée d'enseigner le Parlement aux scolaires de ma circonscription. En effet, le Parlement des Enfants est un événement créé par l'Assemblée Nationale qui permet à un enfant par circonscription d'aller siéger au Palais Bourbon une fois par an, pour défendre une proposition de loi réalisée par la classe retenue par l'Inspection Académique. Si cette initiative a recueilli un grand succès auprès des élèves, elle a aussi suscité des vocations et provoqué des frustrations. En effet, pour une classe retenue par circonscription, combien d'autres ne l'ont pas été et auraient souhaité l'être. Qu'à cela ne tienne! J'ai donc décidé, depuis plusieurs années, en septembre, d'écrire aux chefs d'établissements scolaires de ma circonscription pour leur proposer d'aller faire des cours d'instruction civique dans les classes axés sur le Parlement. Et chaque année, les enseignants répondent à ma proposition et m'invitent désormais à faire "le prof" dans leur classe sur ce sujet. J'explique donc comment on devient Député, à quoi sert le Parlement, comment une Loi est élaborée, initiée, amendée, votée. Je rappelle la séparation des Pouvoirs -Exécutif, Législatif, Judiciaire- et aussi le cheminement d'une Loi entre l'Assemblée Nationale et le Sénat. Je détaille l'emploi du temps d'un Député qui se partage entre Paris -les séances, les commissions, les groupes d'études,etc- et sa circonscription -les permanences, les réunions sur le terrain,etc- c'est à dire à la fois le Parlementaire qui vote les Lois mais aussi celui qui joue, sur le terrain, un rôle social important. Après quoi je donne a parole aux élèves qui me posent toutes les questions qu'ils souhaitent. Elles sont très variées et vont de "comment devient-on Député" à combien gagnez-vous". Je me livre volontiers à cet exercice qui permet de démystifier une fonction qui doit être mieux connue de tous. J'aime ces rencontres car j'ai le sentiment qu'elles permettent, aux élèves, de mieux comprendre le fonctionnement de la démocratie et de mieux appréhender ce que sont et ce que font les élus de la Nation. A la sortie de ces cours, j'ai même l'impression que les élèves sont devenus incollables sur le sujet, prêts qu'ils sont à aller préciser certains détails à leurs parents...En tout cas je trouve ces contacts importants car ils renforcent l'intérêt des enfants pour l'instruction civique et permettent de former les citoyens de demain. Et je dois même dire que, parmi les élèves, il y en a certains qui montrent un réel intérêt pour la chose publique et semblent encore plus impliqués que les autres. Parfois, à la fin du cours, je demande s'il y a des élèves qui seraient intéressés à s'impliquer plus tard dans la politique et à se présenter à une élection législative: il n'est pas rare que des mains se lèvent. C'est plutôt rassurant de voir que les enfants se projettent aussi dans ce domaine. Je me dis, en quittant la classe, que la relève est assurée!

mercredi 27 septembre 2006

Les infirmières et infirmiers méritent notre reconnaissance

J'ai participé à l'ouverture du 33ème congrès national du syndicat des infirmières et infirmiers libéraux qui se tient actuellement à Nice. Je tiens à rendre un hommage apuyé à cette profession difficile et qui exige un dévouement hors du commun. Songez que pour une injection, une infirmière encaisse seulement 2,90 euros, sans facturer de déplacement ou de frais annexe. Pour une prise de sang, le tarif n'est même pas de 5 euros. Nous avons évoqué les difficultés rencontrées par les professionnels comme par exemple le problèmes de stationnement et de circulation. Payer un PV plus de 30 euros quand vous avez encaissé un honoraire de 2,90 euros, vous avouerez qu'il y a de quoi décourager les plus volontaires. Mais les infirmières et infirmiers ne font pas cette profession pour l'argent mais par vocation. Soulager les autres, leur porter secours et assistance, est un engagement humain qui n'est pas seulement professionnel. J'ajouterais que pour beaucoup de patients, l'arrivée de l'infirmière ou de l'infirmier est un rendez-vous avec l'extérieur, un rayon de soleil, un moment de convivialité. Je pense aux malades qui ne peuvent plus sortir de chez eux ou encore aux personnes âgées devenues impotentes et qui attendent leur visite. Il y a derrière cette profession une fonction sociale très importante que l'on ne soulignera jamais assez. C'est pourquoi je suis admiratif de ces professionnels qui font preuve de tant d'humanité. C'est aussi pourquoi je me suis battu avec le Groupe UDF pour qu'un Ordre Infirmier soit enfin reconnu qui pourra défendre, de façon globale, la profession face aux pouvoirs publics. L'UDF a toujours soutenu cette initiative et nous avons été les premiers à déposer une proposition de Loi sur ce sujet. L'UMP a tout d'abord refusé de la voter préférant déposer son propre texte. Plusieurs mois furent perdus jusqu'à ce que la proposition de Loi fut enfin votée. C'est l'honneur de l'Assemblée d'avoir accepté la création de l'Ordre des Infirmiers. C'est maintenant aux Sénateurs de confirmer la décision prise par les Députés. Espérons que cela ne tarde pas, car les infirmiers méritent cette reconnaisance.

mardi 26 septembre 2006

Associations Françaises: mort sur ordonnance

Les associations (loi de 1901), à but non lucratif, jouent dans notre pays un rôle décisif dans bien des domaines. Les millions de bénévoles qui agissent au service des autres mettent leur travail et leur dévouement à la disposition de la collectivité. Heureusement que les associations existent car sinon, les collectivités publiques ne pourraient pas remplir certaines missions essentielles notamment dans le domaine sportif, culturel, social. C'est pourquoi, les collectivités locales mettaient jusqu'à présent leurs installations à la disposition grâcieuse des associations les plus acitives. Tout allait donc dans "le meilleur des mondes" jusqu'à ce qu'une ordonnance adoptée le 21 avril dernier vienne mettre un terme à ces pratiques. Ainsi, depuis le 1er juillet, les collectivités locales sont tenues de faire payer aux associations un loyer pour l'utilisation des installations publiques. Pour être concrêt, je vous donne un exemple: le boulodrome de Nice est utilisé par tous les clubs boulistes de la ville et ce gratuitement. Désormais, si le texte est appliqué à la lettre, la ville devra louer ces installations pour un montant évalué à plus de 100.000 euros par an! Cette nouvelle a fait l'effet d'une bombe dans le milieu sportif mais au delà dans l'ensemble du milieu associatif. En effet, dans ces conditions, les associations devront purement et simplement mettre un terme à leurs activités et abandonner toutes celles et ceux qui en bénéficiaient. Le résultat d'une telle mesure est que, pour l'instant, la plupart des municipalités se sont refusées à l'appliquer, allant jusqu'à se mettre dans l'illégalité. C'est pourquoi je viens de saisir le Premier Minsitre pour lui demander de suspendre ladite ordonnance et de renouer le dialogue avec le monde associatif et les collectivités locales. Cette mesure administrative apparait en effet totalement déconnectée de la réalité telle qu'elle est vécue sur le terrain et risque de provoquer une réaction extrêmement nuisible pour le bon fonctionnement de la Société Française. C'est une illustration du "mal Français" qui décidément continue à sévir dans tous les domaines, y compris dans ceux où on ne lui demande rien!

lundi 25 septembre 2006

Alerte au Liban: Nasrallah est de retour

Je n'ai jamais douté de la dangerosité du hezbollah, ni avant la guerre de l'été dernier, ni depuis le cessez le feu. Certains ont voulu nous faire croire que le hezbollah pouvait devenir un interlocuteur avec lequel on pourrait discuter de paix. On a même suggéré que le hezbollah pourrait être amené à se désarmer lui-même dans le cadre d'un accord politique. J'avoue n'avoir jamais été convaincu par de tels arguments et la réapparition du chef du hezbollah Nasrallah me conforte dans mon idée. En effet, le leader de la milice armée chiite, qui se cachait jusque là, a décidé de revenir au grand jour, à l'occasion d'un grand rassemblement au Liban. Ses propos haineux n'ont apporté aucun espoir à ceux qui pensaient pouvoir envisager un processus de paix dans la Région. Après avoir vilipendé Israël et les Etats-Unis, Nasrallah a rappelé qu'il entendait poursuivre le combat en se donnant désormais un rôle de "résistant". Ainsi, dit-il, il n'est pas question de désarmer le hezbollah qu'il considère plus puissant encore qu'avant l'été en disposant de 20.000 missiles. Au passage, il demande également la démission du Premier Ministre Libanais, Monsieur Fouad Siniora. Dans un tel contexte, on imagine la difficulté de la mission de la FINUL qui doit jouer un rôle de tampon entre ladite milice et les représentants du peuple Libanais, notamment l'Armée régulière. Le désarmement du hezbollah? Je n'y ai malheureusement jamais cru. La démonstration de force de Nasrallah et sa volonté guerrière viennent lever mes derniers doutes. Financé par l'Iran, aidé par la Syrie, le hezbollah est au coeur du problème du Proche Orient. Je ne vois pas comment l'ONU et les puissances alliées vont pouvoir mener à bien la mission de pacification qui leur a été confiée sans toucher le coeur de la cible qu'est le hezbollah, et les puissances qui le soutiennent. Or, pour l'instant, l'ONU fait comme si cette question pouvait se résoudre toute seule alors qu'au contraire elle amplifie sous nos yeux dans une démonstration qui tend à nous tester. Si on ne réagit pas, si on laisse passer, alors dans quelques temps on devra faire face à un hezbollah encore plus fort et menaçant, adossé à un Iran nucléaire, qui cette fois prendra le Monde en otage. Israël n'est et ne sera pour ces mouvements islamistes qu'un prétexte pour lancer le jihad universel. Les grandes puissances et l'ONU ne peuvent donc pas faire comme si rien ne se passait. Le rassemblement du hezbollah au Liban n'est pas une techno parade, c'est un cri de guerre assourdissant qui vise à mobiliser les troupes islamistes. Sachons mobiliser les troupes de la Liberté avant qu'il ne soit trop tard!

dimanche 24 septembre 2006

Arménie: 15 ans d'indépendance

Cette semaine, la république d'Arménie fête les 15 ans de son indépendance. Avant cette période, je me souviens des combats menés par la Communauté Arménienne de France et de Nice en particulier pour aider l'Arménie à se libérer du joug soviétique. Et puis ce fut le terrible tremblement de terre qui endeuilla ce pays. Et à chaque fois la solidarité de la diaspora joua pour aider ce pays à s'en sortir. J'ai eu la chance, lors de cette législature, de me rendre deux fois en Arménie. La première fut en août 2002, un mois après être devenu Vice Président de l'Assemblée Nationale. La seconde fut le 24 avril de l'an dernier, pour commémorer le 90ème anniversaire du génocide, en compagnie de François Bayrou et de François Rochebloine, Président du groupe d'amitié France Arménie de l'Assemblée Nationale dont je suis membre. L'Arménie est un petit pays qui compte une population de 2 millions d'habitants (le génocide en a éliminé 1,5 million). Cet Etat sans matières premières, a pour principale richesse celle de son peuple. Les Arméniens sont des gens courageux qui savent résister aux attaques, aux pressions, dont ils sont victimes. Ils ont su résister ainsi à la domination soviétique qui aurait du broyer leur culture. Ils ont su résister aux attaques génocidaires perpétrées par les Turcs. Ils font face encore aujourd'hui au blocus imposé par ce pays qui tend à asphyxier l'économie Arménienne. Grâce à son travail et à son imagination, grâce également à l'aide de la diaspora, l'Arménie commence à relever la tête, à se développer, à faire progresser son niveau de vie, à maintenir ses enfants au pays pour éviter ainsi une fuite des cerveaux vers d'autres cieux. Je suis heureux et fier de l'oeuvre entreprise par la France pour permettre aux jeunes Arméniens de profiter d'un enseignement universitaire de haut niveau. En effet, la France a créé une université Française à Erevan, pour enseigner notamment les règles du management public et privé. J'ai pu rencontrer ces étudiants qui parlaient un Français impéccable et qui suivaient un cursus comparable à celui de nos étudiants. Je posais alors la question suivante: "Une fois le diplome en poche, ces étudiants restent-ils en Arménie?". La réponse fut la suivante: "ceux qui émigrent sont généralement les mauvais élèves". Je trouvais cette réponse très intéressante car elle démontre l'attachement de la jeunesse Arménienne à son pays et aussi sa volonté s'investir pour le faire progresser. Dans le même temps, cette université accroit les relations Franco-Arméniennes car ces jeunes étudiants qui seront l'élite Arménienne de demain, garderont de la France, de sa culture, de son enseignement, l'image d'une France généreuse qui sait être là pour aider les peuples qui ont soif de liberté, de justice, de démocratie. Alors à mon tour je souhaite un bon anniversaire à la République d'Arménie, un pays de taille modeste, mais un pays grand par son peuple, par son histoire et par le rôle de sentinelle qu'il joue dans un Caucase bien tourmenté.

samedi 23 septembre 2006

Une sécurité en peau de chagrin

Après les incidents des banlieues du mois de novembre dernier, on avait entendu des déclarations officielles annonçant des mesures exceptionnelles pour renforcer la sécurité des quartiers difficiles. L’agression de deux CRS en Seine Saint Denis par une bande de voyous vient rappeler la réalité d’une situation qui, loin de s’améliorer, ne cesse de se dégrader. Le courrier du Préfet de ce Département alarmant les pouvoirs publics sur l’augmentation de la délinquance dans le 93 et de la baisse des effectifs de police depuis le début de l’année 2006 est un démenti cruel à tous les discours affirmant le contraire. Cette affaire est très préoccupante. D’une part, car elle souligne la faiblesse des moyens de l’Etat pour faire face aux problèmes majeurs qui se produisent dans de nombreux quartiers difficiles. D’autre part, parce qu’elle révèle l’absence de corrélation entre les discours et les actes. Et de ceci, la population s’en rend compte. La conséquence en est une perte de crédibilité du politique face à des citoyens devenus sceptiques par principe. Je pourrais citer un autre exemple se rapportant à la situation des effectifs de police à Nice. Depuis ma première élection à l’Assemblée Nationale, je ne cesse de demander aux Ministres de l’Intérieur successifs un renforcement des effectifs de police. En effet, la cinquième ville de France comptait en 1945 un effectif de 1.000 policiers, travaillant 45 heures hebdomadaires pour une population de 200.000 habitants. Aujourd’hui ce chiffre est tombé à 850 agents pour une population de 400.000 habitants et une durée de travail hebdomadaire ayant baissé. Aucun Ministre, de droite comme de gauche, n’a voulu ou pu régler ce problème. Il y a eu, bien entendu, des déclarations laissant entendre que la situation s’améliorait. Chaque année, par exemple, la presse locale annonce l’arrivée de 30 ou 40 policiers à Nice. Mais ce que l’on omet de dire c’est combien partent, dans le même temps, à la retraite. Ajoutez à cela la somme de RTT rendue obligatoire en raison de l’application des 35H, et vous comprendrez que la situation ne puisse s’améliorer. D’ailleurs, pour déployer des effectifs sur la voie publique, notamment les soirs et les week-end, la Direction de la Police Nationale a du fermer l’ensemble des bureaux de police de quartiers, supprimant de ce fait un îlotage qui avait son utilité. C’est pourquoi je m’inquiète. C’est aussi pourquoi je demande avec insistance, l’ouverture d’un nouveau commissariat de police de plein exercice à Nice Nord de façon à renforcer la sécurité des Niçoises et des Niçois. Un commissariat par tranche de 100.000 habitants, je ne crois pas que cette demande soit farfelue. D’ailleurs, étant donné le nombre de soutiens enregistrés tant sur le site internet que par voie de pétitions, je saisis l’importance que vous attachez à ces questions. Sachez que je poursuivrai dans cette voie car il s’agit d’une juste revendication que les pouvoirs publics doivent entendre et satisfaire !

vendredi 22 septembre 2006

Merci Annie !

La Une de Paris Match est consacrée à Annie Girardot, non pour la présentation de son dernier film, mais pour souligner son combat contre la maladie d’Alzheimer. La Girardot, cette actrice immense, ce petit bout de femme qui a séduit notre jeunesse par son talent, par sa simplicité, par son naturel se trouve malgré elle, dans un rôle qu’elle n’a pas choisi. Elle fut la comédienne la plus courue des années 70. Et puis, Annie Girardot se fit plus rare, presque oubliée. Son public lui resta néanmoins fidèle, comme si un lien personnel existait entre elle et nous. L’âge venant, elle réapparut sur le petit écran notamment à l’occasion de séries télévisées ou d’hommages bien mérités. Malheureusement, elle apparaissait comme une femme brisée qui mobilisait toute son énergie pour se présenter à son public mais chacune de ces rencontres avait quelque chose de pathétique où l’émotion l’emportait. On sentait qu’Annie Girardot n’était plus la même et qu’elle cherchait néanmoins à s’accrocher encore à la vie, tentant de sauver les apparences. Derrière ces changements il n’y avait pas qu’un problème de carrière finissant, il y avait la maladie, une maladie au nom retentissant comme un glas dans les familles qui en sont touchées : Alzheimer. On parle beaucoup de cette pathologie mais on ne peut s’imaginer les souffrances qu’elle génère. Peu à peu le malade vous quitte, pas physiquement, mais intellectuellement, moralement. Vous êtes face à quelqu’un de cher que vous ne connaissez plus. Le silence s’installe, les échanges s’amenuisent, le regard se voile et pourtant la personne est toujours là. Et si vous regardez bien son visage et ce qui lui reste d’expression, vous sentez qu’elle a besoin de vous, de votre amour, de votre affection, de sentir votre présence. Je pense à Annie Girardot et à sa famille qui traversent cette terrible épreuve. Je pense à toutes ces familles qui partagent le même combat perdu d’avance mais devant lequel il faut néanmoins se battre. Nous sommes tous concernés par ce drame, celui d’Annie Girardot incarne ce que bien des familles vivent dans la souffrance et le plus souvent dans la discrétion car cette maladie ne s’expose pas, elle se cache. Annie Girardot nous permet d’en parler et de dire que ça n’arrive pas qu’aux autres. Il n’y a pas de profil pour se trouver atteint pas ce mal. C’est pourquoi je souhaite de tout cœur que les pouvoirs publics se mobilisent afin de donner les moyens à la médecine pour faire enfin reculer ce mal.

jeudi 21 septembre 2006

Dernières journées parlementaires avant les échéances de 2007

Cette année, les journées parlementaires de l'UDF se déroulent à Arras. Nous sommes accueillis dans cette magnifique cité deux fois millénaire, chef lieu du Pas de Calais, dont le beffroi domine du haut de ses 75 mètres. Une ville qui fut une capitale diplomatique où fut signée la paix de la Guerre de 100 ans. Une ville également où le lieutenant De Gaulle commença sa carrière militaire au sein du 36ème Régiment d'Infanterie. C'est l'occasion pour les Députés, les Sénateurs et les Députés Européens de se retrouver, de sonner les trois coups de la rentrée Parlementaire même si cette année elle a déjà eu lieu en raison de la session extraordinaire. C'est aussi le moment où nous préparons l'agenda des mois à venir. Bien sûr, notre ordre du jour est, en entrée, le Budget ainsi que les différents projets de lois qui seront inscrits lors de la session. Mais le plat de résistance est constitué par la préparation de l'élection présidentielle et des élections législatives qui suivront. Nous avons beaucoup travaillé ces derniers mois pour élaborer un projet politique alternatif à ce que proposent la droite ou la gauche. Il faut dire que depuis 25 ans, on assiste au déclin de notre pays sans qu'aucun gouvernement ne réussisse à l'endiguer. Notre souhait est de proposer une perpective de progrès pour la France et d'espérance pour nos concitoyens. A l'issue des différents colloques que nous avons organisés tout au long de l'année, l'UDF proposera un projet novateur qu'il soumettra aux Français dans les semaines et les mois qui viennent. C'est à la conclusion de ce projet que nos journées parlementaires sont consacrées. L'ambiance est studieuse mais elle est aussi fraternelle. L'UDF est un parti uni autour de son projet et autour de son chef. Les Parlementaires de notre parti n'ont pas l'intention de rester l'arme aux pieds mais plutôt de constituer une force sur le terrain pour faire gagner nos idées et espérer enfin changer les choses dans notre pays. Les Français ont tiré la sonnette d'alarme par deux fois le 21 avril 2002 puis en 2005 avec la victoire du NON au référendum. Ils ont marqué par ces gestes la distance qui existe entre le peuple et ses élites. Près de 80% des Français se sentent exclus du pouvoir politique, économique ou médiatique. Et cette fois, les exclus se comptent dans toutes les catégories de la population. D'autre part, un choc terrible se fait entendre qui veut opposer la mondialisation et le modèle républicain Français. On ne sortira pas de cette distance et de ce choc en opposant les Français entre eux. On doit se donner les moyens de réconciler notre peuple et de rendre compatible le modèle républicain à la mondialisation. Ca n'est pas à l'étranger que l'on ira chercher des recettes miracles. C'est en nous que se trouve l'énergie nécessaire pour pouvoir réussir cette synthèse. C'est là l'essentiel de nos préoccupations pendant ces journées parlementaires. Ce sera cela le "serment d'Arras" entre nous et vis à vis des Français.

mercredi 20 septembre 2006

Les surprises de 2007

Avec le déferlement médiatique orchestré depuis plusieurs mois sur le couple Sarko-Ségo, il semble que l'opinion publique devienne plus regardante. La "pipolisation" outrancière accompagnée du voyeurisme malsain qui va avec, a commencé à faire réagir les démocrates et les républicains qui en viennent à se demander si cette mise en scène ne vise pas, tout simplement, à biaiser les cartes ou plutôt les prochains bulletins de votes. Ils ont eu raison car c'est de cela qu'il s'agit. François BAYROU a été le premier à dénoncer bruyamment cette dérive, quitte à prendre le risque de se mettre à dos quelques "patrons" de grands groupes médiatiques avec les mesures de rétorsions qui en découlent. Mais le jeu en valait la chandelle ou plutôt la défense de la démocratie et des valeurs républicaines méritait une telle réaction. En tant qu'internaute, je me félicite de la réaction positive que cette attitude a suscité. En effet, la consultation des différents blogs sur ce sujet montre une adhésion aux principes défendus par François BAYROU. Les soutiens dépassent, et de très loin, les critiques car les internautes sont des femmes et des hommes libres qui vont à la recherche de l'information et qui refusent le matraquage d'où qu'il vienne. Il y a sur la toile un comportement citoyen qui fait honneur à ce moyen de communication et à ceux qui le pratiquent. Je vous conseille d'aller visiter notamment le site AGORAVOX qui a osé un sondage en vue des présidenteilles. Et bien celui-ci place François BAYROU en première position. C'est là une surprise pour certains d'entre vous mais je crois que le prochain scrutin présidentiel est à la recherche de sa surprise. En tout cas le scénario qu'on nous propose depuis des mois commence à lasser et il se pourrait bien qu'en 2007 le candidat centriste crée effectivement cette surprise!

mardi 19 septembre 2006

L'amnésie serait-elle devenue contagieuse?

Quand j'ai entendu les propos de François Fillon indiquant qu'il fallait réformer les régimes spéciaux de retraites, mon sang n'a fait qu'un tour. Je présidais les séances de l'Assemblée Nationale au moment où la Loi sur les retraites était discutée. Le Ministre en charge de ce dossier était justement François Fillon. Le Groupe UDF demandait alors au Ministre, par voie d'amendement, que l'on examine les régimes spéciaux et qu'ils soient donc intégrés à la Loi. J'entends encore le Ministre répondre au Groupe UDF que c'était hors de question, en argumentant sa réponse pour bien montrer qu'il ne fallait surtout pas le faire. Trois ans plus tard, le même François Fillon défend un point de vue totalement inverse avec le même applomb. Il omet tout simplement de rappeler la position qu'il soutenait alors, il omet aussi de rendre la paternité de cette proposition à l'UDF qui avait fait les frais de son refus Ministériel. Au passage, la presse ne mentionne même pas le différend qui avait opposé, à cette époque, l'UDF à l'UMP. Pourtant ce serait intéressant de savoir qui a une ligne et s'y tient, et qui gouverne au fil de l'eau en changeant de cap. Mais il est vrai que donner la parole à François Bayrou, surtout pour lui permettre de démontrer qu'il avait une fois encore raison avant tout le monde n'est pas envisageable. Alors il vaut mieux passer cela sur le compte d'un trou de mémoire collectif, voire d'une épidémie contagieuse d'amnésie et donc laisser croire à Monsieur Fillon qu'il a inventé l'eau chaude.

lundi 18 septembre 2006

Solidarité avec le Pape

Le Pape Benoit XVI se trouve placé au centre d'une polémique devenue planétaire pour avoir osé dire que "la guerre sainte, le Jihad, était une pathologie de la religion musulmane". On pourra toujours commenter ces propos, on pourra aussi s'interroger sur l'opportunité de les avoir prononcés. Mais en revanche, on ne peut décidément pas condamner le Pape, homme de paix et de réconciliation, de chercher à stigmatiser la religion musulmane et de pointer ses croyants. Je crois bien avoir entendu Benoit XVI saluer cette grande religion monothéiste qu'est l'Islam sans pour autant faire l'amalgame avec certaines déviances qui débouchent sur la violence et la guerre. En revanche, ce qui m'a profondément choqué, ce sont les réactions violentes qu'ont suscité ces propos dans de nombreux pays musulmans: des manifestations de rues hostiles au Saint Père, des messages de haine à l'endroit des "infidèles", des églises mitraillées, une religieuse abattue, etc. Ces réactions révèlent l'état de méconnaissance de ces manifestants à l'égard non seulement de nos sociétés occidentales mais aussi du message de paix du Pape. Ces réactions en chaîne sont également révélatrices d'une relation extrêmement dégradée entre l'Orient et l'Occident, d'un mal qui couve et qui explose à la moindre occasion. Un précédent -l'affaire des caricatures de Mahomet- nous avait enseigné l'existence de ce problème. Cette fois, c'est encore plus grave car il s'agit de l'une des plus hautes autorités morales de la planète qui est ainsi mise en cause et qui suscite des réactions de haine. Ceci a même été accompagné du rappel des ambassadeurs auprès du Saint Siège de pays aussi modérés que l'Egypte ou le Maroc. Faut-il que les extrêmistes soient suffisamment puissants ou menaçants, y compris dans ces pays, pour amener les gouvernements à réagir de la sorte. Je vois dans cette réaction planétaire un signe inquiétant qui vise à nous prévenir qu'en ce qui concerne l'Islam, il vaut mieux ne pas s'exprimer, voire ne pas chercher à comprendre. Or, les Chrétiens comme les Juifs acceptent le débat voire la critique sans pour autant réagir avec violence contre ceux qui exprimeraient un désaccord. La guerre sainte aurait-elle envahi les esprits au point d'aveugler et de fanatiser des foules? Je le crains. En défendant la liberté du Pape à s'exprimer, je défends aussi la nôtre. Benoit XVI n'est pas seul et isolé. Nous sommes tous derrière lui, non parce que nous sommes chrétiens, non parce que nous sommes occidentaux, mais parce que nous sommes attachés à des valeurs de paix, de fraternité et de liberté pour lesquelles nos anciens se sont battus et sur lesquelles nous ne sommes pas disposés à capituler.

dimanche 17 septembre 2006

PS, UMP: la mode de la rentrée est au gilet pare balles

Je ne sais pas s'il faut en rire ou s'en inquiéter mais si je devais dire qu'elle va être la mode de la saison automne-hiver au PS ou à l'UMP, je dirais spontanément le gilet pare balles. C'est une image, bien entendu, et les balles ne sont que virtuelles, elles ne tueront physiquement personne. Mais politiquement, c'est une autre affaire. Voyons plutôt concrètement de quoi il s'agit. Au PS d'abord, dans la préparation de l'élection interne à la désignation à la candidature présidentielle, il faut convenir qu'on ne voit à priori que des oppositions entre des ambitions et bien peu de cohérence. Et toutes les clauses de style avertissant qu'il s'agit d'assurer la victoire du Parti Socialiste cachent des luttes fratricides qui visent à tuer ses concurrents. La dernière attaque émane de Jean Luc Mélenchon qui taxe Madame Royal de démagogie (je dirais même que cette analyse relève du pléonasme!). En effet, la madone des sondages veut s'attaquer à la retraite des élus, ce qui fait toujours plaisir à ceux qui ne le sont pas mais qui ne tient compte d'aucune réalité. Mélenchon demande alors à la belle Ségolène si elle fera don à la France de son cumul de retraites d'élue et de fonctionnaire. Comme nous le voyons le débat non seulement prend de la hauteur, mais en plus il traduit une amitié sincère ! Du côté de l'UMP, le Premier Ministre est venu dire à l'université d'été de Marseille tout le bien qu'il ne pense pas de Sarkozy, et vice versa. Mais sitôt le décor démonté, chacun y va de son initiative pour dézinguer l'autre: l'un dit "il faut supprimer la carte scolaire", l'autre répond "il n'en est pas question", l'un dit "il faut revoir les régimes spéciaux des retraites", l'autre dit "certainement pas". Comme on le voit, à gauche comme à droite, on ne cultive pas la différence, cela va bien au delà. Désormais on cultive l'incohérence. Et dans quelques mois on vous dira qu'il faut faire la paix, qu'on marche d'un même pas pour faire gagner la France, etc, etc...En tout cas si j'étais au PS ou à l'UMP, je mettrais un gilet pare balles, voire même un casque, tant le climat est devenu guerrier. Je pense à mes collègues parlementaires de ces deux partis qui, pour la plupart, tentent de ne pas se faire remarquer de peur de se trouver aussi dans la trajectoire. Je leur conseille d'aller aux abris en attendant des jours meilleurs pour aller se montrer aux côtés du vainqueur le moment venu. C'est souvent comme ça que ça se passe, c'est parfois efficace, ça n'est en rien glorieux.

vendredi 15 septembre 2006

De l’indépendance de la Justice

Lors de la dernière campagne présidentielle, alors que le climat des « affaires » sévissait, le Président de la République annonçait un grand débat parlementaire pour redéfinir le statut du Chef de l’Etat, débat qui n’a évidemment jamais eu lieu et aucune loi n’a été votée dans ce sens. En effet, dans notre pays, le Président de la République bénéficie d’une immunité pendant toute la durée de son mandat, jurisprudence du Conseil Constitutionnel du temps où Roland DUMAS en était lui-même le Président. On se souvient d’ailleurs des circonstances curieuses dans lesquelles cette décision fut prise. Le Président du Conseil Constitutionnel était alors mis en examen et nombre de voix s’élevaient pour demander sa démission pendant la durée de son procès pour éviter tout soupçon relativement à la fonction. Le Président de la République qui est en charge de sa nomination resta muet et se garda bien de demander le retrait de Roland DUMAS. C’est ainsi que dans la foulée la décision de l’immunité du Président de la République fut prise par la haute juridiction…Je me garderai de faire tout commentaire à ce sujet mais bien des observateurs les ont faits à cette époque. Le Président de la République a, dès lors, été à l’abri de toute tentative de mise en examen ou d’enquête approfondie sur les affaires qui le cernaient. Soit dit en passant, dans d’autres grandes démocraties, les Chefs d’Etats ne sont pas à l’abri d’enquêtes les concernant voire de destitution. Rappelons-nous Nixon ou encore Bill Clinton aux Etats Unis. C’est aussi le cas actuellement du Président de l’Etat d’Israël. Mais chez nous il y a comme une survivance de l’ancien régime : « Selon que vous êtes puissant ou misérable » disait La Fontaine ». Je constate, à regret, que cette citation n’a pas pris une ride ! Entre temps il y a eu les différentes amnisties, celle de Guy DRUT par exemple, ou encore de David Douillet, amis célèbres du couple présidentiel. Enfin, la cerise sur le gâteau, le Président de la République vient de nommer à la tête du Parquet de Paris, l’un de ses proches collaborateurs. Il s’agit cette fois de préparer l’avenir. Car si le Président est à l’abri de toute poursuite pendant son mandat, cette immunité tombe dès lors qu’il n’est plus élu. Et ceci pourrait bien arriver l’année prochaine. Alors autant prendre les devants et faire en sorte de pouvoir compter sur un parquet complaisant.

jeudi 14 septembre 2006

Les amis Européens d’Israël s’organisent

Après mon déplacement en Jordanie pour créer l’Assemblée Parlementaire de la Méditerranée, je me suis rendu à Bruxelles pour la mise en place de l’Association des Parlementaires d’Europe Amis d’Israël. En effet, je suis Président du Groupe d’Amitié France Israël à l’Assemble Nationale. Mais je ne suis pas le seul en Europe, loin s’en faut. Dans chaque Parlement National mais aussi au Parlement Européen, des groupes similaires manifestent leur amitié à l’égard de la démocratie Israélienne. C’est pourquoi, nous avons pris l’initiative de nous retrouver dans la capitale Belge pour mieux coordonner nos actions et montrer que l’amitié avec Israël est une idée éminemment Européenne. Israël est une démocratie qui dispose d’élections libres, d’une presse libre d’une Justice rigoureuse répondant à des Lois claires et votées par un Parlement représentatif de la population. Ce sont là des critères dans lesquels nous Français, nous Européens, nous retrouvons. Ce partage de valeurs communes doit être mis en valeur auprès de ceux qui l’ignoreraient. D’où l’initiative de Bruxelles. C’est un pas, non pour développer une amitié exclusive de toute autre, mais pour insister sur les valeurs humanistes que nous partageons et qui ont d’ailleurs un caractère universel. Il ne faut donc chercher dans cette démarche aucune attitude agressive ou négative vis-à-vis d’autres peuples, ceci serait en contradiction avec ma volonté de créer un Parlement de la Méditerranée et de développer le dialogue entre les peuples de cette Région. Mais simplement, ceci participe de ma farouche détermination à être un porte parole, parmi d’autres, des valeurs humanistes et de la démocratie. Etre un ami d’Israël signifie aussi cela. Et même si certains peuvent ne pas comprendre cette attitude, tant la désinformation a pu polluer ce message, ceux qui se sont rendus au Proche Orient doivent entendre ce que j’affirme. Nous vivons dans un Monde tourmenté. Chercher à nier nos valeurs ou à les déprécier conduit au recul de notre idéal de paix et de tolérance. Les affirmer, au contraire, peut nous permettre de les faire partager à d’autres et à créer des liens d’amitié et de fraternité. C’est de ces notions dont le Monde à besoin. Les valeurs humanistes sont une clef pour y accéder. Et ces valeurs nous les avons en partage avec Israël. N’ayons aucune honte à le dire !

mercredi 13 septembre 2006

Royal : le verni s’écaille

Cela devait être une fête de la rose de plus dans le parcours imposé aux candidats à la candidature du parti Socialiste à l’élection présidentielle. Les organisateurs de cette réunion de Quimperlé avaient prévu un débat avec le MJS, le Mouvement des Jeunes Socialistes. Madame Royal avait répondu favorablement à cette invitation. J’imagine l’entrée de la candidate, sourire accroché, serrant des mains et distribuant quelques amabilités à des militants curieux d’approcher la madone des sondages. Pour ce qui concerne le sourire, je suis personnellement sensible à la sincérité qui doit, selon moi, l’accompagner. Je ne peux pas dire que je sois convaincu de cette sincérité. Je trouve celui-ci trop figé pour traduire un sentiment. Mais enfin, ça n’est là qu’une perception personnelle que vous n’êtes pas obligé de partager. C’est la suite de cette réunion qui est intéressante car elle me semble révéler la nature de la véritable Ségolène. Alors que le débat avec les jeunes est engagé, une jeune militante ose une question pour demander à la candidate « virtuelle » si le clivage droite-gauche est essentiel. C’est une question qui taraude les Socialistes, comme l’UMP d’ailleurs, qui estiment qu’il n’est de salut que dans une frontière étanche entre les deux camps. Vouloir couper la France en deux est décidément une attitude qui m’est bien étrangère, c’est pourquoi je suis à l’UDF. Mais revenons à la question de la jeune militante socialiste et surtout à la réponse de Madame Royal : « tu as un doute ? Vas-y, aie le courage de tes opinions !» apostrophe-t-elle en direction de cette jeune personne décontenancée par l’agressivité évidente de la réponse. La jeune fille essaie alors de reprendre ses esprits pour argumenter sur des questions qui préoccupent les jeunes militants socialistes comme les 35h ou encore la carte scolaire. Alors là, Madame Royal perd son sang-froid et réplique sèchement : « Allez, vas-y ! Quelles sont les autres questions ? Tu n’es pas obligée de demander au garçon qui est derrière toi l’autorisation de parler. Tu es une femme…Tu as le droit de t’exprimer ! Tu es sûre que tu ne voulais pas aussi me parler des militaires ? » Cette fois la réponse, tant sur le ton que sur le fond, est éclairante. Madame Royal aime bien parader, ce que lui confère sa position de candidate, choyée par les sondages, mais supporte très mal le débat. Considérer, en effet, se sentir piquée par une jeune socialiste qui lui pose une question aussi peu banale, révèle un trait de son caractère que certains découvrent mais que ceux qui la connaissent vous décrivent volontiers. Cet incident a été relevé par la presse car visiblement il a choqué les militants et notamment les jeunes qui n’ont toujours pas compris cette réaction. Imaginez que Madame Royal soit retenue par le PS pour être candidate à l’élection présidentielle, je suppose que les Français auraient alors l’occasion de l’interroger relativement à son programme, voire de lui faire des remarques désobligeantes. Si la réponse à une question somme toute « gentille » d’une jeune socialiste est aussi agressive, alors j’imagine ce qu’elle sera quand elle s’adressera à des Français qui n’ont pas leur carte du PS dans leur poche. Et pire encore, imaginons-la élue Présidente de la République, alors les contestataires n’auront plus qu’à la boucler ! L’une des qualités requises d’un élu ou d’un candidat à une élection est de savoir écouter, de prendre note des remarques formulées par vos interlocuteurs et de savoir convaincre que votre point de vue est juste. Renvoyer un interlocuteur en lui faisant comprendre qu’il est un imbécile ou qu’il a un mauvais esprit quand il cherche simplement à s’informer, est un signe d’une très grande faiblesse et d’une absence de maîtrise de soi. On comprend mieux pourquoi Madame Royal avait refusé de débattre avec les jeunes socialistes à l’université d’été de la Rochelle. Mais on peut dire que, si l’on ne peut contenir ses nerfs dans une situation aussi familière pour un élu que de se trouver devant un parterre de militants, alors on n’a pas le profil ni la carrure pour exercer la fonction suprême du pays. J’ai, pour ma part, été choqué par cette attitude même si je n’en ai pas été étonné. J’espère simplement que ceux qui, comme moi, ont été interloqués par cette réaction mais qui, pas comme moi, sont socialistes ou sympathisants, sauront en tirer les conséquences. La Présidence de la République exige des candidats le respect des Français. Cet incident révèle qu’au niveau de Madame Royal il y a carence dans ce domaine. Après les couvertures des magazines au papier glacé, la période qui s’ouvre pourrait s’intituler celle du verni écaillé.

mardi 12 septembre 2006

Parlement de la Méditerranée: mission accomplie.

Cela fait plus de trois ans que je travaille à la réalisation d'un Parlement de la Méditerranée. Je crois en effet à la vertu du dialogue entre les peuples et à la nécessité de rapprocher les positions des uns et des autres. La Méditerranée est souvent considérée comme une ligne de fracture entre les peuples, alors qu'elle devrait être, selon moi, un trait d'union. En 2003, j'ai accédé à présidence de la Conférence sur la Sécurité et la Coopération en Méditerranée. Elu à l'unanimité des 25 pays Méditerranéens, j'ai proposé aux Parlementaires qui siégeaient dans cet organisme de nous mettre au travail pour créer un véritable Parlement de la Méditerranée. Mon ambition? Rassembler les Parlementaires Méditerranéens, les faire travailler ensemble en ayant pour seul objectif d'aller dans le sens de l'intérêt général de nos peuples. Si chacun considérait cette idée positive, en revanche j'enregistrais beaucoup de réticences de la part des belligérants du Proche Orient qui rechignaient à siéger ensemble. Je leur exprimais un avis différent en insistant sur le fait qu'en cas de problèmes, il vaut mieux se parler plutôt que de refuser tout contact. Ma thèse l'a emporté et nous avons commencé à construire ce projet. Plus de trois ans après, c'est à dire à la suite de nombreuses réunions et de négociations entre les différents pays, nous sommes arrivés au terme de nos travaux puisque nous avons participé ce lundi à l'inauguration du Parlement de la Méditerranée. Cette première Assemblée s'est réunie à Amman, en Jordanie. A cette occasion, les Parlements des pays Méditerranéens m'ont élu à l'unanimité Président Fondateur de cette nouvelle Assemblée. Je ressens l'honneur qui m'est fait mais aussi j'apprécie le témoignage de confiance et d'amitié qui m'est adressé par des peuples aussi différents mais qui sont unis par la Méditerranée et qui ont compris et soutenu mon action. C'est un vrai bonnheur et une immense satisfaction d'avoir pu réaliser ce pari fou, surtout dans le contexte actuel assez difficile. Songez que les Israéliens, les Palestiniens, les Syriens...mais aussi les Français, les Italiens les Grecs ou encore les Turcs siègent cote à cote. Nous sommes là pour parler du patrimoine que nous avons en commun et pour voir comment, tous ensemble, nous pouvons le protéger, le promouvoir, comment nous pouvons contribuer, même modestement à faire en sorte que les peuples arrêtent de se combattre et se retrouvent pour construire ensemble un avenir meilleur. Mon implication sur ce projet a été totale et même si la tâche a été difficile, je n'ai jamais douté du bien fondé d'une telle initiative. Mes collègues des 25 pays Méditerranéens m'ont soutenu tout au long de cette entreprise et me savent gré d'avoir tenu bon jusqu'à sa concrétisation. Je suis réellement fier du travail accompli avec toute mon équipe mais je suis également très fier que cette initiative soit venue de France et ait pu faire avancer le dialogue et la compréhension entre les Méditerranéens. Une nouvelle page de l'histoire Parlementaire de la Méditerranée s'ouvre devant nous. Elle sera ce que Parlementaires en feront. Mais je suis convaincu qu'une telle initiative ne peut être que positive pour la Méditerranée qui aspire à devenir une région de paix, de prospérité et où les Droits de l'Homme et les valeurs humanistes sauront triompher.

lundi 11 septembre 2006

5 ans déjà

Il y a 5 ans, le 11 septembre 2001, chacun se souvient du moment au cours duquel les tours du World Trade Center ont été attaquées par des avions de lignes pilotés par des terroristes d’Al Qaïda. A ce moment précis, le monde s’est arrêté de tourner pour une grande partie de l’humanité. J’étais pour ma part à ma permanence de l’avenue Jean Médecin. Sitôt la nouvelle annoncée par téléphone, j’allumais la télévision et restais pétrifié par les images d’horreur qui étaient diffusées en direct depuis New York. J’essayais d’appeler, en vain, ma sœur qui habite aux Etats-Unis pour savoir si sa ville n’était pas touchée. Car, à cet instant, la chute de ces tours symboles de l’Amérique incarnait à elle seule une secousse qui allait très au-delà de ce que nous pouvions voir. C’était la première puissance mondiale qui soudain était ébranlée, c’étaient des milliers d’innocents qui étaient enlevés à l’affection des leurs, c’était un peuple ami sur lequel s’abattait la malédiction, c’était un peu nous-mêmes qui étions attaqués sans savoir comment on pouvait se défendre. Tout à coup, toutes les assurances tombaient, le chaos s’installait au cœur de chacun d’entre nous. Comment nos enfants allaient-ils pouvoir grandir dans un tel Monde dont la cruauté dépassait soudain tout ce que la fiction pouvait imaginer de pire. 5 ans après, les plaies ne sont pas refermées. Et même si New York a rapidement réappris à vivre, même si chacun d’entre nous essaie d’imaginer un monde meilleur, chacun sait combien l’équilibre est fragile. Il n’y a plus de normes. Les lois de la guerre et de la paix sont tout à coup devenues obsolètes. Une bande de terroristes fanatisés ont mis à terre la première puissance mondiale. Et chacun sait que prévenir une telle catastrophe relève de l’impossible, les moyens les plus sophistiqués n’y pouvant rien. A cet instant, je ne veux pas exprimer mon pessimisme, mais mon immense malaise face à une situation que personne, 5 ans après, n’a su analyser avec précision. Quand aux auteurs d’une telle barbarie ils continuent d’agir sans pouvoir être éliminés ni même repérés. Les grandes démocraties se trouvent bien impuissantes face à un tel fléau. Malgré leur volonté de s’unir pour prévenir toute nouvelle attaque de ce type ou d’une autre nature, les grandes puissances savent la menace toujours présente, comme si rien ni personne ne pouvait l’empêcher réellement. Espérons seulement que l’on saura avoir les mots, les attitudes, vis-à-vis des peuples que l’on fanatise ici ou là, pour les convaincre que l’épanouissement de l’homme ne se fait pas avec des bombes autour de la ceinture. Malheureusement, quand je vois la situation en Irak, en Afghanistan, en Iran ou ailleurs, je me dis qu’on est loin 'avoir atteint notre objectif. Finalement il faut convenir, non sans regrets, que ces 5 années on suscité plus de questions qu’elles ne nous ont apporté de réponses. La lutte contre le terrorisme est bien engagée mais sommes nous réellement sur la bonne voie pour l’éradiquer ? Nul ne peut hélas répondre oui à cette interrogation.

samedi 9 septembre 2006

La bullocratie à Nice...

Depuis le début des travaux du tramway, les nerfs de la population Niçoise sont soumis à rude épreuve. En effet, dans ce genre de chantier, on peut comprendre que le maintien de la circulation des automobilistes et des piétons cohabitant avec travaux eux-mêmes soit une épreuve difficile. Mais je dois dire, pour avoir visité des chantiers similaires dans d'autres villes de France, que Nice détient un triste record: celui du chantier le plus mal géré. Tout d'abord des délais qui s'allongent: aujourd'hui personne ne peut dire quand le tramway sera véritablement livré. Il suffit de regarder la petite vitesse des activités le long du tracé pour comprendre. Nombre de commerçants fortement pénalisés par ces travaux regardent le "no man's land" situé devant leur vitrine, sans voir le moindre ouvrier pendant de longues journées quand ce n'est pas pendant de longues semaines. Les chaussées sont défoncées et les itinéraires sans cesse déviés. Les trottoirs sont une succession de trous et de bosses qui représentent autant de dangers pour les piétons (près de 600 d'entre eux sont déjà passés par le service des urgences de l'hôpital). Je passe sur les bâtiments endommagés, les canalisations venant d'être refaites explosées par des rouleaux compresseurs qui n'auraient pas dû passer par là, la dalle du parking Masséna cassée (ce qui n'était pas prévu à l'origine), et même parait-il, des rails récemment montés à l'envers! Les Niçois s'exaspèrent mais sont obligés de prendre leur mal en patience en souhaitant que ce cauchemar sera bientôt fini. Mais voilà, on nous annonce de nouveaux ennuis: la pose des câbles aériens. Etpour cela, il faudra fermer tout simplement mais complètement la circulation dans les rues concernées. Ainsi l'avenue Jean Médecin devra être totalement neutralisée et la circulation, notamment celle des autobus, devra être détournée. Et pour ce qui concerne les autobus, les faire circuler dans des voies étroites, encombrées de double files en l'absence de forces de police, est une ineptie. Je me suis trouvé bloqué hier, par deux fois, dans des voies du centre ville, totalement saturées avec des autobus qui tentaient vainement de faire leurs manoeuvres sans qu'aucun policier municipal ne se manifeste. Je ne mets pas en cause ces fonctionnaires qui font ce qu'ils peuvent mais qui visiblement ne reçoivent pas d'ordre d'agir sur le terrain pour faciliter la vie des Niçois. Je mets en cause leur hiérarchie, Maire et Adjoint absents et muets vis à vis de ces problèmes qui perturbent gravement la vie de nos concitoyens. Décidément, les élus municpaux semblent vivre dans une bulle, coupés des réalités du quotidien alors qu'ils sont en principe élus pour répondre aux attentes de leurs concitoyens. On souffrait jusqu'à présent de la technocratie, de la bureaucratie...les élus de la Mairie de Nice semblent maintenant atteints d'un nouveau mal: la bullocratie! Cela veut dire, être enfermé dans une bulle et ne plus se soucier de ce qui se passe à l'extérieur. Mais en Niçois "faire le bullou" veut aussi dire "rouler des mécaniques", ce qui semble correspondre assez exactement aux comportements de ceux dont je parle!

jeudi 7 septembre 2006

Reprise de la session parlementaire dans la confusion

La session extraordinaire qui s'ouvre aujourd'hui ne vas pas rester dans les annales du Parlement comme un grand moment de démocratie et de transparence. Tout d'abord, le sujet à l'ordre du jour est un dossier complexe que personne ne comprend. Je prends la peine de l'expliquer à tous ceux qui m'interrogent mais je perçois chez mes interlocuteurs beaucoup de perplexité dans ce domaine. J'ai indiqué, sur le blog il y a quelques jours, pourquoi je suis opposé à la privatisation de GDF, j'espère que certains y auront trouvé les réponses aux questions qu'ils se posent. Mais j'annonce ici une session extraordinaire folle qui va plonger l'opinion publique au delà de la perplexité. Songez que le Groupe Socialiste a déposé 135.000 amendements! Ce chiffre n'a jamais été atteint au Parlement. Pour pouvoir les examiner, le Parlement devrait siéger 24h sur 24 pendant toute une année! Bien entendu ces amendements sont des amendements d'obstruction, qui ont pour but de prendre l'opinion publique à témoin pour faire comprendre que cette privatistion est mauvaise. Mais les conditions dans lesquelles ce débat va se dérouler, loin d'éclairer les Français, vont donner une image désastreuse de la démocratie et de son fonctionnement. Je ne suis pas sûr qu'au bout du mois de septembre cette question ait été réglée. En effet, ou bien le débat s'enlise et le texte ne sera pas voté, ou bien le gouvernement décide de passer en force et a recours à l'article 49-3 de la Constitution qui prévoit l'adoption de la loi sans qu'elle ne soit votée. Dans les deux cas, la perception que les Français auront du travail parlementaire n'en ressortira pas grandie.

mercredi 6 septembre 2006

Le service civique obligatoire fait des émules

François Bayrou a proposé depuis plusieurs années la création d'un grand service civique obligatoire pour les jeunes afin qu'ils puissent se mettre au service de la société pendant une période de leur vie. En effet, après la disparition du service national, chacun s'accorde à reconnaitre que la "journée citoyenne" n'est qu'une coûteuse plaisanterie pour un effet totalement nul. Ca n'est pas une rencontre de cette nature pour une période de 24 heures qui vous permet de prendre conscience des valeurs de la société. De ce fait, le gouvernement a proposé la création d'un service civil volontaire. François Bayrou et l'UDF ont immédiatement combattu cette idée en indiquant que seul le caractère obligatoire et universel d'une telle mesure lui permettrait d'être efficace. Et cette efficacité est à rechercher dans deux directions: d'une part permettre le brassage des jeunes, au delà de leur origine sociale, géographique ou autre; d'autre part, donner à chacun une responsabilité permettant de s'intégrer dans la société et permettant de mesurer sa propre utilité. A l'époque où François Bayrou en faisait la proposition, que n'a-t-on entendu? Que cette mesure était irréaliste et fort onéreuse, qu'il fallait donc ne pas lui donner suite. Que le gouvernement, dans son immense sagesse, proposait un service volontaire et qu'il répondait donc à la question posée...Autant d'arguments qui furent vite démentis par les faits. La crise des banlieues du mois de novembre 2005 a apporté la démonstration de l'état de crise et de désespérance où se trouve notre jeunesse. Alors, François Bayrou continuait de défendre l'idée du service civique obligatoire sous les mêmes sarcasmes. Mais voilà, la campagne présidentielle approche. Du coup, les candidats sont à la recherche d'idées nouvelles pour sortir le pays de la crise. C'est alors qu'à l'instar du coucou qui va faire son nid dans celui des autres, les candidats UMP ou socialistes se rallient à cette idée, se l'approprient et l'intègrent dans leur programme pour en faire une mesure phare. C'est du détournement d'idée, de la captation de programme, du vol à l'étalage, appelez cela comme vous voudrez. Mais puisque tout le monde fait sienne cette idée, alors François Bayrou, à juste titre, propose d'inscrire cette proposition à l'ordre du jour de la prochaine session parlementaire. Ainsi, de promesse électorale, cette mesure pourrait devenir immédiatement effective et rendre service à la jeunesse de notre pays. Mais curieusement les mêmes qui sont pourtant au pouvoir et aussi candidats à la Présidence de la République ne semblent pas pressés d'agir. Il y a finalement plus de candidats à la parole que de candidats à l'action. C'est fort regrettable pour notre pays qui souffre de cette situation depuis trop longtemps. Le Président de l'UDF aura eu, une fois encore, raison tout seul et trop tôt. Et quand il demande d'accélérer le mouvement, on l'ignore. Ceux qui électrisent les foules en parlant de réformes perdent ainsi toute crédibilité quand ils refusent de les mettre en oeuvre lorsque l'opportunité se présente. Car ce qu'attendent les Français ce ne sont pas des paroles, ce sont des actes!

mardi 5 septembre 2006

Non à la privatisation de GDF

La session extraordinaire du Parlement a été convoquée dès cette semaine par le Président de la République afin d'examiner le projet de Loi autorisant la privatisation de Gaz de France en vue de sa fusion avec le groupe SUEZ. Sur le plan du projet industriel, le rapprochement de ces deux sociétés n'est pas une ineptie puisque leurs activités sont très proches. Mais sur le plan politique et sur celui de la défense des intérêts majeurs des Français, ce projet est beaucoup plus préoccupant. En effet, tout ce qui concerne les approvisionnements énergétiques revêt un caractère extrêmement sensible où l'aspect commercial ne doit pas s'imposer à l'exclusion de tout autre. Mon opposition repose sur quelques critères simples et que tout le monde peut comprendre. Tout d'abord, GDF est une entreprise saine et qui a été construite au fil du temps grâce aux efforts des Français. D'autre part, le Gaz est aujourd'hui une source d'énergie rare et reherchée, dont les producteurs entendent profiter au maximum des retombées financières qu'ils pourront lui procurer dans l'avenir. On voit d'ailleurs combien cette question peut être une source de conflit quand la Russie, pays producteur, a décidé d'augmenter soudain de façon exponentielle le prix du gaz exporté vers l'Ukraine. Ce pays n'a pas pu faire face à cette augmentation et l'approvisionnement en gaz a été diminué unilatéralement par la Russie. Si une telle situation se produisait vis à vis de la France, seul l'Etat Français pourrait avoir la capacité de réagir en faisant pression sur la Russie. En revanche, si GDF est privatisée, elle pèsera bien peu de chose à l'égard de l'Etat Russe ou d'un autre. Par ailleurs, si une société publique rend des comptes à l'Etat, une société privée ne rend des comptes qu'à ses actionnaires. Ainsi, si l'équilibre financier du futur groupe GDF/SUEZ est menacé, sa direction décidera d'augmenter les tarifs et le consommateur n'aura pas de recours. C'est pourquoi je pense que l'Etat doit rester majoritaire dans la future société pour pouvoir défendre les intérêts des Français. Malheureusement ce débat est mal parti. Il y a deux ans, Monsieur SARKOZY était totalement hostile à ce que la part de l'Etat descende en dessous de 70% pour les raisons que je viens d'évoquer. Mais dans la partie de bras de fer qui l'a opposé au Premier Ministre, c'est ce dernier qui l'a emporté et donc l'UMP votera le texte de loi. Sauf que le PS a décidé de déposer 100.000 amendements, du jamais vu sous la Vème République! Cela veut dire que le texte ne sera pas voté et que le Gouvernement devra passer en force en utilisant l'article 49-3 de la Constitution. C'est donc une très mauvaise affaire pour GDF, pour la France et pour les consommateurs. Je le regrette profondément car l'approvisionnement énergétique est un sujet majeur pour notre pays. C'est pourquoi, je vous devais ces explications relativement à ma position sur ce projet.

dimanche 3 septembre 2006

François Bayrou: rendre aux Français leur liberté de choix.

Un François Bayrou combatif, souriant et ferme, le ton et le fond correspondant à un message parfaitement clair: la politique doit changer et 2007 est une occasion que nous devons saisir. Discours d'ouverture et d'espoir pour une société Française bloquée, sclérosée par 25 ans de pouvoir partagé entre la droite et la gauche, le Président de l'UDF a dit les choses telles qu'il les pense mais aussi et surtout telles que les Français les ressentent. Car lorsque vous demandez autour de vous si l'on croit encore à la politique, on vous répond invariablement hélas qu'il n'y a plus rien à en attendre. Et ceci n'est pas sain en démocratie. Et pour redonner confiance et faire comprendre aux Français que le pouvoir peut leur être restitué, je ne crois pas que ce soit en invitant les Doc Gyneco ou Johnny Hallyday qu'on les convaincra. Ce ne sont là que des parades dont le peuple n'a cure. C'est en parlant aux Français un langage de vérité en les regardant dans les yeux qu'on les amènera à retrouver l'envie d'aller voter. C'est aussi en dénonçant des connivences de la politique avec les puissances de l'argent, industrielles et médiatiques, qu'on contribuera à assainir une situation que tout le monde réprouve mais que personne n'ose aborder. C'est courageux pour un politique comme François Bayrou d'ouvrir ce débat car dans le microcosme parisien on a pris l'habitude de s'accommoder de cette situation plutôt que de proposer sa disparition. Il y a ceux qui profitent du système et qui souhaitent que ça dure. Il y a ceux qui voudraient bien en faire partie et qui, pour se faire bien voir, ferment les yeux en espérant de pourvoir en profiter même un petit peu. Et puis il y a ceux qui en sont totalement exclus mais qui n'ont pas la carrure suffisante pour se faire entendre en dénonçant la situation telle qu'elle est. François Bayrou pourrait faire partie de la seconde catégorie, ceux qui pourraient se faire bien voir en étant indulgents, afin de profiter un peu du système. Et bien non, François Bayrou en appelle à la transparence, à l'honnêteté et non à l'esprit de système qu'essaient de se partager depuis 25 ans les uns et les autres. C'est son honneur de le faire et d'en prendre les Français à témoin. Parce que la démocratie Française doit vivre, nos concitoyens doivent se réapproprier leur liberté de débattre, d'apprécier ou de condamner, de choisir enfin leur destin. Il ne peut être laissé à des entreprises de presse, à des instituts de sondages ou à quelque groupe de pression que ce soit de faire ou défaire une élection. Ce droit est l'un des principes sacro-saints de la démocratie, nous devons lui manifester notre attachement. L'avertissement lancé par François Bayrou ne restera pas lettre morte. Il va nous aider à accroitre la vigilance de chacun d'entre nous pour défendre tout le temps et en tout lieu notre liberté de pensée.

samedi 2 septembre 2006

Le sectarisme politique a-t-il un avenir?

L'Université d'été de l'UDF vient de s'ouvrir à La Grande Motte. Au delà du plaisir de se retrouver et de faire le point sur la situation politique du pays à huit mois de léélecton présidentielle, l'UDF a voulu démontrer qu'il était temps de faire tomber certaines frontières. En invitant l'écologiste Nicolas Hulot, le socialiste Michel Rocard et l'UMP Michel Barnier, François Bayrou a tenu à préciser que chacun restait ce qu'il était avec ses engagements, son histoire et aussi son avenir. Mais pour autant, est-il interdit de se parler dans ce pays si on n'est pas de la même famille politique. C'est pourtant ce que font les Français tous les jours entre eux et personne ne trouve à y redire. Alors ce qui est vrai dans la population devrait-il être proscrit pour les partis politiques. Et bien moi je pense que ce sectarisme est dépassé et ne correspond pas aux moeurs d'une démocratie moderne. C'est pourquoi il faut oser le dire et le mettre en pratique. Echanger sur des sujets est toujours intéresant, qu'on soit d'accord entre nous ou non. Et puis chacun sait bien que les difficultés que rencontre la France imposent de se respecter et même de se rassembler au delà des clivages traditionnels. Au lieu de cela, notre pays est un adepte du tango argentin, deux pas en avant, trois pas en arrière. Ca n'est pas comme cela que l'on progressera. Il y aura bien sur les esprits chagrins et rétrogrades qui regretteront que l'on cherche à faire tomber des barrières qui entretiennent un climat de guerre civile. Il faudrait que d'un côté on ait forcément raison et de l'autre obligatoirement tort. Cette position stérile mérite d'être dénoncée par ceux qui la véhiculent encore. Dialoguer pour avancer est une méthode moderne pour faire de la politique un monde qui ressemble à la société et non un monde clos, replié sur lui-même et que personne ne comprend plus. C'est aussi cela le message que l'UDF veut faire entendre à l'occasion de cette Université d'été.

vendredi 1 septembre 2006

Embouteillages à Nice: cote d'alerte!

Récemment la presse locale annonçait la reprise des embouteillages dans les rues de Nice. Cette information était de nature à nous inquiéter dès lors que l'été a déjà été une période difficile. En effet, les véhicules avaient pendant la période estivale les plus grandes difficultés à se frayer un chemin en cherchant des itinéraires de délestage ou en subissant les encombrements des artères défoncées et rétrécies. Et avec la rentrée, on nous a annoncé encore d'avantage de difficultés. Et bien, avant même la reprise des écoles la semaine prochaine, on a eu un avant-goût de ces embouteillages qui nous attendent. Pour vous donner un exemple personnel, mardi matin j'ai mis 45 minutes à une heure réputée "creuse", vers 11h, pour aller des "Bosquets" à "Saint Jean d'Angély". Ces embouteillages se sont traduits pratiquement par la paralysie de la "voie rapide", de toutes les voies entourant Acropolis et la Palais des Expositions, de l'avenue des Diables Bleus, etc. Me trouvant au centre de ces encombrements, je pensais à toutes celles et à tous ceux qui ont à subir cette situation quotidiennement et qui perdent des dizaines d'heures, sans compter le stress. Je pense aussi aux commerçants qui voient leur chiffre d'affaire diminuer. Ceux qui sont sur le parcours du "tram" peuvent revendiquer une indemnisation, même si les dossiers sont très difficilement honorés. Mais ceux qui sont hors de ce parcours mais qui subissent les mêmes nuisances du fait de la paralysie du trafic, n'ont droit à rien. Et à partir de la semaine prochaine, il faut s'attendre à vivre une situation encore plus difficile...Mais ces inconvénients ne s'arrêtent pas à ce qui se passe sur la chaussée, il y a aussi les inconvénients rencontrés sur les trottoirs. J'ai rencontré hier deux personnes qui sont tombées et se sont blessées gravement. La raison: des tottoirs défoncés en raison d'une gestion catastrophique du chantier du tramway. Ces personnes ont eu à subir de longs mois d'immobilisation sans pouvoir obtenir la moindre indemnisation de la part de la ville de Nice. En se rendant au service des Urgences de l'Hôpital Saint Roch, le service de l'accueil leur a indiqué qu'il y avait déjà eu près de 600 accidentés à cause de ce chantier! Cette information mériterait d'être largement diffusée pour mettre en garde nos concitoyens sur les dangers qu'ils encourent mais aussi pour dénoncer l'irresponsabilité de la Mairie dans ce domaine. Mais alors pourquoi la ville est-elle à ce point défoncée, en travaux, quels que soient les quartiers? Par nécessité? On peut toujours le prétendre...mais on aurait pu espérer un étalement dans le temps pour ne pas révolutionner la ville à ce point. Cette frénésie n'a en réalité qu'un fondement: le calendrier électoral! Le Maire de Nice n'a qu'une obsession: que les travaux soient livrés avant les élections municipales. Il est bien vrai qu'une fois les travaux terminés, l'exaspération disparaitra pour laisser la place à une satisfaction bien légitime. Mais à quel prix? Les nuisances auront pénalisé nombre de Niçois. D'autre part, l'accélération du calendrier des travaux augmente la facture de façon significative. Et c'est encore les Niçois qui devront payer la note! Savoir gérer un calendrier, éviter de pénaliser ses concitoyens, c'est aussi cela qu'on est en droit d'attendre d'un Maire. Mais là, nous savons qu'il n'y a plus rien à en attendre. Alors il faut changer de Maire!