Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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jeudi 13 décembre 2007

Liste PS/Verts à Nice: une union sans conséquences.

Les Verts ont annoncé leur participation à la liste de Patrick Allemand. Dans la situation de la gauche Niçoise, cette alliance ressemble au "radeau de la méduse". Il convient pour les partenaires de l'ex gauche plurielle de se maintenir à flot et d'espérer siéger encore au Conseil Municipal. Par ailleurs le combat des "Patrick" s'apparente plus à un combat de "coqs" dans lequel il est difficile de trouver où se situent les enjeux de l'avenir de Nice. Mais c'est là une autre histoire. En effet, la gauche de notre ville n'a jamais fait preuve d'imagination ni de propositions pour Nice, alors ça n'est pas dans la situation de leur débandade actuelle qu'elle sera en mesure de le faire.

Pour ce qui concerne plus pécisément l'union entre la liste officielle de PS et les Verts, on perçoit les difficultés pour cette équipe de donner une crédibilité à sa démarche. Les Verts ont été marginalisés lors des dernières élections Présidentielles. En effet, Dominique Voynet a enregistré un score ridicule qui a sonné le glas de cette formation. Les Français ont considéré que le développement durable est un sujet suffisamment grave et important pour qu'il ne soit pas confié aux Verts, plus préoccupés à vrai dire par leurs querelles internes que par l'avenir de la France. La nomination du numéro deux du Gouvernement ayant rang de Ministre d'Etat à la tête d'un grand Ministère du développement durable, le Grenelle de l'environnement et les mesures qui en découlent montrent que les Verts, sur ce sujet, sont d'aimables plaisantins. C'est pourquoi, l'alliance locale entre le PS et les Verts n'a strictement aucune conséquence politique car sa crédibilité est nulle. La politique du Gouvernement et donc de sa majorité sur ces questions est reconnue non seulement sur le plan National -et donc local- mais aussi sur le plan international. Les petites alliances politiciennes de cette nature me paraissent donc dérisoires.

dimanche 9 décembre 2007

De la lumière à l'ombre

Nice était naguère l'une des villes les mieux éclairées de France. L'arrivée du tramway a plongé certaines de ses avenues dans l'obscurité. En dehors des effets de lumière sous forme de guirlandes bleues qui constellent le ciel d'une partie de l'avenue Jean Médecin, l'avenue elle même ou encore l'avenue Malausséna sont, le soir venu, très sombres. En effet, quelques éclairages muraux posés sur les façades des immeubles éclairent très insuffisamment l'avenue la plus commerçante de la ville. Côté Malausséna, ce sont des candélabres trop espacés qui sont chargés de donner la lumière mais là aussi l'éclairage est faible. Quant à la place Général De Gaulle, c'est le trou noir! J'ajouterai que le choix des lanternes est du plus mauvais goût, uniformisées sur tout le tracé du tramway, d'un modernisme sans fantaisie et qui donnent un éclairage blafard.

Heureusement que les commerces, toutes enseignes allumées, sont là pour donner un peu de lumière à ces avenues mais quand ils ferment, alors on se croirait dans un coupe-gorge. Les illuminations de Noël étant elles-mêmes "riquiquis" on ne peut vraiment pas qualifier Nice de "ville lumière". Je regrette ces "loupés" qu'il faudra rattraper ultérieurement, c'est à dire en engageant de nouveaux travaux qui auraient pu être évités. Ceci vient s'ajouter aux finitions bâclées des trottoirs ou encore à la taille réduite des rames du tramway qui auraient du être de 40 mètres comme dans les autres grandes villes et non de 33 mètres ce qui aurait donné un confort plus grands aux usagers qui se retrouvent en permanence "comprimés". Là où le tramway amène un confort supplémentaire et un décor amélioré, on ne peut pas dire que la municipalité de Nice ait réussi à égaler les autres villes qui ont beaucoup mieux réussi leurs aménagements que chez nous. On ne peut que le regretter. Cela traduit l'incapacité de la municipalité sortante dans la gestion de la ville.

vendredi 7 décembre 2007

L’Union pour Nice

Au mois de septembre dernier, j’avais annoncé ma candidature à la Mairie de Nice pour des prochaines municipales du mois de mars. Cette candidature reposait sur un certain nombre de fondements : la rupture avec le Maire actuel, avec son équipe, avec ses méthodes et aussi avec certains de ses projets très contestables, l’ouverture sur la société civile pour que la ville ne soit pas l’otage d’un parti politique, le développement d’une politique municipale reposant sur deux axes forts la proximité afin de donner aux Niçois les équipements et les services dont ils manquent dans leur vie quotidienne et le rayonnement de Nice afin de stimuler son économie et lui permettre de retrouver son rang de grande métropole enfin respectée. J’avais ajouté que si Christian Estrosi déclarait sa candidature, alors nous nous parlerions. C’est ce qu’il fit quelques semaines plus tard. Nous nous sommes donc parlé.

Il s’agissait pour moi de vérifier s’il y avait plus de convergences entre nous que de divergences. Ainsi, avons-nous pris notre temps pour examiner l’ensemble des sujets qui font la vie municipale. Ces discussions se sont déroulées dans une ambiance amicale et constructive. Et à l’issue de ces échanges, on peut dire très sincèrement qu’il y a matière à une entente et qu'il est donc possible de constituer une liste d’union. En effet, l’union doit reposer sur des bases solides. Je crois que ces bases existent. Dès lors, étant tous deux membres de la majorité présidentielle, les électeurs Niçois qui aspirent au changement et qui nous réclament cette union n’auraient pas compris une bagarre entre nous pour satisfaire nos égos. Nice mérite mieux que cela. Je préfère donc laisser ce type de comportements aux socialistes qui finalement n’intéressent plus personne.

Chacun connait mon opposition à Jacques Peyrat. Elle est ancienne et constante. Les faits d’hier, du temps où il était au Front National, comme ceux d’aujourd’hui, me donnent raison. Mais je n’ai pas envie de parler de cela car c’est désormais le passé. Ce qui compte c’est l’avenir de Nice. Et cet avenir passe par une nouvelle équipe qui aura foi en Nice et qui voudra la faire gagner. C’est ce que Christian Estrosi et moi nous voulons faire. C’est donc le début d’une nouvelle aventure qui commence et qui doit sonner le renouveau de la capitale de la Côte d’Azur. L’avenir de Nice méritait cette union, nous l’avons réalisée et j’en suis heureux.

lundi 3 décembre 2007

Désertion

J'assistais récemment au comité de quartier de Pessicart Supérieur. La petite salle du clos de boules Roméo était remplie comme d'habitude par les habitants qui s'intéressent à la vie de ce quartier des collines Niçoises. L'accueil est toujours chaleureux car tout le monde se connait et manifeste son plaisir de se retrouver. Et puis c'est aussi l'occasion pour les élus de rencontrer les habitants afin de dialoguer pour voir ce qui marche et ce qui ne va pas. Malheureusement les problèmes non résolus et même sans réponse l'emportent souvent sur les questions réglées. Mais cette année c'était pire encore. En effet, le Conseiller Général était présent, le Député aussi mais le Maire n'était pas là (il était annoncé avec retard) mais n'était pas non plus représenté. En effet, étant donné la désertion des élus de sa majorité, il n'y a plus le moindre adjoint ou conseiller municipal qui veuille prendre place en son nom dans une réunion publique. Ce sont donc les fonctionnaires qui ont été amenés à s'exprimer au nom de la municipalité.

Le Maire est donc arrivé avec beaucoup de retard, seul, pour tenter de répondre aux questions qui lui étaient posées par les riverains. L'homme fait face à la situation mais il sent bien que sa solitude est révélatrice d'un contexte politique qui se dérobe devant lui. Ses anciens amis lui tournent le dos. Il incarne désormais le passé. Il y a sur son visage les stigmates de l'usure du pouvoir et son discours lui-même est totalement dépassé. Les projets qu'il essaie de dessiner ne reçoivent aucun soutien dans la population. Mais tant pis, il a décidé d'aller seul au combat, d'y aller jusqu'au bout, même si ça doit mal se terminer et il sait probablement que ça se terminera mal car les Niçois aspirent au changement.