Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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dimanche 25 novembre 2007

Tramway roule !

Il roule enfin et il va pouvoir transporter les Niçoises et les Niçois d’un quartier à l’autre. Il était temps car cela fait près de 4 ans que les travaux paralysent la ville et encore, on ne peut pas dire que ceux-ci soient définitivement terminés. Il suffit de se promener le long des voies de Nice Nord à Pont Michel en passant par la Libération ou Garibaldi pour comprendre que l’on a mis les bouchées doubles ces dernières semaines pour donner un semblant de finition alors que les ouvriers en ont encore au moins pour trois ou quatre mois de travaux. Mais voilà, le Maire de Nice voulait absolument, et coûte que coûte, inaugurer le tramway pour faire cesser les plaintes des Niçois qui ont trouvé le temps long, très long. Il espère qu’ainsi, une fois dans le tramway, la population pardonnera toutes les erreurs commises, tous les retards accumulés, tous les surcoûts engendrés.

Je ne suis pas aussi sûr que les Niçois passeront ainsi l’éponge car franchement, à y regarder de plus près, ce projet aura démontré au grand jour l’incapacité de Jacques Peyrat à mener à bien un projet d’une telle envergure. Pendant toute cette longue période, le dialogue avec la population aura été réduit à sa plus simple expression. Tandis que les gens subissaient les affres de travaux mal dirigés, la municipalité faisait l’autruche et refusait de considérer les problèmes de nos concitoyens. C’est à cause de l’ampleur du chantier pourriez-vous penser ? J’affirme que non car dans les autres villes où de tels projets ont été menés à bien, jamais la population n’aura été aussi mal menée. D’autre part, le tramway de Nice aura été la ligne la plus chère au kilomètre construit. Nice pourra donc figurer au « Guiness book des records » ? On s’en serait bien passé. En attendant le tram est enfin opérationnel. Utilisons-le et démontrons son efficacité. Mais de là à dire merci au Maire de Nice, il y a un pas que je ne franchirai pas car ce tramway nous l’avons payé avec nos impôts alors nous n’avons de remerciements à adresser à personne.

vendredi 16 novembre 2007

Le secret le mieux gardé

J'assistais hier soir à la réunion du comité de quartier de Las Planas. Au menu, les problèmes qui se posent au quotidien à nos concitoyens comme la propreté, la sécurité, le logement, etc. Mais il est aussi, à quelques jours de l'inauguration du tramway, une préoccupation des Niçois à laquelle il me semble qu'une réponse devrait impérativement être apportée: a quoi ressembleront les transports en commun Niçois à partir du lundi 26 novembre. En effet, à cette date le tramway commencera son exploitation commerciale. Mais la mise en service de ce nouveau moyen de locomotion aura des conséquences importantes sur l'ensemble du réseau des transports en commun Niçois. Le tramway constituera la colonne vertébrale à partir de laquelle les lignes de bus devront se raccorder pour desservir l'ensemble des quartiers Niçois. Certaines lignes de bus vont donc disparaitre pour ne pas faire double emploi avec le tramway, d'autres seront réaménagées, d'autres enfin seront créées. Il me semble donc indispensable que la population Niçoise soit informée sur cette nouvelle configuration afin de pouvoir s'orienter dans le futur dispositif.

J'ai essayé de m'informer sur la future physionomie du réseau des transports en commun Niçois mais je n'ai réussi à avoir aucune information. J'ai posé la question publiquement aux élus municipaux présents au comité de quartier de Las Planas pour savoir s'ils pouvaient m'informer et informer la population sur la transformation des parcours des bus qui sera opérationnelle dans quelques jours seulement? Je n'ai obtenu aucune réponse. J'ai suggéré que la ville se dépêche de communiquer par voie de presse pour que les usagers soient informés afin de pouvoir prendre leurs nouveaux réflexes dès la mise en service du réseau réaménagé. J'ai l'impression que ce projet est décidément le secret le mieux gardé du monde! Je ne saurais trop conseiller au Maire et à son équipe, qui d'habitude ne sont pas avares de communication "pour se faire mousser", d'informer très très rapidement la population de ces changements qui seront très importants dans la vie quotidienne de nos concitoyens. C'est déjà bien trop tard pour le faire mais "mieux vaut tard que jamais" dit le proverbe!

samedi 10 novembre 2007

Il y va!

Hier était le jour où l'UMP devait faire connaitre le nom de sa tête de liste à Nice. Après que le débat ait eu lieu au sein de la commission des investitures de ce parti, la décision a été rendue publique dans le délai imparti. C'est donc Christian Estrosi qui a été investi par l'UMP contre le Maire sortant Jacques Peyrat. Ce résultat n'est évidemment une surprise pour personne. Tous les observateurs savaient bien qu'il en serait ainsi. Mais dès la nouvelle publiée, Jacques Peyrat convoqua la presse pour commenter cette décision mais aussi et surtout pour lui faire part de ses intentions. Il y avait dans ce domaine un certain suspense. D'un côté, ceux dont je faisais partie, qui pensaient depuis le début qu'il serait candidat quoi qu'il arrive. De l'autre, ceux qui estimaient qu'il jetterait l'éponge considérant qu'il ne livrerait pas ce dernier combat, sans doute le combat de trop. Les rangs de ces derniers augmentait d'ailleurs ces temps-ci parallèlement aux rangs de ceux qui veulent qu'il ne brigue pas un nouveau mandat.

Et bien Jacques Peyrat a bel et bien décidé d'y aller, de se représenter aux suffrages des électeurs en mars prochain. Beaucoup en auront été surpris et trouvent cette attitude courageuse ou suicidaire, cela dépend. Pour ma part, je me félicite de cette décision car elle a le mérite de la clarté. Le prochain combat municipal promet non seulement une certaine animation, mais surtout un vrai débat. Quand on parle de rupture, il vaut mieux que celui avec lequel on veut rompre se trouve en face. Ce sera également le combat pour un changement profond des méthodes, pour le renouvellement des générations, pour une vision de l'avenir plus ambitieuse, pour une écoute des Niçois plus attentive. Bref, ce "mano à mano" donnera de la consistance à un débat municipal très important pour l'avenir de Nice. Ainsi il aura le mérite de confier au peuple de Nice le choix de trancher et non à des appareils politiques qui auraient en coulisse "arrangé les choses". Dès lors nous mènerons ce combat avec détermination et entousiasme. Mais ne nous y trompons pas, ce ne sera pas un combat contre Peyrat mais un combat pour Nice. Nous voulons simplement tourner la page avec un passé dont les Niçois ne veulent plus et ouvrir la page de l'avenir auquel nos concitoyens aspirent.

vendredi 9 novembre 2007

Tramway et handicaps

Il y a quelques années, au début des travaux du tramway, le Maire de Nice indiquait que ce moyen de transport serait totalement accessible aux handicapés et que la ville elle même allait être rendue aux piétons, et aussi à tous ceux qui connaissent un handicap. On pouvait l'espérer puisque dans la plupart des autres villes de France équipées d'un tel moyen de transport c'est effectivement le cas. Aujourd'hui, alors que les palissades tombent progressivement et que l'on peut à nouveau marcher dans les rues Niçoises, il faut y regarder de plus près. En effet, si à priori les choses semblent s'arranger, les détails viennent souvent contredire l'impression générale. Par exemple des trottoirs où le dénivelé vient empêcher les fauteuils roulants de passer ou encore des écarts entre certains quais et le tram lui-même.

Les associations travaillant sur le handicap semblaient avoir été entendues, elles sont aujourd'hui déçues par le résultat qui n'est pas à la hauteur de leurs attentes. Et c'est dommage car ces imperfections vont pénaliser nombre d'utilisateurs du tramway et contraindront les pouvoirs publics à entreprendre des travaux supplémentaires pour les corriger. De nouveaux travaux en perpective à la charge du contribuable alors que ceux-ci devaient entrer dans l'enveloppe initiale. Cela fera partie de l'héritage que les successeurs de Monsieur Peyrat trouveront dans l'escarcelle municipale. On n'a pas fini d'entendre parler de la "bonne gestion" du Maire sortant...

mercredi 7 novembre 2007

Une attente insoutenable…

L’UMP s’est donc réunie lundi à Paris pour traiter de la question de l’investiture aux prochaines municipales à Nice. J’imagine l’ambiance d’une telle réunion où le Maire sortant, en passe d’être désavoué, vient vanter les avantages de sa candidature à laquelle plus personne ne croit vraiment. Mais c’est le jeu, il est membre d’un parti politique, il doit en respecter non seulement les règles mais aussi éventuellement l’implacable verdict. Et sur ce dernier point, tout le monde s’attendait en effet qu’il tombe hier soir à l’issue de la séance d’investiture de l’UMP. Et bien, suspense ! Cette décision est reportée à vendredi prochain.

En réalité il n’y a pas beaucoup d’incertitude sur ce que sera cette décision : chacun sait bien que le choix de l’UMP se portera sur la candidature de Christian Estrosi. Mais les observateurs se demandent pourquoi ce report ? Si la décision finale ne fait aucun doute, il convient peut-être encore de faire prendre conscience à Jacques Peyrat qu’il ferait mieux de se retirer plutôt que d’obliger sa formation politique à le désavouer. Ou alors l’UMP a préféré ne pas annoncer sa décision à chaud devant les protagonistes afin de ne pas alourdir à l’envie une atmosphère qui doit déjà être très pesante. Imaginez le Maire de Nice apprenant sur place, devant ses pairs, qu’il n’est plus l’homme de la situation. Je ne dis pas que de l’apprendre depuis Nice par une dépêche de l’AFP soit plus agréable, mais disons que l’humiliation est moins grande, plus feutrée.

Alors après, l’autre question qui se pose est la suivante : quelle leçon Jacques Peyrat tirera-t-il de cette mésaventure, se retirera-t-il de la compétition comme certains le disent ou bien ira-t-il jusqu’au bout de sa logique en menant coûte que coûte une liste aux municipales ? Personne n’en sait rien. Et pour ne rien vous cacher, sa décision m’importe peu. L’heure est à tourner la page de l’histoire municipale et à en ouvrir une nouvelle. Alors pour moi ce problème est déjà réglé depuis longtemps et je ne me préoccupe pas du reste qui appartient désormais au passé.

vendredi 2 novembre 2007

Tous dans la rue

Avec le début de la campagne électorale municipale, les candidats sont dans la rue, à la rencontre de la population, à l'écoute de leurs problèmes, de leurs préoccupations, de leurs attentes. C'est une figure imposée et nécessaire car la politique ne se décrète pas de façon solitaire en fonction de ses humeurs ou de ses envies personnelles. C'est une action qui dépasse largement le point de vue de chacun pour tenter de percer en permanence l'intérêt général. Et pour y parvenir il faut écouter, beaucoup écouter et chercher à comprendre.

C'est pourquoi il est indispensable que les candidats soient sur le terrain avant même d'entrer en campagne électorale à proprement parlé et avant d'exercer des fonctions publiques. Mais une fois élu il est tout aussi indispensable de continuer à être présent sur le terrain et de continuer à faire preuve de cette capacité d'écoute. C'est ce que j'essaie de faire depuis le premier jour de mon élection en recevant, par exemple, dans mon car permanence dans chacun des quartiers de ma circonscription. En revanche, c'est dans ce domaine que l'on peut noter les plus grands reproches à l'égard du Maire sortant de Nice. On ne peut pas dire qu'il ne soit pas présent sur le terrain, ce serait injuste et peu crédible. Mais en revanche il ne sait pas faire preuve d'une grande capacité d'écoute vis à vis de la population. Si ça avait été le cas, il aurait mieux compris les Niçois et aurait pu éviter de commettre bien des erreurs. Il aurait certainement été plus populaire qu'il ne l'est. Cette expérience devra servir de leçon à tous ceux qui souhaitent exercer des responsabilités publiques. Une fois élu, on n'est pas supérieur aux autres, on ne devient pas étranger de ceux qui vous ont élu. C'est tout le contraire. Il faut savoir garder l'humilité nécessaire afin de comprendre les problèmes de chacun de ceux que nous représentons. Alors, je conseille à tous les candidats et élus, même à mes concurrents, de descendre dans la rue, d'écouter, et d'agir ensuite en gardant les pieds sur terre.