Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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vendredi 21 septembre 2007

Le tram et le père fouettard

Depuis quelques jours le tramway Niçois circule de façon intensive pour familiariser les conducteurs avec la machine mais aussi pour habituer les Niçois à la présence des rames dans les rues de la ville. Il va donc falloir que chacun prenne ses marques et je ne doute pas que cela est en train de se produire. Nice n'est pas une ville plus indisciplinée que les autres. Strasbourg, Nantes, Montpellier, Grenoble ou Bordeaux ont connu le même phénomène d'acclimatation et peu à peu les choses sont rentrées dans l'ordre.

Mais la différence entre ces villes et Nice doit être rappelée. Dans toutes ces métropoles, lorsque le tramway a été mis en service, voire même pendant la période des essais, les abords étaient déjà terminés. Or à Nice nous sommes loin du compte. En effet, les travaux sur les trottoirs ne sont pas achevés et, pour certains d'entre eux, sont parsemés d'obstacles dangereux pour les piétons. De ce fait, ces derniers profitent du fait que la plateforme du tramway soit dégagée pour y circuler. Cela gène les essais du tram et donc la municipalité a décidé de sévir en verbalisant piétons et cyclistes. Après avoir pénalisé les Niçois pendant de longues années à cause d'un chantier mal géré, la municipalité décide de punir les Niçois qui aspirent à se promener. Plutôt que de jouer au père fouettard, le Maire de Nice ferait mieux d'assumer ses responsabilités en faisant en sorte de terminer rapidement les surfaces destinées à recevoir les piétons, ce qui est loin d'être le cas. Monsieur Peyrat pensait que le tramway serait sa meilleure carte de visite pour les prochaines élections municipales...Cette affaire est en train de transformer ce rêve en cauchemar!

mercredi 19 septembre 2007

A chaque jour suffit sa peine

Chaque manifestation publique de l'UMP Niçoise devient une épreuve pour ses participants. L'inauguration de la nouvelle permanence de ce parti autour de la Ministre de la Justice a été le cadre feutré des affrontements qui traversent le parti majoritaire Niçois. En effet, les militants étaient venus non seulement pour assister à la visite inaugurale de leur nouvelle permanence mais aussi pour se compter. Il y avait là les pro-Peyrat et les anti, fraichement révélés. Car il y a quelques temps, tout le monde faisait corps autour du Maire de Nice. C'était le temps des embrassades et des déclarations d'amitiés. Aujourd'hui le vent tourne et la période est aux états d'âme exprimés et aux inimitiés affichées.

Ainsi, le rite de l'inauguration respecta-t-il scrupuleusement l'ambiance du moment. Je dirais même que le protocole s'y adapta. Il y eut des discours mais la parole ne fut pas donnée au Sénateur-Maire de la ville dans laquelle se déroulait pourtant l'événement, qui plus est devant un Ministre de la République venu tout spécialement pour la circonstance. Il y eut également nombre de remerciements et de félicitations mais Jacques Peyrat ne fut même pas cité. J'imagine la fureur rentrée du Maire dans pareille situation. Désormais la liste des gens à qui il ne serre pas la main doit s'allonger. Pourtant dans ce domaine je revendique une certaine antériorité. Je dirais même mieux, si l'on devait créer un club des "ignorés du Maire de Nice" je pourrais revendiquer la carte numéro 1. Cette antériorité traduit une certaine fidélité de mon engagement politique. Puis-je dire que j'en tire une certaine fierté...

mardi 18 septembre 2007

13 ans de combat couronnés de succès

En 1994, je me saisissais d'un dossier difficile, faire disparaitre une ligne à haute tension située ne pleine ville, dans le quartier de Las Planas. La réalisation de cette ligne remontait à 1927 c'est à dire à une période où ce quartier collinaire était encore à la campagne. Mais 80 ans plus tard, la ville a gravi les collines et les immeubles se sont retrouvés survolés par les cables chargés de 60.000 volts. Outre l'aspect disgracieux d'une telle infrastructure, les nuisances étaient réelles notamment les jours d'orage où des étincelles inquiétaient les populations.

Mais la disparition d'une ligne à haute tension ne se fait pas toute seule. Les procédures sont nombreuses et difficiles et une fois les problèmes administratifs surmontés il faut trouver le financement qui s'élève, dans ce cas, à 5 millions d'euros. Et bien, il aura fallu 13 ans et beaucoup de patience mais aussi de ténacité pour parvenir à nos fins. Et aujourd'hui était un grand jour car nous avons assisté au démontage du dernier pylone de la ligne concernée. J'étais entouré des représentants du quartier mais aussi des techiniciens pour voir cet ouvrage disparaitre de la vue des riverains. C'était émouvant et en même temps très rapide car en moins de trente minutes le pylone disparut à jamais du paysage. J'étais heureux d'avoir pu mener ce projet à bien. Je reste tout de même interrogatif sur la longueur des délais et sur les difficultés rencontrées pour parvenir à ce résultat. Mais enfin ne boudons pas notre plaisir, il n'y a que le résultat qui compte!

dimanche 16 septembre 2007

Courage fuyons

Le débat sur la construction de la Nouvelle Mairie sur l'emplacement de la Gare du Sud aura permis d'éclairer l'état des relations au sein de la majorité municipale mais aussi de mesurer le courage des uns et des autres. Ce débat était une sorte "d'heure de vérité", il y aurait ceux qui suivraient le Maire et ceux qui s'en détourneraient. A priori les choses auraient du être claires. Mais en réalité elles ne le furent pas tant que cela.

En effet, à part Auguste Vérola qui choisit de s'abstenir et de dire pourquoi devant l'ensemble du Conseil Municipal, d'autres élus décidèrent "courageusement" de s'éclipser, de sortir de la salle pour ne pas avoir à voter la délibération mais aussi à ne pas s'opposer officiellement au Maire. C'est une façon comme une autre de vouloir "le beurre et l'argent du beurre" car une opposition à ces propositions du Maire auraient entrainé la suppression, en guise de représailles, de leurs prérogatives, de leurs moyens, bref de leurs petites positions au sein de la municipalité. De ce fait une sortie de la salle du Conseil pour y respirer l'air frais de la "liberté" et en profiter pour manifester auprès de la presse leurs états d'âme afin de rassurer les électeurs sur leur prise de position? Voilà qui n'est pas très courageux et qui dénote une propension à jouer le double jeu. D'ailleurs, dois-je rappeler que les mêmes qui aujourd'hui manifestent leur trouble n'en avaient aucun il y a quelques mois et quelques années quand il s'agissait de voter le principe de réaliser cette nouvelle Mairie. Les délibérations de ces derniers jours n'étaient que la confirmation des décisions prises précédemment. Cette contradiction, ce retournement de veste, ne semblent pas les avoir troublé. Mais nous devons garder la mémoire de tout cela de façon à ne pas se laisser berner par des postures qui ont pour seul fondement, non l'intérêt de la ville de Nice et des Niçois mais leurs propres intérêts à quelques mois de l'échéance municipale!

samedi 15 septembre 2007

Les finitions bâclées du tramway

Les travaux laborieux du tramway Niçois s'achèvent avec lenteur. Certains se demandent quand ce chantier sera réellement fini et doutent qu'ils le seront lors de la mise en route de ce nouveau moyen de transports. Mais quand on voit l'état d'avancement de l'ouvrage, chacun sait bien que le tram transportera peut-être des passagers en novembre prochain mais traversera sans aucun doute des zones de travaux non encore terminées. C'est pourquoi, actuellement en toute hâte, des ouvriers s'affairent pour tenter de boucher les trous, d'étendre de l'asphalte, de poser des bordures de trottoirs, bref de faire disparaitre au plus vite cette vision de désordre urbain qu'offre la ville de Nice depuis plus de trois ans.

Au total, cette réalisation aura coûté très cher puisque le kilomètre du tramway Niçois est le plus onérereux de France. Les aléas de sa réalisation, le manque de planification, les improvisations sans compter les affaires de corruption auront donné à ce projet une image déplorable avant que les rames ne fassent enfin leur entrée dans les rues de Nice. En outre ce qu'on peut déplorer c'est, qu'en fin de compte, pour faire des économies, la Municipalité ait décidé de rogner les budgets des aménagements de surface. En effet, les finitions du tramway sont bâclées. Là où toutes les villes de tramways ont soigné celles-ci, Nice termine le chantier à la hâte sans prendre soin de ce qui restera visible par les gens. Ainsi, généralement les rails traversent des rues pavées, les bordures de trottoirs sont en granit ce qui donne à l'ensemble une allure élégante et dont la robustesse est assurée. A Nice les trottoirs de l'avenue Jean Médecin sont revêtus d'une vulgaire asphalte noire, les bordures de trottoirs sont dans un matériau rosé très friable et déjà endommagé alors qu'elles n'ont encore rencontré aucun piéton. Je pourrais multiplié les exemples de cette nature car ils sont nombreux. Et il ne suffit pas d'être un expert pour les découvrir, vous avez sans doute fait vous même cette expérience. Et comme il est hors de question de remplacer tout ceci maintenant, il faudra s'y habituer et se dire que dans quelques temps hélas des travaux de réparations devront être envisagés. Ainsi nous n'avons pas fini de payer la facture de ce "tramway nommé désir"!

vendredi 14 septembre 2007

Gare du Sud: ne pas hypothéquer l'avenir

L'empressement du Maire de Nice à faire voter au Conseil Municipal des délibérations tendant à la construction d'une nouvelle Mairie à la Gare du Sud est parfaitement inadmissible. En effet, ce projet est, comme chacun sait, très contesté. Monsieur Peyrat n'est pas encore parvenu à démontrer l'utilité d'un tel projet. Qui plus est, le coût de cet ouvrage estimé à ce jour à 163 millions d'euros (qu'il faudrait pratiquement doubler d'ici à sa réalisation) est tout bonnement "pharaonique". Ce projet de nouvelle Mairie n'est réclamé par personne à Nice sinon par le Maire qui s'est mis dans l'idée de construire un Arc de Triomphe à sa gloire.

Je rappelle que le site de la Gare du Sud a déjà fait couler beaucoup d'encre et a amené les uns et les autres à se mobiliser afin d'empêcher la démolition de la façade à laquelle les Niçois sont attachés. Ce combat je l'ai mené et je suis fier d'avoir ainsi contribué à faire reculer le Maire sur ce sujet. Mais désormais il souhaite mettre tout le monde au pied du mur, la population mais aussi ses successeurs. En effet, dans six mois se dérouleront les élections municipales. Il appartiendra au futur Maire et à son équipe de décider de l'avenir de la cité. Il ne doit pas y avoir dans les tiroirs de la Mairie des projets de cette nature qu'il faudrait honorer par obligation. Ceci serait inadmissible. C'est pourquoi je dénonce ce coup de force et je mets en garde les conseillers municipaux et adjoints de la majorité municipale. Au Conseil Municipal on verra bien qui soutient la proposition du Maire et qui s'en désolidarise. Ceux qui la soutiendront ne pourront pas s'exonérer de leur engagement en mars prochain. Il devront donc aller jusqu'au bout de leur démarche et soutenir le Maire. Sinon, leur attitude n'aura aucune crédibilité. Remarquez, ce sont bien les mêmes qui aujourd'hui se disent attachés à la façade de la Gare du Sud qui pourtant avaient autorisé le Maire à envisager sa démolition...

mardi 11 septembre 2007

Embrassons-nous folle ville

Jamais une telle expression n’aura été aussi adaptée à une manifestation politique ayant en arrière plan une élection municipale. En effet, la réunion de rentrée politique de l’UMP qui se tenait à Auron aura consommé le grand art de présenter les choses sans les dire, celui d’envoyer des flèches en laissant croire que tout le monde s’aime et s’embrasse. Ayant lu avec la plus grande attention les déclarations de Christian Estrosi appelant à la rupture, au changement, au rajeunissement et en ajoutant qu’il ne serait pas dans la coulisse des municipales prochaines mais en première ligne, j’ai cru décrypter une déclaration de candidature déguisée. En lisant les réactions de Jacques Peyrat qui indiquait qu’il ne se sentait en aucun cas menacé et qu’il comptait bien que le Président du Conseil Général appuierait la candidature de son équipe, « une équipe qui gagne »(Jacques Peyrat dixit), j’ai cru entendre un homme qui se raconte des histoires invraisemblables et qui n’y croit pas lui-même.

Mais, la cerise sur le gâteau aura été celle qui me concernait. Autrement dit, j’ai du avoir les oreilles qui sifflaient dimanche. En effet, le Président de l’UMP 06, en appelait clairement à l’alliance « avec nos amis du centre ». Me voilà flatté ! Et comme pour en rajouter, le Maire de Nice qui ne m’adresse plus la parole depuis trois ans et qui ne me serre même pas la main se propose de mener une liste aux municipales allant « de Rudy Salles au Front National ». Bigre, mon sang ne fait qu’un tour rien que d’y penser.

En tout cas, il semble que ce que nous incarnons, nos valeurs, mos méthodes mais aussi les critiques que nous avons formulées et les propositions que nous avons faites soient dans l’air du temps. Courtisés de toutes parts, nous le sommes et même, sans l’avoir sollicité. Je suis resté volontairement discret ces temps-ci pour me laisser le temps de la réflexion. La ville de Nice n’est pas très en forme, la population est en attente de son avenir et de ceux qui le porteront. Nous n’avons pas le droit de gesticuler, nous avons l’obligation d’être attentifs et de prendre les bonnes décisions pour Nice. J’ai consacré le temps libre que m’a laissé le mois d’août pour réfléchir aux problèmes de la ville et aux solutions que nous devrons proposer. Cette période de réflexion a été exaltante car elle m’a renvoyé à la passion que je porte à Nice depuis toujours. Travailler pour Nice n’est pas pour moi une charge, c’est un devoir et aussi un immense plaisir. C’est dans cet état d’esprit que je fais ma rentrée. Je ne participe donc pas aux embrassades factices ou aux pièges et divisions en tous genres qui émaillent la vie politique de cette rentrée politique Niçoise de droite comme de gauche. Mais je sens que cette rentrée va être exceptionnelle car elle va nous amener jusqu’à la rencontre avec le peuple de Nice qui décidera de l’avenir de la cité pour les six prochaines années. Et là, croyez-moi, j’aurai mon mot à dire !

lundi 10 septembre 2007

Peyrat persiste et signe

Que l'UMP ait signifié récemment qu'il n'y aurait pas de prime aux Maires sortants et que cette phrase se soit adressée directement au Maire de Nice ne changera probablement pas grand chose au casting du mois de mars 2008. En effet, Jacques Peyrat a immédiatement répondu que, dans tous les cas de figures, il serait candidat à sa succession. Depuis lors, les adjoints qui le représentent sur le terrain, en tous cas les plus proches d'entre eux, relaient l'information selon laquelle Peyrat ira au combat, quoi qu'il arrive.

Cette affirmation vient confirmer la complexité de la tâche de l'UMP qui aimerait bien investir un autre candidat que le Maire sortant, par ailleurs Sénateur de cette formation au Sénat. Je pense que les moyens mis en oeuvre pour déstabiliser le tenant du titre ne vont pas manquer dans les semaines qui viennent. La création d'une section Niçoise de l'UMP sera là pour exprimer officiellement cette volonté de changement. Quelques sondages bien intentionnés viendront appuyer cette volonté. J'entends déjà, de la part de la section des jeunes de l'UMP Niçoise, des déclarations pronant, pour les prochaines municipales, la rupture, de nouvelles méthodes, etc. Ces déclarations et ces initiatives me paraissent fort opportunes. Pour ma part, je n'ai pas attendu la veille des élections pour le dire et me positionner clairement en opposition à Jacques Peyrat. Mais, pour avoir quelques crédibilité, les initiatives d'aujourd'hui auraient du intervenir il y a longtemps en désavouant et non en soutenant le Maire en place comme cela a été fait pendant tout le mandat municipal.

samedi 8 septembre 2007

Municipales: la guerre des clans est lancée

On imaginait bien que la préparation des futures municipales Niçoises ne serait pas un long fleuve tranquille mais on était loin d'imaginer que la guerre ne soit déclenchée si tôt et si violemment entre les différents clans au sein des mêmes formations politiques. A l'UMP, même si le débat se veut plus feutré, les attaques sont vives entre les pro et les anti Peyrat. Les uns considèrent que le Maire sortant a la légitimité de se représenter et doit recevoir l'investiture de son parti. Les autres indiquent qu'il n'y a pas de prime au sortant, autrement dit que Jacques Peyrat doit passer la main. A qui? Les uns et les autres font des commentaires mais aucun nom n'est réellement prononcé pour ne pas mettre immédiatement le feu aux poudres.

A gauche, on savait la guerre ouverte entre les deux Patrick (Mottard et Allemand) mais chacun s'attendait à ce qu'elle se déroule dans le cadre des instances du Parti Socialiste. En se déclarant candidat hors le PS, Patrick Mottard annonce que la primaire aura lieu devant les Niçois. Pour résumer, il y aura donc bien deux listes socialites, l'une officielle celle de Patrick Allemand et l'autre dissidente, celle de Patrick Mottard.

Devant ces luttes internes d'appareils, il apparait de plus en plus nécessaire de proposer une alternative de rassemblement permettant aux Niçois de reprendre confiance. La prochaine campagne électorale ne doit pas se résumer à la question "qui va prendre le pouvoir" mais plutôt "qui va enfin oeuvrer afin de donner à Nice ses chances pour l'avenir". Hélas, dans les candidatures déclarées ou supposées, je n'ai pas entendu beaucoup parlé de Nice et des Niçois mais plutôt de l'intérêt de telle candidat contre tel autre. Ce débat augure mal de ces candidatures déclarées car le plus important me semble être l'intérêt de la ville et de sa population. C'est justement cela qui m'intéresse et qui me motive dans la perspective de cette prochaine élection. N'étant pas l'homme d'un clan, je me sens très à l'aise pour avoir la capacité à rassembler, y compris parmi ceux qui appartiennent à l'un des deux partis cités précédemment mais qui ne se reconnaissent pas dans l'approche politicienne qui est celle de ces municipales.

Municipales : coup d’accélérateur

A six mois des élections municipales, cette échéance que tous les Niçois attendent avec impatience entre dans une phase active. Depuis quelques jours, les parasols des plages n’étant pas encore refermés, les journalistes s’intéressent soudain à ce sujet. Ils vont et viennent dans nos permanences pour nous interroger afin de connaitre nos intentions en la matière. Pour ma part, ce n’est pas un scoop de dire que je serai candidat. C’est d’ailleurs le prolongement d’un combat que je mène depuis très longtemps à Nice. Elu ici, éprouvant pour ma ville un amour presque charnel, ayant envie de voir Nice retrouver sa place, celle d’une grande métropole respectée où sa population pourra vivre et être heureuse, où ses enfants pourront y bâtir leur avenir, il est normal que je veuille donner le meilleur de moi-même afin de lui en procurer les moyens.

Sur le plan politique, je suis dans la majorité présidentielle siégeant au Nouveau Centre. Mon positionnement vis-à-vis du maire sortant a toujours été clair. Je l’ai battu aux élections législatives de 1988 alors qu’il était président départemental du Front National. Son ralliement au RPR puis à l’UMP n’ont rien changé pour moi. Prendre une carte de parti politique est plus facile que de changer d’idées. Or, sur ce plan, on ne peut pas dire que l’homme ait beaucoup changé. Il a même toujours affirmé ne pas regretter son passé frontiste. De ce fait, nos relations ont toujours été mauvaises, conflictuelles. Il ne m’aime pas et le fait savoir. Je me moque de cette appréciation mais j’ose dire que je le lui rends bien.

Enfin, au-delà de la politique, je réprouve ses méthodes qui consistent à vouloir sans cesse imposer plutôt que de chercher à convaincre. Ses choix ont souvent été mal perçus et incompris par les Niçois. Il s’en est suivi un désamour entre lui et la population Niçoise que je n’avais pas connu chez ses prédécesseurs. La clarté de mon combat politique qui ne s’est jamais accommodé de cette situation me conduit donc, en toute logique, à me présenter aux prochaines élections municipales de Nice. Je mènerai cette campagne sous le double signe de l’espoir retrouvé et de la réconciliation des Niçois avec leur cité. Mais ce sera aussi l’occasion de proposer des projets innovants et réalistes répondant à l’attente des Niçois et aux besoins de notre ville. Nice ne peut plus accepter de jouer en seconde division des grandes villes Françaises. Le temps du renouveau Niçois approche. Soyons présent au rendez-vous !

mercredi 5 septembre 2007

Déconvenue!

Je remontais l'avenue Jean Médecin hier matin en appréciant de retrouver enfin la largeur normale des trottoirs. En effet, comme la plupart des Niçois, j'évitais depuis près de trois ans d'emprunter l'avenue à pieds car elle était devenue impratiquable. Outre les trous et bosses qui ont contribué à envoyer aux urgences nombre de personnes âgées, l'étroitesse des lieux nous obligeait à marcher en file indienne ce qui, vous en conviendrez, n'avait rien de très agréable. Et pendant toute cette période, les commerçants ont subi les travaux en voyant leur clientèle se détourner de l'avenue et donc de leurs boutiques. Les chiffres d'affaires ont chuté et même si, pour certains d'entre eux, des procédures d'indemnisation ont pu arriver à leur terme, les commerçants ne sont pas là pour vivre au crochet de la société et attendre des subsides de la collectivité publique.

Les trottoirs enfin rendus à la circulation des piétons, même s'ils ne sont pas achevés, ont apporté un confort nouveau aux piétons et ont permis à ces derniers de retrouver la direction de l'avenue Jean Médecin. Les commerçants en ont profité pour mettre au droit de leurs devantures, quelques présentoires leur permettant de retenir l'attention de la clientèle. Mais ces installations ont surtout retenu l'attention des gardes municipaux qui leur ont demandé de les retirer sous peine de sanctions. Devant ces menaces, les commerçants sont pour le moins navrés car ils s'attendaient à plus de compréhension de la part des autorités municipales. Pour avoir discuté avec les commerçants, chacun convient que, dans le cadre des nouveaux aménagements de l'avenue, il faudra donner un aspect plus ordonné aux devantures des magasins et que les déballages anciens ne pourraient plus se produire. Néanmoins au lieu de l'interdiciton totale telle qu'elle a été signifiée, je pense que la Mairie pouvait établir un cahier des charges avec les commerçants visant à règlementer de façon srticte les devantures. A tout le moins, le dialogue entre les commerçants et la municipalité aurait du être engagé. Mais une fois de plus la concertation a fait défaut et les relations entre la Mairie et les Niçois s'inscrivent dans un climat de tension et d'incompréhension. Alors qu'approche la fin des travaux qui auront constitué une épreuve difficile pour les Niçois, on pouvait s'attendre à mieux pour les remercier d'avoir été aussi patients.

dimanche 2 septembre 2007

Rugby: hélas Nice n'est pas sur la route de la Coupe du Monde

A quelques jours de l'ouverture de la Coupe du Monde de Rugby, je ressens à la fois une impression de fierté mais aussi de tristesse. Fierté que notre pays accueille cette manifestation qui braquera, vers la France, les yeux de tous les amateurs de ballon ovale. Mais tristesse que Nice ne figure pas au rang des villes organisatrices. En effet, la Coupe du Monde va permettre de mettre en valeur les villes qui vont accueillir les matchs. Le mois de septembre va être une période d'intense activité touristique pour ces cités mais aussi de fête. Et puis aussi, les retombées médiatiques de la Coupe du Monde leur profiteront. Mais pour Nice, il n'y aura rien. La faute à l'absence de stade digne de ce nom. En effet, si nous avions disposé d'un tel équipement, compte tenu de la desserte aérienne de Nice, de sa capacité hôtelière, de sa notoriété, de son pouvoir d'attraction, nous aurions été non seulement une ville d'accueil pour cet événement mondial mais certainement même l'un des plus importants.

Déjà en 1998, l'absence de stade nous avait privé de Coupe du Monde de Football. L'absence de volonté politique au début des années 90 nous avait pénalisés. Non seulement nous n'étions pas ville d'accueil pour le Foot mais en outre nous étions privés de stade. Aujourd'hui, il en est de même. Bien sûr, diront certains, la Municipalité a manifesté sa volonté de doter Nice d'un nouveau stade mais les aléas administratifs l'en ont empêchée. Mais cette remarque serait un peu facile et ne tiendrait pas compte des réalités. La Municipalité est en place depuis 12 ans. La Coupe du Monde de Rugby est programmée en France depuis fort longtemps. Si la Mairie avait voulu construire un stade, elle en avait largement le temps. C'est encore une occasion perdue qui relègue Nice, une fois de plus, un rang derrière les autres, ce qui est tout à fait inacceptable. Alors je veux bien qu'à longueur de semaines la Municipalité se félicite et se jette des corbeilles de fleurs pour vanter les mérites de sa gestion, mais l'absence de Coupe du Monde de Rugby vient nous rappeler à des réalités beaucoup moins flateuses.