Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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dimanche 4 novembre 2007

On pouvait s'attendre à mieux

Attendre près de quatre ans pour voir enfin le tramway circuler était déjà un gros sacrifice demandé aux Niçois. Je ne suis pas de ceux qui critiquent le choix du tramway comme mode de déplacement à Nice car c'est, somme toute, un moyen de transport agréable et convivial qui donnera satisfaction aux futurs utilisateurs. J'aurais préféré, pour ma part, que la première ligne traverse la ville d'est en ouest car ce projet me paraissait plus judicieux pour commencer, moins coûteux et moins traumatisant pendant la durée des travaux. Mais ne revenons pas sur ce vieux débat qui est aujourd'hui dépassé et regardons le présent et l'avenir.

A quelques semaines seulement de la mise en service de la ligne 1, on est surpris de voir l'état d'avancement des travaux. Généralement l'inauguration se déroule dans un environnement totalement rénové où l'arrivée du tramway apparait comme le point d'orgue d'une requalification urbaine. Mais à Nice il y a une exception à la règle: l'inauguration se fera au milieu d'un chantier. Il suffit de suivre le tracé de la ligne 1 pour s'en rendre compte: du boulevard Gorbella à la place Général de Gaulle en passant par Borriglione ou encore de l'avenue Malausséna, de l'avenue Jean Médecin en allant vers Saint Roch, Saint Jean d'Angély en passant par la place Garibaldi, les trous, les trottoirs non terminés, les bordures déjà endommagées comme si ces travaux avaient été effectués il y a plusieurs années. Ajoutez à cela la mauvaise évaluation des évacuations des eaux pluviales: il a fallu quelques goutes de pluie pour s'apercevoir que l'écoulement ne se faisait pas bien. Ainsi, l'avenue Jean Médecin devient-elle immédiatement une flaque géante et assure aux piétons un bain de pieds quasi obligatoire. Quand à la station Masséna, au droit des Galeries Lafayette, elle se transforme en mare...

Imprévision, suivi approximatif du chantier, entreprises défaillantes, élus n'assurant pas le contrôle des travaux, tout cela aura hélas un coût dès lors qu'il faudra y remédier. Je regrette que Nice se distingue une fois de plus dans le mauvais sens car ce qui aurait du être une totale réussite va constituer hélas une nouvelle source de soucis pour les successeurs qui auront à gérer la Mairie à compter du mois de mars prochain.