Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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vendredi 15 décembre 2006

Iran: la côte d'alerte est dépassée

Le Président Iranien nous a habitué à distiller des déclarations choquantes et inadmissibles en réitérant sa volonté de détruire Israël. Devant des foules complaisantes mais non représentatives de la population Iranienne, le petit "Furher" persan continue à déverser ses délires repris par la presse du monde entier. Le voila maintenant qu'il tient colloque sur la négation de la Shoah en rassemblant tout ce que la terre compte de révisionnistes. Cet exercice caricatural est la suite logique d'une stratégie de haine du juif, d'Israël et de l'Occident. Cette situation est préoccupante à plusieurs titres. Tout d'abord pour la stabilité du Proche Orient et pour les espoirs de paix dans cette région. La menace de destruction d'Israël n'est pas faite pour "détendre l'atmosphère" mais plutôt pour attiser les haines entre les peuples de la région. D'autant que le bras armé de l'Iran, le Hezbollah, agit directement au coeur du Proche Orient et menace directement le Liban et Israël. Ensuite pour le Monde car un conflit mettant en oeuvre des armes de destruction massive dans cette Région entrainerait un conflit de dimension mondiale. Or chacun s'accorde sur le fait que l'Iran veut se doter de l'arme nucléaire ce qui représenterait alors un danger considérable. Et puis enfin pour le peuple Iranien qui doit être las des excentricités de ses dirigeants. Khomeini est arrivé à la suite de l'effondrement du pouvoir du Shah et de l'abandon de celui-ci par les puissances occidentales dont les Etats Unis. La République Islamique s'est alors installée avec les reculs des libertés publiques, l'absence de démocratie et les droits des femmes revus à la baisse. Avec la Présidence de Khatami on sentait poindre une volonté d'émancipation de la société à l'égard de la dictature des mollahs. Malheureusement les fanatiques ont repris les rennes du pouvoir, entendant remettre au pas le peuple Iranien et définir un nouvel ordre mondial. Pour ce qui concerne l'ordre mondial il faut que les dirigeants de Téhéran sachent que nous ne laisserons pas faire et que leurs menaces n'auront pas raison de nos valeurs. Mais n'oublions pas le peuple Iranien qui n'est pas à l'image de ces foules manipulées qu'on nous présente devant chaque discours du Président Iranien. Il y a 70 millions d'Iraniens parmi lesquels nombreux sont ceux qui souhaitent se débarrasser de cette folie collective qui s'est emparée du pouvoir dans leur pays. Nombreux sont ceux qui veulent en sortir sans savoir exactement comment s'y prendre. Si nous voulons réellement réduire à néant ce pouvoir nuisibile il faudra agir avec fermeté mais aussi chercher à aider ceux qui résistent à l'intérieur de l'Iran et qui demain pourront renverser un pouvoir qui déshonore la grande nation persane.

dimanche 10 décembre 2006

Une mère en prison

Je ne veux pas entrer dans un dossier sans aucun doute très délicat qui oppose deux époux et dont la garde des enfants est au centre de la polémique. Les divorces difficiles qui, en outre, se déroulent dans des couples de nationalités différentes sont toujours des procédures compliquées. L'affaire Gettliffe est à ce titre révélatrice des absurdités dans lesquelles les procédures peuvent nous amener. Sans entrer dans le fond, je veux retenir simplement qu'une Française divorcée d'un Canadien et dont les enfants étaient à la garde du père, enlève ses enfants et les ramène en France. Certes il y a enlèvement d'enfants, mais de ses propres enfants, ce qui somme toute mérite quelques circonstances atténuantes. La mère enceinte est jetée en prison où elle a d'ailleurs accouché. Le procès se déroule. Elle reconnait devant ses juges sa culpabilité. Elle est condamnée à 16 mois de prison ce qui veut dire qu'il lui reste encore 6 mois de détention à effectuer. Certes cette femme a fauté, mais 16 mois de prison quand on imagine que certains délinquants ne sont pas inquiétés ou ressortent de prison aussi vite qu'ils y sont entrés pour des délits qui portent atteinte aux biens ou aux personnes. Il y a là quelque chose de choquant et d'inadmissible. Je ne porterai pas de jugement sur le comportement des juges Canadiens ni sur le contenu des lois de la famille de ce pays mais j'ai simplement une pensée pour cette mère qui passera Noël en prison, loin des siens, qui paie au prix fort le fait de n'avoir pas pu accepter d'être séparée de ses enfants. A quelques jours de Noël, les mamans sauront ce que je veux dire.

vendredi 8 décembre 2006

Grève des élus de gauche au Monument aux Morts

Le 5 décembre est devenu le jour officiel de la commémoration des victimes de la guerre d'Algérie et des combattants du Maroc et de Tunisie. Cette date a finalement été choisie pour mettre un terme à la polémique qui existait jusque là sur ces événements. En effet, les uns déposaient une gerbe aux Monuments aux Morts le 19 mars marquant la signature des Accords d'Evian qui devaient mettre un terme à la guerre d'Algérie. Malheureusement, le massacre de la rue d'Isly à Alger suivi d'autres massacres notamment à l'égard des Harkis a laissé à ces accords un goût amer chez tous ceux qui ont vécu cette période sanglante. Les autres commémoraient la fin de ces hostilités en se rendant devant les Monuments aux Morts le 16 octobre, date anniversaire du transfert des cendres du soldat inconnu au cimetière de Notre Dame de Lorette. Et à chaque fois, ces dépôts de gerbes étaient contestés par les uns et par les autres et donnaient lieu à des polémiques inadmissibles devant les Monuments aux Morts qui doivent être des lieux de receuillement et non des lieux d'affrontements. C'est pourquoi le Gouvernement a décidé que désormais la date officielle pour commémorer la fin de la guerre d'Algérie serait celle du 5 décembre. C'est ainsi que mardi dernier nous avons déposé une gerbe devant les Monuments aux Morts de nos villes. Au "garde à vous" devant l'imposant monument de Nice, je me suis aperçu que la Région n'avait pas prévu de gerbe et qu'aucun élu de la majorité régionale n'avait daigné venir s'incliner devant la stèle dédiée aux anciens d'AFN. Sans doute ces élus continuent-ils de vouloir chercher l'affrontement en soutenant la date du 19 mars plutôt que la commémoration officielle. C'est faire affront aux anciens qui se sont battus et sont morts pour la France. Ils méritent notre reconnaissance. C'est surtout faire affront à ces dizaines de milliers de Harkis qui sont tombés après le 19 mars et qui sont encore traités aujourd'hui par le Président Algérien de "collabos".