Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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mercredi 26 avril 2006

Le tramway à petite vitesse

Depuis des mois les Niçois se demandent pourquoi le chantier du tram avance aussi lentement. Ils se plaignent à juste titre, tirent la sonnette d'alarme, interpellent en vain la Mairie. Le chantier accumule les retards et les nuisances. Ils accusent à juste titre ceux qui dirigent au sommet cette affaire, c'est à dire la municipalité. Et bien celle-ci vient de répondre, par la voix de son Maire, que tout cela allait changer et que désormais le tram marcherait au turbo! Alors pourquoi avoir perdu tout ce temps? Parce que la société qui avait été retenue par la municipalité, -société mise en cause ainsi que l'élu chargé de la gestion de ce dossier dans une affaire de corruption- s'est révélée incapable d'assumer ses obligations. Et pourtant, le rapport de la Chambre Régionale des Comptes révèle que cette société avait eu la préférence de la municipalité par rapport à une société Allemande "dont le rigueur ne correspondait pas au tempérament Niçois". Je ne sais pas comment il faut analyser cette phrase mais moi je la trouve accablante pour ceux qui ont fait ce choix et insultante pour les Niçois qui passent tous pour des magouilleurs. Alors aujourd'hui, le Maire accable la société qu'il a lui même choisie et tente de faire croire qu'il remet les compteurs à zéro. C'est bien mais combien de temps et d'argent les Niçois auraient pu économiser si de telles erreurs n'avaient pas été commises par ceux là mêmes qui tentent de s'en exonérer aujourd'hui.

mardi 4 avril 2006

Un peu de respect!

En ces temps de "crise du CPE", le monde ne s'arrête pas de tourner et parfois même de marcher sur la tête. Je voudrais juste vous narrer une petite mésaventure que je viens de vivre. Arrivant à l'aéroport de Roissy, je me présente pour les formalités de police. Il y a derrière le guichet deux policiers présents pour effectuer ce contrôle. Il se trouve que je ne peux pas m'approcher car une barrière s'interpose entre le guichet et moi. Je demande alors au policier ce que je dois faire: il me conseille de repousser ladite barrière, ce que je fais. C'est alors que surgit un autre agent qui vient me demander pourquoi j'ai ouvert cette barrière, m'indiquant que je n'étais pas habilité à le faire, m'intimant sur un ton pas très agréable d'aller la refermer immédiatement. Je lui explique alors que je n'avais agi qu'à la demande de son collègue. Mais manifestement, mes explications ne l'intéressaient pas, seule une démonstration de zèle intempestif et déplacé le motivait. On aurait pu aller jusqu'au scandale, voire à la bagarre, si je n'avais pas gardé mon sang froid, ce qui dans ces circonstances devenait très difficile.

La morale de cette affaire c'est que le dialogue et un esprit ouvert à la compréhension de l'autre et à l'appréciation des situations sont indispensables à un bon fonctionnement de la société. C'est aussi ce que l'on appelle le respect. Et je suis convaincu que si je n'avais pas été Député mais et moins calme que je ne l'ai été, cette affaire aurait pu beaucoup plus mal tourner.

C'est pourquoi le dialogue, le respect, la compréhension que l'on doit exiger au plus haut de l'Etat doit pouvoir se décliner à tous les échelons de la société. C'est une condition indispensable pour pouvoir vivre ensemble.