Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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lundi 29 juin 2009

Un pastis pour la bonne cause!

Il existait jusqu'à présent le pastis de Marseille, il y aura désormais le pastis de Nice. Le "petit jaune" au service d'une bonne cause? C'est le cas grâce à l'initiative du père Florini, curé de l'église Saint Pierre d'Arène à Nice mais également en charge du sanctuaire de la Madone d'Utelle dans le haut pays Niçois. Ce curé est non seulement un prêtre aimé de ses paroissiens mais aussi un homme original: excellent chanteur faisant des tournées dans les villages des Alpes Maritimes, metteur en scène du dernier synode du diocèse de Nice qui rassembla près de 10.000 fidèles et maintenant fabriquant de pastis! Cette dernière fonction part d'une passion pour ce breuvage qui remonte au quatrième siècle mais qui est désormais sur toutes les tables du midi à l'heure de l'apéritif. Le père Florini a eu l'idée de rechercher les plantes qui concourent à la confection de cette boisson. Après des années de travail, il a enfin réussi à produire un pastis tout à fait excellent.

Mais pour lui cette création devait répondre à trois exigences: la qualité, la promotion de Nice et le soutien au sanctuaire d'Utelle. La qualité, je peux vous le dire pour l'avoir goûté, est une réussite totale. Un petit verre, "bien frais", vous procure une grande satisfaction gustative...La promotion de Nice: le pastis s'appelle "Pastis de Nice". La bouteille représente la "baie des Anges" avec une Niçoise en costume de lavandière. Enfin le soutien au sanctuaire est assuré par les bénéfices qui lui seront affectés.

Je félicite le Père Florini pour cette nouvelle aventure. Désormais quand vous avez envie d'un pastis, je vous conseille de préciser "de Nice". Non seulement vous ne le regretterez pas mais en outre vous participerez à une bonne cause. Néanmoins si je vous conseille de le déguster, je vous recommande la modération...

dimanche 21 juin 2009

Fête de la musique: l'été peut commencer

Quel beau symbole que la fête de la musique pour commencer l'été. Le 21 juin est désormais le jour le plus long, le premier jour de l'été mais aussi une date qui résonne de milliers de notes de musique. Cette initiative qui remonte à 1982, on la doit à Jack Lang, alors Ministre de la Culture de François Mitterrand. Cette idée de faire descendre la musique dans la rue, de donner la possibilité à chacun de jouer d'un instrument à sa guise et d'en faire profiter les autres sans autre forme de protocole, de créer cette communion nationale autour de la musique, vecteur de paix, est tout simplement une idée de génie. Depuis lors la France ne manque jamais ce rendrez-vous. Voire, celui-ci est est toujours plus populaire. Rassembler un peuple autour de la musique, dont le proverbe dit qu'elle "adoucit les moeurs", est une politique qui ne peut connaitre aucun clivage. C'est bien pourquoi cette idée a su dépasser les alternances pour s'inscrire dans les nouvelles traditions de notre pays.

Mais au delà, cette idée a fait école dans bien d'autres pays. La fête de la musique a désormais une dimension internationale. Ainsi en ce 21 juin des notes de musiques s'éleveront par millions depuis de très nombreux pays faisant tomber les frontières. La musique comme vecteur de communication entre les hommes faisant fi de leurs différences pour les amener à partager un moment d'émotion... C'est là aussi un très beau symbole. Je salue donc cette initiative Française, ce mouvement musical planétaire, qui peut contribuer, même très modestement, à faire communiquer les hommes entre eux.

mardi 2 juin 2009

Coup de chapeau à une entreprise exemplaire

Quand on vous dit "entreprise de télémarketing" ou "call center", vous pensez à la Tunisie ou au Maroc. Il est arrivé à chacun d'entre nous de faire appel à un service après-vente ou à un centre de renseignements qui, au bout de quelques minutes, n'est plus en mesure de répondre à vos questions et qui vous avoue être localisé très loin de chez vous. Ceci est vrai dans beaucoup de cas mais désormais la preuve est apportée que ce type d'activité peut aussi de développer chez nous.

Ainsi, lors de la venue à Nice d'Hervé Morin, nous avons visité l'entreprise "Convers" qui est une société de télémarketing installée à deux pas de l'avenue Jean Médecin, dans la rue de Paris. Cette société a recruté près de 130 personnes ce qui, en temps de crise, peut être cité en exemple. Et ce n'est pas fini. Dans quelques mois, la société va s'étendre et s'installer à l'Arénas, face à l'aéroport, et ses effectifs monteront à plus de 200 personnes. Ces performances ne sont pas les seules. Cette société emploie près d'un tiers de séniors ainsi que des jeunes et de nombreuses mères de familles. La mise en place d'un horaire "à la carte" permet à chacun de pouvoir appréhender son emploi du temps à sa guise. Ceci crée un climat social tout à fait exceptionnel, là aussi très rare dans cette période de morosité.

C'est possible et c'est à Nice que ça se passe. Je souhaitais mettre à l'honneur cette société car de telles initiatives me paraissent de nature à redonner un peu de moral à ceux qui auraient tendance à douter de nos capacités à rebondir face à la mondialisation. Il faut savoir innover en s'appuyant sur le savoir-faire de nos concitoyens qui ne saurait être passé pour pertes et profits. Ce qui est possible dans ce cas doit pouvoir l'être dans une multitude d'autres.