Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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lundi 17 septembre 2007

Fiers de notre patrimoine

Avec les journées du patrimoine, les Français ont pu découvrir ou redécouvrir les richesses d'architecture que recelle notre pays. Du plus prestigieux des Palais à la plus petite église, chacun a pu pénétrer dans ces lieux qui font notre environnement et qui sont l'image de la France. Aucun lieu n'est, ce jour là, interdit au public. Du bureau du Président de la République à celui du Sénat, de l'Opéra à la Préfecture en passant par la machinerie des ascenseurs de la Tour Eiffel, toutes les visites sont autorisées, toutes les questions permises à l'égard d'un patrimoine qui nous appartient.

Dans ce domaine, la France a montré l'exemple puisque désormais la plupart des pays Européens se sont mis au diapason des journées du patrimoine. A l'instar de la journée de la musique qui avait été initiée par notre pays, désormais tout le patrimoine architectural de l'Europe s'ouvre et se laisse approprier par les nombreux visiteurs désireux de le contempler. Je salue ces initiatives culturelles fantastiques car non seulement elles ont une valeur pédagogique mais en outre elles ont tendance à renouer le lien social. En effet, elles font prendre conscience que ces édifices souvent refermés sur eux mêmes pour raisons de fonctionnement, n'appartiennent pas à ceux qui les utilisent, ils en sont tout au plus les occupants provisoires, mais sont la propriété commune de tous les Français. Cela donne à chacun des visiteurs d'un jour un sentiment de fierté comme quand on fait le tour du propriétaire. Mais après tout n'est-on pas tous ensemble un peu les propriétaires de la France? En tout cas ce sentiment doit nous permettre d'exprimer l'attachement à notre pays et même à l'ensemble du patrimoine Européen. Alors je trouve cette initiative heureuse. Elle mérite l'intérêt que nous lui portons.

vendredi 7 septembre 2007

Adieu Pavarotti

Il y a cinq ans j’avais eu le bonheur d’assister au concert de Pavarotti au stade Charles Ehrmann. Ce spectacle demeurera le dernier qu’il ait donné à Nice. Devant une foule de plus de 15.000 spectateurs, Pavarotti était apparu, comme à son habitude, flamboyant. Son geste ample comme la tunique qu’il arborait, sa voix forte et chaleureuse, le célébrissime ténor avait enchanté son auditoire. Bien sur, sur la scène de Nikaïa, munie d’une puissante sonorisation, nous étions hors les critères habituels de l’art lyrique qui est présenté généralement dans des salles d’opéra plus petites, disposant d’une acoustique sans micro ni haut parleurs et devant des parterres de connaisseurs. Mais justement, et c’est aussi l’un des hommages que l’on peut rendre à Pavarotti, il a su fait partager son art au plus grand nombre et faire ainsi aimer l’opéra à des néophytes.

Au-delà du chanteur au rayonnement planétaire, l’homme se présentait dans toutes ses apparitions publiques comme quelqu’un de généreux, aimant la musique mais aussi, la bonne cuisine et en particulier les pâtes italiennes. Cet affichage faisait partie du personnage et le rendait encore plus sympathique et proche des gens. Ce fils de boulanger dont on dit qu’à la naissance il avait poussé un tel cri que l’entourage avait immédiatement décelé l’expression d’un talent lyrique, est désormais entré dans la légende. Il a quitté ce monde mais sa voix ne s’est pas tue pour autant. Elle ne se taira d’ailleurs jamais.