Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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jeudi 14 décembre 2006

Feu vert pour Airbus

Je voudrais faire une petite trêve dans l'analyse de la politique au quotidien pour saluer les performances de l'Airbus A 380, le plus gros avion commercial au monde, qui vient d'obtenir sa certification. Il y a quelques semaines, les nuages encombraient le ciel de la société aéronautique européenne, avec les retards enregistrés pour les livraisons des premiers exemplaires du super Jumbo des airs. Ces problèmes révélaient des anomalies de gestion au niveau du consortium et des changements de dirigeants s'imposèrent. Au delà de ces questions aministratives et commerciales, restait un fabuleux projet, fruit du génie des hommes et de la coopération Européenne. Car cet avion est réellement l'un des plus spectaculaires lorsqu'il s'élève dans les airs. Pour l'avoir vu évoluer avec la légèreté d'un oiseau je garde de cette vision le sentiment d'une grande fierté. Fierté que la France soit à l'origine de l'Europe aéronautique qui est venue chasser sur les terres jusque là réservées aux Américains. Fierté que notre vieux continent uni sur un tel projet ait pu s'imposer comme une puissance technologique de premier rang. Fierté enfin vis à vis de toutes ces femmes et tous ces hommes qui ont travaillé sur ce projet. Cette certification accordée à l'A 380 est aussi la consécration d'un travail d'excellence qui doit être salué. Dès lors cet avion expérimental va devenir un avion commercial. Il volera sous les couleurs des compagnies aériennes dès l'an prochain. Les passagers l'emprunteront émerveillés dans les premiers temps, naturellement ensuite, blasés enfin. Ainsi va la vie d'un avion...Je souhaite que le succès commercial s'amplifie; il viendra confirmer un succès technologique déjà fabuleux et incontestable. Alors bon vent à l'Airbus A 380!

samedi 9 décembre 2006

Coup de chapeau aux automobilistes Français

Les statistiques des tués sur les routes continue de baisser. Le mois de novembre a enregistré une nouvelle baisse de 6,5% des morts sur les routes et sur un an cette courbe descendante a dépassé les 11%. Ces chiffres sont extrêmement encourageants. Ils démontrent que les différentes mesures prises par les pouvoirs publics tendant à encadrer la vitesse, le bouclage de la ceinture de sécurité, le contrôle technique des véhicules, etc, portent leurs fruits. Il est vrai qu'au début les automobilistes que nous sommes avons réagi avec une certaine irritation voire d'avantage. Le changement de nos habitudes, surtout dans ce domaine, a rencontré plus d'un récalcitrant. Et puis, passée la mauvaise humeur, le bon sens Français l'a emporté pour nous amener à nous faire changer radicalement notre façon de conduire. Nous nous sommes tous surpris à ralentir et à découvrir une nouvelle façon de conduire, plus calme, plus sereine, où chacun se sent plus sur, où votre entourage n'est plus terrorisé par la vitesse mais se prend à éprouver le paisir de se "promener" en voiture. Et à la fin du compte, ce sont des milleirs de vies humaines sauvées. Alors je dis bravo car ce défi n'était pas évident à relever. Certains peuples voisins n'y sont pas encore parvenus. Je souhaite de tout coeur que la fierté d'arriver à "bon port" ait détrôné définitivement celle d'aller vite. Je vous adresse toutes mes félicitations et mes meilleurs voeux de bonne conduite.

mercredi 6 décembre 2006

22 ans de bons et loyaux services

Je veux rendre hommage à Coluche et à ses héritiers qui depuis 22 ans animent les "restos du coeur". Cette idée généreuse d'un homme qui avait "un coeur gros comme ça" demeure hélas une idée d'actualité. Je pense que Coluche serait désolé de voir que 22 ans après, le besoin est encore beaucoup plus important qu'à l'origine. En effet, la création des "restos du coeur" se voulait tempoire en espérant que très vite le nombre de "clients " diminuerait car la misère reculerait. Hélas c'est le contraire qui se produisit et les "restos" sont plus que jamais nécessaires. Ils révèlent cette société à deux vitesses, la vitesse de ceux qui s'en sortent, et celle des laissés pour compte. Les "restos" révèlent l'impuissance des pouvoirs publics qui laissent sur le bord de la route des centaines de milliers de femmes, d'hommes, d'enfants qui n'ont rien et qui vivent leur misère au quotidien, silencieusement, dans l'indifférence. Les gouvernements se gargarisent de statistiques qui annoncent un recul du chômage voire de la pauvreté mais hélas ces fléaux n'ont jamais été aussi présents dans notre société. La gauche comme la droite ont échoué et sont comptables de cette situation. Peut-on encore accepter plus longtemps que la misère s'installe autour de chez nous et côtoie l'opulence? Peut-on se rassurer que des associations comme les "restos du coeur", que des milliers de bénévoles viennent ainsi au secours des plus faibles sans que l'on puisse venir à bout de cette misère? Cette question devrait figurer au premier rang des préoccupations des candidats à l'Elysée. Mais il existe des sujets plus "glamours" qui font "vendre du papier" alors que la pauvreté elle, a plutôt tendance à nous culpabiliser. Je n'entends sur ce sujet ni Sarko, ni Ségo. J'entends en revanche Bayrou qui refuse cette fatalité et qui demande à ce que l'on redonne du sens à ces mots qui ornent les façades de nos Mairies: "Liberté, Egalité, Franternité". Heureusement qu'il y en a un pour le rappeler et qui oeuvrera en ce sens le jour où il sera à l'Elysée.