vendredi 8 septembre 2006
Belle Natascha

L’affaire Natascha Kampusch, cette jeune Autrichienne enlevée à l’âge de 10 ans à la sortie de l’école, séquestrée depuis 8 ans et qui a réussi à s’enfuir un beau matin d’août pour retrouver la Liberté, a de quoi émouvoir la terre entière. En effet, peut-on imaginer un seul instant de se retrouver à sa place, détenue dans un réduit en forme de cave aménagée de 6 m2, sous la surveillance permanente de son geôlier en se demandant sans cesse : qu’est-ce que je fais là ? Quand et comment vais-je pouvoir en sortir ? J’ai même du mal à imaginer comment un être humain, en l’occurrence une petite fille d’abord, une adolescente ensuite, une jeune femme enfin, peut avoir la force morale de « tenir » dans des conditions pareilles. Dans son récit télévisé à la fois simple et poignant, j’étais frappé par l’évocation de son enlèvement où elle expliquait qu’à ce moment là elle aurait voulu crier mais qu’aucun son ne sortait de sa bouche. Cela me rappelait certains cauchemars que nous avons tous faits où l’on se sent poursuivi mais où l’on ne peut émettre aucun son. Cela relève du songe, bien évidemment, mais ici la réalité dépasse en intensité les cauchemars les plus épouvantables. Natascha s’en est sorti grâce à la force de son caractère et à un plan qu’elle a du répéter mille et une fois dans sa tête pendant ses huit longues années de détention. On sentait, en scrutant son visage, cet immense soulagement et aussi cette magnifique soif de vivre. Ses projets exprimés, son calme, son apaisement, ont forcé mon admiration et j’en suis convaincu celle de millions de femmes et d’hommes. Natascha c’est l’espoir retrouvé, pour elle, pour ses parents mais aussi pour l’espèce humaine qui a travers elle a démontré que l’on peut résister au pire et même s’en sortir. En conclusion de cette interview télévisée, on avait envie de dire « c’est beau la vie », une vie que l’on souhaite effectivement très belle désormais à Natascha qui mérite de pouvoir maintenant en profiter pleinement et de réaliser enfin ses rêves.
Ce billet, écrit à 07:15 par Rudy Salles dans la catégorie Coup de cœur a suscité :