Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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dimanche 22 juin 2008

Fête de la musique: pour tous les goûts

La fête de la musique 2008 fut à nouveau un immense succès populaire. Cette idée partie de France a envahi la planète puisque 100 pays célèbrent désormais l'été de cette agréable manière. Dans notre pays, comme d'habitude, les rues, les places, parfois les cours d'immeubles ont été prises d'assaut par des musiciens bénévoles qui n'ont qu'un but se faire plaisir et faire plaisir aux autres. Dans une communion musicale, extraordinaire, chacun y va de son refrain, de sa chansonette voire de sa danse. Les villes, petites et grandes, les villages, se mettent à l'heure musicale et personne ne peut alors y résister. Nice n'a pas fait exception. Une fois encore il y avait foule dans tous ces lieux de spectacles improvisés. Le temps s'était mis de la partie pour afficher une météo franchement estivale. Après un soleil caniculaire, une douce soirée vint enrober les participants pour une nuit de musique et d'amitié. Car s'il est vrai que la musique adoucit les moeurs, elle crée aussi une convivialité bien sympathique mettant les gens en condition pour communiquer de la meilleure façon.

Comme tout le monde, je me suis laissé aller à écouter ici ou là des airs totalement différents allant du rock à la variété Française en passant par les rythmes sud américains qui vous obligent à saisir le tempo et à ne plus le lâcher. Bravo à tous ces musiciens d'un soir et vive l'été 2008. Nous n'attendrons pas le 21 juin 2009 pour écouter de la musique, nous continuerons tout au long de l'année à en écouter. Mais il est vrai que cet événement musical est très particulier, il annonce l'entrée officielle dans l'été. Et c'est déjà une ambiance de vacances qui anime nos villes même si pourtant l'heure du farniente n'a pas encore sonné!

samedi 8 décembre 2007

Téléthon: la générosité avec enthousiasme

Le Téléthon est, chaque année, l'occasion d'aborder un sujet grave ,mais avec enthousiasme et dans la France entière. Le but est de récolter des fonds pour financer la recherche sur le génome humain. Un sujet qui fut d'abord abstrait lorsque ce marathon télévisé fut créé il y a quelques années car les Français ne connaissaient pas forcément les maladies invalidantes dont il était question. Mais désormais, chacun ayant conscience de ce dont on parle, ce rendez-vous est devenu celui de la générosité sur l'ensemble du territoire. En effet, les communes petites, moyennes et grandes, les associations, les entreprises, les particuliers se passionnent pour rivaliser d'ingéniosité et mobiliser nos concitoyens afin que les caisses se remplissent sous les yeux de millions de téléspectateurs. C'est l'occasion pour les Français de se révéler solidaires et non indifférents face à une aussi grande et noble cause. Il y a bien, chaque année, quelques esprits chagrins, pour critiquer cette opération. Les organisateurs craignent toujours que ces campagnes de dénigrements ne nuisent au succès de la collecte. Mais bien plus encore, les malades qui fondent leurs espoirs sur la recherche et qui attendent beaucoup de ces campagnes s'inquiètent de voir les crédits diminuer.

C'est pourquoi je soutiens le Téléthon qui a permis de faire avancer la recherche, de se doter de nouvelles armes pour lutter contre la maladie et donc de soigner des malades, de sauver des vies. Alors, comme le dit l'animateur MO-BI-LI-SEZ VOUS en appelant le 3637 et en apportant votre contribution personnelle.

lundi 19 novembre 2007

Bon goût et convivialité

A l'heure des fast-food, il est toujours agréable de rappeler que nous sommes en France dans un pays ou le "bien manger" est un art, une tradition. C'est pourquoi je veux féliciter la municipalité de La Trinité qui depuis 11 ans développe une manifestation très intéressante que l'on appelle "les journées gourmandes". Ainsi, sous le chapiteau mais aussi en palin air s'exposent les meilleurs produits du terroir. Les visiteurs se laissent guider au gré des charcuteries exposant des saussissons et autres pâtés, des boulangeries proposant des pains cuits au bois de toutes formes aux farines variées, des fromagers présentant leurs tomes de montagne, mais aussi des marchands de vins proposant des crus exquis. On peut, en quelques minutes, faire un tour de France des meilleures spécialistés cullinaires.

Les adeptes de ce genre de manifestation ne sont pas des visiteurs comme les autres. Il déambulent dans les allées, "l'eau à la bouche", gourmets ou gourmands, c'est selon, mais toujours bons vivants. Cette communion cullinaire donne à un tel salon une atmosphère de convivialité très agréable. Cette visite apparait alors comme une heureuse parenthèse dans la vie quotidienne où parfois, à cause de l'urgence des situations, on ne mange plus que "sur le pouce"". Alors gourmands, gourmets ou tout simplement amoureux des produits authentiques, il est agréable de redécouvrir les bonnes saveurs des produits artisanaux qui rappellent la richesse de nos terroirs. C'est pourquoi je félicite l'initiative de la Mairie de La Trinité en souhaitant qu'elle s'installe désormais comme l'une des bonnes traditions de cette sympathique commune, pour le plus grand plaisir des visiteurs au rang desquels j'ai le plaisir de figurer.

vendredi 26 octobre 2007

Retrouvailles

J’ai accompagné le Secrétaire d’Etat aux Entreprises et au Commerce Extérieur dans le déplacement qu’il effectuait pour l’inauguration de la foire d’Oran. Outre l’accueil chaleureux des autorités locales que j’appréciais, j’étais heureux de constater la compétitivité de nos entreprises qui exposaient leurs productions dans le pavillon Français, particulièrement important au sein de la deuxième foire d’Algérie. On sent combien les liens qui existent entre nos deux pays peuvent favoriser les échanges car 132 ans d’une histoire commune ne s’effacent pas. Il demeure une relation toute particulière entre la France et l’Algérie faite d’amour et parfois de haine mais jamais d’indifférence. Chacun ressent bien d’ailleurs, de part et d’autre, que le resserrement de cette relation est nécessaire. Les Algériens eux-mêmes nous le disent alors que leur pays est de plus en plus visité par les Chinois. Mais ces derniers sont des étrangers au pays alors que les Français…c’est autre chose.

Et justement, un voyage en Algérie pour moi et à Oran en particulier, n’est pas un voyage comme les autres. J’ai moi aussi des racines dans ce pays. Mon épouse est Oranaise mais aussi ma mère et l’ensemble de ma famille maternelle. Je regardais l’architecture de cette ville dont nombre d’immeubles « belle époque » me rappellent ceux du quartier des « Musiciens » à Nice. La douceur du climat, les orangers, les oliviers et bien sur la Méditerranée créent cette proximité avec l’environnement que nous côtoyons du côté de la Baie des Anges. Mais en regardant cette ville, qui vit naître Camus, du haut de Notre Dame de Santa Cruz, je ne pouvais m’empêcher de penser à ces familles de pieds-noirs qui escaladaient à pied pour Pâques cette montagne sacrée qui sépare Oran de Mers El Kebir. Cette ville dont on disait qu’elle était la plus animée d’Algérie, un « melting pot » qui rassemblait dans une même communauté les Français de métropole, les Espagnols, les Juifs, les Arabes. Et puis vint la guerre avec ses déchirures, avec ses morts, avec ses haines. Cette guerre et la longue après-guerre ternirent des relations qui pourtant furent heureuses. Mais le temps a passé. Et aujourd’hui une brise d’apaisement souffle à nouveau entre la France et l’Algérie. Les Algériens attendent les Français et les accueillent avec la chaleur de l’accueil Méditerranéen que l’on connait bien. Il était temps qu’une page se tourne pour permettre ces retrouvailles. J’étais heureux de ressentir un climat de confiance et d’amitié retrouvé. Le voyage de notre Ministre y a certainement contribué. Mais c’est à nous d’intensifier ces rencontres afin de redonner à nos deux peuples le goût de fraterniser à nouveau. Et en ma qualité de fils et d’époux de « pied-noir » je sais combien cette attente est grande dans le cœur de tous ceux qui ont aimé cette terre, qui ont connu la déchirure de 1962 et qui espèrent enfin pouvoir à nouveau la retrouver.

mardi 16 octobre 2007

Le bel oiseau d'acier

Avec la livraison à "Singapore Airlines" du premier Airbus A 380 commence une ère nouvelle, celle des avions très gros porteurs. Cette révolution est comparable à ce que fut la mise en service du Boeing 747 il y a une trentaine d'années. Cette fois, l'avion Européen est un véritable palais des airs pouvant accueillir plusieurs centaines de passagers sur deux étages dans des conditions de confort optimales. Pour avoir vu évoluer ce géant d'acier virevoltant dans le ciel comme un simple monomoteur, je suis admiratif du travail réalisé par les concepteurs, les ingénieurs, les ouvriers Européens qui ont réalisé cette prouesse technique qui désormais va s'inscrire dans le paysage aérien et dans celui de nos aéroports. Car ce qui nous apparait aujourd'hui, à juste titre, comme un projet révolutionnaire apparaitra normal voire banal dans quelques temps aux passagers qui utiliseront ce magnifique avion.

Ainsi la livraison du premier exemplaire de l'A 380 est non seulement le premier d'une longue série mais elle vient faire taire tous les commentaires négatifs et les critiques qui voulaient mettre à mal l'aéronautique Européenne. Bien sur il y a eu des retards dans le programme A 380 mais on peut comprendre qu'Airbus ne cherche à prendre aucun risque dans le lancement d'un tel avion. Et d'ailleurs le "Dreamliner" de Boeing rencontre aussi des retards et je n'entends pas des critiques aussi acerbes que celles qui ont été portées sur Airbus. Bien sur il y a aussi le scandale EADS, la maison mère d'Airbus, mais en quoi une telle affaire devrait-elle porter ombrage à ce qui apparait comme la plus grande prouesse aéronautique de ce début de siècle. Alors ne gâchons pas notre plaisir et félicitons-nous d'assister au lancement d'un tel avion qui portera sur tous les continents le savoir-faire et la réussite téchnologique de l'Europe et de la France.

lundi 8 octobre 2007

80 minutes de bonheur

Un sondage annonçait dans la presse de samedi que les Français étaient confiants à 50% dans la victoire des bleus contre les noirs, c'est-à-dire de l’équipe de France contre l’équipe de Nouvelle Zélande dans le match de quart de finale de la Coupe du Monde de Rugby. Les Français avaient raison d’être confiants. Au-delà d’un match montrant deux grandes équipes s’affronter sur un stade de Cardiff archi comble, Président de la République et Premier Ministre compris, l’équipe de France s’est battue jusqu’à la dernière minute pour arracher une victoire qui ouvre la porte non seulement à la demi finale mais nous laisse rêver désormais de finale et même de gagner la Coupe.

Le sport a mobilisé non seulement les joueurs et les supporters mais au-delà tous les Français. L’engouement suscité par cet enjeu rappelle l’ambiance qui régnait en 1998 lors de la Coupe du Monde de Football qui avait été une fête dépassant très largement les fanas de foot. Nous avons tous partagé ces instants d’émotion et nous ne sommes pas décidés à faiblir dans le soutien que nous devons à notre équipe.

Ironie du sort, je participais hier dimanche à une réunion internationale où je siégeais aux côtés de la Nouvelle Zélande. Bien sur les thèmes abordés ne devaient rien avoir à faire avec le ballon ovale mais toutes les interventions commencèrent par un rappel rugbystique. Les uns pour nous faire part de leur trouble face au résultat de Cardiff, les autres -nous- pour afficher notre joie…sans ostentation. Mais sorti de cette réunion, je laisserai aller mon enthousiasme et je manifesterai mon soutien sans limite à notre équipe car je souhaite, comme tous les Français, que la France gagne au rugby comme dans tous les domaines d’ailleurs. Et des victoires au rugby participe de cette image de la France gagnante que j’aime.

lundi 17 septembre 2007

Fiers de notre patrimoine

Avec les journées du patrimoine, les Français ont pu découvrir ou redécouvrir les richesses d'architecture que recelle notre pays. Du plus prestigieux des Palais à la plus petite église, chacun a pu pénétrer dans ces lieux qui font notre environnement et qui sont l'image de la France. Aucun lieu n'est, ce jour là, interdit au public. Du bureau du Président de la République à celui du Sénat, de l'Opéra à la Préfecture en passant par la machinerie des ascenseurs de la Tour Eiffel, toutes les visites sont autorisées, toutes les questions permises à l'égard d'un patrimoine qui nous appartient.

Dans ce domaine, la France a montré l'exemple puisque désormais la plupart des pays Européens se sont mis au diapason des journées du patrimoine. A l'instar de la journée de la musique qui avait été initiée par notre pays, désormais tout le patrimoine architectural de l'Europe s'ouvre et se laisse approprier par les nombreux visiteurs désireux de le contempler. Je salue ces initiatives culturelles fantastiques car non seulement elles ont une valeur pédagogique mais en outre elles ont tendance à renouer le lien social. En effet, elles font prendre conscience que ces édifices souvent refermés sur eux mêmes pour raisons de fonctionnement, n'appartiennent pas à ceux qui les utilisent, ils en sont tout au plus les occupants provisoires, mais sont la propriété commune de tous les Français. Cela donne à chacun des visiteurs d'un jour un sentiment de fierté comme quand on fait le tour du propriétaire. Mais après tout n'est-on pas tous ensemble un peu les propriétaires de la France? En tout cas ce sentiment doit nous permettre d'exprimer l'attachement à notre pays et même à l'ensemble du patrimoine Européen. Alors je trouve cette initiative heureuse. Elle mérite l'intérêt que nous lui portons.

vendredi 7 septembre 2007

Adieu Pavarotti

Il y a cinq ans j’avais eu le bonheur d’assister au concert de Pavarotti au stade Charles Ehrmann. Ce spectacle demeurera le dernier qu’il ait donné à Nice. Devant une foule de plus de 15.000 spectateurs, Pavarotti était apparu, comme à son habitude, flamboyant. Son geste ample comme la tunique qu’il arborait, sa voix forte et chaleureuse, le célébrissime ténor avait enchanté son auditoire. Bien sur, sur la scène de Nikaïa, munie d’une puissante sonorisation, nous étions hors les critères habituels de l’art lyrique qui est présenté généralement dans des salles d’opéra plus petites, disposant d’une acoustique sans micro ni haut parleurs et devant des parterres de connaisseurs. Mais justement, et c’est aussi l’un des hommages que l’on peut rendre à Pavarotti, il a su fait partager son art au plus grand nombre et faire ainsi aimer l’opéra à des néophytes.

Au-delà du chanteur au rayonnement planétaire, l’homme se présentait dans toutes ses apparitions publiques comme quelqu’un de généreux, aimant la musique mais aussi, la bonne cuisine et en particulier les pâtes italiennes. Cet affichage faisait partie du personnage et le rendait encore plus sympathique et proche des gens. Ce fils de boulanger dont on dit qu’à la naissance il avait poussé un tel cri que l’entourage avait immédiatement décelé l’expression d’un talent lyrique, est désormais entré dans la légende. Il a quitté ce monde mais sa voix ne s’est pas tue pour autant. Elle ne se taira d’ailleurs jamais.