Une semaine folle
Par Rudy Salles, vendredi 17 septembre 2010 à 11:18 :: Politique :: #1382 :: rss
Tout d'abord la fin du débat sur les retraites à l'Assemblée Nationale s'est déroulée dans la confusion intentionnellement créée par le Groupe Socialiste. En effet, alors que l'ensemble de la discussion s'était tenue pendant deux semaines dans le cadre du respect du Réglement de l'Assemblée, les Socialistes ont décidé de créer un incident le jour du vote. Alors que les débats touchaient à leur fin, il est de coutume qu'avant le vote chaque Groupe Parlementaire s'exprime pour une explication de vote. Les Socialistes cherchant l'incident pour faire obstruction à l'adoption de la Loi, ont décidé que chacun des Députés de leur Groupe prendrait la parole pour exposer sa propre explication de vote. Ce Groupe disposant près de 200 Députés et chaque intervention durant environ cinq minutes, chacun peut imaginer le temps nécessaire à ce type d'exercice, par ailleurs totalement inutile puisque chaque point de vue est identitque aux autres.
C'est ainsi que le Président de l'Assemblée a décidé de laisser un certain nombre de Députés Socialistes s'exprimer avant de clore le débat pour passer au vote. Il a voulu mettre un terme à une procédure d'obstruction manifeste et à une perte de temps ridicule. Les Députés Socialistes ont alors tenté un coup de force, poursuivant le Président de l'Assemblée jusqu'à l'Hôtel de Lassay et revenant l'après midi ceints de leur écharpe tricolore. Cette mascarade a été fortement médiatisée, ce qui était le but recherché mais il ne grandit pas le Parlement et encore moins le Groupe Socialiste.
Autre événement, celui relatif à la réaction d'une vice présidente de la Commission Européenne à propos de la situation des Roms en France. Celle-ci n'a pas hésité à comparer cette situation à des pratiques ayant eu lieu lors de la seconde guerre mondiale. Ce type de déclaration est d'autant plus inadmissible que la France est un Etat de Droit, pays fondateur des Droits de l'Homme et qu'en la matière toutes les mesures qui sont prises le sont sous le contrôle de la Justice. Ce type de position inadmissible déconsidère cette Commissaire Européenne et insulte notre pays. Le Président de la République a eu raison de réagir très fortement vis à vis du Président de la Commission afin de rétablir un peu de raison dans ce domaine.
Sur cette question, l'Europe, au lieu de condamner la France, ferait mieux de se préoccuper de la situation des Roms en Roumanie et à travers l'Europe car c'est à ce niveau là que cette question devrait trouver des solutions. J'espère que cet événement servira au moins à faire prendre conscience à l'Europe qu'elle a des responsabilités en la matière et qu'il serait temps qu'elle les assume!
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