mardi 29 juin 2010
Coupe du Monde de football: quelques réflexions
N'yant plus à commenter les résultats de l'équipe de France, nous avons tout le loisir de nous intéresser à la Coupe du Monde de façon objective. Le Mondial m'a inspiré deux réflexions ce week-end. La première concerne l'arbitrage. Par deux fois, l'une dans le match Allemagne-Angleterre et l'autre dans la rencontre Argentine-Mexique on a pu constater deux fautes manifestes d'arbitrage. Ceci aurait pu avoir des conséquences regrettables si les scores avaient été serrés. Ce qui est inacceptable c'est que l'arbitre se trompe, affirme n'avoir rien vu alors que des millions de téléspectateurs eux ont vu et très bien vu la réalité du jeu. L'arbitre pris en défaut par des millions de spectateurs: peut-on encore accepter une telle situation? Il y a longtemps que j'affirme qu'il faut non pas remplacer les arbitres par des caméras de télévision mais les assister par des caméras en cas de doute. Je ne comprends pas qu'il puisse y avoir encore des résistances sur ce point alors que le public est massivement d'accord avec cette proposition. Peut-être acceptera-t-on enfin de respecter le public?
D'autre part je suis un peu choqué par la toute puissance d'un organisme comme la FIFA qui se conduit comme un Etat dans l'Etat. Ainsi le pays hôte est-il là pour payer les infrastructures et la FIFA pour encaisser les dividendes. Tout est ainsi "trusté" par la Fédération Internationale pendant toute la durée de la Coupe du Monde. On a pu voir des reportages à la télévision où le moindre bistrot de Johanesbourg était obligé de se conformer aux demandes de la FIFA pour accueillir du public devant un écran de télévision et verser des royalties à la puissante organisation. Au total, l'Afrique du Sud ne percevra que 10% des recettes des billetteries. La FIFA avait communiqué sur le fait que c'était la première fois qu'un pays Africain organisait une Coupe du Monde. Et bien je pense qu'on était en droit d'attendre que les retombées financières pour ce pays eurent été plus grandes. Je n'accable pas la FIFA car elle n'est pas la seule. On pourrait en dire autant du Comité International Olympique. On est bien loin de l'esprit du sport et de l'idéal de Coubertin. En cette période de "remises en questions" tous azimuts, une autocritique de certaines pratiques dans ce domaine serait la bienvenue.
Ce billet, écrit à 00:14 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :