jeudi 17 juin 2010
Service public de la radio : savoir respecter les auditeurs
Je ne veux viser personne mais je constate que le service public de la radio, je veux parler de Radio France, est attaqué de l’intérieur par certains de ses chroniqueurs. Je suis viscéralement attaché à la liberté de la presse. En effet, dans une grande démocratie, la presse écrite, radio ou télévisuelle ainsi que la presse internet doivent pouvoir permettre une libre expression où les pressions politiques ne doivent pas exister. C’est ce qui fait toute la différence entre une démocratie et un pays totalitaire.
Néanmoins il y a un certain nombre de barrières déontologiques qui doivent protéger les auditeurs contre des agressions qu’on n’a pas le droit de leur infliger. Cela doit être vrai dans toutes les rédactions. Cela est encore plus vrai dans le service public. Rappelons que la radio publique est financée par l’ensemble des Français qui s’acquittent de la redevance audiovisuelle.
C’est pourquoi les provocations, la vulgarité, les attaque personnelles doivent être proscrites. Et pourtant il semble que certains chroniqueurs, grassement payés pour « parler dans le poste » laissent libre cours à leurs fantasmes et se permettent de dire n’importe quoi au nom de la liberté d’expression. On n’est pourtant plus dans ce cadre mais dans celui de la provocation gratuite destinée à mesurer le degré de résistance des dirigeants de la chaine qui s’interrogent pour mettre un terme à leur contrat. D’ailleurs, n’étant pas été recrutés pour ce type de prestation, on peut en déduire que le contrat a été rompu depuis longtemps. Mais ils poursuivent leur entreprise de démolition radiophonique quotidienne en attendant que des sanctions soient prises à leur encontre et se poser en martyrs politiques.
N’exagérons pas ! Leur remplacement à l’antenne susciterait quelques remous habituels sur le moment mais on oublierait très vite leur départ comme d’autres avant eux ont disparu sans laisser de souvenir. Heureusement la vulgarité ne fait pas école comme leurs auteurs le souhaiteraient.
Ce billet, écrit à 01:15 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :