Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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dimanche 16 mai 2010

Cafouillage sur les primaires au PS

Le Parti Socialiste entrera, tôt ou tard, dans les turbulencces électorales. En effet, la désignation d'un candidat ou d'une candidate en vue de la future Présidentielle ne sera pas un fleuve tranquille. Chacun se souvient de la dernière compétition qui avait opposé plusieurs candidats et dont la décision des militants avait fini par désigner Ségolène Royal. Ce choix s'imposait alors, à l'instar d'un "casting" façon "Star 'Ac" où les paillettes devenaient le critère déterminant. On a vu ensuite le climat que cela avait créé au sein du parti où les différents clans n'ont pas fini de s'opposer et de régler leurs comptes.

Le PS a affirmé qu'on ne l'y reprendrait plus et que, pour le futur, une nouvelle procédure de désignation serait définie et devrait permettre un choix consensuel, et pourquoi pas "amical" tant qu'on y est. On confia à Arnaud Montebourg la responsabilité de mettre en place un système de "primaires" à l'intérieur du PS. Mais voilà, sur le papier passe encore...mais sur le terrain ce sera une autre affaire. Martine Aubry cède des points dans les sondages et se trouve en troisième position derrière Ségolène Royal. DSK est en embuscade mais n'ose pas se lancer. Manuel Valls laisse entendre que les dés sont pipés et que la procédure ne serait qu'un simulacre de démocratie.

Je souhaite beaucoup de plaisir au Parti Socialiste qui veut se lancer dans une telle entreprise. Je pense que la procédure mise au point volera en éclat devant les exigences des candidats et la volonté de l'Etat Major de contrôler le dispositif pour arriver à une désignation de convenance. Ajoutez à cela l'absence abyssable d'idées et de programme face aux problèmes du pays et vous comprendrez que le PS puisse encore s'interroger sur son avenir!