Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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Sarkozy : An III

Il y a trois ans que Nicolas Sarkozy est Président de la République. Après une mobilisation sans précédent à une élection présidentielle et un score de 53%, nous entrions dans une nouvelle aventure politique de cinq ans. Nicolas Sarkozy se voulait le Président des réformes, celui de l’action mais également il souhaitait imprimer un nouveau style, moins monarchique, plus proche des gens.

Les réformes furent très nombreuses, chacun aura pu s’en rendre compte. Et ce chantier n’est pas terminé, n’en déplaise aux conservateurs de tous poils. Les dernières en date qui arrivent devant le Parlement, je pense à la réforme des retraites ou encore la loi sur la dépendance, sont des textes essentiels sur lesquels personne n’a osé aller jusqu’au bout remettant à plus tard les urgences. Au risque de l’impopularité, Nicolas Sarkozy a décidé de s’emparer de ces problèmes pour les traiter enfin. Je puis dire que jamais le Parlement n’aura autant travaillé pour faire aboutir les réformes. On ne peut que s’en féliciter.

La présidence de l’action s’est caractérisée notamment par un Président Français permettant à nouveau à la France d’exister sur le plan international, de se faire non seulement respecter mais aussi et surtout de redevenir une référence. La présidence Française de l’Union Européenne aura été un très grand succès de même que la gestion de la crise financière ou Nicolas Sarkozy a pris, dans l’urgence, des mesures indispensables à la survie de notre économie et a eu la force de conviction nécessaire pour pouvoir entrainer les autres Chefs d’Etat du Monde entier.

Enfin le style moins monarchique est le point sur lequel, paradoxalement, le message est le moins bien passé. Nicolas Sarkozy a voulu imprimer une nouvelle marque d’un Président très présent. Je me souviens de l’époque où, lorsqu’on parlait du Président de la République, on disait « à l’Elysée on pense que… », ou encore « de source bien informée, la Présidence de la République estime que… ». Ce style énigmatique a disparu. Désormais, quand le Président de la République veut dire quelque chose aux Français, il ne s’en prive pas. Il s’exprime clairement sur tous les sujets et assume pleinement ses responsabilités de Chef de l’Etat élu au suffrage universel de tous les Français. Nos concitoyens sont certainement sensibles à cette nouvelle relation directe avec leur Président mais en même temps lorsqu’ils sont mécontents ils s’en prennent directement à leur responsable et non à son premier Ministre ou à ses Ministres. Cette exposition nouvelle du Président, même si elle est normale dans une démocratie est nouvelle dans notre République où le chef de l’Etat avait une attitude de retrait permanent, monarchique pourrait-on dire.

Il reste donc deux ans avant la fin du mandat présidentiel. En pleine période de crise mondiale où tous les fondamentaux sont remis en cause, la mission d’un Président Français n’aura jamais été aussi dure. Et pourtant l’heure n’est pas à baisser les bras ou à tomber dans une démagogie électoraliste de mauvais aloi dans laquelle se vautre l’opposition. Etre responsable c’est assumer sa mission, mener les réformes à leur terme, expliquer encore et toujours à nos concitoyens la réalité de la situation et bâtir un avenir meilleur. Même si les résultats sont moins visibles qu’ils ne pourraient l’être si le monde traversait une période de croissance, il faut souligner que la France s’en sort mieux que la plupart de ses partenaires. Alors poursuivons dans cette voie et gageons que l’avenir rendra justice au courage, à la ténacité et à l’action qui ont guidé la présidence depuis 2007.

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