dimanche 28 mars 2010
Rappel à l'ordre
La taxe carbone a suscité des débats houleux. En effet, si personne ne conteste vraiment le projet d'une fiscalité évolutive qui tienne compte des bonnes pratiques environnementales, en revanche chacun s'inquiète des retombées que celle-ci puisse pénaliser des entreprises déjà soumises à rude épreuve en cette période de crise. Ainsi, après le rejet par le Conseil Constitutionnel de la taxe carbone puis après le résultat des élections régionales, le Président de la République a pris la bonne décision de reporter cette réforme jusqu'à ce que l'Union Européenne décide de généraliser une telle mesure. En effet, si on veut que la France reste compétitive, alors nous ne pouvons pas être les seuls à adopter une taxe carbone.
L'opinion publique comme l'ensemble des acteurs économiques ont accueilli avec soulagement le report de la taxe carbone. En revanche, la Secrétaire d'Etat à l'Ecologie a fait quelques déclarations plutôt malvenues puisqu'elle semblait ne pas être sur la même longueur d'onde que celle du Premier Ministre et du Président de la République. Elle s'est même déclarée "désespérée!". Nicolas Sarkozy a eu raison, lors d'une déclaration faite à Bruxelles, de rappeler à l'ordre cette Secrétaire d'Etat en disant qu'un Ministre n'a pas à se désespérer mais à travailler et à agir dans la direction fixée par le Gouvernement et le Président. A une autre époque, du temps de François Mitterrand, un Ministre avait lui aussi exprimé des états d'âme. Mais il en avait assumé la responsabilité en indiquant qu'un Ministre "ça ferme sa gueule ou ça démissionne". C'est d'ailleurs ce qu'il avait fait!
Ce billet, écrit à 06:25 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :