Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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Georges Freche: les différents visages du PS

Il y a quelques semaines, Georges Freche faisait une déclaration traitant Laurent Fabius de "pas très catholique". Immédiatement le PS et sa Première Secrétaire Martine Aubry décidaient de lâcher Freche pour les élections régionales et d'investir dans la foulée le Maire de Montpellier Madame Mandroux. C'était spéculer sur l'effet d'entraînement de l'investiture Socialiste qui aurait pu faire chuter Freche au profit de Mandroux. Cet effet ne se produisit pas, au contraire! Freche caracole dans les sondages alors que Madame Mandroux fait tout juste e la figuration.

Le cas Freche aurait du conduire le PS à aller jusqu'au bout de sa démarche en envisageant de lâcher le président sortant de la Région Languedoc Roussillon au premier tour mais aussi au second. Cependant le Parti Socialiste, traversé par des courants antagonistes est loin de parler d'une même voix sur ce sujet comme sur beaucoup d'autres. C'est ainsi que, bravant les décisions de Madame Aubry, le Maire de Lyon Gérard Collomb mais également l'Euro Député Vincent Peillon ont décidé d'apporter leur soutien à Georges Freche.

Alors péripétie de campagne, divisions ou préparation de la suite? C'est un peu tout cela qui est en route. Péripétie car Martine Aubry se serait bien passée aujourd'hui de ces initiatives. Divisions: elles sont légendaires entre les courants qui se combattent en interne. Préparation de la suite? Et là nous sommes dans le double langage permanent au PS. Il y a ceux qui condamnent Freche et il y a ceux qui préparent déjà sa réintégration au cas où ils gagnerait les Régionales. Décidément les socialistes ne changeront jamais!

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Commentaires

1. Le mercredi 24 février 2010 à 22:33, par MaxF

C'est terrible ces luttes sans fin au PS ! On voit très bien se dessiner deux camps : les pro-Royal et les anti-Royal. Finalement c'est à ça que se résume l'affaire "Frêche". Et ce n'est vraiment pas bénéfique pour le PS. Après l'opération "tricherie" du congrès de Reims, revoici Martine Aubry qui attaque une nouvelle fois le camp "Royal". Vont-ils finir par se séparer ?
Mais cette lutte de camps n'est pas limité au PS. A droite il y a un phénomène anti-Sarkozy qui va très probablement prendre beaucoup d'ampleur d'ici 2012. Le centre n'est pas épargné avec les pro-Bayrou et les anti-Bayrou.

Finalement les meilleurs ennemis sont toujours dans le même camp...

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