jeudi 18 février 2010
Languedoc Roussillon: l'interrogation du second tour
En Languedoc Roussillon l'élection régionale apparaît de plus en plus claire. Avec une estimation de 6% des voix, la liste officielle du PS menée par le Maire de Montpellier semble marginalisée tandis que celle de Georges Frêche fait la course en tête suivie par la liste UMP-Nouveau Centre menée par Raymond Couderc. Le Parti Socialiste sera très embarrassé si ce pronostic se confirme dans les urnes. En effet, la question qui se posera et qui se pose déjà dans les états-majors politiques est de savoir quelle position le PS adoptera-t-il face à pareille situation?
Soutenir la liste Frêche me semblerait inacceptable. Je crains pourtant qu'un certain nombre de socialistes, bien silencieux aujourd'hui, ne se réveillent pour faire élire le Président sortant de la Région. Rappelons que le Languedoc Roussillon compte de nombreux militants, acquis très majoritairement à Frêche. Les leaders du parti et surtout les prétendants à de hautes fonctions feront probablement leurs calculs politiciens et essaieront de le ménager. Il sera certes difficile d'apporter un soutien officiel à Georges Frêche mais une formule consistant à "faire barrage à la droite" pourrait suffire pour rabibocher les deux camps aujourd'hui en délicatesse.
Il y aurait pourtant une autre possibilité qui consisterait, pour le PS, à adopter une position ayant le mérite de la clarté et qui serait aussi une attitude éthique: faire barrage à la liste de Frêche, un front Républicain! Dès lors le PS devrait appeler à voter pour la liste UMP-Nouveau Centre de Raymond Couderc. J'attends de voir mais cela m'étonnerait fort que le Parti Socialiste agisse de la sorte. Il cultivera certainement l'ambiguité qui lui sied dans ce genre de situation. Ainsi le ridicule, une fois encore, n'aura pas tué! Remarquez quand on voit les ambiguités cultivées entre le PS et l'extrême gauche d'Olivier Besancenot, on n'a plus à s'étonner. Dois-je rappeler que l'extrême gauche est tout aussi indigne que l'extrême droite et que l'ambiguité avec l'une comme avec l'autre est tout aussi choquante. Il ne faudra pas se gêner pour le rappeler régulièrement et dénoncer l'électoralisme sans limite du PS qui verse dans la compromission.
Ce billet, écrit à 06:17 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :