Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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Les cartons rouges de Copenhague

Pour avoir suivi l’ensemble des interventions des Chefs d’Etats et de Gouvernements du Monde –ils étaient plus de 130 présents, un record abolu !-, je dois dire que, à quelques exceptions près, ce furent des discours responsables où chacun assumait clairement sa part de responsabilité et essayait d’apporter sa contribution pour le futur. Depuis la Chine jusqu’à la Russie en passant par les USA, la France ou même de plus petits pays comme Monaco, tout le monde a tenu à mesurer l’ampleur du problème du réchauffement climatique sans rejeter la faute sur les autres. Copenhague aura été, de ce côté-là, le lieu ou chaque participant aura reconnu ses erreurs passées et se sera engagé sur un avenir plus vertueux.

Mais la liste des discours se sera terminée sur deux fausses notes que je regrette. En effet, jeudi Hugo Chavez et Evo Morales avaient pris la parole pour tenir un discours anti Américain et anti capitaliste tout comme l’avait fait un autre « grand démocrate » Ahmadinedjad. Ces discours étaient totalement décalés par rapport à la tenue des différentes interventions qui nous avaient habitués à prendre de la hauteur. Malheureusement la présidence Danoise a cédé aux demandes expresses de Chavez et de Morales qui ont exigé de clôturer la série des discours pour s’exprimer une seconde fois, c'est-à-dire hier, après Barack Obama. On eut droit à un grand numéro d’acteurs mais qui donnait une piètre image du Venezuela et de la Bolivie. Faussement démocrates, faisant références régulièrement à Fidel Castro, ils n’eurent d’autre discours de vilipender les Etats-Unis, de tenter de ridiculiser le Président Obama, trouvant dans les USA et le capitalisme la source de tous les maux de la terre. Pitoyable ! Triste image pour ce sommet qui fut difficile mais qui méritait mieux que ces discours en forme de conclusion.

Ils trouvèrent, bien entendu, quelques relais dans la salle pour applaudir à un tel réquisitoire. Trouver un bouc émissaire qui attire les convoitises car il apparait comme le « maitre du monde », est un exercice facile. Pourtant les Etats-Unis d’Obama ont changé de discours et souhaitent participer aux efforts planétaires. Ce ne sont pas ces deux guignols, furent-ils chefs d’Etats, qui feront avancer la protection de la planète. Leurs méthodes, la « provoc » permanente, a pour unique objectif d’attirer l’attention des medias sur eux afin d’apparaitre comme les leaders d’un mouvement anti capitaliste et anti US. En cela ils réussissent. Mais reconnaissons que l’un comme l’autre n’apportent rien au débat et tendent plutôt de le détourner. Le Venezuela, grand producteur de pétrole a-t-il vraiment intérêt à voir se multiplier tant d’efforts pour parvenir à des énergies propres. Alors Monsieur Chavez préfère taper sur le voisin plutôt que de balayer devant sa porte.

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Commentaires

1. Le samedi 19 décembre 2009 à 09:46, par Alfred

Pourquoi avez vouz ecrit « grand démocrate » pour Ahmadinedjad? Est ce ironique, sarcastique ... ou est ce parce que vous voulez changer le monde.
Chavez et Morales ont ete elu democratiquement, et ce n'est pas a vous de dire au peuples sud americain quels presidents ils doivent avoir. Je comprends qu'en Bolivie vous prefereriez les generaux Barrientoz et Banzer. De la meme facon que vous preferiez Pinochet le democrate a Allende le dictateur. Allons supprimons l'histoire au lycee comme ca vous pourrez faire croire n'importe quoi a la plebe qui applaudira a deux mains a sa propre spoliation!
P.S.: Le mot presidence, en francais est feminin. Il y a d'autres fautes d'orthographe que je laisse aux lecteurs de ce blog.

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