Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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jeudi 26 novembre 2009

Martine rame à contre courant

Alors que Nicolas Sarkozy lance le grand débat sur l’identité nationale, Martine Aubry demande la régularisation des sans papiers. Elle est décidément incorrigible. Comme aux meilleurs moments de la gauche socialo communiste des années 80, elle ne peut s’empêcher de se lancer dans ce combat d’arrière garde qui n’intéresse pas les Français. En effet, chacun a bien compris qu’il s’agit d’un jeu pervers. Régulariser de façon massive des gens qui sont en situation irrégulière dans notre pays, qui plus est en pleine crise économique, c’est légaliser une situation de misère que chacun connait et qui ne trouvera pas de solution par l’obtention de papiers. Voire, on sait bien que ces pratiques suscitent beaucoup d’incompréhension de la part des Français ou des étrangers en situation irrégulière ce qui entraine ensuite des mouvements xénophobes inacceptables et assure à l’extrême droite des lendemains qui chantent.

Madame Aubry ferait pieux de sortir de son carcan idéologique et de regarder la société telle qu’elle est. Aujourd’hui les Français comme les étrangers vivant sur notre sol ont besoin d’un retour à quelques fondamentaux. C’est bien le but du débat sur l’identité nationale. Ce débat doit poser les bonnes questions : qu’est-ce qu’être Français au XXIème siècle ? Quels droits et quels devoirs cela implique-t-il ? Pour moi la France est un grand et beau pays porteur de valeurs universelles qui rayonnent bien au-delà de ses frontières. Etre Français c’est faire siennes ces valeurs et respecter ce pays. Ca n’est donc ni une question relative à la couleur de peau, à la religion ou à une quelconque origine. Ce débat doit être digne pour parvenir à définir le code nous permettant de vivre tous ensemble dans cette France que nous aimons. Je remarque que cette initiative est saluée par une majorité de Français et même par de nombreux socialistes. Je regrette que Martine Aubry se marginalise dans ce domaine car elle aurait pu apporter sa contribution. On s’en passera donc. C’est tant pis pour elle mais c’est aussi tant pis pour le PS qui perd une occasion de se préoccuper enfin de sujets plus sérieux que le débat Peillon/Royal par exemple.