Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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Ségolène: ennemie publique numéro 1

C'est en tout cas la réputation que commence à se forger Ségolène royal au Parti Socialiste. L'ex candidate à la Présidentielle est désormais rejetée par les siens. L'ambiance de la réunion organisée par Vincent Peillon a été révélatrice sur ce point. On ne sait pas au juste quel était le but de cette réunion puisqu'elle a été totalement occultée par la venue inopinée et non souhaitée de Madame Royal. Le but voulu par Ségolène a été atteint: elle a attiré à elle tous les projecteurs. Adieu les De Sarnez, Hue, et les autres. Ils pouvaient tous se produire sur la scène et tenter de se faire entendre, c'est Ségolène qui, depuis la salle, a monopolisé les média.

Dès lors l'organisateur, Vincent Peillon, s'est montré très en forme pour condamner son ancienne championne. Il a non seulement rappelé qu'elle n'était pas la bienvenue, mais il a ajouté qu'elle risquait de faire perdre la gauche en 2012, la disqualifiant pour la prochaine Présidentielle. Pierre Bergé, sponsor de Ségolène Royal depuis de nombreuses années, y est allé également de son commentaire pour condamner cette intrusion et rappeler qu'il était là pour Vincent Peillon. Visiblement les financements de Ségolène royal devront être revus à la baisse dans les semaines qui viennent.

Le TSS (tout sauf Ségolène) est donc largement partagé. Inutile d'interroger Martine Aubry, Laurent Fabius, Jack Lang ou encore François Hollande sur le sujet. Je crois que c'est le seul point sur lequel tout le monde semble d'accord au Parti Socialiste. C'est un début de cohésion mais cela ne fera pas un programme. D'autant que Madame Royal n'a pas l'intention de baisser pavillon. Et visiblement elle compte bien être candidate au Présidentilles de 2012, avec ou sans le PS. Quant aux militants déboussolés par un tel vaudeville, ils commencent à vouloir voler au secours de celle que l'on veut rejeter après en avoir fait la candidate officielle en 2007. Dans ce climat de haine, je souhaite bon courage à celles et ceux qui veulent encore croire à un sursaut de la gauche. Comme disait Jean Pierre Raffarin: "la route est longue et la pente est rude!"

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