Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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jeudi 12 novembre 2009

Nicolas Sarkozy était-il à Berlin le 9 novembre 1989 au soir?

Il faut croire qu'une certaine presse n'a rien d'autre à se "mettre sous la dent" pour aborder des sujets aussi essentiels pour l'avenir de notre pays et du Monde. Franchement je suis attristé de voir la tournure de certains reportages médiatiques constatés dans la période actuelle. Et deux exemples me viennent immédiatement à l'esprit: le sujet sur la chute du Mur de Berlin et celui concernant le second fils du Président de la République. Pour ce qui concerne la présence de Nicolas Sarkozy à Berlin le soir de la chute du Mur, le Président a affirmé avoir été présent sur place. Pourquoi dirait-il qu'il y était s'il n'avait pas pu s'y rendre. Je me souviens très bien de cette période. Un certain nombre de mes collègues Députés avaient eu l'opportunité de se rendre à Berlin pour assister en direct à ce moment d'Histoire. Pour ma part je n'avais pas pu m'y rendre et je le regrette encore aujourd'hui. Si j'avais pu être à Berlin ce soir là j'aurais cherché moi aussi à m'armer d'un piolet pour participer à la destruction de ce Mur de la honte qui avait séparé pendant de trop longues années les Allemands et les Européens. Alors acceptons le témoignage de Nicolas Sarkozy comme on accepte celui des autres et arrêtons là un débat surréaliste et même ridicule!

Pour ce qui concerne le second fils du Président, on reproche à l'Elysée d'avoir fait pression sur une société qui n'aurait pas accepté un dossier déposé par lui. Baliverne! J'ai entendu à la radio le témoignage du patron de ladite société dire de la façon la plus formelle qu'il n'en était rien et que jamais l'Elysée n'avait fait la moindre pression sur lui. Comment peut-on donc entretenir un tel climat de suspicion alors que les principaux acteurs dénoncent ces allégations. On est là dans un exercice de désinformation inacceptable pour une grande démocratie. Les journalistes qui se prêtent à ce jeu dangereux feraient mieux de réviser leurs manuels de déontologie plutôt que de s'y essuyer les pieds dessus.