mardi 10 novembre 2009
Obama, à peine 10 mois de présidence

Il y a un an, les journalistes faisaient de Barack Obama le super Président des Etats-Unis. Il était élu Président de la première puissance mondiale, dans un contexte très difficile où, qui plus est, l'Amérique avait une image détestable dans le Monde. Afficher son amitié pour les Etats-Unis était pour le moins politiquement incorrect. Je fais pourtant partie de ceux qui, bien qu'en désaccord avec la politique de Bush, affirmaient pourtant leur amitié pour ce pays dont l'histoire est tant liée à celle de notre pays. Ainsi Obama élu, tout devait changer en un temps record, là où ses prédécesseurs n'avaient pourtant pas réussi. S'il est un domaine dans lequel tout a effectivement changé et même instantanément c'est dans celui de l'image et de la réputation des Etats-Unis. Là où ce pays était considéré comme un pays impérialiste et agissant uniquement pour défendre des intérêts égoistes, l'Amérique est aujourd'hui à nouveau un pays respecté pour la défense d'un ordre humaniste respectueux du monde. Ceci est du à la personnalité du nouveau Président Américain qui a su avoir les mots et les gestes que l'on attendait de son pays. Ceci lui a même valu le Prix Nobel de la Paix, c'est dire si l'attente était forte!
Mais ceratins journalistes impatients et avides de faire du "buzz" comme on dit aujourd'hui, ont décidé de démolir Obama à l'occasion du premier anniversaire de son élection. Rappelons que si le Président Américain est élu depuis un an, il n'est en fonction que depuis 10 mois. C'est bien peu de temps au regard de l'ampleur des problèmes à résoudre. Il a suffi que le clan Démocrate perde un certain nombre de municipalités la semaine dernière pour que l'on proclame la première défaite d'Obama. Quelques jours plus tard, le vote de la loi sur la santé par la Chambre des Représentants -clef de voute du programme électoral du nouveau Président américain- n'a pas suscité le même intérêt auprès de la presse. Il s'agit pourtant d'un combat majeur tendant à donner aux Américains les plus pauvres l'assurance d'être soignés. Evidemment les Français qui connaissent la Sécurité Sociale et la CMU ne se rendent pas compte de l'importance de cette réforme car elle leur parait naturelle. Elle ne l'était pas pour tous les Américains.
Ainsi, dans un contexte international des plus difficiles, Obama avance en regardant l'horizon des réformes à accomplir et non en scrutant l'écume immédiate provoquée par quelques adversaires ou quelques scribouillards peu scrupuleux de dire la vérité. Brûler ce qu'on a porté au pinacle la veille est un sport que nous connaissons bien ici aussi dans certaine presse. Ne nous laissons pas aller à juger à chaud des hommes qui sont dans l'action et qui ont devant eux la durée d'un mandat pour rendre des comptes. Ceci est vrai pour Obama comme ça l'est pour Nicolas Sarkozy ou tout autre Chef d'Etat.
Ce billet, écrit à 06:16 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :