Une opposition en "désordre de bataille"
Par Rudy Salles, samedi 24 octobre 2009 à 06:14 :: Politique :: #1146 :: rss
L'opposition nationale est en grand désordre. Je commente à longueur de semaines la situation calamiteuse du Parti Socialiste emprêtré dans ses divisions internes. Je rappelle tout aussi régulièrement les bisbilles qui existent entre le PS et ses partenaires de gauche qui, à l'approche des régionales, s'accentuent et s'enveniment. Mais ce n'est pas de la gauche nationale que je veux vous entretenir aujourd'hui. J'aimerais transposer cette situation à celle qui existe sur le plan local. La gauche Niçoise est en plus mauvaise forme que la gauche nationale. S'il est encore possible pour la gauche de gagner quelques scrutins partiels dans certains cantons du pays, il n'en va pas de même dans les Alpes Maritimes et à Nice. Au contraire! Les cantons de gauche passent à droite à chaque consultation partielle. Les cantons de droite, quant à eux, sont confirmés et ne cèdent rien à la gauche. Et pourtant la gauche s'en réjouit. Quand je vois que Monsieur allemand, 1er Sécrétaire départemental du PS, se félicite de voir ses candidats arriver à presque 40% des voix au second tour des cantonales partielles, c'est à dire 20 points derrière les candidats de la majorité, je me dis que finalement il se contente de peu. Ses ambitions semblent bien modestes. Sa stratégie est une stratégie de perdant.
Il faut dire que non seulement le PS va mal mais en outre ses alliés lui tournent le dos. Le PC a décidé de quitter le groupe commun issu des dernières municipales pour créer sa propre entité. Quant aux Verts, depuis les dernières élections Européennes, ils se sentent pousser des ailes et entendent ne pas se laisser faire. Pour eux le temps est venu de traiter avec le PS d'égal à égal, voire...Au Conseil Municipal de Nice la gauche ne se distingue pas par des interventions particulièrement pertinentes. Elle tente de critiquer systématiquement ce qui est fait par la majorité mais se trouve bien vite à court d'arguments. Par exemple, sur le nouveau projet de tramway présenté par Christian Estrosi, la gauche a tenté de mobiliser une manifestation place Masséna. Près de 100 personnes ont répondu à cet appel qui regroupait toutes les tendances de l'opposition, y compris l'ancien Maire Monsieur Peyrat. Sans commentaire!
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