Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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vendredi 9 octobre 2009

Une croisière pour la paix et la fraternité en Méditerranée

Le Parlement de la Méditerranée, présidé par Rudy SALLES, Député des Alpes Maritimes, organise avec l’Ambassadeur de France à Malte Daniel RONDEAU, la croisière « Ulysse 2009 » en Méditerranée sur le bâtiment ravitailleur de la Marine Nationale « la Meuse » qui part du port de La Valette (Malte) pour se rendre jusqu’à Beyrouth (Liban). A bord de ce navire, un certain nombre de personnalités du monde des arts et de la culture prendront place comme Jean Marie LE CLESIO, Patrick POIVRE D’ARVOR, Edgar MORIN, Alexandre NAJJAR, Jean DANIEL, Salim BACHI, et d’autres écrivains provenant de divers pays de la Méditerranée. Au cours de cette croisière, ces intellectuels animeront à chaque escale des conférences, des tables rondes autour de la Méditerranée, « berceau des civilisations ».

Après deux jours de colloques au sein du Parlement Maltais, la croisière se rendra en Tunisie, en Libye, à Chypre et s’achèvera à Beyrouth. Deux temps forts sont à signaler : l’escale de Chypre et l’arrivée au Liban. En effet, à Chypre, dans la ville de Limassol, un concert intitulé « d’une seule voix » sera organisé. Le temps d’une soirée, musiciens et chanteurs d’Israël et de Palestine, venant directement de Ramallah, de Gaza, de Bethléem, de Jérusalem et de Tel Aviv seront réunis pour s’exprimer à l’unisson. Un chœur Chypriote, composé de chanteurs Grecs et Turcs assurera la première partie.

L’arrivée à Beyrouth le 21 octobre coïncidera avec l’ouverture du 16ème Festival du Livre dans la capitale Libanaise. A cette occasion les écrivains présents dans la croisière participeront à ce festival. C’est Bernard KOUCHNER, Ministre des Affaires Etrangères qui clôturera la croisière « Ulysse 2009 ».

Rudy SALLES se réjouit de cette initiative à laquelle il a souhaité que le Parlement de la Méditerranée prenne une grande part. « En effet », déclare-t-il, « la Méditerranée doit être un trait d’union entre les peuples et non une ligne de démarcation. C’est pourquoi le Parlement de la Méditerranée est totalement dans son rôle quand il participe à une opération tendant à favoriser le dialogue des cultures Méditerranéennes ».

La Turquie : notre grand voisin

Quand on évoque la Turquie, c’est immédiatement pour s’interroger sur le processus d’adhésion à l’Union Européenne en cours. La France s’est positionnée depuis longtemps contre cette éventualité au risque de heurter la sensibilité Turque. Mais c’est la position de notre pays et elle doit être entendue. Pour autant, la France n’a jamais manifesté une quelconque hostilité vis-à-vis de ce grand pays ami. Au contraire. Nous considérons que l’Europe a des limites, notamment géographiques, et qu’il convient de les respecter. Pour autant, rien ne nous interdit des coopérations renforcées entre certains pays comme la Turquie.

A l’occasion de sa visite à Paris, le Président Turc a donné une interview très intéressante au Figaro dans laquelle il s’exprime sur ce sujet. Pour lui le processus de négociations entre l’Union Européenne et la Turquie ne veut pas dire forcément adhésion. Il connait l’attitude de notre pays et l’a désormais intégré. Il souligne que l’avancement de ces négociations permet à la Turquie de progresser dans le domaine de la démocratie et de la bonne gouvernance. Ceci, reconnait-il, est très positif pour son pays. Ces progrès sont notables et on ne peut que s’en féliciter. A la fin du processus de négociation, la Turquie d’alors ne ressemblera pas à celle d’aujourd’hui. Elle sera entrée dans la modernité des grandes puissances. Il ajoute que, ces progrès aidant, les Turcs ne voudront peut-être plus adhérer à l’Union Européenne mais souhaiteront un partenariat renforcé, ce qui recueille aussi notre approbation.

Un autre sujet abordé par le Président Turc est celui des relations avec l’Arménie. Dans quelques jours des accords Arméno-Turcs permettront d’établir des relations diplomatiques entre les deux pays. C’est un progrès considérables qui devrait amener à la réouverture des frontières et donc à la fin du blocus de l’Arménie. Le Président Turc parle volontiers de ce sujet qui était, il y a encore quelques années, un sujet tabou. Il répond aussi sur la question du génocide Arménien où il en appelle à une réconciliation sur la base d’une étude historique où les deux parties pourraient se retrouver. On est encore loin de l’aboutissement d’un tel projet mais le fait que le Président Turc en parle est déjà un progrès considérable.

Je me félicite d’une telle évolution car la Turquie est un grand pays, voisin de l’Europe, au carrefour de l’Orient et de l’Occident. L’isolement de ce pays, à majorité musulmane mais dialoguant avec tous les pays du Moyen Orient, y compris Israël, serait dommageable. C’est pourquoi l’amitié renouvelée entre la France et la Turquie est importante. Nos positions sont claires mais elles n’empêchent pas le dialogue, au contraire. C’est un point que je salue de la politique étrangère du Gouvernement et du Président Sarkozy car elle donne de la lisibilité et de la force à la diplomatie Française.