Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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mercredi 30 septembre 2009

La France à nouveau dans le jeu

Je suis actuellement aux Etats-Unis pour une série d'entretiens aux Nations Unies, notamment avec le Secrétaire Général, puis avec les représentants du Congrès et de la Présidence des Etats-Unis, en ma qualité de Président du Parlement de la Méditerranée. Outre ces aspects sur lesquels j'aurai l'occasion de revenir prochainement, je voudrais livrer mes impressions sur l'image de la France aux Etats-Unis et dans le Monde. La semaine dernière se tenait à l'ONU la réunion des Chefs d'Etats puis à Pittsburgh le sommet du G20. Dans d'autres temps, la presse, les commentateurs, voire l'opinion publique n'auraient retenu que la position des USA. Désormais la France figure parmi les grandes puissances politiques de la planète. On a du mal à imaginer, depuis la France, le changement de perception de notre pays au delà de nos frontières. En effet, naguère, nous faisions figure de frondeurs, de raleurs institués au niveau planétaire, mais on avait du mal à retenir les propositions Françaises. Désormais c'est autour de nos propositions qu'est en train de se bâtir un nouvel équilibre politique.

Il faut rendre en cela hommage au Président Sarkozy qui agit en leader et qui entraine dans son sillage la plupart dans représentants des grandes nations. Le G20, par exemple, est une invention Française. La volonté du Président Français est d'associer un nombre plus important de pays aux grandes décisions du Monde et de ne pas se contenter de les avaliser dans un petit club fermé et parfois coupé des réalités. Cette réussite est saluée par la presse Américaine et aurait presque tendance à éclipser les propositions du Président des Etats-Unis, c'est dire...

En même temps la volonté du Président Sarkozy réveille la diplomatie ronronante et plait à l'opinion qui commence à comprendre quelque chose à des discours trop souvent codés. Je vous donnerai un exemple: à mon arrivée à l'aéroport de New York, je passais le contrôle des passeports. D'ordinaire cette formalité se passe sans autre discussion que celle relative aux raisons qui vous amènent à séjourner aux USA. L'agent du service de l'immigration, découvrant que j'étais Français et, qui plus est, Parlementaire, m'a félicité pour les attitudes de Nicolas Sarkozy à New York et notamment pour son attitude claire face à l'Iran. C'est bien la première fois que je recevais un tel accueil dans un guichet d'ordinaire plutôt austère et pointilleux. Cela signifie que la France a rejoint le peloton des grandes nations diplomatiques, ce qu'elle avait eu tendance à avoir perdu ces dernières années. Il ne suffisait pas de faire des discours enflammés à l'ONU du temps de Villepin, encore fallait-il que nos propositions soient claires. Elles le sont redevenues et j'avoue en être assez fier. Présider l'Assembée Parlementaire de la Méditerranée dans un tel contexte est plus agréable que par le passé car la France est à nouveau respectée et écoutée, ce qu'elle n'aurait jamais du cessé d'être!

mardi 29 septembre 2009

Verts-PS: le bras de fer

Il y aura un avant et un après les élections Européennes de 2009. Avant, c'était le temps où le PS considérait avec une certaine condescendance son partenaire pour jouer les forces d'appoint afin de réunir des majorités. Après c'est une toute autre histoire. En effet, les listes Europe Ecologie ont largement distancé, dans de nombreuses régions comme l'Ile de France ou Provence Alpes Côte d'Azur les listes du Parti Socialiste. Le camouflet fut un détonateur dans le landerneau de la gauche. Les équilibres traditionnels au profit du PS allaient-ils être remis en cause ou était-ce un simple accident de parcours? Pour le Parti Socialiste il fallait minimiser l'affaire. Pour les Verts il fallait revoir les traditionnelles stratégies d'alliance avec le parti dominant la gauche jusque là. Mais pour se convaincre d'un changement durable encore fallait-il que ce phénomène fut confirmé. Ce fut fait avec l'élection législative partielle de Rambouillet. En effet, dès le premier tour le candidat Vert éliminait le candidat PS et se retrouvait en duel avec le candidat de l'UMP au second tour. Du jamais vu!

Dès lors les Verts se sentent pousser des ailes. Ils envisagent maintenant très sérieusement de monter des listes autonomes aux prochaines régionales voire pensent pouvoir se maintenir au second tour et même gagner des Régions. Face à des Verts remontés, le PS cherche encore à minimiser même si, en coulisse, chacun mesure la gravité de la situation. C'est la première fois que le PS est menacé de perdre sa suprématie à gauche et de se voir concurrencé par des alliés qui'l n'avait pas vu venir...A suivre!

lundi 28 septembre 2009

Angela Merkel gouvernera avec une majorité confortable et cohérente

Le résultat des élections législatives d'hier en Allemagne confirme ce que tout le monde savait, le succès d'Angela Merkel. La Chancelière vient d'effectuer un premier mandat sans faute et pourtant les difficultés ne lui avaient pas été épargnées. Outre la situation économique, sociale et financière que traverse le monde et qui a, de toute évidence, affecté l'Allemagne, il faut rappeler que les précédentes législatives n'avaient pas dégagé de majorité stable. Ceci avait contraint Angela Merkel à rassembler une coalition composée de la CDU-CSU, la droite et le centre droit, avec le SPD, c'est à dire le Parti Socialiste. Ces deux formations qui se combattent ont été obligées de se rassembler pour permettre à l'Allemagne d'être gouvernée. Ce ne fut pas facile tous les jours mais finalement l'intérêt général a su s'imposer. Dans cet exercice difficile, Angela Merkel s'est révélée un vrai leader arrivant à faire taire les oppositions pour apporter les solutions que le pays attendait.

Chacun a su gré à la Chancelière Allemande d'avoir réussi ce tour de force. Mais en même temps, les Allemands ont compris que cette fois il fallait donner des pouvoirs renforcés à Angela Merkel. C'est pourquoi, la CDU-CSU et les Libéraux du FDP ont obtenu une majorité au Bundestag. Désormais la coalition majoritaire est conforme à la vision politique de la Chancelière. C'est désormais une nouvelle ère qui s'ouvre avec une Chancelière décrite comme "la femme la plus puissante du Monde" qui disposera d'une équipe gouvernementale et parlementaire cohérente et renforcée. C'est une bonne nouvelle pour l'Allemagne, c'est une bonne nouvelle pour l'axe Franco-Allemand, c'est une bonne nouvelle pour l'Europe.

dimanche 27 septembre 2009

Sauver le soldat Obama

Le titre est un peu fort car je ne crois pas, sincèrement, que le Président Américain soit en difficulté. Il est juste à la tête d’un grand pays démocratique qui brule facilement ce qu’il a aimé mais il n’est pas besoin d’être Américain pour cela. On peut le constater aussi chez nous. L’état de grâce post électoral est donc terminé et désormais le Président Obama doit faire face aux difficultés du Monde et de son pays et en même temps prendre les mesures qu’il avait mentionnées dans son programme.

Le débat sur la réforme de la santé semble redonner à l’opposition Républicaine quelques prétextes pour se manifester. Je ne jugerai pas le système de santé Américain mais je sais, pour l’avoir vérifié, que dans ce pays les plus pauvres de la société rencontrent les plus grandes difficultés à se faire soigner. Ceci semble impensable dans un pays comme la France où la solidarité est l’une des plus poussées au Monde. C’est pourquoi nous avons du mal à comprendre les réactions hostiles à cette réforme. Je pense qu’Obama n’abandonnera pas ce projet que d’autres avant lui, comme le Président Clinton, ont tenté, en vain, de mettre en place.

Il est un autre sujet sur lequel je veux affirmer mon total accord avec le Président Américain, c’est sa reconnaissance du multilatéralisme. Barak Obama reconnait que les USA ne sont pas seuls au Monde. Qu’il faut savoir dialoguer avec ses alliés afin de prendre des positions cohérentes. Il en est ainsi pour les questions de guerre et de paix, mais aussi pour la protection de la planète ou encore les « bonus » bancaires. Ce discours tranche avec celui de ses prédécesseurs et je crois cette attitude salutaire pour les Etat-Unis et pour le Monde.

Alors quelques nostalgiques se déchainent et se laissent aller jusqu’à quelques bas instincts racistes à son endroit. Tout ceci est méprisable et dangereux. L’entreprise de ce Président est difficile mais il lui faut à tout prix réussir tant pour son pays que pour le reste de la planète. Cette modération nouvelle est une chance pour les relations internationales. C’est pourquoi il faut sauver le soldat Obama !

samedi 26 septembre 2009

La voix de la France à nouveau entendue

Le Président Sarkozy aux Nations Unies ou au sommet du G20 à Pittsburgh, c’est aujourd’hui la voix de la France à nouveau entendue. En effet, notre pays se faisait souvent entendre ces dernières années en manifestant son hostilité, notamment à la politique Américaine, sans pour autant être crédible. Nos positions s’apparentaient d’avantage à des postures qu’à une politique alternative cohérente. Après que Nicolas Sarkozy ait affirmé son amitié pour les Etats-Unis, notre fidèle allié, il formule des propositions fortes qui ont un effet d’entrainement sur les autres pays. Ainsi, son engagement pour réformer le système économique et financier international, sa volonté de réguler le monde bancaire pour empêcher les dérives auxquelles on a assisté l’an dernier et qui ont été le détonateur de la crise que nous traversons, ont contribué à sensibiliser les pays les plus importants, voire même au départ les plus réticents. Le Président Français est « à la manœuvre » pour remettre la France dans le jeu.

C’est la même chose au niveau du Proche Orient. Nicolas Sarkozy a exprimé clairement et sans ambages l’amitié de la France pour Israël. Ceci ne l’empêche pas de réclamer l’arrêt des implantations et de demander la création d’un Etat Palestinien. La France est redevenue, ce qui n’était plus le cas, un interlocuteur qui compte dans cette région du Monde. La France est à nouveau respectée comme un Etat mesuré, qui assume ses alliances mais qui en même cherche les compromis nécessaires pour faire avancer la paix. Les efforts déployés par Nicolas Sarkozy depuis deux ans commencent à porter leurs fruits.

vendredi 25 septembre 2009

Pauvre Ségolène !

Après sa modeste fête de la FRA-TER-NI-TE à Montpellier, après les défections de plus en plus nombreuses de ses amis, la voilà partie à New York. La session des Nations Unies rassemble actuellement tous les Chefs d’Etats de la planète dont le Président de la République. Quand elle entend parler d’un déplacement officiel du Président, c’est curieux comme elle se sent concernée. Peut-être n’a-t-elle pas compris qu’en 2007 les portes de l’Elysée lui ont été fermées par le peuple Français !

N’empêche…Nicolas Sarkozy à l’ONU, Ségolène aussi ! Alors que le Président quittait la grande maison de verre au bord de l’Hudson, l’ex candidate socialiste rappliquait. Elle s’étonnait en outre que les services diplomatiques Français ne prennent pas en considération son périple. Au nom de quoi d’ailleurs l’auraient-ils fait ? Se déplacerait-elle pour la Région Poitou Charente, elle ne pourrait prétendre à un protocole d’Etat. Or ce n’est même pas en cette qualité mais plutôt en tant que représentante de l’Internationale Socialiste ! N’y a-t-il pas un militant socialiste aux USA pour la prendre par la main…

Madame Royal est à même de se déplacer dans New York, à aller comme une grande à ses réunions et à retourner à l’aéroport pour reprendre l’avion qui la ramènera en France. Pauvre Ségolène, elle n’est pas encore prête à retomber dans l’anonymat !

jeudi 24 septembre 2009

Les radars en ville arrivent

Ca n'est pas que je sois un obsédé des radars pour surveiller la vitesse des automobilistes mais force est de constater que leur généralisation sur les routes de France ont considérablement amélioré la sécurité. En effet, depuis quelques années, le nombre de tués sur les routes ne cesse de diminuer. De près de 15.000 il y a quelques années, les victimes sont désormais moins de 5.000. Ce sont 5.000 morts de trop mais c'est un progrès indéniable. Ce système a impacté notre façon de conduire. Qui peut dire que son comportement sur la route n'a pas changé depuis ces dernières années? Personne. Et même si je souhaiterais que l'on n'effectue pas de retrait de point pour un dépassement de 10km/h, je soutiens totalement l'implantation des radars.

Désormais le projet d'implantation des radars en ville est lancé. Lauriano Azinheirinha, brillamment élu dans dans le 6ème canton de Nice l'a annoncé dans sa campagne en demandant la pose de radars dans le boulevard de Cimiez. Dans cette grande artère Niçoise, les voitures dévalent à vive allure. Jusqu'au jour où un accident grave se produira. Cette demande sera entendue comme celle du quartier de Riquier vient de l'être pour la pose d'un premier radar. Les villes ne sont pas des circuits automobiles où l'on peut se permettre toutes les facéties et surtout toutes les imprudences en mettant sa vie en danger mais surtout en mettant la vie des autres en péril. C'est pourquoi je souhaite que que l'on puisse poursuivre dans cette voie avec l'assentiment de tous. Car n'oublions pas que nous sommes tour à tour automobilistes et piétons, que nos anciens comme nos enfants sont concernés. Cette mesure est de toute évidence une mesure d'intérêt général qui concourra, à n'en pas douter, à faire baisser encore les statistiques du malheur que les journaux égrènent jour après jour. L'insécurité routière ne doit plus être une fatalité.

mercredi 23 septembre 2009

L’Assemblée Nationale enfin branchée !

Depuis deux ans que j’exerce la fonction de Vice Président de l’Assemblée Nationale, le Président m’a confié la délégation de l’informatique et des technologies de l’information. Mon rôle a été d’animer les services en charge de l’informatique afin de faire en sorte que l’Assemblée soit la plus performante dans ce domaine. Outre la mise en place du logiciel « libre », nous avons peu à peu dématérialisé le travail parlementaire. En effet, l’Assemblée était une très grosse consommatrice de papier. Supprimer le papier pour le remplacer par des documents informatiques allait dans le droit fil du développement durable qui doit se décliner dans tous les domaines. Dans le même temps, nous avons voulu permettre aux Députés, qu’ils soient élus à Paris ou dans une autre région de France, voire outre mer, de disposer de tous les services en ligne du Parlement. Par ailleurs, nous nous sommes efforcés de mettre « en ligne » tout le travail parlementaire afin que nos concitoyens puissent y avoir accès sans être obligés de se transformer en « rats de bibliothèques. Après deux ans les progrès sont phénoménaux et permettent une accessibilité nouvelle de l’Assemblée tant pour les Députés que pour nos concitoyens.

Mais une innovation à laquelle je tiens tout particulièrement et dont je suis à l’origine est l’entrée de l’informatique dans l’hémicycle. Accueillir au cœur du Parlement l’ordinateur relevait de la révolution de Palais. Il fallait vaincre les préjugés de ceux qui utilisent peu l’informatique et qui n’en voyaient pas l’utilité. J’ai du, à de multiples reprises, expliquer que l’ordinateur était un outil de travail comme l’était naguère le papier et le crayon. Et puis, la lecture du journal étant autorisée, je ne voyais vraiment pas comment on pouvait s’opposer plus longtemps à la présence d’un ordinateur portable. Je ne suis pas peu fier d’avoir vaincu les préjugés et d’avoir pu faire entendre ma voix pour faire imprimer une touche de modernité, à mon sens, indispensable. Ainsi pendant l’été l’alimentation électrique ainsi que des prises internet ont été installées auprès de chaque siège de Député. Désormais les Députés sont branchés. Ils ne seront plus isolés du reste du monde, ils pourront s’informer, traiter leur courrier dans l’hémicycle, rédiger leurs interventions, communiquer avec leur secrétariat comme des femmes et des hommes de leur temps.

Ce fut ma mission. Je suis fier d’avoir pu l’accomplir. Elle marquera dans la vie du Parlement et de l’Assemblée Nationale qui désormais aura pris une nouvelle longueur d’avance sur la plupart des Assemblées de pays comparables. Ce progrès apportera une capacité accrue de travail aux Députés dont les méthodes de travail n’avaient pas évolué depuis des lustres. Bienvenue à la modernité Parlementaire !

mardi 22 septembre 2009

Bon anniversaire Arménie

En ce mois de septembre 2009, nous fêtons le 18ème anniversaire de la République indépendante d’Arménie. En effet, l’une des conséquences de la chute du mur de Berlin et de la disparition de l’URSS qui s’en suivit fut l’indépendance retrouvée du peuple Arménien si souvent opprimé et malmené par l’histoire. Le XXème siècle avait commencé par le génocide de 1915 où 1,5million d’hommes, de femmes et d’enfants périrent pour avoir commis le « crime » d’être nés Arméniens. Et puis ce fut ensuite l’asservissement par l’Union Soviétique qui tenta de gommer l’existence d’un pays voulant faire croire qu’une grande fédération pouvait s’imposer et faire disparaitre ce que la très ancienne histoire d’un peuple avait réussi à construire. Cette histoire tumultueuse fut également émaillée de catastrophes naturelles, comme les tremblements de terre qui firent tant souffrir les familles de ce pays.

Et pourtant, au-delà de ces souffrances, au-delà de ces attaques, l’Arménie a su résister et faire face avec force et dignité. Son peuple est resté debout. La diaspora qui s’était constituée après le génocide, sut apporter son aide et cultiver hors les frontières la culture Arménienne pour la faire rayonner bien au-delà de ses frontières. L’indépendance recouvrée, les catastrophes et les attaques ont continué notamment avec le blocus économique imposé par certains de ses voisins. Et pourtant l’Arménie a continué de faire face à l’adversité et à défendre ses valeurs.

18 ans c’est l’âge de la majorité. La République d’Arménie a désormais tous les attributs d’un pays indépendant et souverain. Ses droits sont désormais garantis par la communauté internationale. Il ne saurait en être autrement. Mais nous devons rester vigilants afin que ce pays petit par l’histoire et grand par son histoire puisse enfin trouver le développement que mérite son peuple travailleur et vaillant. Je souhaite un bon anniversaire à la République d’Arménie et forme des vœux que ce jeune Etat puisse accéder aux plus hautes marches de la démocratie comme il s’y emploie avec courage.

lundi 21 septembre 2009

FRA-TER-NI-TE

Ségolène Royal a réitéré pour la deuxième année consécutive sa fête de la FRATERNITE. Adieu le Zénith de Paris, bonjour la ville de Montpellier. Loin de la capitale, l'ex candidate aux présidentielles du Parti Socialiste a voulu montrer qu'elle pouvait rassembler du monde sans avoir besoin ni du PS, ni des caciques de cette formation qui le lui ont bien rendu en ne faisant pas le déplacement en Languedoc. Elle fut néanmoins accueillie "en amie" par le Président de la Région, le très contreversé, l'encombrant Georges Frêche. Pourtant la "fraternité" de ce dernier n'a semble-t-il pas gêné Madame Royal. Celui qui traitait les harkis de "sous hommes" ou encore qui se plaignait du nombre de joueurs de couleur dans l'équipe de France, celui que le PS voudrait éviter pour tirer la liste Régionale en Languedoc Roussillon l'an prochain, affiche clarement ses sympathies "Royalistes". Assume qui pourra!

Au fond tout cela serait de peu d'importance si ces relations ne relevaient que de questions de personnes. Mais en réalité ces péripéties traduisent le profond malaise du PS qui est divisé comme jamais. Derrière ce jeu se cache une lutte "à mort" entre les membres de ce parti qui tente de sauver les apparences mais qui n'est plus qu'une addition d'individualités qui se font la guerre.

Pas d'acharnement de ma part car, comme le disait Françoise Giroud, on ne tire pas sur une ambulance. Néanmoins je souhaite bien du plaisir à ce qui veulent s'attacher à une rénovation du PS, ils ont raison car un replatrage ne saurait suffire. Mais en même temps, on est tellement proche de l'effondrement que les travaux d'Hercule ne me semblent à la portée d'aucun des protagonistes en présence.

FRA-TER-NI-TE dit Ségolène, "Sauve qui peut" répond l'écho!

dimanche 20 septembre 2009

Gare du Sud: enfin le bout du tunnel

Depuis près de trente ans, l'affaire de la "gare du sud" agite l'opinion publique Niçoise. En effet, ce vieux bâtiment, qui rappelle l'aventure des chemins de fer de Provence qui unissaient Nice à l'arrière pays, a failli disparaitre, par deux fois. Une première fois en raison d'un projet de création d'un centre commercial, une seconde pour laisser la place à une nouvelle Mairie. Dans les deux cas la façade était promise à la démolition. Autrefois la population n'était guère émue devant la disparition d'édifices anciens et laissaient faire sans réagir. J'en veux pour preuve la démolition du Ruhl qui restera comme la plus grande erreur d'urbanisme du siècle dernier à Nice. Imaginons ce que serait aujourd'hui ce palace élevé au rang de 5 étoiles au 1 promenade des Anglais. Hélas la perspective de ses deux coupoles a disparu de notre horizon pour laisser place à un bâtiment à l'architecture discutable et avec certes un hôtel haut de gamme mais surtout à un fast food qu'on aurait pu éviter sur ce site tellement prestigieux.

La Gare du Sud aura été sauvée in extrémis tant par Christian Estrosi que par moi-même ou encore par les nombreuses associations qui se sont mobilisées pour arrêter l'irréparable. La Nouvelle Mairie a été abandonnée. Les Niçois n'en avaient par besoin. Ils n'avaient pas non plus les moyens de la financer. En lieu et place de cette "jachère", la municipalité a décidé d'arrêter là les discours pour passer aux actes. Ainsi la façade de la Gare va-t-elle être restaurée et mise en valeur. La "marquise" sera remontée pour abriter un marché couvert. Le sous sol abritera un vaste parc automobile de 1.000 places. Les alentours seront agrémentés d'une salle de sport, d'un multiplexe cinéma, d'activités commerciales pour donner à ce quartier une nouvelle vie. La "Libération" va donc retrouver rapidement une jeunesse et une qualité de vie qui redonneront à ce quartier une attractivité formidable. Ajoutez à cela les nouveaux services municipaux qui viennent de s'installer au 5/7 place Général de Gaulle, notamment l'Urbanisme et bientôt le centre de commandement de la police municipale, et vous comprendrez que la volonté de la nouvelle municipalité se sera exprimée rapidement et de façon extrêmement concrète.

Je me félicite de ces projets auxquels je participe et que je soutiens avec enthousiasme. Nous avions mené un combat déterminé contre l'ancin Maire pour empêcher la réalisation de projets inutiles et couteux. Désormais on peut dire que les Niçois qui nous ont soutenu dans ces combats voient enfin "le bout du tunnel".

samedi 19 septembre 2009

Les mauvais tours du site internet de Ségolène Royal

Aujourd'hui chaque élu se doit de disposer d'un site internet pour mieux communiquer avec ses électeurs et pour les informer sur le travail qu'ils effectuent quotidiennement. C'est mon cas comme c'est le cas de la plupart des responsables politiques. D'ailleurs, le blog sur lequel nous nous retrouvons en est la preuve. Néanmoins ma démarche reste une démarche modeste car mes moyens ne me permettraient pas de disposer d'un site aussi cher que celui de Madame Royal. Le coût de mon site est de l'ordre de 2.000 euros, soit 20 fois moins cher que celui que Ségolène Royal vient de mettre en service dans le cadre de son mouvement "désir d'avenir". En effet, pour plus de 40.000 euros, l'ex candidate socialiste aux présidentielles vient de renouveler son site internet. Fabriqué par son compagnon, il semble que le coût exorbitant de ce site soit à la hauteur de l'amateurisme de ses concepteurs. Sitôt mis en ligne, les internautes ont réagi vivement pour dénoncer la médiocrité de ce site, son mauvais fonctionnement et s'interrogent sur ce qui a pu motiver Madame Royal de confier la réalisation de cet outil internet à un une équipe aussi médiocre. Il semble qu'il ne faille pas critiquer ce concepteur dont Madame Royal dit "qu'il est très amoureux"!

Un mot encore sur le coût. En effet, Ségolène Royal a un mécène qui assure le fonctionnement de ses activités politiques en la personne de Pierre Bergé, ancien patron de de la maison de couture Saint Laurent. Celui-ci, qui jusque là semblait régler les factures sans sourciller, s'est inquiété devant le montant de la facture. Il s'en est même étonné quand il a constaté que la société qui avait conçu le site n'était en rien spécialisée dans ce domaine et surtout quand il a eu connaissance que le dirigeant de cette société n'était autre que le compagnon de Ségolène Royal.

Alors ce site, à défaut de faire la publicité de Ségolène Royal fait beaucoup parler de lui. Il apporte la démonstration que Madame Royal est de plus en plus seule, devant confier à ses plus proches des missions pourant très spécialisées sur lesquelles les critères de compétence ne semblent plus avoir la priorité. On me dit qu'en même temps les supporters de "désir d'avenir" quittent le navire. Je comprends les inquiétudes de Monsieur Bergé qui veut bien soutenir une action politique mais n'est pas prêt à financer le naufrage aujourd'hui engagé.

vendredi 18 septembre 2009

Verts/PS: l'alliance tourne à la confrontation

Depuis les dernières élections Européennes qui ont vu la percée de la liste Europe Ecologie au détriment de celle du PS, les couteaux sont sortis entre deux formations qui se disaient amies, ou du moins alliées. En effet, Daniel Cohn-Bendit n'y va pas avec le dos de la cuillère quand il déclare qu'au PS "ça fait 30 ans qu'on triche"! Il ajoute que "bourrer les urnes est dans la tradition d'une certaine gauche Française"! Ce beau déballage laisse augurer de ce que seront les relations à l'aube des prochaines échéances électorales, je pense en particulier aux Régionales.

L'union est un combat disent certains. Mais vu la violence de ces appréciations, peut-on encore valablement parler d'union. Cela me parait difficile. Je ne parierai pas néanmoins sur la disparition du PS car l'instinct de conservation existe et il n'est pas à une pirouette près pour survivre. Néanmoins cette fois le malaise est beaucoup plus profond qu'il ne l'a jamais été. En interne, le Parti Socialiste va mal, voire très mal. En externe, c'est à dire dans ses relations avec ses alliés traditionnels, la "dream team" de la "gauche plurielle" n'est plus qu'un lointain souvenir. Au secours Mitterrand reviens! Sauf qu'aujourd'hui il existe bien un Mitterrand mais il est passé avec armes et bagages chez Sarkozy. Et derrière lui nombre de socialistes sont tentés d'en faire autant.

jeudi 17 septembre 2009

PS: le feuilleton continue

Alors qu'un livre vient de sortir, mettant en cause gravement l'élection de Martine Aubry au poste de 1ère Secrétaire du Parti Socialiste en raison de fraudes massives, Ségolène Royal déclare qu'il faut que toute la lumière soit faite sur cette affaire mais ne décide pas pour autant de porter plainte. Elle "refile la patate chaude" à Martine Aubry qui devrait, selon elle, saisir la Justice. De son coté, la "patronne" des Socialistes ne semble pas suivre les recommandations de sa rivale et envisage plutôt une confrontation publique avec les auteurs du livre.

Ces dissensions internes, comme le PS n'en avait encore jamais connues, illustrent l'état de décomposition de ce parti. La brouille existe bien en interne depuis le dernier Congrès de Reims entre les différents courants qui ne reposent sur aucune idéologie mais sur des ambitions présidentielles exacerbées. Sur le terrain il en est de même. Il suffit d'interroger les socialistes pour voir le niveau de détestation qu'ils éprouvent entre eux, selon qu'ils suivent tel ou tel leader. Certains ont même plus de sympathie pour la droite que pour certains de leurs "amis", c'est dire! Il n'y a donc pas à s'étonner que nombre d'entre eux n'hésitent plus à rejoindre la majorité. Ajoutez à cela les relations difficiles entre le PS et ses "alliés" Verts et PC, et vous pourrez mesurer l'ampleur du problème.

Pendant ce temps les difficultés auxquelles est confronté notre pays sont là et les Socialistes s'en détournent. Pour eux l'avenir du PS semble plus important que l'avenir de la France. Curieuse conception de la politique!

mercredi 16 septembre 2009

Tourisme à Nice: une valeur sure

Avec la crise financière, économique et sociale sans précédent qui sévit sur la planète, les plus grandes inquiétudes planaient sur l'activité touristique de la saison estivale 2009. En effet, la récession risquait d'entrainer des annulations nombreuses et donc d'affecter gravement les résultats. Et pourtant la saison s'est bien passée. les touristes ont afflué nombreux, de France notamment mais aussi d'Europe, de Russie, des Etats-Unis ou encore du Golfe. Ceci démontre d'une part que Nice et la Côte d'Azur demeurent une valeur sure. Notre région reste très attractive et conserve une image extrêmement positive dans le Monde entier. Mais il faut également souligner le professionnalisme de ceux qui animent notre tourisme: l'Office du Tourisme, les hôteliers, les restaurateurs, les plagistes, etc. Enfin nous avons voulu insuffler une dynamique nouvelle en créant de nouvelles animations qui permettent aux touristes de se distraire. Ce fut le cas avec les "nuits de Musicalia", avec les "Prom' Parties", avec les soirées pyromélodiques, avec les concerts classiques, etc, c'est à dire avec une palette de manifestations pouvant répondre à tous les gouts et à toutes les bourses.

Nous entendons poursuivre ces efforts afin de faire de Nice une destination enviée et incontournable. La saison qui s'achève nous apporte la démonstration que, même en temps de crise, nous résistons mieux que les autres. C'est aussi la preuve que nous sommes sur la bonne voie. Nous sommes maintenant au travail pour préparer les fêtes de Noël qui se mettront cette année à l'heure de la Russie et puis ensuite le Carnaval 2010 qui fêtera la "planète bleue". Bienvenue à Nice!

mardi 15 septembre 2009

Escurial : une triste fin

Pour les Niçois, l’Escurial rappelle une salle de cinéma mythique, la plus belle, la plus grande, celle qui a vu défiler des générations de cinéphiles, où les fresques des murs disparaissaient au moment où la lumière s’éteignait pour laisser parler le grand écran. Et puis, dans les années 80, la salle se transforma en discothèque et pris le surnom de « grand » Escurial, comme si cette salle avait eu besoin d’un superlatif. Hélas ce qualificatif n’apporta aucune grandeur à ce lieu mais annonça une lente agonie. Les enseignes se succédèrent et firent disparaitre peu à peu le nom « Escurial » pour afficher des appellations aussi insignifiantes qu’éphémères. Le lieu resta encore, peu ou prou, une salle de spectacle mais dont la réputation se ternit inexorablement.

Chacun gardait l’espoir d’une renaissance puisque l’intégrité des volumes était maintenue. Hélas, en début d’année, cet espoir vint se briser sur un projet bassement mercantile qui ne tenait aucun compte des aspirations de la population Niçoise ni de la Municipalité. A l’annonce, dans le journal, du projet de transformation de l’Escurial en supermarché « discount », le Maire de Nice, moi-même, l’ensemble des élus réagirent pour empêcher l’inévitable. Mais hélas rient n’y fit. Les prétentions marchandes de nos interlocuteurs restèrent inflexibles et rendirent le projet de sauvetage impossible.

Il y a des moments où l’on mesure l’impuissance d’agir et dans l’affaire de l’Escurial celle-ci a submergé les meilleures volontés. Juridiquement nous n’avions pas les moyens d’empêcher une telle réalisation. Il ne restait que l’écoute et la compréhension dont nos interlocuteurs auraient pu faire preuve... Hélas cet espoir se heurta à des considérations strictement commerciales où l’attachement au lieu était totalement absent.

Il restera ce regret immense de n’avoir pas pu sauver l’Escurial. Pourtant nous avons tout tenté. Le Maire a même souhaité dépolitiser le débat en faisant en sorte que la majorité et l’opposition puissent travailler de concert pour empêcher la surenchère qui aurait pu nuire encore d’avantage à nos tentatives. C’est triste d’assister à un tel naufrage sans pouvoir faire preuve de la moindre efficacité. Cette fois, contrairement au Titanic, l’orchestre ne joue plus, et depuis longtemps alors que le bateau s’enfonce. Nos cœurs résonnent encore des génériques. Les « toiles » s’inscrivent désormais définitivement dans nos souvenirs de jeunesse. La mémoire restera tandis que le lieu disparaitra sous les coups des pelles mécaniques qui ne connaissent pas les sentiments. Je ne remercie pas ceux qui ont signé ce faire part de décès d’un lieu qui restera irremplaçable à jamais.

lundi 14 septembre 2009

Lauriano Azinheirinha: Conseiller Général des Alpes Maritimes

Je n'en doutais pas un seul instant mais désormais c'est chose faite, Lauriano Azinheirinha, mon fidèle Directeur de Cabinet, brillant Adjoint au Maire de Nice délégué à l'Education et à la Jeunesse est le Conseiller Général du 6ème Canton de Nice. Après une campagne de terrain, au coeur de l'été, il a été élu avec 60% des suffrages. Je veux à mon tour féliciter et remercier les électrices et les électeurs de ce canton d'avoir voté pour lui car, en faisant ce choix, ils ont opté pour un élu de qualité, proche des gens, à l'écoute de nos concitoyens, ayant à coeur de faire avancer les projets. C'est une chance de pouvoir compter sur un Conseiller Général comme lui. Il est à l'image de l'équipe du Conseil Municipal de Nice, issu des urnes en mars 2008, avec Christian Estrosi comme Maire et de celle du Conseil Général des Alpes Maritimes présidé par Eric Ciotti. Désormais ce sont des femmes et des hommes engagés, au service de leur concitoyens, qui prennent des responsabilités et les assument avec détermination. Lauriano s'inscrit dans cette lignée d'hommes et de femmes, au service des autres qui font honneur à la politique. Je suis heureux de l'avoir encouragé dans cette démarche car je sais d'avance que les habitants du 6ème canton de Nice n'auront qu'à se féliciter de leur choix.