Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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lundi 20 juillet 2009

PS: la déconfiture

Il ne se passe pas un jour sans qu'une déclaration, une petite phrase, un réquisitoire vienne rappeler la situation calamiteuse du Parti Socialiste. Dernière en date, la diatribe de Bernard Henri Lévy qui affirme que le PS doit disparaitre! Le philosophe qui a toujours fait état de ses sympathies socialistes,-il a d'ailleurs soutenu la candidate socialiste lors des dernières élections présidentielles-, estime qu'il faut tourner la page car ce parti a perdu son âme. Pour lui le PS est à la fin d'un cycle dont il faut savoir tenir compte et ne pas s'accrocher à une illusion.

Jamais des attaques aussi nombreuses et convergentes ne se seront concentrées sur le Parti Socialiste. Et contrairement à celles qui pouvaient fuser par le passé, celles d'aujourd'hui ne viennent pas de la majorité mais sont des attaques internes au PS. Il s'agit, qui plus est, de voix fortes et autorisées. Jeunes espoirs du parti ou philosophes, chacun y va de sa condamnation de la direction actuelle du PS qui semble être devenue autiste, refusant d'entendre les critiques et poursuivant son chemin comme si tout allait bien.

Madame Aubry pourra-t-elle tenir une telle posture encore longtemps? J'en doute. En effet, au delà des critiques clairement exprimées, il y a celles, non dites, des ténors du PS, ceux qu'on appelle les "éléphants". Laurent Fabius et François Hollande, Ségolène Royal et Elisabeth Guigou se font bien discrets. Ils attendent de voir comment les choses vont évoluer pour prendre position ou susciter des initiatives. Ce qui est vrai c'est que Martine Aubry est en train de s'isoler, de s'enfermer dans un univers clos au siège du PS, rue de Solférino, d'où elle n'entend plus les préoccupations des militants et encore moins celles des Français. Si elle continue ainsi, l'échec semble assuré. Et à ce moment là elle ne trouvera plus grand monde autour d'elle pour venir la soutenir. Pourtant elle n'aura pas été la seule responsable de ces échecs. Les jeux politiciens des uns et des autres y auront fortement contribué. Bonjour les fossoyeurs!