dimanche 14 juin 2009
Le PS en déroute, suite...
Après le coup de semonce administré par les électeurs lors des élections Européennes, le PS ressort ébranlé et en proie au doute quant à son avenir. En effet, nulle formation politique n'est éternelle. En France la disparition (ou la marginalisation) du Parti Radical en est un exemple. Ce parti qui domina la vie politique Française pendant des décennies, est désormais réduit à la portion congrue. Ses divisions, son absence de renouvèlement tant au niveau des hommes que des idées, ont entrainé la quasi disparition de ce parti. Il en fut de même en Italie avec la Démocratie Chrétienne qui fut le parti politique le plus important et qui a aujourd'hui disparu.
Le PS est en droit d'analyser ces phénomènes et de se demander si son déclin n'est pas inexorable. Les querelles internes sont légions. Les courants se sont multipliés et s'apparentent désormais à autant d'écuries présidentielles. Les divisions ont donc peu à peu balkanisé ce parti et l'ont donc affaibli. La production d'idées a quasiment disparu. Le seul message diffusé en commun est de dire NON à Sarkozy. Cela ne fait pas un programme. C'est même devenu un leit motiv assourdissant qui commence à lasser les plus engagés des militants.
Alors des voix s'élèvent pour crier "au secours". Les "éléphants" sont aux abonné absents tandis que les quadras s'agitent. Manuel Valls s'interrogent sur les questions de sécurité au grand dam des gardiens d'une idéologie dépassée. Arnaud Montebourg indique que désormais le PS c'est la "dernière station service avant le désert!" Enfin certains proposent même qu'on abandonne le vocable "socialiste" afin de trouver une appellation qui fasse table rase du passé. C'est dire si le PS va bien!!!
Ce billet, écrit à 06:17 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :