mercredi 13 mai 2009
Pragmatisme
La lois sur l'hôpital a été longuement débattue à l'Assemblée Nationale. Roselyne Bachelot s'est montrée à la hauteur de la situation, répondant minutieusement à toutes les questions des Députés, n'esquivant jamais le débat. Chacun dans l'hémicycle a reconnu son grand professionnalisme et sa volonté de dialogue. A l'occasion de ce débat, un point a retenu plus particulièrement l'attention de nombreux Députés, de droite comme de gauche, celui de la gouvernance de l'hôpital. Le projet prévoyait de donner les "pleins pouvoirs" au futur directeur. Cette situation a été de nature à inquiéter notamment le corps médical qui craignait que la gestion de l'hôpital ne relève que d'une logique comptable, ne retienne que les critères de la rentabilité. Depuis le vote de l'Assemblée Nationale les médecins ont eu l'occasion de s'émouvoir de cette situation auprès des Parlementaires ou du Président de la République.
Nicolas Sarkozy a entendu cet appel. Il a tenu à recevoir les médecins à l'Elysée pour un dialogue ouvert et franc de façon à ce que les préoccupations des uns et des autres puissent être mises sur la table. Et l'appel a été entendu puisque le Président a choisi de modifier le projet de loi dans le sens réclamé par les médecins, c'est à dire posant les principes d'une direction collégiale de l'hôpital public.
Dès lors, les critiques systématiques, ceux qui criaient plus forts que les autres pour que cette modification soit entreprise dénoncent désormais une reculade du Gouvernement. C'est exactement le contraire qui se produit. Le Président a écouté les revendications et comme elles étaient justifiées, il en a tenu compte. C'est ce qu'on appelle la concertation ou encore le pragmatisme. Désormais le projet de loi va pouvoir être discuté par le Sénat dans un esprit apaisé puisque l'une des principales inquiétudes a été effacée. J'approuve cette méthode et j'espère que désormais la réforme va pouvoir se mettre en place. Car chacun sait bien que la santé est le sujet auquel les Français sont le plus attachés et que si l'on ne faisait rien, le système pourrait s'effondrer. Alors le pragmatisme Elyséen aura eu raison de ceux qui souhaitaient, pour des fins politiciennes, aller à l'affrontement pour empêcher d'avancer dans la voie du progrès.
Ce billet, écrit à 06:38 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :