Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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samedi 4 avril 2009

G 20: la communauté internationale en ordre de marche

Le G20, c'est à dire le groupe des 20 pays les plus importants de la planète, vient de se réunir à Londres pour proposer des solutions aux problèmes économiques et financiers que traverse la planète. Ce sommet est issu du G8 qui avait le mérite de réunir les huit premiers pays. Mais le Président de la République Française avait fait le constat que cette concertation à 8 ne correspondait plus à la réalité mondiale. En effet, des pays comme l'Inde, le Brésil ou encore l'Arabie Saoudite pouvaient-ils être écartés du concert des Nations? Poser la question c'est y répondre. La proposition de Nicolas Sarkozy fut acceptée et mise en place. Ainsi le sommet de Londres est-il d'origine Française et je me félicite que cette initiative ait été prise par le Président de la République.

A l'approche de cette réunion décisive, Nicolas Sarkozy a tenu à faire monter la pression en prévenant que si ce sommet devait s'accorder sur un service minimum, il préfèrerait en partir, faisant allusion à l'éventuelle "politique de la chaise vide". Cette attitude fut critiquée par la presse qui accusait le Président Français de "posture" alors qu'il exprimait une exigence bien légitime. A quoi bon "déranger" les "grands de ce monde" si c'est pour ne déboucher sur aucune décision tangible? A la sortie du sommet de Londres, force est de constater que le Président Sarkozy avait raison de mettre la barre très haut puisque finalement cette réunion a été un très grand succès, reconnu unanimement par les presse. La demande expresse de la France pour que la liste des "paradis fiscaux" soit publiée a été retenue. Et pourtant ce combat n'était pas gagné d'avance quand on connait la position de la Chine qui défend Hong Kong et Macau placées désormais sous sa souveraineté. Et pourtant cette l'idée l'a emporté, ce qui constitue une première dans l'histoire financière du Monde.

Dans la grisaille ambiante où l'heure est à la critique systématique et où personne ne cherche à positiver, je tiens à me réjouir de cette avancée significative due à la volonté et à la ténacité du Président de la République qui démontre, avec éclat, que la France peut jouer tout son rôle dans le concert des Nations et même disposer des ressources politiques pour montrer la voie à suivre.