Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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mardi 24 mars 2009

Du Zénith de Ségolène au flop de Martine

J’écoutais hier matin Nicolas Canteloup sur Europe 1 comme je le fais le plus souvent possible en me rendant à mon bureau. C’est à chaque fois une bouffée de bonne humeur que j’emmagasine pour la journée. Cette fois l’imitation de Ségolène Royal s’imposait. En effet, cette dernière s’était produite il y a quelques mois sur la scène du Zénith pour amuser la galerie dans un numéro qui voulait associer le spectacle à la politique. Dès lors, s’agissant d’un « spectacle » gratuit, la foule vint nombreuse assister à l’après-midi récréative écoutant tour à tour les discours de l’ex candidate socialiste aux présidentielles et les concerts des groupes invités pour l’occasion. Entre deux, Ségolène Royal faisait répéter en boucle à la foule FRA-TER-NI-TE, son nouveau slogan de campagne !

A cette époque les dignitaires socialistes riaient sous cape voire raillaient ouvertement le show socialo-artistique. Les « amis » du parti estimaient alors que cette manifestation rabaissait la politique et n’était pas digne du « message » qui devait être diffusé. Mais voilà, Martine Aubry qui passe plus de temps à régler en coulisse des conflits de personnes, d’égos et de courants, avait envie de sortir de son bunker de la rue de Solférino et s’offrir une grande fiesta socialiste. Il parait que ce jour là il n’y avait d’autre salle disponible à Paris que le Zénith. Tant pis, pensa-t-on au PS, il faudra y aller pour effacer le souvenir du show de Ségolène. Alors on décida d’organiser une après-midi « festive » avec Martine Aubry et quelques chanteurs ! Bis répétita…Mais voilà la salle qui compte près de 8.000 places assises n’accueillit difficilement que 1.500 personnes. Ce qui fit dire à Ségolène Royal dans la voix de Nicolas Canteloup, qu’elle avait enfin pu voir la couleur des fauteuils du Zénith car ils n’étaient pas occupés. D’autre part, dans la même veine, la Royal soulignait qu’il y avait une contradiction évidente entre « après-midi festive » et Martine Aubry !

Nicolas Canteloup a, une fois de plus, visé juste et mis en évidence l’état de délabrement idéologique et politique du PS. Ne pouvant plus désormais mobiliser sur des idées, les socialistes se donnent en spectacle et ensuite se font eux-mêmes les critiques. C’est « du producteur au consommateur », ou encore Ségolène qui rit et Martine qui pleure. Et les militants qui pourraient demander le remboursement de leurs places si celles-ci n’avaient pas été gratuites !!!