Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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jeudi 12 mars 2009

Fin du débat sur la loi hospitalière

Le débat sur la loi hospitalière s'est terminé l'avant dernière nuit à l'issue d'une longue séance que j'ai présidée de 18h à 5h du matin. Le début de l'examen de ce texte avait débuté il y a plus d'un mois. Sur ce projet de loi, les discussions ont été longues et soutenues. Les Députés de gauche comme de droite ont fait un travail important, déposant plus de 2.500 amendements, chacun étant exposé, discuté et voté dans l'hémicycle. Je ne suis pas là pour distribuer des bons et des mauvais points mais, ayant présidé plousieurs séances pendant lesquelles ce texte était examiné, je puis dire que les débats se sont déroulés dans une ambiance studieuse, sans volonté d'obstruction, dans l'optique d'aller au fond des problèmes relatifs à la santé des Français.

Je veux tirer un coup de chapeau à Roselyne Bachelot qui, en tant que Ministre de la Santé, a assumé parfaitement son rôle. En effet, toujours présente au banc du Gouvernement, répondant en permanence aux orateurs avec force détails afin que personne ne se sente méprisé ou reparte avec le sentiment de n'avoir eu aucune réponse à ses questions, la Ministre a fait preuve d'une grande pédagogie. Cette attitude a forcé l'admiration de la majorité mais aussi de l'opposition. Et je dois dire que le Président de séance que je suis ainsi que les services de l'Assemblée ont également apprécié le soin apporté par la Ministre à dialoguer avec les Députés et à tenir le plus compte des propositions qui lui étaient faites.

C'est ainsi qu'après un marathon de près de cinq semaines nous avons terminé l'examen de cette loi. La dernière séance qui s'est terminée à cinq heures du matin a examiné plus de 500 amendements. Un record en une soirée! La présidence d'une telle séance était à la fois un exercice d'autorité mais aussi de souplesse car il faut que chacun ait le sentiment de pouvoir s'exprimer sans toutefois tomber dans la perte de temps inutile. Maintenir les Députés en éveil jusqu'à une heure aussi avancée de la nuit n'était pas la moindre des difficultés. Quelques suspensions de séances avec des "pauses buvettes" pour aller prendre un café et se détendre m'y ont bien aidé!