Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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Plus Gaulliste que moi tu meurs...

Je suis surpris de voir à quel point les adversaires du Général De Gaulle tentent de devenir aujourd'hui, post mortem, leurs porte-paroles. La volonté exprimée par le Président de la République de réintégrer le commandement intégré de l'OTAN soulève soudain des passions, pas forcément de la part de ceux qui auraient pu réagir. Il y a, bien entendu, les néo-Gaullistes, en réalité les vrais conservateurs qui s'opposent avec virulence à ce projet. On compte parmi eux Nicolas Dupont Aignan et quelques autres nationalistes. En revanche les positions exprimées par François Bayrou me paraissent opportunistes et relèvent plus de l'anti Sarkozisme primaire plutôt que d'une position réfléchie. C'est un peu dommage que sur un tel sujet on n'essaie pas d'élever un peu le débat. C'est aussi la réaction de Ségolène Royal, qui s'invite dans un débat de politique internationale et de défense, dont on connait les compétences! Pour exister, l'ancienne candidate socialiste aux présidentielles ne recule devant aucune audace. Et pour ce qui la concerne, parler d'un tel sujet relève presque du canular tant ses approximations dans ce domaine sont notoirement reconnues!

Chacun tente d'enfiler les habits du Général en voulant nous faire croire que l'indépendance de la France serait en jeu. Baliverne! Personne ne songe sérieusement à remettre en cause l'indépendance de notre pays. La position de De Gaulle dans les années 60 pouvaient s'expliquer dans un climat de guerre froide entre l'Est et l'Ouest, où la France située clairement dans le camp occidental voulait néanmoins maintenir avec l'ancienne URSS des relations équilibrées. Mais aujourd'hui le mur de Berlin est tombé est l'ennemi n'est plus à l'Est. Le danger du monde s'appelle le terrorisme. C'est là une donnée nouvelle qui bouleverse les rapports de force et met en danger tous les pays, y compris les plus puissants. C'est pourquoi il me semble utile que la France retrouve toute sa place dans l'OTAN. C'est l'intérêt de notre pays comme l'intérêt de nos alliés. C'est aussi l'intérêt de notre sécurité commune.C'est pourquoi j'aurais souhaité que les adversaires du Président de la République ne tentent pas une opération politicienne sur un sujet aussi sensible et sur lequel tout le monde aurait pu se retrouver. Mais à la veille de l'élection Européenne, chacun veut se démarquer et ce thème en est un parmi d'autres. C'est bien dommage car je sens bien peu d'accents de sincérité chez les détracteurs de ce projet.

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Commentaires

1. Le mardi 17 février 2009 à 09:38, par MaxF

Comme vous l'évoquez, la guerre froide est terminée et il n'y a donc plus de nécessité pour la France de se placer en retrait de l'OTAN.

Cependant en 2003, il y a eu la guerre en Irak avec les éléments suivants : pas d'accord de l'ONU pour conduire cette guerre, de très dangereuses armes de destruction massive introuvables, une soi-disant guerre-éclair qui n'est toujours pas finie.

La France s'est opposée à cette guerre du mieux qu'elle a pu. Si elle avait fait partie du commandement intégré de l'OTAN, quelle aurait été sa marge de manœuvre ?

2. Le mercredi 18 février 2009 à 08:35, par Rudy Salles

Vous avez raison, la position de la France a été juste. Mais notre retour dans l'OTAN ne saurait remettre en cause notre indépendance. D'ailleurs, pour ce qui concerne l'Irak, la Belgique qui est dans l'OTAN a refusé l'envoi de ses troupes.

3. Le mardi 24 février 2009 à 19:27, par Alain KERHERVE :: site

OTAN : refuser la soumission à l’ordre atlantique
Pour commémorer le 60ème anniversaire de la création de l'Otan, le Président Sarkozy a décidé la réintégration de la France dans les organes militaires intégrés.
Ainsi, il confirme, une nouvelle fois et de manière définitive, une rupture irréversible avec l'héritage que nous a laissé le général de Gaulle.
Cette décision met un terme à 60 ans d'indépendance de la France ; "notre cher et vieux pays" ne sera plus en mesure de mener sa propre politique et, en conséquence, de défendre ses intérêts majeurs.

La leçon de Charles de Gaulle
"… tandis que se dissipent les perspectives d'une guerre mondiale éclatant à cause de l'Europe, voici que des conflits où l'Amérique s'engage dans d'autres parties du monde … risquent de prendre, en vertu de la fameuse escalade, une extension telle qu'il pourrait en sortir une conflagration générale. Dans ce cas, l'Europe, dont la stratégie est, dans l'O.T.A.N., celle de l'Amérique, serait automatiquement impliquée dans la lutte lors même qu'elle ne l'aurait pas voulu." précisait le général de Gaulle lors de sa conférence de presse du 21 février 1966 au cours de laquelle il a annoncé le retrait de la France de la structure militaire intégrée de l'OTAN. Cette déclaration historique garde aujourd'hui toute sa valeur avec la volonté exprimée par nos dirigeants de créer une armée européenne compatible et fongible avec celle de l'Otan.

Il faut réagir…
Il est des moments dans notre histoire de France où chacun de nous, ministre ou simple citoyen, détenteur d'un mandat électif ou libre de tout engagement contraignant, doit, en conscience, agir, réagir, refuser… résister.
Déjà, de multiples réactions surgissent. En premier lieu les gaullistes de conviction. Puis ceux qui, aujourd'hui, voient dans le gaullisme une voie d'avenir et non plus une nostalgie ringarde.
"François Bayrou passe de l'atlantisme à l'indépendance gaullienne" ose Sylvain Lapoix sur marianne2. Le président du Modem, en clôture de la conférence Nationale de son mouvement, propose même un référendum. Bravo !
Le toujours ardent député "gaulliste et républicain" Nicolas Dupont-Aignan lui signifie son appuie tout en regrettant que l'ex-candidat à la présidence de la République soit toujours aussi favorable au traité de Lisbonne.
Le PS et ses alliés, reprenant la formule usitée "allié mais pas aligné", ne vont pas aussi loin. Ils se contenteront d'un débat à l'Assemblée nationale. Il est vrai que le parti de Martine Aubry n'a pas la culture de la démocratie directe. Jean-Pierre Chevènement ira-t-il plus loin ?

Un leurre et une faute diplomatique, car on remet en cause cinquante ans d'indépendance de la France
Du côté de la majorité, Jacques Myard, toujours aussi "Français", ne se laissera pas engluer dans la nasse majoritaire : "ce serait une régression forte". Et de conclure : "L'Otan est une machine politico-militaire américaine, point barre". Daniel Garrigue dans un tonitruant "bonjour messieurs les traites" affirme haut et fort que "rien ne justifie le retour de la France dans l'OTAN et la remise en cause de l'un des rares consensus forts de notre pays". Jean-Pierre Grand et Georges Tron sont également sur le pont. "Dans le monde entier des pays qui attendent de la France qu'elle demeure une transition, une passerelle, et quelle ne s'aligne pas sur les États-Unis" affirme ce dernier. Seront-ils rejoints par Lionel Lucas, François Goulard, Hervé Gaymard, Guy Tessier… Michèle Alliot-Marie, Jean-louis Debré et même Jacques Chirac vont-ils se taire indéfiniment ?
La majorité UMP peut, conséquence de ce renoncement national orchestré par Nicolas Sarkozy et son gouvernement, se briser sur le récif de l'indépendance nationale. A moins de se soumettre une nouvelle fois !

Prendre de la hauteur…
Dominique de Villepin, ancien premier Ministre et ministre des Affaires étrangère, dont le discours du 14 février 2003 à l'ONU a redonné à la France son audience notamment auprès des pays les plus démunis, refuse fermement cette soumission.
Dominique de Villepin doit répondre à notre appel. Il lui appartient de prendre toutes les dispositions pour fédérer, dans un consensus national indispensable, les oppositions à la réintégration de la France dans les organes militaires intégrés de l'Otan. Il ne sera pas seul.

Alain KERHERVÉ
www.gaullisme.fr

4. Le jeudi 26 février 2009 à 22:52, par Tanta Victorina

Rudy es mut !
Acò es bouòn per desparlà faire de fla-fla de mensòniga
Oupourtunista proufitour que vergougna !
Mèfi sian d'acqui
Sian vièi resistent gaullista !
Adiéou pelandroun messouneguié boufoun

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