Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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mercredi 11 février 2009

Le réchauffement climatique : un combat de tous les instants

Que le Président de la République ait pu nommer comme numéro 2 du Gouvernement un Ministre chargé de l’écologie a été un signe fort de son entrée en fonction. En effet, peu de Gouvernements n’avaient osé inscrire au tout premier rang de leurs préoccupations ce sujet. Il s’agissait d’un thème qui venait émailler les campagnes électorales et qui s’évanouissait ensuite, s’effaçant devant d’autres priorités. Et pourtant celle-là est l’une des plus importantes, peut-être même la plus fondamentale. Tout le reste est conjoncturel alors qu’avec l’écologie on est dans le durable, dans ce qu’il y a de plus essentiel. L’avenir de la planète, l’héritage que nous lèguerons à nos enfants ne saurait être un sujet secondaire.

La succession de catastrophes naturelles nous rappelle cette triste réalité : l’homme est allé trop loin dans cet irrespect de son cadre de vie, il est en train de le payer. La tempête de vent il y a quelques semaines dans le sud-ouest, celle qui a sévi sur le nord de la France contraignant à la fermeture totale les aéroports de Paris sont des signes particulièrement inquiétants. Ils interviennent en même temps qu’une canicule sans précédent en Australie où la température affiche 48° à Melbourne, réputée pourtant comme une ville tempérée. Ceci s’ajoute aux nombreuses inondations et autres tempêtes qui sévissent aux quatre coins du monde.

La France a raison d’inscrire le développement durable au premier rang de ses priorités gouvernementales. Mais seule elle ne peut pas grand-chose. C’est pourquoi Nicolas Sarkozy, sous sa présidence, a tenu à ce que l’Europe affirme une volonté politique forte dans ce domaine en faisant voter par les 27 des textes allant dans le sens de la politique ambitieuse inspirée par la France. Mais pour parvenir à des résultats probants dans ce domaine, il faut aussi que les principaux pollueurs mondiaux partagent ces préoccupations. L’Amérique de Georges Bush était très loin de cette orientation : les lobbys pétroliers semblaient faire la loi à Washington. Heureusement l’arrivée de Barack Obama semble donner aux USA une inflexion à 180° qui entendent devenir un pays vertueux. D’autres sont encore à convaincre comme la Chine ou l’Inde.

Les catastrophes naturelles n’épargnent personne. C’est pourquoi, tôt ou tard, et il faut que ce soit le plus tôt possible, l’ensemble des pays devront se convertir à cette politique volontariste de protection de la planète. Je ne doute pas un instant que les années qui viennent enregistreront dans ce domaine des évolutions positives. Les mentalités individuelles évoluent rapidement. Chacun de nous, et peut-être les enfants plus que les adultes, sont sensibilisés aux problèmes d’environnement. Alors soyons vigilants dans nos gestes quotidiens car la protection de la terre n’est pas l’apanage des Gouvernements, c’est aussi et avant tout l’affaire de tout un chacun dans son comportement quotidien.