jeudi 5 février 2009
Scandaleux!
Le TER de la Côte d'Azur est en grève depuis deux mois. Les grévistes ont donc décidé de braver tous les principes les plus élémentaires inhérents au Service Public qui n'est plus du tout synonyme se service au public mais qui représente désormais une gène considérable à l'égard des usagers. Le droit de grève est un droit constitutionnel auquel personne ne songe à mettre d'entrave. Mais la liberté d'aller et venir est une liberté publique fondamentale à laquelle que personne ne devrait porter atteinte. Or la grève qui touche le TER depuis une si longue période constitue un obstacle majeur dans le déplacement de la population. Il y a en effet des milliers de personnes qui n'ont que ce moyen de transport pour aller travailler par exemple. Les grévistes et leurs leaders semblent s'en moquer éperdument ce qui est profondément choquant et même révoltant. C'est devenu, pour les usagers, un véritable casse tête pour savoir, chaque jour, comment se déplacer.
Le Parlement a voté un service minimum pour les transports terrestres. Il définit un cadre juridique pour assurer les moyens de se déplacer à chaque usager malgré les grèves. Les grévistes ont cherché et trouvé comment contourner la législation. L'heure est venue de réagir et de renforcer le dispositif afin de pouvoir répondre à l'attente des passagers qui ne peuvent plus supporter une telle situation. D'autant que, rappelons-le, ceci participe à la désorganisation de l'économie qui, dans la période actuelle, est également irresponsable. J'en appelle les tenants de ce conflit auquel plus personne ne comprend plus rien à bien vouloir se ressaisir et à mettre rapidement un terme à cette situation. Savoir sortir d'une grève fait partie aussi des qualités de tout syndicaliste!
Ce billet, écrit à 06:15 par Rudy Salles dans la catégorie Coup de gueule a suscité :