dimanche 1 février 2009
Ségolène Royal attachée de presse de Nicolas Sarkozy!
Ségolène Royal poursuit sa tournée "mondiale". Après avoir assisté à l'investiture de Barack Obama dans la foule de Washington, on la retrouve au Brésil. L'ex candidate socialiste à la présidentielle y a rencontré le Président Lula da Silva. Tout avait été préparé pour que Madame Royal fasse une photo aux côtés du Président Brésilien afin de laisser croire qu'elle recevait un accueil digne d'un Chef d'Etat. Mais voilà, c'était sans compter avec la perspicacité du Président Lula qui savait parfaitement qu'il avait en face de lui une candidate déchue et non la personnalité "incontournable" qu'elle voudrait donner l'impression d'incarner. Alors la conversation tourna bien évidemment autour de la relation France-Brésil. Ségolène Royal aurait bien aimé enregistrer quelque amertume ou récrimination de la part de son hôte Brésilien. Il n'en fut rien. Elle eut droit à un éloge en bonne et due forme de Nicolas Sarkozy par le Président du Brésil. Un comble!
Dès lors il ne restait plus à la presse qu'à faire son travail. Le seul message de ce voyage fut l'apologie de Sarkozy par Lula. Madame Royal se sera contentée de jouer le rôle de l'attachée de presse. Je ne crois pas que son voyage avait pour but la mise en valeur du Président de la République mais sur ce dernier point c'est réussi. Tant pis pour son désir de "stature", mais sur le plan international il y a encore beaucoup de travail avant que Madame Royal ne soit prise au sérieux. Je me souviens encore, pendant sa campagne électorale, les quelques incursions effectuées à l'étranger de la candidate socialiste qui tournaient rapidement au ridicule. Je pense, par exemple, à sa visite au Liban où elle engagea une discussion avec des élus de ce pays sans savoir qu'il y avait autour de la table un représentant du Hezbollah. Je pense aussi à sa visite sur la grande muraille de Chine où, tout de blanc vêtue, elle fit part de sa "bravitude" -que les puristes cherchent encore dans le dictionnaire- ou encore loua les mérites de la Justice Chinoise pour sa rapidité, je pense encore à ses déclarations depuis la capitale des Etats Unis où elle affirmait il y a quelques jours, sans rire, que Barack Obama s'était inspiré de sa campagne électorale pour être élu!
Alors il ne reste plus à Ségolène Royal qu'à rentrer à Paris. En effet, n'ayant pu détrôner le République de la République à Brasilia, n'ayant pu non plus empêcher Martine Aubry de prendre le PS, elle va tenter une opération de déstabilisation de l'intérieur en créant son "courant". Le PS cultive le culte des personnalités: les Jospiniens, les Fabiusiens, les Straus-Khaniens et autres Hollandais devront cohabiter désormais avec les Royalistes! Et ce ne sera pas une mince affaire car la "patrone" est du gendre "pousse toi de là que je m'y mette". Je souhaite bien du plaisir aux "camarades" du parti de la rose. Dans un tel contexte la direction du Parti Socialiste s'avère un exercice délicat qui devrait conduire à chaque instant à la recherche d'un compromis improbable. Et quand on connait les talents de diplomate de Martine Aubry -que l'on appelait jadis dans les couloirs de l'Assemblée Nationale, quand elle était Ministre, "la mère remptoire"- et bien je dirais, en guise de conlusion: "bonjour les dégats"!
Ce billet, écrit à 08:34 par Rudy Salles dans la catégorie Politique a suscité :