Rudy SALLES

Député des Alpes Maritimes,
Conseiller Régional de Provence Alpes Côte d'Azur

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samedi 28 février 2009

Le grand lifting d'Acropolis

Le Palais des Congrès de Nice, inauguré il y a près de 25 ans, avait grand besoin d'un "coup de jeune". En effet, l'ancienne municipalité n'avait pas réalisé d'investissement dans ce palais pendant plus de 10 ans. Pour l'ex équipe municipale, l'équation était simple: pourquoi investir dans le tourisme? Nice et la Côte d'Azur se suffisaient à elles-mêmes pour attirer les touristes et les congréssistes sans qu'on se donne la peine d'aller les chercher par des produits attractifs. Erreur, car la concurrence est mondiale et si l'on ne pense pas à s'améliorer sans cesse alors que les autres le font, alors on perd des parts de marchés.

C'est pourquoi pendant toute la campagne électorale des municipales nous avons insisté sur la nécessité de relancer le tourisme et nous avons rappelé l'état d'Acropolis qui méritait d'être profondément modernisé. Depuis un an nous nous sommes mis au travail sans perdre de temps. La crise économique et financière ne nous a pas découragé, au contraire! Nous avons saisi l'occasion du plan de relance pour pouvoir accélérer les travaux et leur permettre de commencer dès cette année. Ainsi, outre les travaux de mises en conformité, Acropolis va devenir l'un des palais les plus modernes et donc les plus attractifs. La décoration a été confiée au grand architecte Jean Michel Wilmotte. Le projet est superbe, notamment l'entrée dans le grand hall au toit ouvrant. Débarassé de tout ce qui l'encombre aujourd'hui, l'homme de l'art veut insister sur un jeu de lumière qui mettra en scène ce lieu d'accueil monumental pour faire de chaque congressiste "une star". Voilà qui augure bien de ce qui va se passer à Acropolis.

Ce projet s'inscrit donc totalement dans la politique touristique que nous voulons mener et qui progressivement fera entrer à nouveau Nice dans la cour des grandes destinations. Le renouveau du Carnaval 2009 y participe comme les autres événements que nous nous apprêtons à organiser.

vendredi 27 février 2009

Hommage

Hier j'ai eu le plaisir d'inaugurer, dans le quartier de l'Ariane, une placette au nom de Sylvain Mars. Cet hommage s'adressait à un homme qui fut agriculteur mais aussi qui servit notre pays lors de la grande guerre. Un homme à la fois simple mais aussi un héros comme la France en a compté beaucoup. En effet, point d'artifice dans sa vie mais des actes valeureux pour la défense de la Nation et en même temps le travail de la terre, une activité difficile et noble à la fois. Mais au delà c'est aussi un homme attaché à un quartier, à un terroir dans lequel sa famille s'est implantée il y a presque trois siècles. Ce secteur s'appelle le quartier de l'Ariane. Pour les Niçois ce quartier est composé de grands ensembles immobiliers rapidement bâtis dans les années 60. Certaines barres d'immeubles sont vouées à la démolition prochaine afin de laisser la place à des habitations plus humaines. La famille Mars ne s'est jamais détournée de ce quartier qui fut naguère bucolique, parsemé de fermes, le long du Paillon. Dans ce quartier très urbanisé d'aujourd'hui, il ne reste plus beaucoup de traces de ce passé. Mais il reste une famille attachée à cette vallée, à son histoire et aussi à son présent et à son avenir. Ici la nostalgie laisse la place à ce désir de partager avec ceux qui n'ont pas connu ces temps anciens mais qui souhaitent trouver dans ce quartier leur propre identité. La famille Mars est un trait d'union entre les générations et entre des femmes et des hommes d'origines diverses qui désormais en composent la population. J'ai été heureux de présider cette inauguration qui m'a permis d'exprimer mon propre attachement à ce quartier dont je suis le Député depuis bientôt 21 ans.

jeudi 26 février 2009

Nice enfin reconnue

Le commission Balladur qui propose une réforme institutionnelle de la France pour rendre son administration territoriale plus lisible vient de faire une proposition que nous les Niçois attendions depuis très longtemps. En effet, la 5ème ville de France, n'a pas été retenue en 1972, comme ville-siège de l'une des 22 régions Françaises. Il faut dire que le découpage des régions avait été imaginé sans aucune concertation ni travail en profondeur qui aurait pu traduire les aspirations des peuples. Je me souviens même avoir lu dans Nice Matin il y a quelques années l'interview d'un technocrate, aujourd'hui à la retraite, à qui l'on avait confié le soin de découper les régions Françaises. Il avouait alors avoir fait ce travail de façon très solitaire, en plein été, et était encore étonné qu'on lui ait confié une mission aussi lourde alors qu'il était un très jeune fonctionnaire peu expérimenté. Il n'empêche que ces régions existent encore aujourd'hui avec leurs imperfections: l'Alsace ou le Nord sont des régions qui ne comptent que deux départements alors que Rhône Alpes en compte huit, la Normandie a été coupée en deux et Nantes s'est retrouvée exclue de la Bretagne. Quant à Nice, 5ème ville de France elle a été privée du titre de capitale régionale. Ceci a constitué un handicap très lourd pour la capitale de la Côte d'Azur qui s'est troujours retrouvée minorée par rapport à sa véritable représentativité.

La commission Balladur vient de faire des propositions tendant à rectifier cette anomalie puisqu'elle propose la création de huit métropoles dont cette fois Nice Côte d'Azur fait désormais partie. Dès lors, notre ville entrerait enfin oficiellement dans la cour des grandes. C'est là une injustice qui serait réparée et qui donnerait à Nice des atouts supplémentaires pour pouvoir faire face à la concurrence Européenne des villes qui comptent un million d'habitants et plus. C'est une bonne chose pour Nice, pour la Côte d'Azur mais aussi pour la France qui s'enrichirait de grandes métropoles aux compétences élargies et qui rendraient le pays plus dynamique et plus fort vis à vis des Etats voisins. J'attends donc que ces propositions soient proposées au Parlement pour pouvoir les voter et donner enfin à notre ville le rang qu'elle mérite et qui lui a été si longtemps refusé!

mercredi 25 février 2009

Les socialistes sont des conservateurs et refusent toutes les réformes

Etre à ce point opposé à toute réforme au prétexte qu'on doit s'opposer à tout et sans discernement est pour le moins contre productif et dénote un état d'esprit qui disqualifie le PS. En effet, on peut le constater, dans toutes les propositions du Gouvernement, la seule réponse que l'on entende de l'opposition c'est "Niet". Ainsi la porte aux réformes est-elle en permanence fermée pour que surtout rien ne bouge. La gauche refuse tout progrès, y compris quand celui-ci est indispensable pour une bonne organisation du pays.

J'en veux pour preuve la réforme des collectivités territoriales proposée par le Gouvernement. Le Président de la République avait chargé Edouard Balladure d'étudier les problèmes d'administration du pays et de faire des propositions pour améliorer le système en cours. En effet, jugez plutôt: il y a en France 36.000 communes, les communautés de communes, d'agglomérations ou urbaines, les "pays", les Départements, les Régions, l'Etat et l'Europe. Imaginez pour chacune de ces collectivités des responsabilités croisées qui souvent s'enchevêtrent. Mais aussi il y a des collectivités qui se combattent notemment entre les départements et les régions tantôt pour des raisons politiques, tantôt pour pouvoir justifier de leur existence. Par ailleurs la répartition des compétences entre les unes et les autres relève du "casse-tête" et ne donne aucune cohérence à l'ensemble. Pourquoi donc les lycées relèvent-ils des régions alors que les collèges sont de ressort des départements? Personne ne le comprend. D'autre part les modes de scrutins sont diffrérents d'une collectivité à l'autre. De fait, l'électeur s'y perd et ne sait plus "qui fait quoi"!

Les propositions du Gouvernement iront dans le sens de la simplification et d'une meilleures coordination entre les différentes collectivités territoriales. Ainsi les élus de la région et du département pourraient-ils être les mêmes siégeant au niveau régional pour les grands équipements structurants et siégeant au niveau départemental pour les questions relevant de la proximité. Alors que tout le monde s'accorde sur la nécessité d'une telle réforme, le PS va engager un combat contre cette évolution. Je ne vois pas la finalité d'un tel combat sinon celle d'exister et de faire parler. En revanche, la volonté de nuire au Gouvernement est totale. Le PS est prêt à tout, même à apparaitre comme le parti le plus conservateur d'Europe pour pouvoir mener cette stratégie jusqu'au boutiste anti Sarkozy. Cette attitude est navrante. Mais depuis quelques temps nous y sommes habitués. Lorsque nous avons été dans l'opposition, nous n'avons jamais adopté de telles postures. Je me souviens des lois Defferre sur la décentralisation: nous étions opposés au Gouvernement de l'époque mais nous soutenions la régionalisation proposée même si elle n'était pas parfaite. C'est la différence entre des élus responsables et ceux qui ne le sont pas!

mardi 24 février 2009

Lutter contre le défaitisme

Le défaitisme, la démoralisation des troupes, sont devenus un véritable sport national. L'opposition, les groupes de pressions, une bonne partie de la presse, répandent à loisir les mauvaises nouvelles et se gardent de mettre en valeur ce qui marche. Dès lors le moral des Français est en berne, les courbes du Gouvernement baisssent et chacun s'interroge sur l'avenir comme si nous étions les plus malheureux du monde. Certes la situation est difficile. Nombre de Français connaissent le chômage, des fins de mois difficiles, un contexte économique et social morose. Mais la France est-elle le seul pays dans cette situation? Non, tous les pays sont confrontés à ces difficultés et ont à y faire face avec plus ou moins de bonheur. La France est l'un des pays qui résiste le mieux et qui protège le plus sa population contre les problèmes dont je viens de parler. Il suffit de voyager à l'étranger pour ressentir ce paradoxe. De l'extérieur, la France fait envie. Chacun, hors de nos frontières considère que les Français sont le peuple le plus heureux de la planète. Et même si derrière cette image il y a une réalité plus contrastée, il faut tout de même souligner que nous ne sommes pas parmi les plus malheureux.

Alors au lieu de nous lamenter en permanence sur notre sort, on ferait bien de réagir en se disant que notre destin est entre nos mains et que, forts de la chance que nous avons d'être Français, on va réussir à relever les défis de l'avenir. Ce serait le meilleur moyen de donner du courage à la jeunesse au lieu de la démoraliser en lui laissant croire qu'il n'y a plus rien à faire. Je suis réellement consterné par ce défaitisme qui s'apparente à une entreprise de démolition du moral et des initiatives des Français. Moi je crois profondément au talent de notre peuple et à ses ressources. C'est pourquoi je souhaite qu'autour du Gouvernement chacun prenne sa part de responsabilité pour aller de l'avant et non pour régrograder. Sur des sujets moins essentiels, il y a la place pour des débats politiciens. Mais de grâce, il faut assumer ce que nous sommes avec fierté et nous imaginer comme un peuple de gagneur et non comme un peuple en déclin!

lundi 23 février 2009

Récupération politique

La Guadeloupe vit un drame. En effet, l'ile a commencé à manifester pour demander une augmentation du pouvoir d'achat. Ce sont là des revendications normales auxquelles se livrent toutes les organisations syndicales en Métropole ou en Outre Mer. Mais en Guadeloupe les choses ont mal tourné. En effet, des revendications, on en est venu à un mouvement d'une dureté incroyable qui mêle tout et qui finit par tout paralyser. Devant des positions aussi radicales, plus personne ne sait comment sortir d'une telle crise. Et en plus, hélas, un homme a perdu la vie. C'était un syndicaliste qui défendait ses revendications victime d'une balle perdue de la part d'un groupe, visiblement armé, qui ne devait pas manifester pour les mêmes causes...

Ceci est profondément inadmissible et il faut que rapidement chacun retrouve la raison. Une telle situation ne peut plus durer. Les partis politiques ont été pris de court par l'ampleur de ce phénomène. C'est vrai de la majorité mais ça l'est aussi de l'opposition. C'est le cas également de la classe politique Guadeloupéenne qui s'est trouvée désempérée pour pouvoir répondre à un tel phénomène. Reste l'extrême gauche qui depuis le début semble avoir pris fait et cause pour les émeutiers. Curieusement, dans ce genre de situation, les tenants de la révolution prolétarienne ne perdent pas une occasion pour venir mettre de l'huile sur le feu.

Et puis il y a Ségolène Royal qui n'a eu aucune observation ou proposition à faire face à la crise de Guadeloupe mais qui essaie d'entrer sur le sujet par tous moyens. Les obsèques du syndicaliste lui ont donné l'occasion d'aller en Guadeloupe. Qu'apporte-t-elle au débat? Quelle solution préconise-t-elle? Rien. Tout au plus, comme elle en a l'habitude, elle s'y est rendue pour aller au devant des medias qui avaient tendance à l'oublier. C'est de la récupération politique de bas étage sur le dos de gens qui souffrent. Je condamne ce genre de posture peu compatible avec le statut d'un politique responsable. Mais concernant Ségolène Royal je n'en suis pas étonné!

dimanche 22 février 2009

La fièvre du samedi soir

Je suis actuellement à Rio de Janeiro pour accueillir le char représentant le Carnaval de Nice. C'est un événement sans précédent. En effet, le Carnaval de Rio est l'une des manifestations les plus médiatiques de la planète. L'année 2009 étant l'année de la France au Brésil, nous avons décidé d'en profiter pour relancer le jumelage existant entre Nice et Rio depuis 1977. De nombreux points unissent ces deux villes emblématiques: une notoriété mondiale, deux villes parmi les plus belles du monde, deux baies parmi les plus célèbres du monde. Et puis évidemment deux carnavals les plus connus et appréciés. L'occasion était trop belle pour ne pas tenter ces retrouvailles entre Nice et Rio. En outre Nice a changé de municipalité il y a moins d'un an, Rio vient d'en changer aussi il y a un peu plus d'un mois! Enfin Nice est candidate pour les JO d'hiver en 2018, Rio est candidate aux Jo d'été de 2016! Similitudes! j'ai eu le plaisir de rencontrer le nouveau Maire de Rio qui est ravi de la réactivation de notre jumelage et qui viendra à Nice dans le courant du printemps pour parler de sujets très sérieux comme le développement durable, le traitement de l'eau ou encore les transports. Autant de points sur lesquels Nice et Rio ont des expériences à confronter et des solutions à partager.

En attendant, Rio est à l'heure du carnaval. Les grandes écoles de samba se préparent au grand défilé qui commence ce soir. Mais la fête a déjà commencé dans tous les quartiers. Au son de la samba, au rythme endiablé des batteries, les "cariocas" descendent dans la rue, de toutes les parties de la ville, de toutes origines sociales, de tous âges et de toutes conditions, ils se retrouvent tous ensembles pour faire la fête. Une fièvre du samedi soir bon enfant qui rassemble tout un peuple! Le carnaval: un phénomène social qui mérite toute notre attention.

samedi 21 février 2009

L'Europe avance

Et un de plus! Le traité de Lisbonne vient d'être approuvé par les Députés Tchèques. C'est un pas important qui vient d'être franchi car ce pays passait pour l'un des plus "euro sceptique" notamment en raison des attitudes de son Président qui manifeste très régulièrement ses sentiments d'hostilité à l'Union Européenne. Chacun s'inquiétait que le Traité ne fut pas adopté par la République Tchèque qui pourtant préside l'Union Européenne pour les six premiers mois de l'année 2009. Mais la raison l'a emporté. En effet, dans la période de crise économique, financière et sociale que traverse le Monde, tout le monde sait bien que l'Europe Unie résiste mieux que si chaque pays vivait de son côté. L'union fait la force! En tout cas l'Union Européenne est en mesure de rivaliser avec les plus grandes puissances ce qui ne serait pas le cas pour chacun des pays qui la composent s'ils étaient isolés.

Ainsi le résultat du vote de l'Assemblée Tchèque est une victoire qu'il faut saluer. Il faut en féliciter notamment les Députés de ce pays qui ont su assumer leurs responsabilités afin d'assurer l'avenir de leur pays. Peu à peu le Traité de Lisbonne est adopté par tous. Il ne restera bientôt plus que l'Irlande. Ce pays s'est déjà prononcé négativement par référendum. En fait les électeurs votent contre par principe, parce que la vie est difficile, parce que les problèmes ne trouvent pas toujours les réponses que les citoyens attendent. Mais l'Europe n'en est pas responable. C'est même le contraire. Si l'Europe n'existait pas, la situation de chacun de nos pays serait bien plus difficile qu'elle ne l'est. L'Irlande est un pays qui, avant de son entrée dans l'Union Européenne, était l'un des plus pauvres d'Europe. Sa situation a bien changé depuis. Il faut que les Irlandais s'en souviennent.

Pour sa part l'Assemblée Nationale de la République Tchèque a fait son travail. C'est désormais au tour du Sénat de ce pays à confirmer ce résultat. Mais pour ma part, je reste confiant et j'espère que très bientôt le Traité de Lisbonne pourra entrer dans les faits pour donner à l'Europe les moyens politiques qui lui manquent aujourd'hui afin de s'affirmer encore plus, au plan mondial, comme une grande puissance.

vendredi 20 février 2009

SNCF: un Président à l'écoute

Au mois de janvier dernier, j'attirais l'attention, par écrit, du Président de la SNCF pour lui signaler l'état lamentable de la gare de Nice Thiers. En effet, les travaux "d'embellissement" commencés il y a trois ans sont arrêtés depuis près de deux ans. Le hall central a été "défiguré" par une passerelle et un escaliers métalliques qui enlaidissent notre gare qui est pourtant l'une des portes d'entrée de la capitale de la Côte d'Azur. Par ailleurs l'absence d'escalators rend cette la gare inaccessible aux personnes à mobilité réduite et très difficile pour les personnes chargées de bagages. En outre l'état de saleté repoussant de la gare et de ses abords donne une image bien peu flatteuse de notre ville. C'est pourquoi j'avais écrit au Président de la SNCF faute de pouvoir trouver un interlocuteur localement qui puisse être en mesure de résoudre les problèmes que j'ai évoqués.

Guillaume Pépy vient de me recevoir à Paris pour parler de ce sujet. J'ai trouvé un Président de la SNCF particulièrement au fait des problèmes que je rappelais à son attention et surtout désireux de les résoudre. Pas de langue de bois mais un langage direct et cherchant des solutions. Alors que je lui demandais de me désigner un interlocuteur pour suivre cette affaire, il s'auto désignait, me communiquait son numéro de téléphone personnel et me proposait de venir me rencontrer à Nice afin de voir sur place comment régler les problèmes ainsi mis en lumière. Je dis bravo! Ca n'est pas en effet tous les jours qu'un dirigeant aussi important montre une attention aussi soutenue, une attitude aussi ouverte et une volonté aussi forte d'agir plutôt que de parler. Pendant notre entretien je me félicitais que le choix du Gouvernement se soit porté sur lui pour diriger la SNCF car on sent un homme déterminé mais en même temps respectueux de ses interlocuteurs et surtout de l'entreprise à la tête de laquelle il se trouve qu'il veut exemplaire.

jeudi 19 février 2009

Attention aux pyromanes

La situation en Guadeloupe est préoccupante. En effet, au delà des revendications relatives au pouvoir d'achat, il semble que désormais des débordements incontrôlables s'opèrent vis à vis desquels il faut faire part de fermeté. En effet, quand certains éléments tirent avec des armes à feu contre la police, on n'est plus dans le cadre de mouvements sociaux mais dans un phénomène de guérilla urbaine qu'il ne serait pas admissible d'accepter ou même d'excuser. Sur ce point les responsables syndicaux de l'ile ont tenu à condamner ces comportements.

Les problèmes de la Guadeloupe ne sont pas apparus il y a quelques jours ou quelques mois. Ils sont anciens et donc les Gouvernements précédents ont leur part de responsabilité. Mais surtout ils sont la conséquence de l'insularité et de l'éloignement qui rendent la solution des problèmes plus difficiles. Ceci étant, les Antilles Françaises jouissent d'une situation bien plus enviable que la plupart des autres iles de la région qui ne bénéficient pas de la souveraineté Française. Ceci doit aussi être mis en lumière même si cela ne doit pas atténuer les problèmes rencontrés par nos concitoyens d'outre mer.

En revanche, je trouve que les tentatives de récupération du malaise des Antilles par certains responsables politiques sont inconvenantes et surtout dangereuses. Madame Aubry a dépassé les bornes. En effet, en déclarant que De Gaulle, Mitterrand et Chirac aimaient les Départements d'Outre Mer elle insinue que Sarkozy ne les aimerait pas. Ceci est inadmissible car c'est de la désinformation pure pouvant entrainer des réactions vives. Alors je rappelle Madame Aubry à la raison et lui demande de se ressaisir. Une telle attitude est irresponsable et indigne d'une Première Secrétaire du Parti Socialiste. Je dénonce ces postures et j'espère que chacun retrouvera un peu de sérénité car jeter de l'huile sur le feu n'a jamais fait une politique sérieuse.

mercredi 18 février 2009

La reine déchue

La sondagite politique dans notre pays nous apprend une donnée constante: les challengers voient le plus souvent leur popularité au plus haut tandis que les personnalités au pouvoir n'arrivent pas à enregistrer une cote d'amour positive. Par exemple, Jacques Chirac qui fut très impopulaire pendant sa présidence est aujourd'hui très aimé des Français. Nicolas Sarkozy qui était populaire du temps de sa candidature l'est beaucoup moins une fois au pouvoir. François Mitterrand lui-même était un Président aimé quand il était en opposition au Gouvernement pendant la cohabitation. Quant aux personnalités qui ne sont pas en charge de responsabilités, elles flirtent avec des cotes d'amour constantes. C'est le cas de Simone Veil depuis des décennies, de Bertrand Delanoë qui n'a aucune responsabilité nationale ou encore de Dominique Straus Khan. Mais c'est aussi le cas des leaders de l'opposition comme Besancenot ou François Bayrou. Cette popularité ne signifie pas qu'au moment des élections ces personnalités soient en mesure de l'emporter. C'est donc là un paradoxe.

En revanche, quand vous êtes dans l'opposition, que vous taclez le Président de la République en permanence et que vous êtes ancienne candidate à la présidentielle, comment comprendre la chute de popularité? Ségolène Royal descend dans l'enfer des mauvais sondages car les Français ne comprennent plus à quoi elle sert. Le "show" du Zénith il y a quelques mois, l'apparition à Washington pour l'investiture d'Obama, la main tendue à l'extrême gauche depuis le Brésil au détour d'une furtive photo avec le Président Lula, tout ça ne contribue pas à installer une image sérieuse. Désormais, l'ex candidate battue au poste de Premier Secrétaire du PS se cherche et les Français, quant à eux, ne la trouvent pas. Aujourd'hui, même Martine Aubry lui est préférée par les Français. C'est ainsi! La question est de savoir si ce phénomène est conjoncturel ou bien s'il est durable. Ses propres amis penchent pour la deuxième hypothèse ce qui crée un climat délétère dans le clan Royal. C'est la dure loi de la politique. Madame Royal semble ne "servir à rien" dans la politique du pays. Déchue dans son propre parti elle l'est maintenant dans le coeur des Français. Et il sera très difficile de remonter la pente car sa crédibilité sur les grands problèmes du pays est proche du minimum. Et encore je ne veux pas être méchant!

mardi 17 février 2009

Plus Gaulliste que moi tu meurs...

Je suis surpris de voir à quel point les adversaires du Général De Gaulle tentent de devenir aujourd'hui, post mortem, leurs porte-paroles. La volonté exprimée par le Président de la République de réintégrer le commandement intégré de l'OTAN soulève soudain des passions, pas forcément de la part de ceux qui auraient pu réagir. Il y a, bien entendu, les néo-Gaullistes, en réalité les vrais conservateurs qui s'opposent avec virulence à ce projet. On compte parmi eux Nicolas Dupont Aignan et quelques autres nationalistes. En revanche les positions exprimées par François Bayrou me paraissent opportunistes et relèvent plus de l'anti Sarkozisme primaire plutôt que d'une position réfléchie. C'est un peu dommage que sur un tel sujet on n'essaie pas d'élever un peu le débat. C'est aussi la réaction de Ségolène Royal, qui s'invite dans un débat de politique internationale et de défense, dont on connait les compétences! Pour exister, l'ancienne candidate socialiste aux présidentielles ne recule devant aucune audace. Et pour ce qui la concerne, parler d'un tel sujet relève presque du canular tant ses approximations dans ce domaine sont notoirement reconnues!

Chacun tente d'enfiler les habits du Général en voulant nous faire croire que l'indépendance de la France serait en jeu. Baliverne! Personne ne songe sérieusement à remettre en cause l'indépendance de notre pays. La position de De Gaulle dans les années 60 pouvaient s'expliquer dans un climat de guerre froide entre l'Est et l'Ouest, où la France située clairement dans le camp occidental voulait néanmoins maintenir avec l'ancienne URSS des relations équilibrées. Mais aujourd'hui le mur de Berlin est tombé est l'ennemi n'est plus à l'Est. Le danger du monde s'appelle le terrorisme. C'est là une donnée nouvelle qui bouleverse les rapports de force et met en danger tous les pays, y compris les plus puissants. C'est pourquoi il me semble utile que la France retrouve toute sa place dans l'OTAN. C'est l'intérêt de notre pays comme l'intérêt de nos alliés. C'est aussi l'intérêt de notre sécurité commune.C'est pourquoi j'aurais souhaité que les adversaires du Président de la République ne tentent pas une opération politicienne sur un sujet aussi sensible et sur lequel tout le monde aurait pu se retrouver. Mais à la veille de l'élection Européenne, chacun veut se démarquer et ce thème en est un parmi d'autres. C'est bien dommage car je sens bien peu d'accents de sincérité chez les détracteurs de ce projet.

lundi 16 février 2009

C'est bon pour le moral

Le Carnaval de Nice est arrivé dans sa bonne ville sous un déluge de confetti. Son retour sur la place Masséna a été remarqué par tous les Niçois mais aussi par les nombreux visiteurs qui se sont précipités pour venir le saluer et faire la fête à ses côtés. Samedi soir tout comme dimanche après-midi, la ville s'est mise au rythme du Carnaval, Roi des Mascarades. Petits et grands, publics de tous âges, de tous horizons ont ainsi communié dans une ambiance de fête où les extravagances deviennent naturelles et où chacun laisse libre cours à son imagination et à sa fantaisie. Les chars avançaient avec majesté en se frayant un chemin parmi les milliers de spectateurs venus les admirer. Les grosses têtes se penchaient vers les enfants pour les saluer. Les "vernisseurs" lançaient vers la foule des kilomètres de serpentins tandis que la foule se livrait à une bataille aussi acharnée que bon enfant avec force confetti ou "spaghetti" synthétiques.

Et personne ne peut échapper à ce tourbillon festif. C'est ainsi qu'en ce dimanche après-midi, sur une place Masséna baignée de soleil, le Maire de Nice et son Conseil Municipal ont pris leur part de fête. Notre tribune n'était pas la moins animée, loin s'en faut. Le Maire se prêta au jeu en se dirigeant tout droit dans la gueule du dragon Niçois, le "Babaou". Celui-ci tenta de l'avaler mais le Maire qui s'installa dans sa machoire réussit après quelques instants à s'en sortir ayant réussi à maitriser le monstre sous les acclamations de la foule! Les Niçois aiment faire la fête et savent manier l'art de la dérision. Le Carnaval 2009 est d'ores et déjà un très grand cru. Une fête totale qui capte l'attention de notre ville pendant plus deux semaines. Alors j'invite tous les amateurs à nous rejoindre au Carnaval de Nice. Ils ne seront pas déçus. A très bienôt sur le corso!

dimanche 15 février 2009

Une gauche en postures

La gauche ne sait plus que faire pour exister dans les médias. Il y eut, il y a quelques semaines, la grève des Députés socialistes dans l'hémicycle de l'Assemblée Nationale. Au lieu de participer au débat et de défendre ses idées, le PS qui semble en panne de propositions préfère jouer la carte de la chaise vide. C'est là une posture qui lui permet de s'exprimer dans la presse contre la majorité, masquant dans le même temps ses dissensions internes. Il en est de même au Conseil Municipal de Nice. L'ordre du jour appelait l'examen du projet de budget pour 2009. Le Maire laissa alors le débat se dérouler amplement permettant à plusieurs membres de l'opposition de s'exprimer. Vint alors le vote. Une fois le budget adopté, nous sommes passés aux autres délibérations prévues à l'ordre du jour. C'est alors que le chef de file des socialistes demanda la parole pour revenir sur le budget alors que ce débat était terminé. Le Maire lui refusa la parole car il est contraire aux usages de revenir sur un débat qui a été tranché par un vote. Dès lors le groupe de la gauche a décidé de quitter la réunion du Conseil Municipal.

De ce fait le leader socialiste a pensé avoir "réussi son coup" en allant immédiatement rejoindre les journalistes en quête de sensationnel. L'événement était ainsi créé mais pour quoi faire? La gauche aura simplement créé un incident en adoptant une posture polémique. Mais au delà il ne restera rien de ses prises de positions. On est dans le débat stérile, un débat que je déplore car il ne reflète pas ce que devrait être une démocratie moderne. Mais la gauche est trop empêtrée dans ses contradictions internes pour pouvoir se présenter en force de proposition. Tant pis pour elle. Ayant quitté la salle du Conseil Municipal, elle ne nous a pas empêché de voter les délibérations permettant dé régler les problèmes que rencontrent les Niçois qui n'ont que faire des postures politiciennes et qui souhaitent qu'on assume note mission.

samedi 14 février 2009

Instruction civique

Ce jeudi fut marqué par l'instruction civique. En effet, j'ai commencé ma journée en allant dans une classe de CM2 de l'école Victor Asso de La Trinité, pour faire un cours d'instruction civique, comme je le fais régulièrement, afin d'aller expliquer comment on devient Député, comment fonctionne le Parlement, quel est le cheminement de la Loi, etc. C'est toujours pour moi une très grande satisfaction de me livrer à cet exercice car je considère que la formation de jeunes citoyens doit aussi faire partie de notre mission. Je remarque, à chaque fois, l'intérêt des enfants pour la "chose publique". Ils écoutent avec la plus grande attention et posent ensuite les bonnes questions. Et aucune n'est interdite. A la fin du cours de près d'1h30, les enfants ont compris l'utilité et le fonctionnement du Parlement. Ils ont compris, tout simplement, ce qu'est la démocratie. Je me réjouis de cet exercice et me plais de le renouveler le plus souvent possible. Je remercie d'ailleurs les enseignants qui mettent l'accent sur ce sujet et sensibilisent ainsi leurs élèves. D'ailleurs ils vont même parfois plus loin puisque le Directeur de l'école Victor Asso envisage d'emmener sa classe à l'Assemblée Nationale au printemps prochain comme il l'a fait l'an dernier. J'aurai donc l'occasion de les accueillir au Palais Bourbon pour parfaire leur connaissance et leur montrer "in situ" l'Assemblée Nationale.

Ce même jour la ville de Nice inaugurait son Conseil Municipal Junior. 69 enfants faisaient donc leur entrée pour la première fois dans la salle du Conseil Municipal ceints de leur écharpe tricolore. Après l'émotion du début et la séance photo, ils ont immédiatement pris leur rôle très au sérieux, posant leurs questions au Maire et se comportant déjà comme de vrais citoyens... "en herbe". Ces enfants découvraient à leur tour la démocratie locale. Ceux-ci comme les précédents prennent conscience de ce qu'est la gestion des affaires publiques et de ce que représente l'intérêt général. Cette notion amène à mettre entre parenthèse les égoïsmes de chacun pour tenter de prendre un peu de hauteur et s'intéresser aux autres. C'est là un exercice essentiel à l'âge tendre des élèves siégeant en CM2. Je me félicite de ces exercices que j'encourage. Car s'il est important que l'école forme des enfants instruits, lettrés, à même de devenir des adultes armés pour la vie, il est aussi nécessaire de former de bons citoyens. Et ces exercices y contribuent de la meileure façon.

vendredi 13 février 2009

Premier budget

Le Conseil Municipal de Nice qui se réunit ce jour aura à examiner et à voter le premier vrai budget de la mandature. En effet, l'an dernier, l'ancienne municipalité nous avait laissé le soin de préparer et de voter le budget pour 2008 alors que nous héritions directement d'une situation dont nous n'étions pas responsables. Ainsi, dès notre élection à la Mairie de Nice, nous avions disposé de seulement 15 jours pour élaborer un budget permettant de faire face aux dépenses engagées par nos prédécesseurs. La situation était particulièrement difficile puisque les projets engagés n'étaient pas financés mais également parce que les recrutements à la Mairie étaient allés bon train alors qu'ils auraient du diminuer en raison du déploiement de la communauté d'agglomération. On peut qualifier cette gestion de mauvaise gestion ou de cavalerie, une sorte de fuite en avant totalement insensée.

Ainsi cette année notre municipalité présente son véritable premier budget. Il fut difficile à réaliser pour au moins deux raisons. La première est bien entendu l'héritage du passé: nombre de travaux d'urgence ou de remise aux normes n'ont pas été réalisés, ils devront l'être maintenant. La seconde est, bien entendu, la crise financière et économique qui touche notre pays. Il fallait donc établir un projet ambitieux favorisant la relance. Mais malheureusement les ressources sont limitées. C'est donc une hausse de 14,8% des impôts qui sera retenue pour le budget municipal 2009. Il faut dire que, dans le même temps, la ville redistribuera de l'argent frais dans le pouvoir d'achat des ménages avec, notamment, les 200 euros accordés par enfant et par mois aux familles qui n'ont pas obtenu de places en crèche. C'est aussi la prise en charge de l'inscription des enfants dans les clubs sportifs. C'est encore la franchise d'1h20 dans les parkings publics dépendant de la ville de Nice ou encore le libre accès des musées.

Il faut souligner dans le même temps la stabilité de la fiscalité de la Communauté Urbaine Nice Côte d'Azur qui pourtant prend une part de plus en plus importante des investissements liés à la cité. Il faut dire que la part apportée par l'Etat a augmenté grâce au changement de statut de l'intercommunalité Niçoise. Ainsi aurons-nous un budget qui permettra d'investir pour l'avenir et de relancer l'économie de la ville.

jeudi 12 février 2009

Et moi, et moi, et moi...

600 candidats socialistes pour figurer sur les listes Européennes en juin prochain pour une poignée d'élus! C'est suréaliste...Mais c'est vrai pour tous les partis politiques. En effet, cette élection, si elle ne passionne pas les électeurs qui ne connaissent pas encore très bien le Parlement Européen qui est élu au suffrage universel seulement depuis 25 ans, intéresse fortement les candidats. Il est vrai que c'est un sujet très motivant car la construction Européenne est en marche et chacun a l'impression de participer à cette magnifique aventure. D'où l'intérêt d'un très grand nombre de candidats. Et puis aussi le fait que cette élection soit à la proportionnelle attire de nombreux candidats car la notoriété des candidats compte moins que dans les élections au suffrage uninominal. Dans le cas de l'élection Européenne ce qui compte c'est avant tout l'investiture du parti qui présente la liste. L'investissement des candidats dans la campagne est donc moins déterminant que dans une élection de proximité.

Ceci étant je me réjouis de cet engouement pour cet élection. Il est vrai que la plupart des candidats déchanteront rapidement car le nombre de places est très limité. Mais j'espère qu'ils demeureront des militants de l'Europe et que chacun fera une campagne ardente pour cette élection. Je souhaite aussi et surtout que cette élection passionnera les Françaises et les Français et au delà tous les Européens. C'est en effet une grande chance de pouvoir voter pour élire nos Députés Européens. Le Parlement Européen occupe une place de plus en plus grande dans notre vie quotidienne. Se détourner d'un tel rendez-vous n'est pas digne d'un bon citoyen. Alors préparons-nous à mener campagne pour l'Europe et soyons tous au rendez-vous pour que la participation à cette élection soit importante et honore notre pays qui est, ne l'oublions pas, à l'origine de cette belle idée.

mercredi 11 février 2009

Le réchauffement climatique : un combat de tous les instants

Que le Président de la République ait pu nommer comme numéro 2 du Gouvernement un Ministre chargé de l’écologie a été un signe fort de son entrée en fonction. En effet, peu de Gouvernements n’avaient osé inscrire au tout premier rang de leurs préoccupations ce sujet. Il s’agissait d’un thème qui venait émailler les campagnes électorales et qui s’évanouissait ensuite, s’effaçant devant d’autres priorités. Et pourtant celle-là est l’une des plus importantes, peut-être même la plus fondamentale. Tout le reste est conjoncturel alors qu’avec l’écologie on est dans le durable, dans ce qu’il y a de plus essentiel. L’avenir de la planète, l’héritage que nous lèguerons à nos enfants ne saurait être un sujet secondaire.

La succession de catastrophes naturelles nous rappelle cette triste réalité : l’homme est allé trop loin dans cet irrespect de son cadre de vie, il est en train de le payer. La tempête de vent il y a quelques semaines dans le sud-ouest, celle qui a sévi sur le nord de la France contraignant à la fermeture totale les aéroports de Paris sont des signes particulièrement inquiétants. Ils interviennent en même temps qu’une canicule sans précédent en Australie où la température affiche 48° à Melbourne, réputée pourtant comme une ville tempérée. Ceci s’ajoute aux nombreuses inondations et autres tempêtes qui sévissent aux quatre coins du monde.

La France a raison d’inscrire le développement durable au premier rang de ses priorités gouvernementales. Mais seule elle ne peut pas grand-chose. C’est pourquoi Nicolas Sarkozy, sous sa présidence, a tenu à ce que l’Europe affirme une volonté politique forte dans ce domaine en faisant voter par les 27 des textes allant dans le sens de la politique ambitieuse inspirée par la France. Mais pour parvenir à des résultats probants dans ce domaine, il faut aussi que les principaux pollueurs mondiaux partagent ces préoccupations. L’Amérique de Georges Bush était très loin de cette orientation : les lobbys pétroliers semblaient faire la loi à Washington. Heureusement l’arrivée de Barack Obama semble donner aux USA une inflexion à 180° qui entendent devenir un pays vertueux. D’autres sont encore à convaincre comme la Chine ou l’Inde.

Les catastrophes naturelles n’épargnent personne. C’est pourquoi, tôt ou tard, et il faut que ce soit le plus tôt possible, l’ensemble des pays devront se convertir à cette politique volontariste de protection de la planète. Je ne doute pas un instant que les années qui viennent enregistreront dans ce domaine des évolutions positives. Les mentalités individuelles évoluent rapidement. Chacun de nous, et peut-être les enfants plus que les adultes, sont sensibilisés aux problèmes d’environnement. Alors soyons vigilants dans nos gestes quotidiens car la protection de la terre n’est pas l’apanage des Gouvernements, c’est aussi et avant tout l’affaire de tout un chacun dans son comportement quotidien.

mardi 10 février 2009

PS: une ligne politique improbable

Avec l'élection de Martine Aubry à la tête du PS on laissait entendre qu'on allait assister à un virage à gauche. Le porte parole du parti Benoit Hamon avait incarné pendant sa propre campagne contre Martine Aubry l'aile gauche, lançant des oeillades à l'extrême gauche. Une fois la nouvelle direction du parti installée, on s'est peu à peu enfermé dans une espèce de "ron ron" inaudible. Madame Aubry s'est faite moins présente que ses supporters ne l'avaient imaginée. La ligne politique est floue, imprécise. La direction du PS a un seul commun dénominateur: faire de l'anti Sarkozy primaire. C'est une façon comme une autre pour tenter de sauver quelques apparences mais ça ne suffit pas pour donner de la cohérence à l'ensemble, loin s'en faut.

Pendant ce temps Ségolène Royal continue de vouloir apparaitre comme la candidate providentielle. De l'extérieur, elle compte les points chez tout le monde. Ici un coup de griffe à la direction du PS, là une attaque en règle contre le Président de la République. Un coup elle "aguiche" le MoDem, un autre elle fait du pied à l'extrême gauche. Ces gesticulations attirent l'attention des médias sur elle en même temps qu'elles la détournent du PS et de sa direction disparate. Dès lors la Maire de Lille laisse entendre qu'on pourrait peut-être "faire de la place" aux Royalistes au sein des instances dirigeantes du PS. Cet assouplissement est le début d'un aveu d'échec. Le Parti Socialiste est aujourd'hui dans tous ses états. Il apparait comme un bateau ivre que plus personne ne pilote.

Et quand vous parlez avec les militants ou encore avec les élus socialistes, ils sont unanimes pour se plaindre de cette situation. Tout le monde considère que le Parti Socialiste ne s'en relèvera pas avant longtemps. Les fractures sont trop profondes, les inimitiés trop solides, les jalousies sont trop fortes pour qu'une quelconque réconciliation durable ne puisse s'instaurer entre les divers courants. Alors "vogue la galère"!

lundi 9 février 2009

Le Pen candidat en Provence Alpes Côte d'Azur aux Européennes et aux Régionales: le chant du cygne!

L'annonce de sa propre candidature comme tête de liste aux Européennes et aux Régionales de Jean Marie Le Pen est pathétique. L'homme tente encore de faire croire à l'utilité de son mouvement alors que ses électeurs lui tournent désormais le dos. Il n'est qu'à voir les résultats obtenus par ses propres candidats dans tous les scrutins depuis 2007 pour comprendre que l'heure du déclin a sonné pour le Front National. L'âge du capitaine, mais aussi les divisions de ses propres troupes en font maintenant un mouvement déclinant qui ne survivra sans doute pas à son chef. Or ce dernier n'incarne plus que le passé. Il n'est plus en mesure de parler ni d'agir pour l'avenir. Après avoir réussi pendant des années à prospérer sur les crises successives qui découlaient des profondes mutations de la société, il n'a plus aujoud'hui d'audience car finalement il n'a rien apporté au débat politique Français de concrêt ni de positif. Il a incarné une posture populiste qui a pu faire illusion un moment mais qui, peu à peu, a perdu de sa superbe. Il continue ses incantations mais plus personne ne les écoute. Quelques nostalgiques lui restent encore fidèles mais ce sont ceux qui sombreront avec lui, question de génération...

Ainsi s'éloignent avec lui les discours de haine, les ambiguités ou les provocations, dites ou non dites, qui tendaient à opposer les citoyens de notre pays les uns contre les autres. Celui que j'avais battu ici même dans la troisième circonscritpion de Nice tente un dernier baroud d'honneur mais en vain. Ses listes, Européennes et Régionales échoueront comme ont échoué les autres candidatures municipales, cantonales ou législatives. Le FN apparait aujourd'hui comme un mouvement qui ne sert à rien. En effet, en politique on sert à quelque chose si l'on a les moyens d'agir. Ce n'est pas le cas avec le Front National. C'est pourquoi, passé le temps où certains électeurs ont cru à son possible succès, c'est maintenant l'heure des réalités et des déconvenues. Le siège de Saint Cloud a été vendu. Les troupes se divisent pour se combattre entre elles. Les militants se font de plus en plus rares. C'est l'heure de la fin. Le Pen candidat dans notre région, ça ressemble aujourd'hui au "chant du cygne".

dimanche 8 février 2009

Mention "très bien" pour les grands projets Niçois

Ce n'est pas de l'intox ni ne l'autosatisfaction gratuite, c'est tout simplement le résultat du concours national des villes qui a décidé de mettre Nice en tête, ex-aequo avec Bordeaux. Notre ville a ainsi décroché le 1er prix dans la catégorie des villes de plus de 100.000 habitants. De la coulée verte du Paillon au projet de ligne 2 du tram sur la Promenade des Anglais en passant par la mise en valeur du patrimoine ou encore l'environnement, Nice apparait comme une ville ambitieuse, aux projets réalistes et résolument tournée vers la qualité de la vie. Ce résultat est d'autant plus flateur que 121 communes étaient en compétition. Nous sommes fiers et heureux de ce résultat qui met Nice à l'honneur et qui fait apparaitre les atouts d'une cité hors du commun.

Bien entendu, ce classement pourrait être remis en question si toutefois ces projets restaient dans les cartons et s'ils ne se traduisaient pas par des réalisations. Sur ce point je peux rassurer le jury. Il pourra venir vérifier la concrétisation de ces projets qui sont d'ailleurs, pratiquement tous, en cours d'exécution. En effet, la mise en valeur du patrimoine va porter notamment sur la réhabilitation du Port Lympia dont les études sont très avancées. La ligne 2 du tram devrait rouler au plus tard en 2013 sur la Promenade des Anglais. Quant à la coulée verte du Paillon, la volonté exprimée se traduira bientôt par des travaux visant à démolir la gare routière et le parking du Paillon qui séparent la vieille ville de la nouvelle afin de rétablir un trait d'union de verdure entre les deux rives.

Nous avions annoncé clairement cette ambition lors de la campagne des municipales en 2008. Elle a été choisie par les Niçois qui nous ont accordé leur confiance. Moins d'un an après l'élection, les projets de notre municipalité placent Nice au premier rang des villes Françaises. C'est une reconnaissance qui nous conforte dans les orientations qu'avec Christian Estrosi nous avons prises. Je me réjouis de ce résultat qui donne de Nice une belle image. Cela nous incite à poursuivre dans cette voie du progrès qui rendra la qualité de la vie Niçoise encore plus douce et agréable dans les années qui viennent.

samedi 7 février 2009

La Carnaval nouveau arrive

Depuis plusieurs mois le Carnaval 2009 se prépare. Le choix des dessins, l'élaboration des maquettes puis la réalisation des chars s'étalent sur de longs mois de travail. Mais cette année nombre d'innovations vont donner au Carnaval une nouvelle dimension et créeront une ambiance plus festive encore. En effet, dès ma prise de fonction comme vice président de l'Office du Tourisme, j'ai indiqué que le parcours du Carnaval 2009 devrait retrouver l'emblématique Place Masséna. Il fallut convaincre quelques techniciens que ceci était possible malgré le passage du tramway. Ceci fut vite réglé puisque deux arrêts desservent ladite place de part et d'autre. Dès lors il ne restait plus qu'à imaginer ce que serait la fête de 2009. Des décors, en cours de montage, viendront habiller les façades de la place Masséna. Ces mêmes décors, en toile multi perforée, seront, une fois le Carnaval terminé, découpés et transformés en sacs à main et vendus au profit d'une oeuvre caritative en faveur de l'enfance. D'autre part, le nombre de grosses têtes passe de 120 à 220. Les chars seront plus imposants, mesurant jusqu'à 16 mètres de hauteur. Il seront aussi plus articulés que jamais! Le char du Roi et de la Reine stationneront en permanence sur la place Masséna permettant ainsi de décorer la place et de donner l'occasion à tous qui le souhaitent de se faire photographier devant leur Majesté de carton pâte.

Les batailles de fleurs, quant à elles, auront aussi à proposer plusieurs nouveautés. C'est tout d'abord le retour sur la promenade des Anglais entre le théâtre de Verdure et le Négresco. Le corso sera ainsi prolongé de 900 mètres par rapport à l'an dernier. Ce sont donc des tonnes de fleurs supplémentaires qui seront distribuées aux spectateurs. Les chars seront beaucoup plus beaux puisqu'ils offriront un décor à 360°. Quant aux mannequins, ils porteront de superbes costumes confectionnés dans les ateliers du carnaval et conçus par un styliste qui lui même a été retenu pour dessiner le char du Roi Carnaval.

Il ne reste plus qu'à donner les trois coups. Ce sera chose faite vendredi 13 février à 21h avec l'arrivée du Roi et de la Reine dans leur bonne ville de Nice entourés de 1000 enfants. La fête pourra alors commencer jusqu'au 1er mars où elle s'achèvera par l'incinération du Roi sur la grève du quai des ponchettes, face à la Méditerranée. Il sera alors venu le temps de penser à son successeur de 2010. Mais nous n'en sommes pas là. Alors préparons nous à faire la fête. Vive le Carnaval 2009! Vive le Roi des Mascarades!

vendredi 6 février 2009

Planing Familial: effort financier maintenu

Un certain nombre de rumeurs circulaient selon lesquelles les crédits de l'Etat accordés au Planning Familial allaient diminuer au risque d'entrainer la cessation d'activité de nombre d'associations qui, sur le terrain, réalisent un travail remarquable. En effet, c'est par ce biais qu'est relayée la politique du Gouvernement notamment pour ce qui concerne la contraception, l'avortement, la sexualité, l'égalité homme-femme. Ce sont là des sujets très difficiles qui touchent à la vie de milliers de femmes qui ont besoin d'informations et de conseils et que souvent seul le Planning Familial peut leur apporter. C'est donc un sujet de société majeur sur lequel des informations claires se devaient d'être apportées par le Gouvernement.

C'est pourquoi j'ai posé la question au Ministre des Affaires Sociales Brice Hortefeux afin de connaitre les intentions du Gouvernement en la matière. La réponse du Ministre a été d'une très grande netteté sur le sujet: les crédits destinés au Planning Familial ne seront pas diminués. Non seulement ils seront maintenus mais ils seront même augmentés si le besoin s'en fait sentir. Le Gouvernement n'entend pas remettre en cause la politique familiale soutenue dans notre pays. Il faut savoir que les efforts réalisés dans ce domaine représentent le double de la moyenne de ceux qui sont faits dans les autres pays d'Europe. Cette politique sera maintenue malgré la situation économique et financière difficile que nous connaissons. Dépenser de l'argent en faveur de la famille c'est investir pour l'avenir. Le Ministre n'a pas manqué de rappeler que la France est le pays qui a la plus forte démographie d'Europe. Ceci explique aussi cela!

jeudi 5 février 2009

Scandaleux!

Le TER de la Côte d'Azur est en grève depuis deux mois. Les grévistes ont donc décidé de braver tous les principes les plus élémentaires inhérents au Service Public qui n'est plus du tout synonyme se service au public mais qui représente désormais une gène considérable à l'égard des usagers. Le droit de grève est un droit constitutionnel auquel personne ne songe à mettre d'entrave. Mais la liberté d'aller et venir est une liberté publique fondamentale à laquelle que personne ne devrait porter atteinte. Or la grève qui touche le TER depuis une si longue période constitue un obstacle majeur dans le déplacement de la population. Il y a en effet des milliers de personnes qui n'ont que ce moyen de transport pour aller travailler par exemple. Les grévistes et leurs leaders semblent s'en moquer éperdument ce qui est profondément choquant et même révoltant. C'est devenu, pour les usagers, un véritable casse tête pour savoir, chaque jour, comment se déplacer.

Le Parlement a voté un service minimum pour les transports terrestres. Il définit un cadre juridique pour assurer les moyens de se déplacer à chaque usager malgré les grèves. Les grévistes ont cherché et trouvé comment contourner la législation. L'heure est venue de réagir et de renforcer le dispositif afin de pouvoir répondre à l'attente des passagers qui ne peuvent plus supporter une telle situation. D'autant que, rappelons-le, ceci participe à la désorganisation de l'économie qui, dans la période actuelle, est également irresponsable. J'en appelle les tenants de ce conflit auquel plus personne ne comprend plus rien à bien vouloir se ressaisir et à mettre rapidement un terme à cette situation. Savoir sortir d'une grève fait partie aussi des qualités de tout syndicaliste!

mercredi 4 février 2009

Députés PS: la grève est finie!

Les Députés Socialistes ont décidé de cesser leur mouvement de grève lors des séances de questions au Gouvernement du mardi et du mercredi. Ils ont du se rendre compte à quel point ce mouvement était mal perçu dans l'opinion publique. En effet, les Français étaient pour le moins surpris que des Députés puissent ainsi se mettre en grève alors que ce droit ne leur est aucunement reconnu et d'autre part que la situation du pays est aussi difficile. Les Députés que nous sommes avons été élus pour travailler en faveur de la Nation, dans le respect des idées auxquelles nous croyons. Mais en aucun cas déserter le débat en choisissant de ne pas siéger ne saurait être une solution acceptable pour manifester son point de vue. Il n'y a aucune excuse ni aucune justification possible à ce genre de posture.

Avec la fin de cette grève, les Vice-Présidents Socialistes de l'Assemblée Nationale reprennent aussi leur travail. Dès lors le collège des six Vice-Présidents sera à nouveau au complet pour assurer la présidence des nombreuses et longues séances publiques. Il était là aussi nécessaire que cet épisode trouve son épilogue car chaque Vice-Président doit pouvoir aussi s'acquitter des différentes tâches qui lui sont confiées. Or l'absence de deux Vice-Présidents obligeait les autres à les remplacer systématiquement entrainant, comme vous pouvez l'imaginer, des problèmes d'agenda difficiles à résoudre. Nous revenons donc à une situation normale qui, je l'espère, permettra à chacun de reprendre ses esprits et d'assumer en conscience ses fonctions. Il peut avoir des débats difficiles, voire houleux. L'intérêt de l'Assemblée et de son fonctionnement doit pouvoir être en permanence sauvegardé. J'espère que cet épisode de "grève" restera donc sans lendemain.

mardi 3 février 2009

186.000 pages en janvier

C'est un record. Depuis l'ouverture du site et du blog jamais autant de pages n'auront été consultées que pendant ce mois de janvier. J'en suis très heureux car cela confirme l'intérêt de cette présence sur internet, de ce lien qui nous permet de communiquer au quotidien sur les sujets d'actualité ou sur des dossiers de fond. En effet, chaque jour, je tiens à vous faire part de mes impressions, de mes réflexions sur l'acutalité brûlante sur la plan international, national ou local. Le blog est destiné à cela. Le site internet, quant à lui, vous donne des informations sur l'actualité législative. Je vous transmets chaque semaine un dossier traitant d'un sujet différent sur lequel le Parlement et le Gouvernement travaillent. Mais vous disposez aussi d'autres informations relatives à mes activités et notamment mon emploi du temps qui vous permet de me suivre dans mon travail.

Je tiens à cette transparence et à ce contact privilégié. J'y veille personnellement. Et quand je vois les statistiques de fréquentation du site et du blog, je me rends compte que vous y tenez aussi. Alors je vous en remercie et vous assure de continuer à vous informer en essayant toujours d'améliorer ce support. N'hésitez pas à formuler vos remarques ou vos propositions relativement à ce moyen de communication. Sachez que j'en tiendrai le plus grand compte.

lundi 2 février 2009

PS: attention ligne rouge à ne pas franchir

Je reste très attentif au jeu des alliances entre les partis "Républicains" et les partis extrémistes qui surfent sur les mécontentements et entendent dicter leur loi aux autres. Ce fut le cas pendant plusieurs années pour la droite qui dut faire face à une extrême droite virulente et qui tenta d'imposer des alliances. Jamais la droite et le centre ne tombèrent dans ce piège. Et parfois cela a même coûté des élections, la gauche profitant des triangulaires pour conquérir des circonscriptions. C'est même ce qui lui permit de gagner les législatives en 1997. La ligne fut toujours claire et quand certains voulurent nouer des alliances, les partis de la droite et du centre eurent toujours le courage de les sanctionner et même de les exclure. C'était une attitude digne et cohérente qui permit de marginaliser "in fine" le Front National. Le meilleur moyen de combattre l'extrême droite n'était pas de faire alliance avec lui mais plutôt de traiter les problèmes qu'il soulevait.

En revanche je suis surpris de l'attitude de plus en plus bienveillante du Parti Socialiste à l'égard de l'extrême gauche. Jean Luc Mélenchon prend l'habitude de se réunir avec Besancenot. Le "cordon sanitaire" qui devrait séparer le mouvement trotskyste révolutionnaire du PS tend à s'estomper pour laisser la place à l'ambiguité. Il faut dire qu'on laisse entendre que l'extrême gauche, toute confondue, pourrait dépasser les 25%. De tels scores ont tout lieu d'inquiéter les dirigeants du PS à la recherche d'une majorité improbable pour les prochains scrutins électoraux. Alors je n'entends plus aucun socialiste dire qu'il ne discutera pas avec l'extrême gauche, au contraire. Les approches sont de plus en plus visibles. J'ai même entendu Ségolène Royal, au contact des altermondialistes présents au Brésil, dire qu'il était possible de discuter avec l'extrême gauche. Celle qui envisageait de faire alliance il y a quelques temps avec François Bayrou devra prendre des cours de danse pour parvenir à réaliser ce grand écart périlleux!

Ainsi ce que la droite n'a jamais fait, la gauche l'envisage sans sourciller, et même dans l'indifférence générale et dans celle des médias en particulier. Pourtant extrême gauche et extrême droite sont des mouvements politiques qui se situent en dehors de l'échiquier Républicain. Ils diffusent, chacun à leur manière, des thèses contraires aux principes fondamentaux de nos institutions. Ce qui était dénoncé pour prévenir toute alliance droite-extrême droite il y a quelques années doit l'être aujourd'hui pour empêcher toute alliance gauche-extrême gauche. J'espère que les socialistes animés d'idéal sauront rappeler à la raison ceux qui privilégient des alliances répondant à de simples calculs électoraux. Car la ligne rouge est sur le point d'être franchie et nous le dénoncerons avec la force qu'il convient.

dimanche 1 février 2009

Ségolène Royal attachée de presse de Nicolas Sarkozy!

Ségolène Royal poursuit sa tournée "mondiale". Après avoir assisté à l'investiture de Barack Obama dans la foule de Washington, on la retrouve au Brésil. L'ex candidate socialiste à la présidentielle y a rencontré le Président Lula da Silva. Tout avait été préparé pour que Madame Royal fasse une photo aux côtés du Président Brésilien afin de laisser croire qu'elle recevait un accueil digne d'un Chef d'Etat. Mais voilà, c'était sans compter avec la perspicacité du Président Lula qui savait parfaitement qu'il avait en face de lui une candidate déchue et non la personnalité "incontournable" qu'elle voudrait donner l'impression d'incarner. Alors la conversation tourna bien évidemment autour de la relation France-Brésil. Ségolène Royal aurait bien aimé enregistrer quelque amertume ou récrimination de la part de son hôte Brésilien. Il n'en fut rien. Elle eut droit à un éloge en bonne et due forme de Nicolas Sarkozy par le Président du Brésil. Un comble!

Dès lors il ne restait plus à la presse qu'à faire son travail. Le seul message de ce voyage fut l'apologie de Sarkozy par Lula. Madame Royal se sera contentée de jouer le rôle de l'attachée de presse. Je ne crois pas que son voyage avait pour but la mise en valeur du Président de la République mais sur ce dernier point c'est réussi. Tant pis pour son désir de "stature", mais sur le plan international il y a encore beaucoup de travail avant que Madame Royal ne soit prise au sérieux. Je me souviens encore, pendant sa campagne électorale, les quelques incursions effectuées à l'étranger de la candidate socialiste qui tournaient rapidement au ridicule. Je pense, par exemple, à sa visite au Liban où elle engagea une discussion avec des élus de ce pays sans savoir qu'il y avait autour de la table un représentant du Hezbollah. Je pense aussi à sa visite sur la grande muraille de Chine où, tout de blanc vêtue, elle fit part de sa "bravitude" -que les puristes cherchent encore dans le dictionnaire- ou encore loua les mérites de la Justice Chinoise pour sa rapidité, je pense encore à ses déclarations depuis la capitale des Etats Unis où elle affirmait il y a quelques jours, sans rire, que Barack Obama s'était inspiré de sa campagne électorale pour être élu!

Alors il ne reste plus à Ségolène Royal qu'à rentrer à Paris. En effet, n'ayant pu détrôner le République de la République à Brasilia, n'ayant pu non plus empêcher Martine Aubry de prendre le PS, elle va tenter une opération de déstabilisation de l'intérieur en créant son "courant". Le PS cultive le culte des personnalités: les Jospiniens, les Fabiusiens, les Straus-Khaniens et autres Hollandais devront cohabiter désormais avec les Royalistes! Et ce ne sera pas une mince affaire car la "patrone" est du gendre "pousse toi de là que je m'y mette". Je souhaite bien du plaisir aux "camarades" du parti de la rose. Dans un tel contexte la direction du Parti Socialiste s'avère un exercice délicat qui devrait conduire à chaque instant à la recherche d'un compromis improbable. Et quand on connait les talents de diplomate de Martine Aubry -que l'on appelait jadis dans les couloirs de l'Assemblée Nationale, quand elle était Ministre, "la mère remptoire"- et bien je dirais, en guise de conlusion: "bonjour les dégats"!